" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

jeudi 23 novembre 2017

Xavier Deutsch : " La Belle Etoile "



Nous sommes dans le port de Lushun, dans la baie de Corée, à une époque contemporaine mais non-définie. Un navire, «  La belle étoile »  est en attente de départ. Il est bien le seul et le dernier, les autres sont partis depuis longtemps, terrorisés. Et pour cause, des dogues, -oui des chiens !-,  se ruent vers la mer de Chine. Ils détruisent tout ce qui est vivant sur leur passage. Ils sont des milliers, des dizaines de milliers, certains parlent même de millions. Vint enfin le jour où l’armateur donne le signal de départ. L’on charge en hâte la cargaison : quarante chevaux. La Belle Etoile s’en va affronter les flots tempétueux pour un voyage qui sera terrifiant, peuplé de monstres marins … Le roman se termine par ces mots : « On retrouva  les cadavres huit sirènes sur les rivage su Japon ».

Xavier Deutsch est un écrivain belge francophone qui a écrit de nombreux romans et nouvelles pour la jeunesse et pour adultes. Il excelle dans le fantastique, le symbolisme, et même le surréalisme, surtout dans son sens premier : sur-réel. Quelqu’un a dit de lui : «  Si Magritte était un écrivain, il s’appellerait : Xavier Deutsch. »


Extraits :

-  Ils étaient quatre cent millions, courant sans ordre, sans chef, allant à l’est contre le soleil. Les gouvernements, l’un après l’autre, avaient tenté de les stopper : en allumant des feux, ils franchissaient les feux ; en dressant des embûches, ils marchaient contre les embûches. Le chef d’état-major de l’armée kirghize avait fait poster des batteries de 112 et des mitrailleuses au milieu de leur piste : douze mille  dogues étaient morts sous les balles, mais la horde avait submergé l’embuscade. Les Russes et les Kazakhs avaient envoyé leurs avions balancer du napalm et des bombes à fragmentation, … en vain.


-  Il n’y eut plus que la neige, la nuit, et l’eau. Un bateau. Quelques hommes, un paysan, quarante chevaux. Sapin, étrangement, ne pensait pas à la jeune Chilienne, aux jumelles de Corée, à Su-Yin, sirène du Huang-Hé. Il ne songeait qu’à la jolie vendeuse de pull-overs, aux seins nus.


Ce mardi 12 décembre 2017, Guy Delhasse vous invite au Blue-sphere Bar


Communiqué de Presse

       Guy  Delhasse ? Auteur et chroniqueur,  vagabond et rêveur, vient de  mettre sa plume au service de deux projets collectifs en cette fin d’année 2017. Projets ? Ils ont abouti à deux publications distinctes, intéressantes à proposer,  tout simplement, en  deux rencontres dans  les deux villes mosanes de son cœur de rêveur : Huy et Liège.  Deux projets, deux dates… et deux équipes de choc !
Midi-minuit à Huy : le projet d’animation du Centre culturel. Pari gagné  à Huy ! Avoir réuni un collectif d’auteurs de différents horizons  dans un hôtel, les avoir conviés à monter la charpente d’ un polar qui se passe à Huy et  avoir réussi  à le faire publier dans une maison d’édition…  Aurélien Juen du  Centre Culturel de Huy et Guy Delhasse ont comblé les vides du scénario de base, les retouches et Murmures des Soirs  a été enthousiaste pour diffuser le livre  un peu partout. Pas mal non ? « Midi-minuit à Huy »,  le  polar qu’il faut lire et offrir sous le sapin.  Une expérience originale  à partager.
      En en même temps, Guy Delhasse perd un pari stupide monté par son ami Thierry Delgaudinne dans un bistrot de Huy.  Et  voilà le vagabond de la fiction embarqué  dans un voyage biographique qui a pour sujet le Pire de tous : Alain de son prénom, bien connu à Huy comme à Liège pour passer tout son temps dans le rock.
Tout pour la musique : une  rock bio, pas dégradable, totalement vraie. Alain Pire a trempé ses  mains partout  comme batteur d’abord, guitariste ensuite dans de multiples aventures musicales des plus obscures aux plus lumineuses… Alain Pire, très connu dans le monde du rock belge, dingo  de musiques psychédéliques vient de réussir à monter  sur scène l’album mythique des Beatles, St Pepper.  Gros succès ! Il  parcourt  toujours les scènes du pays et d’ailleurs (cet été au pays de Galle) avec son groupe, le Alain Pire  Expérience. Mais avant, d’où vient-il, que nous a-t-il  fait de pire ou de mieux ? Et bien voilà ! Il a  vécu « tout pour la musique ».  Et le trio s’est bien amusé pour recomposer ce  parcours  unique…
Guy Delhasse ? Il  vous propose simplement de diffuser ces deux rendez-vous un peu partout et vous invite à venir faire la double fête dans  deux villes que la Meuse et les livres relient pour toujours  en un même courant.  Soyez des nôtres ! Merci à vous tous et toutes !

Contact : guy.delhasse@skynet.be Tel O479859669. Merci à Aurélien, (CCAH), à Thierry, à Alain, à  ThierryF, à Manu (La Dérive), à Jean-Paul(Blsphère), à Françoise (Murmure desSoirs)
A HUY : samedi 25 novembre, de 16 à 18h à la librairie « La Dérive »,  l’équipe de Midi-Minuit et le trio de  Tout pour la musique pour une séance de signatures.
A LIEGE : mardi 12 décembre, à 20h,  au  « Blue Sphere », Guy Delhasse  invite Alain Pire, Thierry Delgaudinne, l’équipe de Midi-minuit et Thierry Faymonville pour une soirée de livres et de chansons…  Des abeilles vont rôder, des guitares vont s’accorder,  des chansons vont pétiller, ho yeah !                  



samedi 18 novembre 2017

Armel Job : " La femme de saint Pierre "




Des passages du Nouveau Testament vu par Armel Job. Ou plus précisément par ceux qui ont vu ou côtoyé le « prophète » Jésus : des romains, la femme de Simon-Pierre, Marie de Magdala, etc.
J’ai particulièrement apprécié : « Un homme appelé Joseph », « La promesse », « La femme de Saint-Pierre ». 
Mais ce n’est pas de la petite bière, comprenez : âmes sensibles s’abstenir ! ! ! Comme un extrait que vous trouverez plus bas.

Extraits :

- Quand on travaille avec le corps, quand on sent qu’il vous obéit, qu’il vous aplatit une barre de fer toute rouge, qu’il vous couche un arbre comme une tour, qu’il vous déplace des blocs de pierre et les assemble au point que ceux du matin vous font de l’ombre à midi, on ne peut plus s’arrêter. Il n’y a pas de plaisir plus intense. La vie n’a pas besoin d’autre sens. Chaque action vous montre que vous êtes fait entièrement pour elle. Vous ne songez pas à autre chose. Par contre, si vos muscles flageolent, si votre souffle vous rappellent en brûlant, que les choses vous rejettent comme un propre à rien, alors vous êtes bon pour être prophète.

-  Car le pain de fesses lui-même ne semblait pas effaroucher le messie. Il aurait dit ( toujours son humour, je suppose !) : « Dans le royaume de Dieu, les tapineuses viendront avant les piliers de synagogue. »


- On déshabille le condamné. Rien désormais ne peut plus rappeler ce qu’il était. Il doit mourir nu, comme une bête. Deux hommes le plaquent au sol, les deux autres lui maintiennent les bras sur la traverse. On enchâsse le clou dans les poignets juste entre les os de la main et ceux du bras. La paume, c’est plus facile, mais n’y comptez pas : elle se déchire sous le poids du corps. Il faut clouer les deux côté en même temps. Ce n’est pas une partie de plaisir, mais la nature est indulgente : le condamné perd toujours connaissance. On peut tranquillement le hisser sur le poteau qui est terminé par une mortaise dans laquelle la traverse s’emboite avec des chevilles. Dès qu’il est pendu, il suffoque et revient à lui. S’il ne pouvait reposer sur un « bidet », il mourait en quelques instants. ( le bidet, c’est le nom que nous donnons en argot militaire à la tige fixée au poteau entre les cuisses). Le supplice doit tout de même durer un peu pour l’édification des foules. On achève l’ouvrage en lui clouant les pieds pour qu’il ne gigote pas trop. A partir de ce moment, c’est une affaire de résistance. On en a vu qui tenaient deux jours, qui dictaient leur testament. Mais pour finir, la bête est trop lourde. Le coccyx n’est plus qu’une plaie. Plus moyen de se relever sur les pieds pour happer un peu d’air. Le tronc s’affaisse et le condamné rend son dernier hoquet.

jeudi 16 novembre 2017

Liège en 1863


                                   La gare des Guillemins, avec sa grande verrière


       Joseph Demarteau, fondateur de la " Gazette de Liège " décède en 1863


                         Un nouveau sport est apparu à Liège : le football




-  « La Meuse » mardi 17 février 1863
On parle aussi de la fondation en notre ville (Liège) d’une Association qui aurait pour but de combattre la peine de mort et de travailler énergiquement à la faire rayer de nos Codes

-« La Meuse », jeudi 2 avril 1863
On a promené hier, dans les rues de la ville, des bêtes à cornes remarquables par leur beauté et leurs poids. Plusieurs de ces beaux spécimens d la race bovine ont été achetés par M. Decharneux, marchand-boucher




- « La Meuse », lundi 1 er mars 1863
Réclame pour le remplacement et la substitution militaire




- Samedi 11 avril 1863
Réclame pour le magasin "A St-Augustin"

- Lundi 21 septembre 1863
Chaque année, les marronniers qui ornent le quai d’Avroy portent de marrons, chaque année ces fruits sont l’objet de tentation pour tous nos gamins, chaque année ces derniers les abattent à coups de pierre et chaque année aussi les journaux signalent cette source d’accidents à la police, qui, chaque année, s’empresse d’oublier qu’il est de leur devoir de veiller à la sécurité de la voie publique (…) Le gamin est comme le moineau : il revient à la charge aussitôt que le danger a disparu




- Jeudi 22 octobre 1863
La foire de Liège. Demandez le programme

- Mardi 15 décembre 1863
Les travaux du tunnel d’Esneux avancent rapidement. Le percement est environ de 50 mètres et en amont de 30 mètres. On n’a eu jusqu’à présent aucun accident à déplorer (…) Chemin de fer de l’Ourthe. Près de 2.400 ouvriers, terrassiers, maçons, tailleurs de pierre, charpentiers etc. sont actuellement employés entre Marloie et Tiff




                                          Eglise de Sainte-Marguerite en 1863

Et tout particulièrement au quartier Sainte-Marguerite :

- « La Meuse », samedi 7 février 1863
Le bel établissement de Fontainebleau, grâce aux soins de son actuel propriétaire, M. Massart, est entré dans une nouvelle ère depuis la restauration de son local qui est devenu le lieu des réunions de notre excellente société La Légia




- « La Meuse », 4 février 1863
Inauguration de la grande salle d’hiver de Fontainebleau. Bals monstres

-« La Meuse », jeudi 19 mars 1863
A la houillère de Sainte-Marguerite, un jeune ouvrier a été atteint par un éboulement et à reçu des blessures tellement graves qu’on désespère de le sauver. A la houillère de l’Aumônier, un bloc de pierre s’est détaché de la voûte et a atteint un ouvrier à l’épaule et lui a fracturé les bras en plusieurs endroits.(…) Dans l’avant-dernière nuit, une pierre a brisé la colonne vertébrale d’un ouvrier. On désespère de ses jours




- Mardi 9 juin 1863
La vache et le preux garçon de Saint-Séverin

- Mardi 24 juillet 1863
Le faubourg de Sainte-Marguerite était hier en fête ; on avait fait élever en face de l’établissement de Fontainebleau un mât de cocagne auquel un grand nombre d’amateurs vinrent s’exercer, aux sons joyeux d’un corps d’harmonie


Merci au journal «  La Meuse » !
Merci à la bibliothèque Ulysse Capitaine en Féronstrée à Liège !

dimanche 12 novembre 2017

" Sur les pas de Simenon ", nouvelles




« Onze nouvelles dont certaines évoquent un roman, un personnage de Simenon, d’autres écrites à la manière de … » :

1. Maurice Detry : « Un mur si blanc ». Un homme tue sa femme, puis sa vieille voisine. ***
2. Bruno Brel : « L’homme au chapeau noir ». Et si c’était un clin d’œil à Simenon ? ***
3. Siska Moffarts : « Quand Alice, 11 ans ½, tue Mr. Calvin. ***
4. Ugo Crespini : «L’homme qui voulait être un génie” 
5. Michèle Masson : « Trop ». Elle sert encore, un petit bruit sec, elle sait qu’il ne se réveillera pas. ***
6. Michel Carly : » Trois chambres à Liège ». En 2002, le commissaire visite Liège et prend une chambre chez les Simenon ( Désiré)
7. Joëlle Ginoux-Duvivier : » L’homme au complet anthracite. Un paraplégique espionne ses voisins jusqu’à ce que … ***
8. Frédérique Martin : «  Morsure ».
9. Albert Macours : «  Le chien de Maigret ». Voilà ce qui arrive quand quelqu’un se prend à haïr Maigret. Pauvre chien. **
10. Guy Delhase : «  L’enfant de chœur et le bébé de la rue Dartois ». Georges Simenon et Stanislas-André Steeman se sont-ils rencontrés un jour ? (première partie)
11. Patrick Ledent : « Une enquête approfondie ». N’est pas Maigret qui veut, n’est-ce pas inspecteur Maigret. ***