" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

samedi 21 février 2009

Expressions liégeoises





Le wallon enseigné à l'école maternelle et primaire de Blégny-Trem-em-embleur




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Le langage liégeois est assez populaire. Certains diront assez cru …
Je vais tacher de glaner, ici , des expressions que l’on tient à Lîdge. Je m’attarderai surtout sur celles qui sont les plus colorées et /ou celles qui me font vraiment rire.



- On’ vike ninco si po dès p’tits ovris : on ne vit pas encore si mal pour des p’tits ouvriers.
- T’es moussî comme on flamin’ : tu es habillé comme un flamand, sous entendu , tu es mal habillé, ou ces vêtements ne te vont pas du tout.
- Flamin’ des gates : pour un Wallon, injure suprême.
- E co’n fèye po n’nin l’rouvy : et encore une fois pour ne pas l’oublier …
- On’e croléye mil d’ : une femme très bouclée
- Elle lui a envoyé ses six lignes ! : elle a rompu ses relations avec lui, elle s’en est séparé. Elle lui a envoyé son C4.
- T’en veux cinq d’avant guerre ? : Cinq étant les doigts de la main, donc : tu veux une baffe ?
- Barakî ou barakî de kermesse : personne malpropre, mauvais personnage. … De kermesse, c’est deux fois !
- Rastrin’ hein valet ! Là tu exagères, mon vieux ; faudrait te calmer !
- Clape ta gueule au mur, y manque une brique : se dit à quelqu’un qui est casse-pied, dont vous en avez marre d’écouter les propos.
- cou ! littéralement, vieux cul mais cette expression liégeoise signifie juste le contraire : cou, c’est un vieil ami qui vous est très cher.
- cougny : personne stupide, qui ne comprend rien.
- Clodgeuye, hein valèt ! : ferme ta g**eule !
- On’èwaré : personne stupide, qui a la bouche ouverte en toutes circonstances.
- Aller à Raikem : perdre tous ses biens, tomber en faillite.
- Cin milliyards d’ ! injure énorme que vous pourrez traduire facile en français.
- Mol bièsse, ! : méchante personne.
- aveu on’ tchèsse Saint-Lambert : qui a une bonne tête typiquement liégeoise, bon vivant.
- Oufti ! intonation qui marque l’étonnement.
- Mingâ-tî : idem que le « oufti ! » agrémenté de l’influence italo-liégeoise.
- Em' : littéralement " hein, mon beau ". Se dit à un ami.
- p'tit poyon, p'tite poyette : terme très amical, chaleureux-liégeois à l'égard d'un être cher. Poyon sera masculin ou féminin.
- C'est 'm crapaud' : pour désigner sa petite amie. Ndlr : crapaud' serait-il le féminin de crapaud ? Oufti !
- Attraper la crève : attraper un rhume, une petite grippe.
- Magne on galèt ! : mange une gaufre ! pendant ce temps-là, tu nous ficheras la paix ...
- Mi p’ti peu d’souk : littéralement, mon petit pois de sucre. Pour une tendre amie. Affectueux.
- Grosse narenne dî bourre : littéralement, gros nez de beurre. Affectueux
- T’es là comme on polet qu’on stronle : littéralement, tu restes là comme un poulet qu’on étrangle. Tu es abasourdi, tu restes sans voix, k.o. psychologiquement
-T'es là sot't'chéïr com'on marticot son' pîer touresse : littéralement, tu es là comme un singe sur une pierre à aiguiser qui tourne. Tu ne sais plus où donner la tête, tu es désemparé.
- è qwè chale ? : et quoi ici ? ; sous entendu, vous dormez ou quoi ?
- Merci cô cinn co ! : merci beaucoup !
- èwaré : étonné, stupéfait
- bièsse : idiot, stupide
- lêd djône : littéralement laid jeune ; sale gosse
- clô t’gueûye : tais-toi
- va-s’ti fé arèdjî
: va au diable

- Un liv' pour lire ( comprenez un livre sans images ni photos, un roman par exemple )
- là, on rallonge le monde avec des planches : se dit quand une habitation se situe très loin, quand elle est très reculé, au bout du monde justement.
- Le magasin est serré ( pour le magasin est fermé )
- Mardchin d' cliquottes ( pour marchand de produits de mauvaise qualité )
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Vous savez tous ce que c’est un bonbon non ? Et bien à Liège, pour avoir des bonbons (parce que les fleurs c’est périssable), vous demanderez des chiques (par contre en demandant une chique ailleurs en Wallonie, vous recevrez un chewing-gum, successeur de la chique de tabac). Si vous demandez un bonbon à Liège, on vous donnera des petits gâteaux (NB : que dans le reste de la Belgique nous appellerons biscuits…). Et si vous demandez un biscuit, vous aurez une biscotte pour votre soupe ! Pour avoir un chewing-gum, demandez donc un chicklet.

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- C'est bin fé po t'geuûye : c'est bien fait pour ta gueule !

- C'è-st-ine savate : c'est une savate, une personne qui traîne ses pieds, une femme qui ne fout rien de la journée

-  Carabistouyes : fariboles, blagues

-  Clapant : éclatant, fameux /  on dira : on clapant pèkèt

-  Ele ni rèy qu'âs qwate djamas : elle ne rit qu'aux quatre grandes fêtes /
       
      Djama : fête double ( ou comprend deux jours de suite). Les quatre Djamas : Noël, Pâques, Pentecôte et assomption

-  Et bin m'fi, ti vla gày : et bien mon fils, te voilà beau ! ( à se prononce o long = gooye

-  Ewe di Moûse : eau de Meuse, célèbre pèkèt liégeois

-  Hâgne mi è cou : mords-moi dans le derrière ( va te faire voir ! )

-  Hoûte-lu on pô ci-là. Tchèye-nouk : écoute un peu celui-là. Constipé ( littéralement, chie-noeuds)

-   Lîdjwès : Liégeois, habitant de Liège

-  Mâle bièsse : mauvaise bête, sale type

- D'ja sogne : j'ai peur

- Rastrind, Prosper : Restreins, Prosper ( expression destinée à quelqu'un qui exagère)

-   Rawâde, valêt : attends, gamin

-  T'es toumé so in ohê, m'fi : t'es tombé sur un os, mon fils

-  Li coûr mi tère. I n'a rin à magni chal ? : J'ai faim ( le coeur me tire). Il n'y à rien à manger ici ?

-  Vî rahis, vî trigus : vieux rebus, vieux déchets

- C'èsse t-on lé pod'bon : c'est vraiment un laid homme

- File-moi une baise, va ! = donne-moi un baiser, un bisou.
 A Liège, une baise est donc un chaste baiser et non un coït local .

- Gougouilles : friandises sucrées que l'on ingurgite devant la tv, par exemple : chips, tucs, chocolat, barres chocolatés, coca, pizzas, guimauves, chiques, bonbons... On dit aussi : des crasses.

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Voici encore une flopée d'injures en wallon liégeois. Certaines ont déjà été citées plus haut.


« Arindjî ! » : ("arrangé") : attardé mental
« Arèdjî ! » : ("enragé") : Personne sur-vitaminée
« Barakî » : romanichel. Se dit généralement d'une personne mal habillée, malpropre ou vivant dans un taudis ou dans un foutoir pas possible. ("vivant dans une baraque")
« Barakî d' kermesse » : forain.
« Biesse di nute » ("bête de nuit") : idiot.
« bôreu d' troyes et pikeu d' gades » ("enculeur de truies et piqueur de chèvres") : emmerdeur.
« Clôs t' geûye ! » : ferme ta gueule !
« Cougneu d'poyes » ("enculeur de poules") : idiot qui brasse de l'air, vantard.
« Ènocint catwaze moussî a sot » : (litt. Innocent 14, habillé comme un sot) : Innocent XIV, nom d'un pape qui n'a jamais existé… Selon d'autres sources, fait allusion aux prophéties des Témoins de Jéhovah qui promettaient la fin du monde pour 1914. Comme l "vraie" fin du monde ne s'est pas produite, les voilà affublés de ce sobriquet ("ènocînt catwaze")
« Èwaré Sînt Djîle », ou « Djîle l'Èwaré » ("étonné (comme) Saint Gilles", "Gilles l'ahuri") : étourdi, benêt. (Origine : la statue de Saint Gilles d'une église liégeoise avait eu les yeux repeints, mais les pupilles louchaient)
« Grosse biesse » : Grosse bête (idiot).
« Lè djônes » (litt. Laids jeunes) : sales gosses
" Mårticot " : singe, "sagouin".
« I n'fåt nin pèter pus hôt ki s'cu » (litt. il ne faut pas péter plus haut que son cul): ne pas se prendre pour quelqu'un de plus important, de plus fort, que soi.
« Oufti! » : exclamation très fréquente servant à exprimer l'étonnement, la surprise (Oufti, quels muscles! Oufti, que c'est difficile!).
« Vas' tchîre è Moûze, ôn vèrrai t'coû  !» (litt. va chier dans la Meuse, on verra ton cul): vas te faire voir !
« Vas' à l'djote » (litt. va aux choux) : vas te faire voir.
« Vas' ti fé arèdjî » (litt : va te faire enrager): va te faire voir.
« Warbô » (litt. vers blanc) : femme très laide et très méchante.
« Schmet » : roublard, 'faux-cul'.
« Ti vå bin on relouka, on stron en vau bin deux. » (litt : tu vaux bien un regard, une merde en vaut bien deux.) : tu es laid(e).
« Clôs t' geûye!, vî Mosazaure »: Tais-toi! vieux con… (à Visé). Allusion à la découverte d'un Mosasaurus dans la région.
« Vî Rahiss'», « vî trigu» : vieux déchet, vieux débris…
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Quelques liégeoiseries :





-  Liégeoiserie : la soupe me goûte bien

   Wallon : li potèye mi gostêye bin

   Français : j’apprécie la soupe



-  Je ne sais pas remmancher cet agayon-là, moi

     (note de bibi : agayon en français c’est une « chose » mais bien malin celui qui trouvera le mot exact. Tout comme pour le célèbre «  Oufti ! «  va le traduire en français, toi ! )
-  Abille, on va se mettre en retard (dépêche-toi)

- La marchande m’a donné une rawette (petit supplément gratuit)
- J’ai froid aux betchettes des doigts (extrémités)
- Michel a fait une petite soquette avant de venir (sieste)
-  Plus on vieillit et plus on a des mèhins (soucis de santé)
- Mon dessert préféré est la gosette aux cerises (chausson)
-  Tu verras, elle n’est pas contraire (contrariante)
-  Il y a des plumetions sous le lit (prononcez : ploumtchons) (amas de poussière)
-  L’enfant se déplace avec un gadot ( trotteur)
- ll fait malade,  aujourd’hui (malsain)
-  Vous me direz quoi et comme, demain (donnerez des précisions)
- J’ai mal que pour enrager (à en pleurer)
-  J’ai meilleur aux pieds dans ces chaussures (je suis plus à l’aise)
- Il fait noir de monde, ici (que de monde)
-  Elle est toute sotte après lui (elle est folle de lui)
- Il se promène sans rien dans ses pieds (pieds nus)
-  C’est assez dire que… (c’est-à-dire que…)
- J’ai ma tête qui tourne (j’ai des vertiges)
- J’ai mangé aux bonbons toute la journée (je me suis nourri de bonbons)
- Il s’est trébuché sur un pavé (il a trébuché sur un pavé)
- Il va drole, au jour d’aujourd’hui (la vie est bizarre, aujourd’hui)
- Il fait de son nez à longueur de journée (il se vante)
- Il faut se faire avoir bon (il faut se donner du plaisir)
- Il me va bien (je vais bien)
- Il se rit malade (il rit à s’en rendre malade)
- Si, hein vous !  (si, assurément)


- Quéne wasse ! ( = quelle nana ! )
- Va-s’ti fé tobokaner ! ( = va te faire foutre )
- Crolé sin djvés ( = chauve)

- Mes de coyons ( = mes deux choses)
- ine boûde : un mensonge

Pour l'accent liègeois, c'est par ici mi p'ti fî :

http://catinus.blogspot.com/2011/01/laccent-liegeois.html


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Pour encore plus mieux parfaire votre éducâtion, c'est par ici :

lundi 16 février 2009

Amélie Nothomb et môa



Cliquez sur l'image pour agrandir la lettre d'Amélie-San




Le 9 février 1997, mon fax me distilla un cadeau prestigieux : une lettre d’Amélie Nothomb. Je ne vous dis pas l’état de transe qui me traversa le corps et l’esprit ( embrumé ! ) tout en entier.
Un message d’Amélie Nothomb, avouez, ce n’est pas rien. !
C’était en guise de remerciement d’un montage de ses interviews ( très courts , très « cut « ) piqués sur la Rtbf.
Oui ! Je le déclare : je suis un fan , sous bien des aspects, d’Amélie Nothomb. Ai lu tous ces livres, sauf les deux derniers que je me réserve quand j’aurai atteint un état de grâce absolu ( si c’est encore possible …). Je les ai apprécié divinement , à peu près tous. Ai rencontré cette étonnante personne à plusieurs reprises dans des foires du livre, des conférences.
Ce document m'entraîna dans une savouveuse mythomanie à son égard qui firent la joie et l'étonnement de mes clients ( qui pouffaient de rire, je présume... ).
Sans contestation possible, Amélie-San est à une des origines de mon attrait souligné pour le culture jap^onaise.

J’ai comme une touche, quoi ! Hé !



Le soixantième anniversaire de José Fréres



Cette photo date de la fin 2007.

Mayvonne, José et môa, dans un resto à Lîdge

Vous pouvez cliquer pour l'agrandir

Le soixantième anniversaire de José Fréres

En ce début d’année 2009, Maryvonne Thiry m’avait bien aimablement envoyé une invitation pour fêter le soixantième anniversaire de son mari. A mon arrivée chez eux, surprise : j’étais le seul des amis de not’ José à avoir été convié, les 50 autres personnes étant toutes et tous des membres de leurs grandes familles.

Quel choc, vraiment ! Oufti, toi !
Quelle belle fête et quel beau jour pour mon Ego !
Il est vrai que nous avons partagé, durant dix ans pour bibi, bien plus pour lui, une véritable passion commune : l’animation de Radio Beho ( une radio de proximité ). Des souvenirs , qui avec le recul, suscitent une certaine nostalgie du bon vieux temps ( oui ! Tout n’a pas été mauvais de chez Mauvais … ).

José et Maryvonne ont émigré en Allemagne . Elle est enseignante maternelle dans une école de Iéna ( oui, oui, Napoléon ! ). José , lui, pratique de façon intensive une de ses innombrables passions : le vélo. Ainsi après le tour de France à bicyclette, il a effectué, tout seul comme un grand , le redoutable trajet Beho-Cap Nord, aller et retour. Fin 2008, il a organisé une soirée où il racontait son épopée. Il a imprimé son journal de bord dont je vous livre ici un délicieux extrait.

Quelle plume !

El José, tu m’étonneras toujours, même dans mes vieux jours !

José Fréres : « De Beho au Cap Nord à vélo et retour «
Carnet de route.

Samedi 21 juin 2008 : Ramea-Kalix : 50 km . Total : 3724 km

" J’aime les moustiques ! J’adore les moustiques ! Je les aime tellement qu’ils sont devenus mes frères de sang. J’aime la mélodie qu’ils jouent au creux de mon oreille. Je coupe même la radio pour mieux les entendre. J’aime leur approche tournoyante lorsqu’ils cherchent un terrain d’atterrissage sur ma tête ou sur mes bras. Cette prodigieuse faculté qu’ils ont de se poser sur moi sans que je ne les aperçoive. Ils me gratifient de leur amour jour et nuit, ce sont des mais fidèles, toujours au rendez-vous. C’est même de l’obstination dans la fidélité. Je n’en demande pas tant , mais eux sont imperturbables : ils m’aiment au-delà de la raison, un point c’est tout. On m’avait dit que les moustiques ne sortent que fin de journée. Et bien les moustiques suédois sont différends, ils déjeunent aussi. Dès potron-minet, ils se mettent en chasse et dressent la table. C’est bien simple, ils mangent à toute heure du jour et de la nuit, ce sont de gros gourmands, José comme plat principal et préféré. Il y en a même un qui a essayé de me déguster en commençant par la fesse gauche, ce qui me pose maintenant un petit problème pour m’asseoir. Leur indéfectible amitié se manifeste 24 h sur 24 et n’est jamais prise en défaut. Je suis dévoré par leur amour. Mais moi aussi je les aime, alors j’applique le dicton « Qui aime bien châtie bien « . Je les aime de toute la force de ma main qui les écrase, qui les réduit en bouillie et qui y prend même du plaisir car je me dis que pour eux ce doit être un honneur de mourir de la main de quelqu’un qui les adore à ce point. Et je ne fais pas de différence entre eux, je les englobe tous dans un même amour meurtrier et sanglant. Sur la toile de ma tente, ils éclatent de toute la rougeur de leur repas qui est très souvent mon sang. Ca devient une peinture abstraite. Je suis un artiste assassin. Un génie morbide. Le Picasso du génocide. Et je m’en flatte, et je m’en vante ! "


Sois en remercié !

jeudi 12 février 2009

Le bénévolat et môa

Je vais vous présenter mes occupations en bénévolat. Mais d’abord un bref historique, préambule, avant-propos, introduction, -comme vous voulez - s’impose.
Quand j’ai sabordé mon magasin en novembre 2006 pour le fermer définitivement le 31 décembre de cette même année, je n’en menais pas large, vous vous en doutez. Gloups ! Continuer à m’enterrer dans mon Gouvy-natal, non merci ! Je me suis vite promis de m’expatrier à Liège, ville adorée s’il en est ( mioum ! ) et d’y faire du bénévolat pour m’occuper et m’obliger à me soumettre à une vie rythmée par des activités.
Travailler ? Il n’en était plus question , attends, toua ! J’avais déjà assez donné. Mes dix années de loisir mais également de bénévolat à Radio Beho ( petite radio de proximité ) me laissait un souvenir enrichissant et agréable. C’est donc cette route que je me décidai de choisir.
Voici donc mes occupations en tant que volontaire ( c’est le terme qu’il convient de dire aujourd’hui ). Hé !
- Le lundi : cours de français au nouveaux arrivants à Lîdge ( étrangers ). Ils se donnent le lundi après-midi ( et le mardi ) de 14h15 à 15h45. Très intéressant , parfois nous sommes 30 animateurs et étudiants.Je me suis inscrit le 23 juillet 2007 et c’est ce jour béni entre tous ! que le Trio de confrères-lumière s’est formé avec deux autres animateurs, Guy et Marie. Depuis, on se revoit très régulièrement, après les cours mais aussi au cafés, restos, pour des balades, voyages, ciné, théâtre, … Bla-bas, philo et déconnades. Si vous voulez en savoir plus, consulter ( entre autres ) les messages de janvier 2009 .
- Le mercredi à l’accueil de l’hôpital Saint-Joseph ( via la Croix Rouge ) de 08h à midi. Accompagnement des patients dans leurs chambres, orientation des patients et des visiteurs dans ce sacré labyrinthe, acheminement du courrier et des documents dans les services, courses dans les magasins pour les personnes hospitalisées, etc...
J’y retrouve avec grand plaisir Françoise et Evelyne, bénévoles elles aussi.
- Le vendredi à partir de 14h jusque à une heure indéterminée ( 17h maximum ), atelier et magasin de seconde main au « Balloir « , rue Gravioule. On y vend un peu de tout à des prix super modiques : vêtements, ustensiles de cuisine, livres, … C’est môa qui m’occupe des livres. Ce magasin est bien fréquenté et le bénéfice va pour des personnes seules , démunies ou via des colis pour des personnes qui sont au cpas.
A part un bénévole masculin, je suis le seul mec entre beaucoup de femmes. Taquavoir !
- Le samedi et le dimanche de 17h à 19h, accompagnateur pour le souper des personnes très-très-très âgées de la résidence du Balloir. Elles et ils ont 90 ans et plus ( la doyenne a 102 ans ! ), sont hyper dépendants mais très émouvants et sympas. Parfois certains me reconnaissent d’un jour à l’autre ( si-si ! ) et avec tendresse même ! Oufti ! Mais je fais également connaissance d’autres résidents moins âgés eux, elles, du personnel itou. On nous appelle « la table des petits-mangeurs ou « la table des bienheureux « . Tout un programme !
- Nouveau : un mercredi sur deux, distribution de repas aux sans-logis ou aux démunis, à « Thermos « , rue Volière. Minimum 8 bénévoles accueillent à des tables tous ces laissés pour compte et leur offrent des tartines, potage, café, desserts et si possible un peu de réconfort en dialoguant avec eux. C’est très spécial, vous vous en doutez. Ce service est entièrement auto-géré même financièrement.
- Au mois de juillet et d’août, le mercredi de 14 à 17h, accueil à la Basilique Saint Martin qui consiste à donner la possibilité aux visiteurs de découvrir (ou re- ) ce monument si cher aux Liégeois et pour cause.

Toutes ces activités ( sauf à Thermos ) ont débuté en l’an de grâce 2007 . Je tiens à être plus que régulier et il est très rare lorsque j’en loupe une. Je tiens à préciser qu’elles me servent de véritable moteur et que je les effectue à 80 % pour et dans mon propre intérêt : je n’ai pas du tout l’âme de l'abbé Froidure ou de l'abbé Pierre, bien que je me traite quelque fois de « curé «.

mardi 3 février 2009

Blagues, humour liégeois


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Grève de messes

La rue des trois Poulets


Douze Liégeois à poil à Londres ( cliquez sur l'image pour l'agrandir ! )










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Une très bonne extraite de " Tchantchès " dans la Mouse dî Lidge :


Aujourd’hui, c’est mon cama André qui m’envoie cette blague qui est assez cruelle, je te préviens tout de suite…
“ Un très vieil homme était étendu mourant dans son lit.
Soudain, il sentit l’odeur de ses biscuits aux pépites de chocolat favoris.
Il prit le peu de forces qui lui restaient pour se lever du lit.
Se tenant après le mur, il se dirigea hors de la chambre à coucher. Et avec un plus grand effort encore, il descendit l’escalier en tenant la rampe avec ses deux mains.
En respirant péniblement, il se tint dans l’encadrement de porte, regardant vers la cuisine.
S’il n’avait pas été à l’agonie, il se serait cru déjà rendu au ciel.
Là, dans la cuisine, sur la nappe, il y avait des centaines de ses biscuits favoris.
Était-ce le ciel? Était-ce un acte héroïque de sa femme dévouée désirant qu’il quitte ce monde en homme heureux?
Dans un ultime effort, il rampa vers la table.
Se soulevant péniblement avec ses mains tremblantes, il tenta de prendre un biscuit.
Soudain, il reçut un coup de spatule que lui donna sa femme.
“ Touche pas ” dit-elle, “ c’est pour les funérailles ”. ”




Le voyage Flémalle - Tokyo

Jean, un grand passionné du Japon, habite à Flémalle. Un jour il gagne 100.000 euros au lotto. Il est fou de joie et veut réaliser son plus cher souhait : aller visiter le Japon. Juste un problème : il ne supporte pas l’avion. Mais peu importe il prendra le train. Il réserve le voyage via le transsibérien ( encore un des ses rêves ). Le premier janvier, il prend le thalys et en route pour Paris. Mais il y a une grève qui lui fait perdre toute une journée.
Arrivé à Berlin, on prétend que ses papiers ne sont pas en règle mais son amie Hilda de Cologne intervient et tout finit par s’arranger. A Moscou, on le prend pour un agent de la CIA, et il est obligé de passer par Saint Pétersbourg où il rattrape, avec une étape supplémentaire, le Transsibérien. En route pour Vladivostok où la maffia russe lui tombe sur la bosse et lui rafle en passant 3.000 euros. Mais notre homme ne perd pas le moral pour autant. Enfin, il peut prendre le bateau pour le Japon.
Jean visite le pays du Soleil Levant de long en large durant toute une année tant il est fasciné par tant de beautés et de surprises … Puis le 6 décembre, il se dit qu’il serait peut-être temps de regagner la Belgique. Il se rend donc à la gare centrale de Tokyo et demande un billet pour Flémalle. Le brave employé lui sourit, tape sur son clavier et lui demande gentiment :
- Flémalle-Haute ou Flémalle- Grande ?

Histoire vécue ( ou presque ).


Lîdge étonnante, particulière, insolite

Michel Antaki a encore " frappé " par son originalité. En collaboration avec l 'asbl " La Lumière ", il propose des té-shirts où il fait marquer dessus, en français et en braille :
" Aveugle ? Malvoyant ? Je ne suis pas un adjectif, je suis une personne ".
Oufti !

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