" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mardi 31 mars 2009

Tamla Motown Sound



Tamla Motown Sound
Toute une époque ! Une véritable légende ! Du rythm’and blues black de chez Black, la Soul Music pour être plus précis, made in Usa. Les artistes étaient enregistrés dans un garage, d’où le son très spécial. Quelques chansons qui nous ont marqués, nous les babyboomers.

« Ain’t No Mountain High Enough « interprété par Marvin Gaye et Tammi Terrell.
J’ai vu pour la première fois ce clip dans les années ‘ 60 dans l’émission télé de la Rtb « Vibrato » et j’étais tombé amoureux de Tammi. C’est vrai que, même avec le recul du temps, elle est sacrément minouche dans son tailleur et avec sa jolie casquette bleue. Taqua voir !

« Ohhh, !
Ain’t no mountain high
Ain’t no vally low
Ain’t no river wide enough, Baby
To keep me from getting to you «

« Ecoute , Bébé
Pas de montagne assez haute
Pas de vallée assez profonde
Ni rivière assez large
Pour m’empêcher de te rejoindre «

C’est pas beau, ça !
Il m’arrive souvent de chanter cette rengaine, à tue-tête, dans les rue de Lîdge … Pour ma nouvelle vie.
A pointer, la rythmique de cette chanson que vous pouvez retrouver ici :

Liège, quartier par quartier, Montagne Sainte-Walburge


Une visite des quartiers de Liège

Il est temps de vous présenter ma visite des quartiers de Liège. J’ai toujours adoré cette ville, ses rues, ses quartiers si différents, son architecture, ses particularités. Ma vision perso se veut cependant sans concession, hyper-subjective. Elle est donc sujet à critiques et même évolutive comme doit être la vie.
A bon entendeur !

Rue Montagne Sainte Walburge.

En tout bien tout honneur, ma rue. Heureusement, mon studio se situe à l’arrière, donc pas à rue. J’y vois des arbres, des chats, le pavillon « Start « qui s’occupe et héberge des camés mais qui est extrêmement calme. Dès potron-minet, j’y entends gazouiller les oiseaux ce qui est agréable, rassurant.
Pour y accéder à partir du centre, au moins deux possibilités : place St Lambert vers le Cadran, puis directly sur votre droite ; ou la rue des Anglais et ses escaliers. 55 marches que je gravis environ 2.000 fois par an !
L’appellation de Montagne indique clairement qu’il s’agit d’une rue dont la déclivité est importante ( plus de 10 % ). Mais Lîdge ne se situe t-elle pas dans une vallée entourée de coteaux et l’on grimpe partout ?… Oufti, toua !
Une rue qui présente relativement peu d’intérêt puisqu’elle est de type résidentiel. Hormis le ministère de la région wallonne, un magasin de proximité, un café « La cafétaria des Anglais « que je fréquente très peu ( pour un grand amateurs de bistrots ! )– à tord certainement ! – car il se trouve à mon départ et à l’arrivée de mon chez –môa -. Un resto grec « …. « . et je crois que c’est à peu près tout. On y croise surtout un flot incessant de bagnoles avec deux pics infernaux : le matin jusque 8h30 et de 16h à 18h. Bonjour les poumons ! Beaaarkkk ! Elle mène à la rue Sainte Walburge et à l’hôpital de la Citadelle. En parallèle, vous trouverez la rue Fonds-Pirette qui présente encore moins d’intérêt.
Heureusement, si vous voulez vous rendre à la citadelle, vous pouvez prendre le chemin des écoliers : le sentier de la Ferme de la Vache dont je parle dans un autre article. Et là, c’est le bonheur.
Cliquez ici :
http://catinus.blogspot.com/2009/03/la-ferme-de-la-vache-et-son-sentier.html
Vidéo : ascension des escaliers de la Rue des Englishs. Excusez ma démarche un tantinet chaloupée

video

dimanche 29 mars 2009

Portraits de femmes

Femmes chez Delvaux, femmes chez Dali, femmes chez Magritte, ...
Misère ! Je perds mes nic-nacs !
Cela tourne à l'obsession ... Mais c'est si bon ... Mioum !
Voici un des meilleurs best of best d'intenet. Régalez-vous !
Mettez le son, car en prime, vous aurez du J.S.Bach !
C'est ici :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/salvadore+dali/video/x24lfp_portraits-de-femmes_creation

Expo sur l'oeuvre de Paul Delvaux au Curtius


Ce matin , j'étais en forme pour me taper un musée.
Le Curtius nouveau est arrivé, alors t'as qu'à voir. Et dans cette impressionnante et remarquable bâtisse se déroule jusqu'au 28 juin une rétrospective de Paul Delvaux. Un des peintres qui me séduit le plus. Je l'ai découvert grâce à mon vieil ami Jacques Robert, en 1971, lors de mon séjour de pseudo étudiant à Bruxelles. Pour la petite histoire, Jacques m'a ouvert les yeuses à la sortie de mes 8 ans de bagne à Bernardfagne ... mais j'aurai l'occasion d'en reparler plus tard dans ce blog.
Revenons-en à nos femmes ( heu pardon, à Paul Delvaux , gloups ! ). De grands tableaux dans tous les sens du terme et de nombreuses esquices du Maître. J'en suis encore tout zému.
Vous l'aurez deviné, je vous convie franchement et sûrement à venir visiter cette expo , elle vaut le détour dans cette ville bonne à croquer ( Lîdge, ben tiens donc ! ).
Pour vous en donner un avant goût, voici un diaporama pas mal fait quoique un peu rapidos :


http://www.mediapart.fr/club/edition/flamme-du-patrimoine/video/130508/diaporama-de-quelques-oeuvres-de-paul-delvaux

samedi 28 mars 2009

L'allégorie de la Caverne de Platon / vidéo

Là, c'est juste pour faire mon malin ( j'adore ).
Mais je vous invite à regarder cette vidéo .
Attention !, prendre le temps, être disponible : c'est un cours de philo.
Elle a l'intérêt de remettre certaines choses en place, en jeu.
Adorable !
Surtout l'explication de ce que ressentent les prisonniers , la description de leur enchaînement ( à des principes, aux religions, aux idéaux, à la philosophie elle-même, ... Gloups ! )

http://www.netprof.fr/Voir-le-cours-en-video-flash/Philosophie/Terminale/Platon-allegorie-de-la-caverne,3,5,28,1.aspx

vendredi 27 mars 2009

Daniëlla Gysbrechts et sa philo


Cliquez sur l'image pour l'agrandir !
Voici une partie de la philo de ma pote Daniëlla Gysbrechts extraite d'une lettre , par elle écrite, aux " Amis de la Terre ".
Je connais Daneke depuis des temps immémoriaux et puis vous assurer qu'elle a l'élégance et le courage d'appliquer sa philo dans sa vie de tous les jours ...
C'est, me semble t-il , assez rare pour être souligné.
Chapeau bas, la fille !

jeudi 26 mars 2009

La Ferme de la Vache et son sentier

Voici un lieu remarquable de la bonne ville de Liège : une ferme avec vaches, chevaux, ânes, cochons et couvées en plein cœur de la cité ardente. Et des potagers et jardins semi-publics. J’ai la chance d’habiter à deux pas de ce havre de paix ( on dirait parfois que mon petit côté ardennais tente de revenir par à coups à la surface … )
Juste derrière la place Saint-Lambert, au-dessus de l’effroyable « Cadran « , ne manquez pas ce lieu ravissant . Grimper les escaliers de la rue des Anglais, marchez quelques mètres sur la rue Montagne Sainte-Walburge, prenez à droite, direction l’hôpital du Péri et au-dessus du site, vous trouverez un tourniquet : vous y êtes !
La « Ferme de la Vache « est gérée par une asbl et le Cpas. Vous pourrez y trouver des produits bio provenant des potagers, au 113-117, rue Pierreuse.


Pour de plus amples renseignements, cliquez sur ce lien :
http://www.cpasdeliege.be/s_ferme.php




Les photos ont été prises en mars 2009.



Potagers et jardins.










C'est bien plus splendide sur place ...

Le grand arbre est magnifique, viendez !







Vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir !







Un sentier, des escaliers ...
Très romanticos !
Entamez votre mini-promenade en direction de la citadelle












Cliquez !

Au loin, la cathédrale, la basilique Saint-Martin, ...
Admirez le paysage de Lîdge ...
Oufti !










Prenez votre temps, saluez ceux que vous rencontrerez éventuellement sur votre chemin commun : vous êtes en symbiose, certainement ...














Le sentier se rétrécit ... Sur votre gauche, la rue Montagne Sainte-Walburge .

Avouez que vous êtes bien mieux sur ce sentier que sur cette rue, encombrée de bagnoles ...




Bientôt, déjà, les abords du site de la Citadelle.

Une autre promenade vous y attend : celle des coteaux ... C'est la prochaine évasion à laquelle je vous inviterai bientôt dans un autre article ...

lundi 23 mars 2009

Petite chronique du pays de Liège


Petite chronique du pays de Liège

Voici bien un des plus importants et très agréables livres tout public sur Liège.
Il fut édité par la Rtbf-Liège , signé par Marcelle Imhauser, Robert Lemaire, Jacques Thiriar et Liliane Verspeelt. Vous pourrez y retrouver plus de 160 chroniques diffusées dans Liège-Matin,à la radio, au cours de l’année 1980 à l’occasion du Millénaire de la Principauté de Liège.
Je crois qu’il est épuisé depuis longtemps mais vous pouvez le retrouver, entre autres, à la bibliothèque Chiroux-Croisiers.
Voici en vrac quelques sujets abordés, succinctement soit, mais tellement délicieux :
- étuves et bains publics
- éclairage des rues
- estaminets et guinguettes
- Comment s’emparer d’un château-fort avec l’aide de Dieu et des saints …
- Makrales et remèdes
- les petits métiers
- le panier de la ménagère
- Liège canaille
- 1789 et sa révolution
- l’humour à Lidge
- la vie quotidienne au X ème siècle chez les paysans
- le feu et les inondations
- la bataille d’Othée
J’en passe et des meilleurs …
Bref, un ouvrage incontournable !

dimanche 22 mars 2009

Quick et Flupke : c'est bien bientôt Pâques







Voilà que je retourne en enfance. J’ai trouvé lors dans une brocante un album de Quick et Flupke qui m’a fait fondre. J’ai reconnu la plupart des dessins que je dévorais des yeux étant gosse. Devrais dire nous : mes sisters, mes cousins, cousines, amis de l’époque . L’essentiel en quelque sorte, le reste importe si peu … ( romanticos, le mec ! ) .




Cliquez sur les images pour les agrandir ! Mioum


lundi 16 mars 2009

Marie Guillaume : un Ange !









" Le Cheval Blanc "



Cliquez sur l'image pour l'agrandir !











Cliquez sur l'image pour l'agrandir !




" L'Ange "

de Marie Guillaume - Liège


Peinture à l'oeuf sur bois.

dimanche 15 mars 2009

Les concerts-apéritif de Liège




Comme son nom l'indique, il s'agit de concerts de musique classique au sens large du terme, donnés aux Chriroux mensuellement, un dimanche à 10h30, entre octobre et juin. Ils sont suivis d'un apéritif ( gratuit ! ). Pour le prix modique de 6 euros.

J'essaie de ne pas les louper.

La musique classique n'est pas toujours très aisée à écouter. Mon instrument préféré est sans aucun doute le piano mais je reste ouvert aux autres ...
Je n'écoute presque plus de musique alors que la radio était toujours branchée dans mon magasin. Comme dirait ma p'tite soeur Thé-Thé : " comme on devient, hein ! ".
Ces concerts ne me plaisent pas toujours mais celui-ci fut très agréable.
Ainsi, je suis très content d'avoir entendu la chorale Jehan Le Bel, constate que je suis encore capable d'apprécier Claude Debussy et la séquence wallone était divine










Deux artistes était cloués au lit - à quelques jours du printemps ! - ainsi le concert fut plus court que d'habitude.



( vous savez que vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir ... )



Le site :

samedi 14 mars 2009

" Le Balloir au fil des jours ", " Salut Maurice ! "





















Le journal, toujours très attendu, de la maison de repos " Le Balloir " rue Gravioule à Lîdge.



J'ai toujours adoré les petites publications gratuites, racontant nos vies. Avouez qu'elles sont délicieuses, souvent cocasses. Les bénévoles y passent des heures et veulent arriver à un travail bien fait.
Je me souviens, in illo tempore !, du journal du collège Saint-Roch à Ferrières qui devait s'appeler " Les Echos de la Brousse " ou un truc du genre...
De " Kaléïdoscope " , le périodique de la maison des jeunes de Gou-ou-ouvy. Et dont on entend plus parler d'ailleurs ... Grrrrrr !!!!
José Fréres me rappelait l'autre jour le " Magazine de Radio Beho " dont il a encore quelques exemplaires dans ses tiroirs...

Et dans ma nouvelle vie, je suis aux aguets pour sauter sur les dernières éditions de " Salut Maurice ! ", le bimestriel du quartier Sainte-Marguerite de Lîdge et dont je cause dans un autre article ( voir plus bas ).
Et du " Balloir au jour le jour " , cette maison de résidence où j'exerce quelques bénévolats.
Ne manquez pas de les lire si vous en avez l'occasion.
Je vais tacher de trouver un exemplaire plus ou moins propre ( c'est môa qui les esquinte ! ) de " La Ferme de la vache " en Pierreuses, là , juste derrière mon p'tit studio.

Et si vous désirez faire une petite visite à l'atelier du Balloir, cliquez sur ce lien :
http://catinus.blogspot.com/2009/03/quelques-actrices-de-latelier-du.html

Quelques actrices de l'Atelier du Balloir à Liège


























Cliquez sur le texte pour l'agrandir !














°°°°°°°°°°°°°°°°

" La Meuse " , vendredi 4 avril 1997








Charlotte, la directrice de l'atelier en pleine action publicitaire .









De gauche à droite : Chriselle et Sidney .






























Vous pouvez cliquer sur le texte pour l'agrandir !


En ce beau jour ensoleillé du 3 avril , l'équipe de l'atelier était présente pour vous accueillir.
Vraiment, un excellent endroit à Lîdge pour réaliser de bonnes affaires !

Oufti !

Elle préparait également la dernière publicité ...



Le Balloir est une maison de repos mais également un atelier et un magasin de produits de seconde-main : vêtements les plus divers, quincaillerie, livres, jeux, .... Un joli monde, super-sympa vous y accueille tous les jours de la semaine. Des bénévoles pour la plupart.
Les bénéfices sont versés judicieusement aux plus démunis d'entre nous.
Une bonne-bonne oeuvre, quoi !
Voici une petite présentation d'une partie de l'équipe.
En haut, debouts et de gauche à droite:
Nadia,Hélème, Cathy Willem.
assises, de gauche à droite :
Arlette, Oliva.















De gauche à droite :
Valérie, Cathy Willem, Nadia, Oliva, Hélène.
++++++++++++++++ >>>>>>>>>>>>>>>>>
Hélàs depuis, les choses ont bien changé ( snif ! ) : l'atelier et la magasin ferment leurs portes à la fin du mois de juin.
J'ai posté un petit message que vous pouver lire ici :
http://catinus.blogspot.com/2009/04/latelier-et-le-magasin-du-balloir.html

" Salut Maurice ! " et " Les Pingouins "



Je fais partie du quartier Sainte-Marguerite. Très populaire et multi-ethnique.
Des habitants publient un journal bimestriel gratuit que l'on peut trouver facilement dans les commerces, au centre de l'onem, à l'hôpital Saint-Joseph, ... Il remporte un vif succès et un grand intérêt. Il en est à sa 51 ème édition.
Dans le numéro de février, j'ai été séduit par un article signé par Claire Lefin : " Les Pingouins ".
Dessins deFrançoise Robaux
Cliquez sur les deux images pour le découvrir à votre tour.
Oufti !




mardi 10 mars 2009

Textes délicieux, oui, da ! , quelques perles ...




Les Fables > Livre VIII >
Les Femmes et le Secret
De Jean de La Fontaine

Rien ne pèse tant qu'un secret
Le porter loin est difficile aux Dames :
Et je sais même sur ce fait
Bon nombre d'hommes qui sont femmes.
Pour éprouver la sienne un mari s'écria
La nuit étant près d'elle :
O dieux ! qu'est-ce cela ?
Je n'en puis plus ; on me déchire ;
Quoi j'accouche d'un oeuf !
- D'un oeuf ?
-Oui, le voilà
Frais et nouveau pondu.
Gardez bien de le dire :
On m'appellerait poule.
Enfin n'en parlez pas.
La femme neuve sur ce cas,
Ainsi que sur mainte autre affaire,
Crut la chose, et promit ses grands dieux de se taire.
Mais ce serment s'évanouit
Avec les ombres de la nuit.
L'épouse indiscrète et peu fine,
Sort du lit quand le jour fut à peine levé :
Et de courir chez sa voisine.
Ma commère, dit-elle, un cas est arrivé :
N'en dites rien surtout, car vous me feriez battre.
Mon mari vient de pondre un oeuf gros comme quatre.
Au nom de Dieu gardez-vous bien
D'aller publier ce mystère.
- Vous moquez-vous ? dit l'autre :
Ah ! vous ne savez guère
Quelle je suis.
Allez, ne craignez rien.
La femme du pondeur s'en retourne chez elle.
L'autre grille déjà de conter la nouvelle :
Elle va la répandre en plus de dix endroits.
Au lieu d'un oeuf elle en dit trois.
Ce n'est pas encore tout, car une autre commère
En dit quatre, et raconte à l'oreille le fait,
Précaution peu nécessaire,
Car ce n'était plus un secret.
Comme le nombre d'oeufs, grâce à la renommée,
De bouche en bouche allait croissant,
Avant la fin de la journée
Ils se montaient à plus d'un cent.





LE MONDE DES KAMIS



« A l’aube du 8 ème siècle, dans le premier livre d’histoire qui est aussi la Clef des Songes, voici ce que l’on raconte :

Descendu du Ciel il y a fort longtemps, un couple d’esprits, les Kamis, agitèrent une lance dans le sel marin. En la faisant s’égoutter, ils créèrent une première île. Ils s’installèrent sur cette île. Ils découvrirent l’acte sexuel et ils donnèrent naissance à bien d’autres îles qu’ils peuplèrent de Kamis. Kami de la montagne, du vent, de la plaine, de l’herbe, du sable. Jusqu’au Kami du feu qui brûla sa mère. Confronté soudain à la mort et horrifié par le cadavre putréfié, il courut faire des ablutions dans une rivière. Lorsqu’il lava son œil gauche, voici qu’apparût la plus belle de ses filles : le Kami du Soleil. Mais en frottant son nez, il fit apparaître le mal impétueux, le frère insupportable et le premier drame plongea l’archipel dans l’obscurité totale. Et oui ! Frère et sœur s’étaient bagarrés, et la sœur, le grand Kami illuminant le ciel, boudait dans une caverne céleste. Sur Terre, c’était la nuit sans fin. Quelques Kamis décidèrent alors de monter un spectacle pour éveiller la curiosité de leur consoeur et la faire sortir de sa caverne.

Les Kamis ne sont pas véritablement des Divinités. Ils représentent un souffle, une force spirituelle. Ils sont présents dans tous les éléments de la nature et même les objets fabriqués par l’homme. La chronique en dénombre 8 millions . C’est une société secrète et invisible, une composante appréciable de l’âme japonaise, les protagonistes d’un songe perpétuel.

La lumière revint quand le Kami du Soleil, intriguée par un miroir qui lui était tendu, fit sa apparition. Le miroir deviendra le symbole hautement vénéré de la famille impériale, en quelque sorte de toute la nation japonaise. Afin que le Soleil ne puisse jamais retourner dans sa caverne, un Kami astucieux accrocha à l’entrée un solide cordon, le Chiménawa.Le Chiménawa délimitera désormais tous les lieux sacrés.

Les Kamis s’endorment parfois. Il faut alors les réveiller. C’est l’occasion de fêtes terribles, dangereuses, exaltantes. Elles commencent souvent par de solides rasades de saké, l’alcool divin. Tout a l’air de se passer dans la confusion la plus totale, mais ce qui compte, c’est le coude à coude avec les Kamis dans la chaleur insoutenable et la menace des flammes.

Les Kamis n’avaient aucune forme jusqu’au jour où le Bouddha fit son apparition sur le sol japonais. Alors, pour ne pas être en reste et pour accueillir ce dieu étrange, ils prirent une apparence humaine.

D’une manière générale, les Kamis sont plein de bonne disposition à l’égard des humains. Pour autant qu’ils soient japonais… «

vendredi 6 mars 2009

Mes lectures 2009 ( mars )




Petits contes de printemps
Auteurs:
Soseki/
Pages:
130
Format:
Broché
Editeur:
Philippe Picquier
Collection:
Date (jour-mois-année):
1/9/1999
Vos étoiles:
Titre critique:
En guise d'auberge jap^onaise
Critique:
Quelques impressions sur le pouce. Ce en quoi certains auteurs japonais excellent : parler de tout et de rien, livrer quelques sensations issues nos vies si éphémères, s'attarder sur des détails que certains qualifieront de peu importantes, si peu intéressantes, sans intérêt. Et pourtant ...Déjà dans " Je suis un chat ", Sôseki m'avait séduit par ses qualités. Ces détails qui forment un tout et en font un excellent roman . L'humour en plus.Vous tomberez sous le charme ( un peu désuet mais si délicieux ! ) de ces 25 nouvelles. J'épinglerai particulièrement : le voleur - la pension - la tombe du chat - Mona Lisa- l'incendie - l'argent - le professeur Graig .




" Le fait du Prince "

d’Amélie Nothomb.

Un homme qui se fait passer pour un autre, mort, et qui s’installe quelques jours dans la villa de l’épouse du défunt en se présentant comme un ami . ( vous me suivez ? )
Une histoire assez plaisante, certes, mais nous sommes loin de retrouver la philo, l’humour , la pensée A-nothombienne de ses meilleurs romans. Je serai tenter de dire qu’elle fait ici la louange des personnes favorisées, baignant dans le confort, le luxe, l’insouciance, … Pour preuve cet extrait :
« La vérité, c’est que j’ai enfin réglé la principale question des hommes : l’emploi du temps. Et je vous ai sauvée, Sigrid, de ce faux problème : vous faisiez n’importe quoi pour vous occuper, des courses, des visites. En vérité, je vous le dis : le temps ne doit pas être employé. Il ne faut pas s’occuper, il faut se laisser libre. «
Rien que ça.
Rien que pour ça !

Ma côte : 6/10














LA LUNE DE CE MONDE FLOTTANT






de Saikaku Ihara, Daniel Struve (Traduction)
Catégorie(s) : Littérature => Asiatique
critiqué par Catinus, le 6 mars 2009(Liège, Inscrit le 28 février 2003, 58 ans)

OmbresUne belle galerie de personnages obsédés par la fréquentation de maisons de plaisir ( comprenez les lieux de prostitution ) dans le Japon du 17 ème siècle. Et plus particulièrement des hommes qui dépensent tous leurs biens auprès de ces dames. Jusqu’à la dépravation et l’effondrement financier total puisqu’ils sont tout bonnement ruinés.







Des excellents outils de travail pour les psychologues et les sociologues.







Des détails piquants mais bien tristes tout de même…







Notons, pour ceux qui désirent approfondir le sujet, que ce livre est truffé d’annotations remarquables concernant la vie d’un des mondes flottants.


Ma côte : 6/10