" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

jeudi 25 juin 2009

Lecture de juin ( suite ) " Petites mythologies belges " de J-M Klinkenberg



Jean-Marie Klinkenberg enseigne les sciences du langage à l’université de Liège et a écrit un nombre impressionnant de bouquins dans ces zones-là. Mmmmhhh, bon, dire que j’ai tout compris serait mentir ( attends-toua ! ) mais le sémioticien ( ? ) nous livre quelques réflexions, que dis-je des analyses intéressantes ou de bons mots , ainsi :

- - - ( …) « vous ajoutez l’intelligence limitée mais efficace qui fait la simplicité, alors vous avez Eddy Merckx. «

- " Le cycle est une maquette de la Belgique «

Je suppose qu’il veut nous faire comprendre que les deux roues sont les Communautés, néerlandophone et francophone, et le guidon l’état fédéral. Puis il ya les freins, la chaîne, la selle ( la royauté ? ) etc…

- - - Cioran nous dit « on n’habite pas un pays, on habite une langue « .

Sans doute veut-il nous signifier que nous sommes d’abord wallons ou flamands, ensuite Belges, puis européens, puis … citoyens du monde ( gloups ! ). Et que le littoral ( vlaamse kuste ) et l’ardenne appartiennent à tous les p’tits Belges. Et Bruxelles ôssi , ben tant qu’à faire …

D’autres excellents passages sur les Belges en France, le petit pays ( pages 88-92 ), pour ceux qui sont fanas du foot « Anderlecht versus Standard « ( p.p. 130-133 ), la prise de conscience de son appartenance à la belgitude ( fallait que je la place, celle-là ) qui a débutée très tôt.

A conseiller ! Quelques éclats de rire garantis , un ouvrage par moments drôle et optimiste.

mercredi 24 juin 2009

Etes-vous un voyant ?


Avez-vous des dons pour voir des chôôses extra-ordinaires ?
Testez - vous !
Regardez les quatres points au centre de cette image pendant trente secondes, puis fixez un espace lisse et si possible coloré.
Que voyez -vous ?
- Rien : vous n'êtes pas un voyant, désolé ...
- Quelqu'un qui vous rappelle un ... je ne sais quoi ... Ah !


mardi 23 juin 2009

Et un city trip à Londres, un !





Le super pied !















L'univers ne contient que 4 % de matière ...














In the tube














Ailé !











J’ai pris l’habitude de passer mon anniversaire à Londres ( c’est pour faire mon malin ! ). Sage et bien agréable décision, s’il en est. Je ne vais pas vous casser les pieds avec mes souvenirs de ce city trip de trois jours . Juste ceci : la Kapitale est très grande et il m’aura fallu une quinzaine de voyages pour découvrir Hampstead Heath, une lande, vaste étendue boisée, avec prairies et lacs qui semble narguer la ville en son nord. Vous y savourerez un grand calme, loin de la foule déchaînée ( ça change un peu ). Je n’en ai parcouru qu’une partie. A suivre donc …

Les Anglais sont affublés de la phobie des poubelles ; la paranoïa des attentats terroristes … On peut les comprendre : ils ont déjà donné. Ainsi, vous ne trouverez pas de poubelles dans les rues, ni dans les lieux publics . Il vous faudra attendre de rentrer à votre hôtel pour vous débarrasser des canettes, bouteilles et prospectus divers distribués à tous les coins de rues. Aussi une armée de balayeurs sillonnent la ville car il convient que tout soit aussi clean que possible et c’est le cas. Notez que c’est un bien : cela donne du boulot, et puis la propreté entraîne de bons réflexes, tout comme la politesse des toutous et le fair-play des English appellent une ambiance, cool, sereine et agréable. C’est d’ailleurs une des rares villes où je me sens tout à fait à l’aise.

Deuxième petite constatation : avec les gsm, beaucoup se passaient de montres. Mais cette époque est révolue : à c’t’heure, il est de bon ton, surtout pour les mâles, d’arborer de clinquantes clocks aux poignets ( gauche ou droite ).

Elles doivent être, si possible, hyper tape à l’œil, suivant la mode bling-bling – et la déclaration de je ne sais plus qui : « celui qui n’a pas sa Rolex à cinquante ans, c’est qu’il a loupé sa vie « - . Dont acte ! La mienne, c’est une Lexon, taqua voir !

Je me suis rendu dans cinq restos japonais. Mioum ! Ya bon sushis !

Préférences pour Okasiro et Okawari ! ( voir la photo )

J’ai bu ma première bière de l’année (une small ) dans un pub, avant de repartir au pays . Sans intérêt et elle m’a à peine soulé ( comme on devient, hein ! ) .

Ô tempora, ô mores !

Normalement, deux retours à London, cette fois en bonnes compagnies, durant les grandes vacances . A suivre …


Mind the gap ! Hey, v'là le métro >>>

Vos chères cartes pour mon anniversaire





Vous n'avez pas oublié mon anniversaire et je vous en remercie. Vous savez qu'il représente La - The - date de l'an
née pour bibi . Gloups ! J'en suis encore tout zébu ...












Les deux tiers du trio " Petit Filou " , soit Gri-Gri et Guy















De mon amie liégeoise, Marie




















De ma pote Danôkô-San




















De ma soeur Rose


















De ma soeur Thérèse




















Et encore toujours de Marie














Toujours de Marie - oufti ! - , les fleurs du cerisier du Japon en face de son appartement









De Cathy du Balloir

mercredi 17 juin 2009

Deux décès qui m'affectent : Yolande Ottevanger et soeur Aloysia




Une figure rayonnante de l'hôpital Saint-Joseph de Liège vient de nous quitter : soeur Aloysia .
A la suite d'une très mauvaise chute , elle s'en est allée, comme on dit, à l'âge de 86 ans ( si je ne m'abuse ).
Je la surnommais " la soeur comique ". Elle circulait dans les couloirs de son pas
devenu légendaire. Elle " traçait " droit devant elle, comme une fusée, toujours le sourire aux lèvres ; mais s'arrêtait sans cesse pour remonter le moral de ses troupes ( les patients de Saint-Jo ). Je l'ai vue de mes yeux vu redonner le sourire et l'espoir, à certains, en moins de cinq minutes chrono !
Sa devise, qu'elle formulait à ceux qui voulaient bien l'entendre, piquée d'un délicieux accent flamand et plein d'humour : " Pas la peine de se tracasser, c'est encore plus pire ! "








Yolande
Ottevanger, une amourette d'adolescence, que je prénommais " Yôkô " .

Saludos, ma Belle !

dimanche 14 juin 2009

Ils ont dit de Môa !


A l’approche de mon anniversaire, je rentre dans une sorte de turbulence. Pas négative, ni terrifiante, que nenni, mais le moment vient de faire le point. Ainsi, chaque année, particulièrement en juin, je suis étonné d’être encore en vie… Non que je m’en réjouis de façon imbécile, attends-toua, faut pas pousser mais j’en suis tout baba quand même. Point-barre ! Je suis très date !
Une sacrée drôle de vie quand même. Très obscure. Il y a quelque temps encore, je n’aurais pas aimé ( mais alors pas du tout ! ) que l’on me considère comme un mec éteint. Mais il faut se rendre à l’évidence : je le suis et m’en fait une raison. N’allez pas croire que je sois dépressif, oh que non, et moins que jamais d’ailleurs, c’est juste une constatation. Et pour vous le prouver, vous pourrez, si vous le souhaitez, découvrir ce que les « autres « pensent de môa. Tout cela en vrac et dans un désordre chaotique.
J’ai le sentiment – permanent - que je suis toujours passé inaperçu, un peu comme un fantôme. Ce qui ne comporte pas que des inconvénients.
- « Un homme très-très mur ! « me dit un jour une visiteuse de l’atelier du Balloir à Lîdge. Je lui ai répondu : « Vous croyez que je vais tomber comme un fruit très-très mur ? « Elle se répandit en excuses …
- « Catin, c’est un parvenu ! « . Celui qui a prononcé ces paroles est un membre du parti socialiste et a peut-être été influencé par les discours d’Elio di Ruppo, lors des affaires que vous savez.
- « Il est gentil, y a pas à dire, mais qu’est-ce qu’il peut être chia***nt ! « Ils sont nombreux à le penser, sous différentes formulations.
- « Catinus, un être suprême ! « dans une dédicace d’Amélie Nothomb. Sans commentaire ?
- « Toi et ton nihilisme, ton angoisse perpétuelle, ton obsession du suicide » d’Ambre D. ( encore partiellement d’actualité ).
- « A voir ta photo, tu ressembles à Léo Ferré,... jeune « de Maggy D. Là c’est minouche aussi !
- -« Bonjour, monsieur le curé «, une bénévole à l’hôpital Saint-Joseph. Elle a sans doute raison mais elle, je sais pas la piffer. Dont acte !
- « Tu es une bonne poire ! « Catherine, une bénévole du cours de français du lundi. Encore une qui a vu juste ! Bah !
- « Hé, m’sieur Gaston Lagaffe – Il ne vous manque plus que des chaussettes rouges! « de Cathy W., de l’atelier du Balloir.
- « Jean, il est bon comme le pain ! « de mon ami Paul Schifflers. Hé , Paul, j’espère que tu parles du bon pain …
- « Caporal-sans-képi ! « de mon oncle Roscius, quand j’étais môme. Il avait vu juste : je suis devenu objecteur de conscience, à son grand désarroi et celui de mon père, itou. Fils indigne, va !
- " Tu es un peu comme tout de travers, toi ! " de Natacha V. Pas mal vu, mignonne .

jeudi 11 juin 2009

Mes lectures de juin


Histoires parallèles. Kafka Tamura, quinze ans, fugue de la maison familiale et se réfugie dans une bibliothèque. Nakata, vieil homme un peu simple d’esprit, décide lui aussi de prendre la route, attiré par une quête qui le dépasse et qui l’obsède. L’écriture de Haruki Murakami est toujours excellente et bien agréable à suivre.
Mais j’ai bien plus apprécié le parcours de Nakata : il est hautement savoureux ! Car, si notre héros est un peu à côté de ses pompes, il sait parler aux chats, par exemple, ce qui vous l’avouerez n’est pas rien ! Et puis il a une belle philosophie de vie : il se contente de peu, avec juste un peu d’amitié ( with a little help from my friends ) et cela tombe bien : son pote de rencontre, Hoshimo est disponible. Nakata découvrira la « pierre de l’entrée « mais au prix de sa vie.
Le cheminement de Kafka est lui, à mon goût, plus tortueux. Son besoin de se réconcilier avec son père, pourtant mort, la ressemblance troublante de sa mère avec mademoiselle Saeki, m’ont apparu souvent agaçante. Aussi, je relierais volontiers ce livre mais uniquement la partie qui raconte Nakata, ce qui n’est pas très difficile car les chapitres sont bien séparés.
Mais je n’ai pas tout bien compris non plus ( on ne se refait pas, attends, toua ! Gloups ! )
Toutefois, je suis tombé sur un passage miraculeux dans ce livre. Il se situe à la page 381 dans le récit de Kafka ; je vous le cite, texto, ici, et mets un point d’honneur d’ y apporter un commentaire ( le mien ! ) dans un prochain article, tant il est capital :

« ( …) Comme l’a si bien dit l’écrivain russe Anton Tchekhov : « Si un revolver apparaît dans une histoire, à un moment donné, il faut que quelqu’un s’en serve. « Tu comprends ce que cela signifie ?
- Non .
- Ca m’aurait étonné. Tu ne comprends jamais rien. Je t’ai justement posé la question par politesse.
- - Trop aimable .
- - Ce que Tchekhov voulait dire, c’est que la nécessité est un concept indépendant. La nécessité a une structure différente de la logique, de la morale ou de la signification. Sa fonction repose entièrement sur le rôle. Ce qui n’est pas indispensable n’a pas besoin d’exister. C’est cela, la dramaturgie. La logique, la morale ou la signification, quant à elles, n’ont pas d’existence en tant que telles, mais naissent d’interrelations. Tchékhov, en voilà un qui s’y connaissait en dramaturgie ! "

Instantanés de ma vie liégeoise ( suite 5 )


Nous conviendrons donc que nous vivons une période exceptionnelle. Si on exclut, bien sur, le côté exécrable et insupportable de la nature humaine, sa rage de détruire et sa recherche bien entamée de son autodestruction. Mais autrement, je me sens parfaitement à l’aise en ce début du XXIème siècle et ne voudrais jamais vivre « au bon vieux temps « , comme on dit souvent : il était infiniment encore plus lourd à vivre. J’aime notre époque, maintenant, pour son côté pratique. J’explique…
Si je veux aller boire un verre à Lîdge, pas de sushi : il suffit de fermer ma porte ( pas spécialement à clef ! ) et en moins de temps qu’il ne faut pour dire « Standard Champion ! « , hop , une Liégeoise me sert un café, avec excellence. Et si cela se trouve, « La Meuse « est portée de main pour m’instruire des nouvelles fraîches du coin … Si je veux voir mon amie Gri-Gri , hop, un p’tit message au G afin de savoir si on peut se retrouver en ville pour papoter… La mer me manque ( j’allais tout de même pas dire Gri-Gri, elle ne serait pas contente de l’expression, attends, toua ! ), la gare du Palais est à cinq minute et mon rail-pass toujours en poche…
Envie de lecture ou d’un dvd, la biblio des Chiroux ouvre l’après-midi … Il me semble que Danôkô-San m’oublie : envoie-lui un mail, mon p’tit gars ou un sms … Quoi de neuf au Japôn ? Ouvre donc ton ordi et va donc z’yeuter sur le forum : http://www.lejapon.org/
Il me semble que je m’encroûte ? Pas de sushi , je file droit en suivant un des parcours que j’adore le plus à Lîdge : boulevard de la Sauvenière, boulevard d’Avroy, rue des Guillemins, une halte-café-clope au TGV et retour via la rue Louvrex et la rue Saint-Gilles : deux heures de bonheur ! Oufti !
Ce aujourd’hui, j’ai été voir le nouveau musée consacré à Magritte. J’en reparlerai dans un autre article. Près de la Grand’ place de Brussels, je me suis offert un dvd de mon chouchou : Frank Zappa ( et oui, toujours lui ! ) : « Apostrophe * and over-nite sensation « . Watcha ! Puis une miso-soup, 6 sushis et six makis au resto Jap^onais « Anata « . Sur le train, j’ai terminé la lecture de « Kafka sur le rivage « de Haruki Murakami. A mon retour : une – immanquable et incontournable - sieste pour repenser à tout cela.
Nous vivons une époque for-mi-da-ble , comme dirait l’aut’ !
Une vraie vie de privilégié, ôssi ! Yes, my Dear !

samedi 6 juin 2009

Instantanés de ma vie liégeoise ( suite 4 )


Voilà tout juste deux ans , jour pour jour, que je suis installé à Lîdge. Si j’étais un chien, je balancerais la queue tant mon intégration dans la ville est a-dmi-ra-ble, n’ayons pas peur des mots ( ya des cô que je m’étonne môa même, attends, toua ! ).
Mon studio est d’un calme quasi absolu ( en comparaison des agressions sonores de Gou-ou-ouvy lors des derniers mois , taqua voir ! ). Un magnifique trio - et duo ! - s’est constitué ( je vous en ai déjà causé maintes fois ) et ils tiennent la route. Mingâ-ti ! Et puis je ne travaille plus, ce qui n’est pas rien dans la vie d’un Homme : terminé toutes ces contraintes tous azimuts. Merci ! j’ai assez donné, je crois .
Des bénévolats m’assurent un suivi dans une vie qu’il ne conviendrait pas qu’elle soit par trop dissolue. Ainsi hier, je me suis farci deux réunions. Une à la Croix-Rouge pour mon service à l’hôpital Saint-Joseph. Comme votre serviteur est extrêmement impulsif, je me suis hérissé devant la hiérarchie de l’Organisation ( croix rouche ) , - et vu aussi que je suis allergique à tout pouvoir quel qu’il soit -. J’adore Saint-Jo car je suis le seul homme pour 15 femmes lors des réunions. Et j’adore encore plus quand je m’écrie : « personne ne m’aime ! « , là pour le coup , beaucoup de ces charmantes dames tentent de me consoler. Mmmmmhhh ! Mioum !
Puis, assemblée générale à « Thermos « qui comme chacun le sait est une asbl qui s’occupe des plus démunis ( http://www.thermos-liege.be/ ). Je me suis abstenu de voter pour trois des douze nouveaux membres du prochain comité ( pour des raisons que je ne veux pas développer ici – Marie aurait-elle raison quand elle prétend que je suis teigneux, des coups ).
Bon, je file saluer la sœur Alouisa, 87 ans , qui a eu un méchant malaise cette semaine. Ensuite la table des « petits mangeurs « au Balloir, puis une glace avec Gri-Gri. Demain les élections ( je vote écolo, faute de mieux ), concert d’Alexandre au musée d’Alsenberg, bien accompagné une fois de plus. Puis recontacter Danôkô-San pour le city trip à Londres en août.
C’est la big-braderie dans l’hyper centre de Lîdge, mais je trace afin d’éviter d’acheter des conneries de chez Connerie, p’têt quand même une halte auprès des bouquinistes, place Cathédrale.
Juste un point noir durant ces deux années, la perte de mon chat, Sqwatt. Mais comme je déteste en parler … silence !
Alléïe, à une prochaine !
Bizoux !