" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

samedi 25 juillet 2009

La Frite à Lîdge







La frite , " La première tentation du Christ ", un pastel de Davis-D




"La Meuse " du 29 novembre 2011







Si vous voulez lire l'article du journal " La Meuse " du samedi 16 avril 2011, cliquez sur l'image !













D’après un sondage européen, le cornet de frites a détrôné l’Atomium et Manneken Pis comme emblème de notre pays. Le journal « La Meuse de Lîdge « a enquêté auprès de quelques enseignes de notre Cité Ardente ; en voici un court résumé.
L’indétrônable « frite mayo « et l’éternel « boulet frites à la liégeoise « sont toujours aussi demandés. Petits et grands se régalent de ce plat national qu’il soit accompagné de moules, de boulets, de fricadelles, dans un pain un cornet ou un ravier. Etudiants, fonctionnaires, hommes et femmes se bousculent tous les jours aux portes de nos friteries.
Il faut savoir qu’une bonne maison vend en moyenne 100 portions de frites par jour.

- " L'Industrie « , rue Saint –Gilles. En 2002, on la classait 4ème des meilleures friteries du royaume. En 2008, un groupe bancaire l’a choisi pour une action publicitaire. Les propriétaires ont donc distribué pour l’occase, 2000 à 3000 sachets de frites gratuits dans tout le centre-ville.
- " La Friterie du Perron « : A deux pas de la Violette ( hôtel de ville) elle a une clientèle d’habitués. A 11 h, elle attend déjà derrière la porte… « Je vais devoir ouvrir à 10h « déclare André. Il dépasse facilement les 100 raviers par jour ! La béarnaise et la sauce au poivre sont faites maison.
- " La Bawette « au pied de la Passerelle Saucy qui ressent tous les jours les conséquences de la crise. Sans compter que La Grand Poste est fermée, que l’université a sa propre cafétéria… Heureusement, il ya les fêtes du 15 août dans la République Libre D’Outremeuse : la Bawette ouvre jour et nuit, non-stop ! La patronne est fidèle au poste depuis 27 ans et elle a encore des années devant elle !
- -" Chez Philippe « , perché au dessus de la rue Haute-Sauvenière, on ne fait que des frites depuis 30 ans ! Les Français sont friands de nos frites, déclare le patron. « Nous avons un espace restaurant, mais ici, ni gratin dauphinois, ni pâtes, que des frites. Les clients ne regardent même plus la carte ! « . Une clientèle d’habitués : des gens du quartier, les employés des bureaux du dessous passent commandent ici tous les jours.
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Notons que 40 à 45.000 sachets de frites sont vendus chaque année dans les aubettes qui entourent le stade de foot du Standard ( di Lîdge, hein valet ! )


La recette idéale pour obtenir les meilleures frites. Le commentaire est en allemand - une des trois langues de la Belgique- mais vous comprendrez facilement :

Et une p'tite chanson avec des frites, bien sûr ! :
http://www.dailymotion.com/video/xagmi4_el-moule-frite-j-ai-la-dalle-remix_music


L'excellent reportage de télétourisme du 24/11/2012, tout sur la frite :

jeudi 23 juillet 2009

Les comptes en banques et le logement des Belges


Les Belges sont les plus riches. Enfin, surtout les Flamands, car 61 % des wallons n’ont pas 25.000 euros sur leur compte en banque.

On savait nos voisins du Nord plus riches que nous. Voilà qu’on apprend qu’ils sont même les plus riches d’Europe ! Notre pays est en effet en tête du classement des pays les plus riches en Europe ( hors Luxembourg et Suisse ), devant la Suède. Et les Flamands affichent un insolent « 18% » de gens qui ont la chance d’avoir plus de 75.000 euros en banque. Ils sont aussi 26% à détenir entre 25.000 et 50.000 euros.

Avec 22% de ménages ayant une épargne de plus de 50.000 euros, les Belges occupent, devant les Suédois ( 20%) , la tête de ce classement européen des pays les plus riches.

Si on regarde de plus près, on constate qu’en Wallonie, ceux qui ont entre 50.000 et 75.000 euros représentent 5% de la population contre 10% en Flandre et que ceux qui ont plus de 75.000 euros sont à peine 8%, contre 14% en Flandre.

Par contre, un nombre explose en Wallonie, ceux des gens qui déclarent moins de 25.000 euros sur leur compte. Ils sont 61% au sud du pays et 45% en Flandre, pour une moyenne nationale de 51%. Et 6% des Belges ( contre 13% de Suédois ) confient même ne pas avoir d’épargne du tout, soit 12% des ménages Wallons contre à peine 2% chez nos voisins du nord.

Mais d’autres éléments que l’argent sur le compte en banque permet de voir si un pays s’en sort bien par rapport à ses voisins européens. Le logement par exemple. D’après une enquête d’Eurostat, l’office européen de statistiques, 67% des ménages belges sont propriétaires de leur habitation. Ce qui est tout à fait dans la moyenne européenne qui atteint les 65%. Chez nous, c’est la maison mitoyenne qui tient la corde ( 39% des foyers, devant la maison individuelle ( 34%) et l’appartement ( 26%).

( source : « La Meuse « de ce 11 juillet 2009 )

Maintenant, curieux boquets comme je vous connais, vous aimeriez bien savoir dans quelles tranches je me situe, hein ! Mais tintin et comme disent parfois nos ministres : « Je ne peux faire aucune déclaration à l’heure actuelle ! « . Na !

Mais vous savez depuis belle lurette que je suis riche de cœur ( c’est déjà cela ).

samedi 18 juillet 2009

Elucubrations : le coup du révolver et mes siestes


















Nous en avons causé ce soir, bien sérieusement – une fois n’est pas coutume – avec Marie, ma chère amie liégeoise. Le coup du révolver de Tchékhov dont je parlais lors de ma « critique « du roman de Haruki Murakami « Kafka sur le Rivage « . Je cite « Si un révolver apparaît dans une histoire, à un moment donné, il faut que quelqu’un s’en serve «. Pas simplement se dire : que voilà un beau révolver !, combien il coûte ?, on peut tirer combien de coups ? non, il faut qu’on l’u-ti-li-ser. Il en va de même dans la vie : si « quelque chose « d’inattendu se présente, il faut saisir cet événement et non le subir. Ou pire encore, passer à coté. A rapprocher par ailleurs de l’expression : « Il faut que la pièce tombe « . Et pour qu’elle tombe cette satanée pièce, il convient peut-être d’être au bon endroit à la bonne heure. Bien sur, cette prise de conscience dépend à son tour d’un tas d’autres circonstances qui doivent être remplies : sommes-nous réceptifs ? , ne subissons-nous pas de contraintes sociales de notre entourage par exemple, des soucis de santé, ... Il faut parfois couper le cordon ombilical, comprenez changer radicalement de vie ou d'habitudes, de buts, de manière de vie, remettre tout en question … Que sais-je encore.

Bon, c’est une amorce … A suivre ?

Manière de faire mon malin ( j’adore ! ) j’utilise parfois comme signature – prétentieuse à souhait - : « Il y a deux sortes d’individus : ceux qui se souviennent de leurs rêves … et les autres « .

Aussi loin que je remonte, j’ai toujours du me farcir des siestes pour récupérer, souvent en début d’après midi ou au début de soirée. Indispensables. Sauf si je me chope à l’insu de mon plein gré un début de cancer du pancréas, j’en émets ici une explication. Je rêve comme chacun(e) toutes les nuits mais en plus, je m’en souviens ( okay, je ne suis pas le seul à ce que je sache). On peut donc dire que je vis deux fois : pendant la journée, et vu que je suis très émotif, je déguste sans arrêt ; et en plus, je me farcis des rêves, très souvent « mauvais « , s’apparentant à des cauchemars, ou plus délicieux, de type érotique. Ce qui vous en conviendrez est épuisant pour un seul mec, attends-toua !

CQFD ! Ce qu’il fallait démontrer !

Je suis content !

vendredi 17 juillet 2009

Ces innovations,ces inventions qui ont changé nos vies















Comme j’approche tout doucement de la soixantaine, il serait peut-être bon de regarder dans le rétroviseur. Je suis assez ravi, dans l’ensemble, de l’époque que je vis maintenant – en faisant abstraction de toutes les crasses qui nous entourent, forcé ! -. Ouais, maintenant, je suis comme un poisson dans l’eau et me réjouis même de voir ce qui nous attend ( en bien !, tant qu’à faire ). Je suis ébahi devant certaines innovations et inventions qui ont jalonné des 60 dernières années, comme vous certainement, je les trouve fantastiques et salue leur côté pratique, tout simplement. En voici donc quelques unes ( désolé pour les oublis ). Avec un p’tit commentaire-maison.


1950-1960 :


LA TELEVISION, souvenir d’enfance : le jeudi, peu avant 17 heures, c’était l’instant magique ( et tant attendu ) : ma mère, accompagnée de ses « rejetons », soit mes trois sœurs et bibi se dirigeait vers l’arrière magasin où trônait le Saint des Saints : une des premières télévisions du village. L’énorme bête reposait sagement sur un meuble à roulettes. La procession pouvait commencer : la Divinité, farci de tubes ( la téloche ) était emmenée vers la salle de séjour, telle une relique prodigieusement magique. Il fallait pas moins de cinq minutes pour qu’elle s’illumine de tous ses feux ( j’exagère à peine ) et nous brancher ,en 625 lignes, sur le programme de Télé-Luxembourg, en direct de la Villa Louvigny, qui proposait aux chères petites têtes blondes leur émission hebdomadaire : « L’école buissonnière « . Je me souviens encore du générique, de Rintintin, d’Helmut- le-petit-bricoleur, de Robin des Bois ... Faut dire que nos parents tenaient un magasin de matériel électrique, d’où le fabuleux privilège. Nos petits voisins accouraient de tout le quartier pour partager notre immense plaisir ( je vous dis pas l’ambiance ! ). Le mercredi soir, parfois, c’était le jour du foot. Nous les mômes allions au dodo, car les propos tenus par la tribu des Laloux et confrères, nos voisins plus âgés, auraient pu choquer nos oreilles. Mais du second étage, dans nos chambres nous entendions jusque fort tard des commentaires les plus divers , ponctués de solides « non di d’ju ! «

LA GUITARE ELECTRIQUE, à l’heure des Schadows, d’Apache, Telstar

FUSEES SPATIALES, Spoutnik, Gagarine, ma première idole puis John Glenn. Quel gamin ne rêvait pas de devenir cosmonaute ?

VOITURES POUR TOUS , mon paternel avait une Aronde Commerciale. Pour aller cueillir des myrtilles en juillet ou aller à la mer, chaque année, dès le 15 août.

MUSIQUE ROCK , une p’tite facétie qui allait faire du chemin … It’s only rock and roll, but i like it !

LE FRIGO DOMESTIQUE , un gros machin , bien peu esthétique mais qui renfermait les sublimes glaces de ma mère …

LA MACHINE A LAVER, blourps !


1960-1970 :


45 et 33 TOURS, les premiers disques furent ceux de Pierre Selos, Claude François et Johnny. Ma sœur aînée, Rose, me fit découvrir les Beatles, Barbara, Georges Chelon, …

TRANSISTORS , des super minis, mêmes, qui étaient, la nuit, mon seul et unique secours dans ce foutu collège. Le pop club de José Arthur, …

TELEVISION EN COULEURS , Ouîe mes ouilles !

ENREGISTREURS A BANDES , durant les grandes vacances de 1968, j’ai bossé comme un dingue avec mon paternel qui me m'avait promis de m’en offrir un –Philips , pas Ka-kaï ! - à la fin du mois d’août. Je ne sais pas comment je m’y suis pris mais le fabuleux engin était déjà en ma possession dès le 30 juillet… Chantage ? Va savoir … J'peux être teigneux, des coups !

MINI-CASSETTE , je les ai toujours trouvés extrêmement vulgaires .

PILULES CONTRACEPTIVES , tu veux un dessin , mec ?

LA SOCIETE DE CONSOMMATION , nous sommes encore en plein de dedans. Le sujet de prédilection de « L’Express « de J.J.S.S. et de Françoise Giroud que je dévorais jusqu’à la dernière ligne …

VOYAGES EN AVION , mon baptême de l’air fut pour bien plus tard, en 1977, en Tupolev , en compagnie de Freddy Kindermans pour le 60 ème anniversaire de La Révolution Soviétsique . Nastrovié !

CONTESTATION DE LA JEUNESSE , a c’theure, les jeueunes d’aujourdhui ne savent même quoi de quoi on cause ici ! Purée , vl’a Catinus qui raconte encore sa guerre !

ON A MARCHE SUR LA LUNE, dire que je ne l’ai pas vu en direct rapport que je faisais –déjà ! - du bénévolat dans un camp pour les « enfants-placés-par-le-juge « à Kettenis.


1970-1980 :


TRAINS A GRANDE VITESSE , bibi adore les trains. Pas spécialement les ceuses à grande vitesse d’où on ne voit rien ou pas grand-chose de fort intéressant, mais pour le côté pratique de la chose. Bruxelles – Londres en 1h55 minutes, ce n’est pas rien, attends-toua !

MAGNETOSCOPE, rigolo et idéal pour faire son p’tit programme téloche à soi.

CALCULETTE, toujours une à portée de main. Total, j’suis plus foutu de faire une addition « de tête « . Misère : comme on d’vient ( comme dirait ma p’tite sœur Thérèse ) ( mais, elle, est nettement plus maligne ).


1980-1990 :


TELEPHONIE PORTABLE, mon premier « G « ( je crois ) date de 1998 avec qui je dialoguais amoureusement – déjà- avec ma pote Daneke.

TELEFAX , l’invention qui m’a le plus séduit. Complètement bluffant ! J’envoyais des conneries à mes collègues de Radio Beho qui les lisaient en direct, passais mes commandes du magasin, mes articles « Le Longues oreilles « , photocopiais tous mes écrits …En ai conservé quelques traces, dans mes rarissimes archives …

CD et DVD , comme disait mon pharmacien , monsieur Rome : usage connu !

ORDINATEURS ET INTERNET , encore une invention plus que remarquable. Même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais cru cela possible. I’m addict !

TUNNEL SOUS LA MANCHE, un délire bonapartiste réalisé pour un cinglé de London-Town. Mioum !

LE SIDA, bien que extrêmement prudent et peu téméraire, je flippe comme un malade de le choper. Cool, man !

ECLATEMENT DU BLOC DE L’EST, je me souviendrai tout le restant qu’il me reste à vivre du jour – un samedi ! -où j’ai porté le journal « La Libre Belgique » à mes parents qui titrait en première page : « Le parti communiste hongrois se saborde ! « . Oufti !

FOUR A MICRO-ONDES , tu crois que c’est cancérigène, ce truc-là ?

LA CARTE BANCAIRE , resté vieux garçon, je m’en méfie comme la peste ( surtout de la Visa ). Je préfère les biftons dans ma poche !

LE MP 3 ET SES DERIVES, pas trop mon truc, loll !

APPAREILS ELECTRIQUES SANS FIL , suis pas bricoleur !

NAVETTES SPATIALES , idéal pour s’espionner ! On peut tout voir en direct, au décimètre près : la papamobile, le génocide du Rwanda, …

IMAGERIE MEDICALE , tiens ! Cela me rappelle que je dois aller faire une image relatant l’état de mon estomac…

GPS, m’en fous, note que : j’ai jamais eu de bagnole !


1990-2000 :


PHOTOS ET VIDEOS NUMERIQUES, bonjour aux massacres des p’tits photographes du coin ( et même des gros ) mais qu’est-ce que c’est patrique ! Suis devenu adepte, en autre via ce blog.


2000-2010 : ...

jeudi 16 juillet 2009

Junichirô Tanizaki : " Eloge de l'ombre "


Un livre que l’on peut qualifier de très pointu . Non pas pour le style d’écriture ou du phrasé contenant une quantité de termes qui nécessiterait une connaissance ou obligerait d’avoir un gros dictionnaire ouvert à portée de main. J’ai à peu près tout compris ( remarquez le fait, s’il vous plaît bien ! ). Mais dans le sujet abordé. Oui, un seul : l’ombre confronté à la lumière ( d’où le titre de l’ouvrage, ben tiens donc ). Comment et pourquoi les Japonais savent apprécier ce qui paraîtra , en occident, comme un détail, du sans importance-vraiment, insignifiant en un fait absolument primordial pour comprendre ce peuple bien étrange ? Dans ses us et coutumes. De l’ombre partout recherché – et en occident de l’ombre partout traqué – dans l’habitat, la cuisine, la beauté de leurs femmes femmes, la peau, la nature, …
Soulignons cependant que le livre à été écrit dans les années '30 et que certaines choses ont bien changées depuis ( nostalgie quand tu nous tiens ! )
Perso, le but est atteint car je tente, depuis la lecture de cet ouvrage, de considérer sous un autre angle ce qui m’entoure. ( Bon , je sais : je suis terrrriblement influençable, et alors ? ). Il me faudra le reprendre plus tard et en recommencer la lecture.
Deux extraits :
- Ce qui explique qu’on ait, à l’aphorisme : « le raffinement est chose froide « , pu ajouter « … et un peu sale « . Quoi qu’il en soit, il est indéniable que dans le bon goût dont nous nous targuons, il entre des éléments d’une propreté douteuse et d’une hygiène discutable. Contrairement aux Occidentaux qui s’efforcent d’éliminer radicalement tout ce qui ressemble à une souillure, les Extrêmes-Orientaux la conservent précieusement et telle quelle, pour en faire un ingrédient du beau. C’est une défaite, me direz-vous et je vous l’accorde, mais il n’en est pas moins vrai que nous aimons les couleurs et le lustre d’un objet souillé par la crasse, la suie ou les intempéries, ou qui paraît l’être, et que vivre dans un bâtiment ou parmi des ustensiles qui possèdent cette qualité-là, curieusement nous apaise le cœur et nous calme les nerfs .
- La cuisine japonaise, a-t-on pu dire, n’est pas chose qui se mange, mais chose qui se regarde ; dans un cas comme celui-là, je serais tenté de dire : qui se regarde, et mieux encore, qui se médite !

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Pour la petite histoire, Amélie Nothomb considère ce livre comme un des plus beaux écrits à propos du Japon. Il est un de ses coups de ses coups de coeur, à lire et à relire donc.

dimanche 12 juillet 2009

Mon cinéma à môa


Alzheimer frappant tout doucement à ma porte, il serait bon de dresser une liste des films que j’ai vus à Lîdge durant ces deux nouvelles années. Mioum ! Nous oublierons ceux qui sont entrés et sortis quasi immédiatement. (C’est que je n’ai pas que cela à faire, attends-toua ! )

Hors classement : « Berlin « de Julian Schnabel avec Lou Reed.

En juin et juillet 2007. Je l’ai vu 6 fois : deux fois avec ma pote Daneke, deux fois avec mon amie liégeoise, Marie, et deux fois en solo.

Ce fut un choc inouï. L’album » Berlin « m’était archi connu vu que dans les années liégeoises et septantes, je l’écoutais en boucle. J’ai rarement été aussi ému de voir un film et même un concert. Mon cœur battait à 250 à l’heure, suais à grosses gouttes et si je n’avais pas été assis, je serais tombé dans les vaps. A sa sortie en dvd, je me le suis offert illico-presto.

Les reprises :

- « Roma « de Frederico Fellini que j’ai vu mille et mille fois , toujours avec un bonheur égalé. La première fois en compagnie de Jacques Robert en 1971, si je ne m’abuse. Une œuvre magistrale, sans doute la number One dans mon cœur de beurre. Rome vue par les yeux de Fellini ne saurait être que de la belle ouvrage …

- « Mort à Venise « de Luchino Visconti. Un amour interdit d’un vieillard pour un adolescent. Faut s’accrocher et l’on touche au sublime, là ! Et on l’aura assez dit : avec la musique de Mahler, on reste ébahi …

Les p’tits nouveaux :

- « Entre les Murs « de

Vus deux fois ( tous ceux qui sont mentionnés ici, en compagnie de Marie ). Film de fiction et d’approche « documentaire « sur l’enseignement dans une école un peu « difficile « , en France. Le ton et le jeu des acteurs y sont admirablement bien rendus. Proficiat ! Vous n’avez pas volé votre prix - machin-chouette- .

- « Séraphine « de Martin Provost

Ne suis pas un admirateur inconditionnel de Yolande Moreau mais là , quand elle incarne une artiste peintre « naïve « , je fus délicieusement conquis par cette vie et cette époque si désuètes. On en redemande !

- « Still Walking « de Kore-Eda

Je suis tombé sous le charme de cet excellent film jap^onais ( enfin un ! ). Il ne faut en aucun cas s’attendre à des rebondissements prodigieux, des effets de manche, de la philo à la noix, ni à des coups de feux. En première partie, juste se laisser envahir par la vie quotidienne d’une famille japonaise comme tant d’autres, puis des attitudes, des répliques, de non-dits vous gagnent. Des images, des plans séduisants également. Il faut souligner que je ne pense, en gros, qu’à la « culture « , l’attitude nippone, total dès qu’on me propose par des lectures, des romans, des photos,… de ce pays que j’idéalise au-delà de toutes mesures, je rentre quasiment en transe ( taqua voir ! ). Nous irons le revoir samedi, en gommant quelque peu notre attention sur les dialogues pour nous concentrer sur cette imagerie, cette mouvance si séduisante.

vendredi 10 juillet 2009

Des Admirables !







En dédicace, signée par Colette :
Deux braves types à qui on avait appris à faire le beau et à donner la patte ".

















Amélie-San






Admirable : digne d’admiration. Comme synonyme, nous avons bien : remarquable mais ce n’est pas suffisant. C’est bien mais peut mieux faire. Prenons : exceptionnel (qui sort de l’exception de l’ordinaire, du « tout venant). Et je me suis dit comme cela : à qui penses-tu quand tu as affaire à des personnes qui ont eu un parcours admirable.

Peu. Jusqu’à présent, j’en ai quatre et vais vous le présenter succinctement.

L’écrivain Colette : issue d’une famille assez modeste, elle va se démarquer par la contemplation de la nature. Ce sera la base de tous ses récits. Les « Claudine « qu’elle ne signe pas, et pour cause, elle est sous la coupe de son mari, ce cher Willy dont elle divorcera assez vite. Et la voici, enfin libre, se projetant dans une vie qu’elle façonnera à sa guise, quitte à choquer mentalité bon ton et bourgeoise de l’époque. Jusqu’à devenir une des proues de la littérature française.

Amélie Nothomb : née au Japon, elle considérera toujours ce pays come le sien, le seul important, bien avant la Belgique ou l’Europe. Si son milieu social est aisé, elle est une adolescente réservée et passe inaperçue jusqu’au jour où elle publie son premier roman . La voici alors projetée sous les feux de la rampe et devenir en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, un écrivain parmi les plus connus de la littérature française ( et étrangère ) contemporaine.

Mon amie liégeoise, Marie : ne citerai pas son nom, ni ne me répandrai pas en louanges ( privé ! ) car elle déteste cela. Juste deux mots : elle est comme on dit en anglais « une self-made-girl « , une femme qui s’est créée elle-même. Marie préférait dire : sans modèle. " Un électron libre " serait peut-être la meilleure définition de cette Punkette. Voilà, c’est tout !

Un certain couple : dont je ne divulguerai pas le nom. Je décris juste ceci : ils ont mené une carrière de profession libérale. Lui s’est vu atteint, très jeune encore, d’une maladie de type cardio-vasculaire. Il a quand même pu terminer ses études. Sa fiancée ne s’est pas laissée impressionnée par le sort : elle l’a épousé et à vécu avec lui, durant ses dernières 40 années, à ses côtés, alors qu’il lui fallait, contre son gré vous le pensez bien, une attention de tous les instants. Je les ai encore croisés, dans une brasserie, l’autre jour à Liège. Et oui : admirable !

La Basilique Saint-Martin



















Le boulevard de la Sauvenière vu de la tour de Saint-Martin

Cliquez pour agrandir, cela vaut le coup !













Un vitrail contemporain



















La crypte















Première page du petit livret que vous trouverez à l'accueil.
En français, néerlandais, allemand, anglais, italien, espagnol, roumain et même wallon.
Entré gratuite y compris la montée dans la tour, 43 mètres , 227 marches .
Visites en juillet et août de 14 à 17 h, tous les jours sauf le lundi.
Cliquez pour agrandir .







La basilique Saint-Martin s’impose sur la ville entière. Elle sert d’orientation, de point de mire, de point de départ. Elle est et fut toujours pour môa le plus bel édifice de la Cité Ardente. Déjà, durant mes 7 ans de réflexions des années ’70, du temps où je faisais mon service civil, où je travaillais en usines, où naissaient des amours, des amitiés, où je tentais de me trouver, elle était là, omniprésente, me clignait de l’œil en ces temps pas toujours très faciles.

J’avais envers elle une dette morale et c’est pour cette raison que dès 2007, je me devais de venir la garder, de permettre à d’autres de la découvrir. Voilà pourquoi je devins, bien humblement, bénévole à l’accueil en juillet et août.

Dès que je sors de mon immeuble, elle est là qui me fait signe : « Hé, toi – dit-elle-, ne m’oublie pas, mécréant ! « . Je la regarde sous toutes ses coutures, sous tous ces angles : de la rue Sainte-Marguerite, du Cadran, des coteaux de la citadelle, la guette du train avec cette terrible appréhension : et si elle n’était plus … Sur le boulevard de la Sauvenière, si elle est dans mon dos, je me retourne sur elle, et je la siffle, comme pour une jolie fille, en lui faisant une clignette. Bref, j’en suis bleu. Et quand je grimpe à sa rencontre, rue Mont Saint-Martin , elle m’apparaît comme un majestueux navire, tel celui du film de Frédérico Fellini . Une fois en elle, j’écoute son apparent silence, celui du monde flottant. Quand je grimpe dans sa tour, j’entends des murmures, je crois percevoir des sons, que nul ne peut entendre, car ils sont codés et je cherche … Elle est divine, infréquentée, oubliée. Elle laisse indifférent. Elle est déesse.

Venez la re-découvrir !

En juillet et août de 14 à 17 h , tous les jours sauf le lundi.

mardi 7 juillet 2009

Instantanés de ma vie liégeoise ( suite 6 )


Première vague de chaleur assez intense sur Liège. Chaud-chaud mais supportable. Faut quand même que je fasse gaffe ! Parfois, la tête me tourne et encore l’autre jour, j’ai du m’arrêter sur la Batte pour m’asseoir sur une bite ( * ) et ainsi éviter -peut-être - de tomber carrément dans les pommes. Poufff !

Les Liégeois sont loin d’être biesses. Ainsi, ils saisissent en plein vol les opportunités du moment. Le bistrot de la rue En Feronstrée, nommé depuis des mois le plus simplement du monde « Le Café « ( sic ! ) a été rebaptisé « Le Café du Curtius « . Et un autre est réouvert et transformé , au pont St-Léonard, et porte fièrement l’enseigne « Le Curtius « . Il est tenu par des nanas « ouvertes sur le monde « . Les plus futés d’entre vous feront le rapprochement avec le musée nouveau, réouvert en grandes pompes , lui aussi voici peu. Ben tiens donc !

Ce dernier week-end, Comblain-La-Tour fêtait le 50 ème anniversaire de son festival de jazz. Marie et môa y avons été faire un tour. Peu pour la musique et beaucoup pour papoter, comme nous savons si bien le faire, de chôses et d’autres encore. Nous y avons pris de photos sublimes ! A tel point qu’aujourd’hui, elle m’a demandé d’en faire tirer deux agrandissements 20/30. Un signe !

Dans notre séquence : « Lîdge, c’est bien, à condition d’en sortir « , nous avons été ce jour, avec le Trio des p’tits filoux, … à Bastogne, via le bus Liège-Athus. Guy et Marie ont posé devant le char ( sic !). C’était fermé au wagon « Léo « , aussi nous avons dîner dans une brasserie de la place Mac Auliffe. Comme il pleuvinait, le patron avait le moral dans les chaussettes. Et puis, c’est la crîîîse, on l’a assez dit ! Nous, nous avons mangé de bonne humeur. Comme dirait Guy : « Voila encore une bonne chose de faite ! « .

En photo, la délicieuse friandise « Oufti « . Ici, des morceaux de fraises glacées, enrobés de chocolat. Existe aussi à la banane. En vente dans toutes les bonnes maisons !

( * bite ) : borne cylindrique, parfois rétractable.

samedi 4 juillet 2009

Amorce de psychanalyse !


Pourquoi ne pas faire une sorte de bilan de ma vie ? Pas ce que j’en ai foutu, point par point, mes réussites, mes innombrables échecs, ce qui serait assez ennuyeux et sans grand intérêt vraiment ; non, plutôt d’une manière plus globale.

Partir de la question : comment j’entrevoyais mon avenir quand j’avais 20 ans .

Difficile à vrai dire car je n’en ai nulle trace écrite, c’est malin. Essayons tout de même.

Un des points les plus importants était certainement : comment me réaliser, même en idéal, à défaut de mieux.

Mon adolescence s’étant passée de manière plus que catastrophique au collège Saint-Roch à Ferrières ( je ne m’étendrai pas davantage ici, du moins dans cet article ), j’aspirais à quelque chose d’assez … prétentieux et/ ou grotesque, mais j’y croyais dur comme faire, à certains moments.

Il faut que je souligne une particularité, une obsession qui date de cette époque, que j’avoue sans aucune pudeur : celle de devenir un jour célèbre. J’en suis au degré zéro de l’infini et pourtant, elle est restée intacte. Je vois que vous vous bidonnez ( et je peux comprendre ) mais encore à 58 ans , cette loufoquerie m’est restée ( on ne change pas ! ). Notez que je ne fais absolument rien pour, comme on dit, mais j’y crois dur comme fer : je deviendrai célèbre, par belle ou par laide ! Pas de façon dégueulasse ( crimes, …), non une digne de chez Digne ! Na !

1. MON AVENIR PROFESSIONNEL .

Lors donc, à 20 ans, je me projetais dans l’avenir sur une planète littéraire. Oui, je serais écrivain, un écrivain reconnu ( sic ! ), du moins en mon pays. Ou un sculpteur, ou l’initiateur d’une « pensée « non-définissable, un innovateur. Excusez du peu ! Comme vous le voyez, mon ambition est absolument démesurée.

Bilan en 2009 : 5/100

Car j’ai quand même écrit et publié à 50 exemplaires le petit roman « Hippocampes «, qui est passé inaperçu, faut le dire, mec !

Conclusions : y a du boulot ! D’après mes calculs, si j’exclus tout accident stupide ( renversé par une bagnole, me casser la gueule dans l’escalier, agressions , cancer foudroyant, 3 ème guerre mondiale … ) , j’en ai encore pour 20 ans, maximum. Donc j’ai encore de la marge mais faudrait quand même pas trop glander !

Hardi , Jeannot-Lapin !

2. MA VIE FAMILIALE .

Très tôt déjà ( à 8 ans ), j’avais décidé que je ne me marierais pas et surtout que je n’aurais pas de mouflets. Facile, l’affaire était classée, ce qui n’est pas un mince avantage, vous l’avouerez.

Mais l’attrait pour la gente féminine était, elle, bien présente . Donc, je m’imaginais, à vingt ans, que, plus tard, j’aurais un grand amour, partagé, et puis pas mal d’autre amies aussi et des amis. Des intellos, là c’était absolument indispensables. Pas spécialement marié ni vivant en couple. Mais ce serait tout de même mieux.

Bilan en 2009 : 75/100 .

Conclusions : avec Daneke, l’on s’est juré d’être potes à vie . Notre parcours de 26 ans est, c’est moins qu’on puisse le dire, en dents de scie mais Daniëlla est la seule personne qui me connaisse à peu de chose près de A à Z.

J’ai le privilège et le bonheur d’avoir rencontré Marie. Une amitié toute jeune encore ( deux ans, un an pour être plus précis encore ) et qui ne demande qu’à s’épanouir ( mmhhh, j’suis un vrai poète, là ! ). D’autres ont été mais sont déjà si éloignées et moins appréciables, du moins pour certaines …

En ce qui concerne les amitiés masculines, le bilan est plus mitigé, mais je ne désespère pas. Toutefois, est-ce si indispensable ?

3. LE FRIC .

Je le disais déjà à l’époque : c’est un moyen, pas un but en soi.

Bilan en 2009 : 80/100.

Conclusions : il est vrai que j’ai galéré durant des années mais mon job d’indépendant m’a permis de me « caser « maintenant à bon compte. Je ne roule pas sur l’or mais j’ai pour assurer. De toute façon, je me contente de peu, et même de très peu s’il le faut. Donc là, pas de sushi ( pourtant j’adore, les sushis, attends-toua ! Mioum ) .

4. LES VOYAGES .

A vingt ans, cela allait de soi que quand je serais plus âgé, je voyagerais pas mal . Là, c’était absolument indispensable. Je pouvais même envisager de vivre sans amour, sans amitié, en loup solitaire que j’ai toujours été, mais les voyages, petits ou grands m’apparaissaient vitaux. Mes incontournables : La Russie, la Chine, New York.

Bilan en 2009 : 80/100

Conclusions : Ben j’ai eu ma dose. Oh , elle n’est pas énorme, je n’ai même pas réalisé la chinoise, mais je ne rougirais pas devant mes aspirations de l’époque .

Je n’aspire plus aux bouts du monde. Régulièrement à Londres, De Vlaamse Kust ( la cote belge ), Luxembourg et je suis content !

5. MON HABITAT .

Un écrivain, un artiste ( hum, voir plus haut ) se devait de vivre en ville. Jamais au grand jamais, je n’avais imaginé à vingt ans que j’allais devoir me taper encore 25 ans à Gouvy. Mon village natal fut un véritable paradis avec mes parents, mes sœurs et mes potes, enfant ; il devint effrayant dès mes 12 ans. Mais comme je ne foutais rien de bon à Lîdge, à 30 ans, je dus me résoudre à me fixer dans ce plateau d'un ennui sans fin, effrayant et glacial et à reprendre le commerce familial. Avec le secret espoir du retour dans cette ville : Lîdge, que j’ai toujours adoré, vénéré.

Bilan en 2009 : 50/100

Conclusions : je ne crois pas avoir passé une seule semaine sans traîner mes pieds, ma tronche ,mon estomac ( et mon foie ! ) dans les cafés de Liège durant ces 25 années gouvionnes. Là également, c’était vi-tal !

Autant vous dire que : j’y suis, j’y reste. Oufti-toua !

Liège, quartier par quartier, Sainte-Marguerite






























Quand je suis arrivé en juin 2007, je fus « confronté « avec la rue Sainte-Marguerite, vu que c’est à deux pas où je vais crécher durant de nombreuses années ( pourvu que Dieu me prête vie, comme on disait ! ). Autant le dire : le choc fut brutal ! Oufti ! Où je suis môa ? Plus multiethnique que cela , tu ne meurs ! Le quartier ne m’était pas si inconnu ( voir mes 7 années de " réflexion " de 1973-1980 ) , mais ça datait quand même… Puis très vite j’y pris mes repaires : des magasins ( pharmacie, toubib, légumiers-fruitiers, boulangerie, électroménager, shops de proximités, … , lavoirs ) et puis les cafés. Je les ai fait tous ( tu connais l’engin ! ). Les associations socio-culturelles . Même la piscine où je ne fis quand même pas long-eau ( terrific ! ). Puis ce fut l’accueil-bénévolat à la basilique Saint-Martin, en juillet et août et à l’hôpital Saint-Joseph, toujours en bénévolat le mercredi matin ( vous pouvez toujours venir me dire un p’tit bonjour, si vous passez par là … ). Puis l’exploration systématique de quartier avec ses noms sonnants et trébuchants comme Publémont, degrés des Tisserands, Fontaine-Roland, Naimette ( que j’ai baptisé Nènètte ! ) et son « parc « , Mississipi,…
L’autre jour, y a eu une réunion de l’association du quartier ( un des plus actifs de la ville ). Nous y avons appris des chôses bien intéressantes.
Brefle ! Je m’y sens maintenant comme un poisson dans l’eau ( c’est une expression, loll ! )
Une devinette : qu’appelle t-on à Lîdge la rue quatriquatresse ?
La réponse se trouve dans ce que tu viens de lire. Minga tî !

Le blog du quartier, c'est ici (nouveau depuis janvier 2015)



Les liens vers la basilique Saint-Martin ici :

et ici :