" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

dimanche 25 octobre 2009

" Frères humains " !


L'Epitaphe de François Villon ou " Ballade des pendus "

ImprimerOffrez à un ami

L'Épitaphe de Villon ou " Ballade des pendus "







Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s'en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Se frères vous clamons, pas n'en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis.
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l'infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis.
Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis
Puis çà, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie :
A lui n'ayons que faire ne que soudre.
Hommes, ici n'a point de moquerie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !


Et si voulez écouter cette merveille récitée et chantée par Léo Ferré, cliquez sur ce lien :http://www.dailymotion.com/video/xef6j_leo-ferre-frere-humain-villon

" Baudelaire ou la quête de l'absolu " à l' Etuve



Et encore un spectacle à l’Etuve pour Marie et môa, ce samedi soir. Un peu plus difficile cette fois : des textes de Charles Baudelaire. Si nous n’avons – peut-être - pas apprécié, comme il aurait valu, ces poèmes à leur juste valeur, nous avons toutefois salué l’interprète, Arnaud Anson, accompagné délicieusement au piano par Mana Yuasa. Dans le prolongement de « Léo Ferré chante Baudelaire « mais pas à la manière de, chacun des artistes conservant sa propre interprétation, vision, diction. Et ce durant une heure.

Issus, entre autre, du « Spleen de Paris « dont voici un des textes. Qui pourrait être tout à fait contemporain.


Les Yeux des Pauvres .

Ah! vous voulez savoir pourquoi je vous hais aujourd'hui. Il vous sera sans doute moins facile de le comprendre qu'à moi de vous l'expliquer; car vous êtes, je crois, le plus bel exemple d'imperméabilité féminine qui se puisse rencontrer.
Nous avions passé ensemble une longue journée qui m'avait paru courte. Nous nous étions bien promis que toutes nos pensées nous seraient communes à l'un et à l'autre, et que nos deux âmes désormais n'en feraient plus qu'une; - un rêve qui n'a rien d'original, après tout, si ce n'est que, rêvé par tous les hommes, il n'a été réalisé par aucun.
Le soir, un peu fatiguée, vous voulûtes vous asseoir devant un café neuf qui formait le coin d'un boulevard neuf, encore tout plein de gravois et montrant déjà glorieusement ses splendeurs inachevées. Le café étincelait. Le gaz lui-même y déployait toute l'ardeur d'un début, et éclairait de toutes ses forces les murs aveuglants de blancheur, les nappes éblouissantes des miroirs, les ors des baguettes et des corniches, les pages aux joues rebondies traînés par les chiens en laisse, les dames riant au faucon perché sur leur poing, les nymphes et les déesses portant sur leur tête des fruits, des pâtés et du gibier, les Hébés et les Ganymèdes présentant à bras tendu la petite amphore à bavaroises ou l'obélisque bicolore des glaces panachées; toute l'histoire et toute la mythologie mises au service de la goinfrerie.
Droit devant nous, sur la chaussée, était planté un brave homme d'une quarantaine d'années, au visage fatigué, à la barbe grisonnante, tenant d'une main un petit garçon et portant sur l'autre bras un petit être trop faible pour marcher. Il remplissait l'office de bonne et faisait prendre à ses enfants l'air du soir. Tous en guenilles. Ces trois visages étaient extraordinairement sérieux, et ces six yeux contemplaient fixement le café nouveau avec une admiration égale, mais nuancée diversement par l'âge.
Les yeux du père disaient: "Que c'est beau! que c'est beau! on dirait que tout l'or du pauvre monde est venu se porter sur ces murs." - Les yeux du petit garçon: "Que c'est beau! que c'est beau! mais c'est une maison où peuvent seuls entrer les gens qui ne sont pas comme nous." - Quant aux yeux du plus petit, ils étaient trop fascinés pour exprimer autre chose qu'une joie stupide et profonde.
Les chansonniers disent que le plaisir rend l'âme bonne et amollit le coeur. La chanson avait raison ce soir-là, relativement à moi. Non seulement j'étais attendri par cette famille d'yeux, mais je me sentais un peu honteux de nos verres et de nos carafes, plus grands que notre soif. Je tournais mes regards vers les vôtres, cher amour, pour y lire ma pensée; je plongeais dans vos yeux si beaux et si bizarrement doux, dans vos yeux verts, habités par le Caprice et inspirés par la Lune, quand vous me dites: "Ces gens-là me sont insupportables avec leurs yeux ouverts comme des portes cochères! Ne pourriez-vous pas prier le maître du café de les éloigner d'ici?"
Tant il est difficile de s'entendre, mon cher ange, et tant la pensée est incommunicable, même entre gens qui s'aiment!

vendredi 23 octobre 2009

Electric and acoustic Miles Davis


Miles Davis ne rend pas indifférent. En général on aime ou on adore. Sous une apparence de frondeur, de dandy, « sale gosse « , il est toujours resté un électron libre. A juste titre, il sait son importance, son apport primordial, capital dans le monde du jazz. Il maîtrise son aura par ses dons d’innovateur. On l’apprécie à tout âge et sous toutes les latitudes, ce qui n’est pas rien. On est transporté par son souffle si retenu, savamment étudié tant en acoustique qu’en électrique.

Perso, c’est Jacques Robert, de Liège, principautaire depuis plus de trente ans, artiste photographe, de dessins, né artiste, qui me l’a fait connaître en 1971 et suivantes. Qu’il en soit remercié. J’ai dû voir Miles à trois reprises ( au moins ) : à Bruxelles, mais je n’en garde plus aucun souvenir, plombé que j’étais dans de profonds trous noirs-gloups. Au Forum de Liège et puis surtout au château de Wiltz ( grand Duché de Luxembourg ) dans les années ’90 où je fus complètement tétanisé par son concert et sa musique. Comme dans un moment d’exception …

Vous pourrez le retrouver dans les liens suivants via des vidéos qui brossent quelques aspects d’une personnalité remarquable, unique. De très nombreux musiciens, je pense, lui doivent beaucoup ( et ils ne s'en cachent par d’ailleurs ).

Ya des détonateurs comme cela dans nos vies …

" We want Miles " ! ! !



Interview qui en dit beaucoup :




" Time after time ", cette vidéo est admirablement filmée :


" Human Nature " live in Paris, extrait d'un de ses récitals mythiques :



" So What " en compagnie de John Coltrane :



" Ascenseur pour l'échafaud ", la bande originale du film tout aussi mythique de Louis Malle :


Rions z'un peu ( sexe et compagnie )


C'est pas tout ça mais ya des côs où cela m'épuise de jouer au pseudo-intello. Oufti !
















J'aime tant rendre service à mes amis :



Puis on ne dira jamais assez les frissons du parachutisme :


Une vidéo archi connue, les puceaux :




Si vous appréciez, voyez un autre article publié le mois dernier. A plus ! :



Où en êtes-vous avec vos ébats sexuwels ? Etes-vous une aventurier du sexe ?
Perso, j'ai réalisé 96 points ... Et vous ?

" Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants " de Kenzaburô Oé



Durant la seconde guerre mondiale, au Japon, des enfants d’une maison de correction sont enfermés dans un village. Une épidémie surgit et les villageois s’enfuient. Seuls, ces gosses tentent de s’organiser.

Une prédilection que l’auteur semble porter pour les exclus, tel son autre roman plus connu : « Gibier d’élevage « . L’écriture y est limpide, agréable. Pas moralisme non plus : ces enfants ne sont pas des anges et se jouent également des coups bas bien que l’on compatira tout de même avec le jeune narrateur. Si parabole il y a, que peut-on en déduire ? Que tout le monde défend ses plates-bandes, avec égoïsme et lâcheté s’il le faut. Ne sommes-nous pas dans la même barque, mais sauve qui peut… Et puis chacun son statut après tout …

" Le Mensuel "

Première au théâtre « Le Moderne « , rue Ste-Walburge et en très agréable compagnie, celle de Marie, mon amie liégeoise, oufti !

De la belle ouvrage pour une satire mensuelle ( sic ! ) de nos belges et wallonnes vies. Tout y passe et à la moulinette : la nouvelle gare de Lîdge, Reynders, Wilquet et Di Rupo, la royale famille, Ben Laden ( c’est même une fixette … ), Sarko et Obama, le pape, la Possss ‘, les suicides à FranceTélécom, …

Une équipe de trois comédiens et une comédienne ( sur scène ) avec synthé, guitares et drums. Si l’on y aime les chansons, le spectacle n’a rien à voir avec « sois belge et tais-toi « . Le décor est ingénieux ( plein de portes et de fenêtres qui ne demandent qu’à s’ouvrir ) et l’habillement ôssi. Ya même des vidéos et webcams, attends-toua ! C'est que nous sommes au XXième, faudrions pô l'oublier, mec !

Comme nous avons pris, Gri-Gri et môa, un abonnement au Moderne, pour sûr que nous remettrons le couvert …

dimanche 18 octobre 2009

Concerts-apéritif, 27 ème saison



Cliquez sur l'image pour l'agrandir !






La saison a recommencé ce dimanche 18 octobre. Un rendez-vous appréciable,qui a lieu une fois par mois de mai à octobre aux Chiroux à Lîdge. Le public est majoritairement constitué de personnes d’un certain âge, les artistes bien de chez nous : Lidge, Verviers, Welkenraedt, Spa, Namur, Arlon , Hasselt, Bruxelles, … jeunes eux pour la plupart. Les concerts commencent à 10h30 piles et durent une heure et demi.

A épingler tout particulièrement pour ce jour : Iryna Kossenko ( piano) et Anne Cornelis ( danse ) dans une chorégraphie dont nous avons eu la primeur, Floris Willem ( violon ) 16 ans, qui a interprété avec brio et beaucoup de belles notes un rondeau de Mozart et Hélène Dutz ( piano, une habituée des concerts apéritifs ) dans la 2è Rapsodie hongroise de Franz Liszt ( qui m’a ému jusqu’à deux larmes ! ).

Un très bon cru !

Le site :

http://www.concertsaperitifdeliege.be/

vendredi 16 octobre 2009

Concerts de midi

Demandez le programme de la saison 2009-2010 !

Cliquez sur l'image.




Ces concerts se tiennent dans une salle à l’unif de la place du XX août. Ils sont toujours de qualité. A épingler ( ce n’est pas si courant à Lîdge ) cet auditorium est assez remarquablement bien entretenu. Le plafond, entre autre y est joli. Le public est dans une gamme d’âge assez large. Les concerts n’excèdent en général pas plus de une heure, ce qui est nécessaire et suffisant.

La musique classique est bien plus difficile d’abord que la chanson française ou la pop. Je sais cependant l’apprécier à petite dose. Je suis sensible aux français tels Ravel, Debussy, Satie. A Bach ou Beethoven, à la musique russe, …. Mon instrument préféré est le piano et celui qui m’échappe le plus est le violon. Ce vendredi à 12h40 (exceptionnellement car en général, cela se passe les jeudis) un concert de piano à quatre mains avec entre autre L. Th . Gouvy . Sic ! On en apprend tout les jours. Pour les ceuses qui ne le sauraient pas, je suis natif d’un patelin de la province de Luxembourg qui se nomme : Gouvy.

Voici quelques mots sur ce compositeur et même le lien internet ( site de l'institut ) sur sa vie et son œuvre :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Théodore_Gouvy

A suivre ...

mercredi 14 octobre 2009

Des p'tits noms d'oiseaux


Voici un dialogue pas, piqué des vers, extrait de la pièce d’Eugène Durif « Divertissement bourgeois « vue au théâtre de l’Etuve.




Etienne : Salope, ma robe, ma robe …

Sophie : Cabotin endimanché. J’en fais ce que je veux, c’est moi qui l’ai faite ! Couille molle …

Etienne : Ethylique demi-mondaine. Pauvre fille ! Tu n’as jamais rien compris à rien …

Sophie : Minable… Tout juste bon à aller jeter à la rue des gens qui n’ont plus rien du tout.

Etienne :Epave imbibée. Tu en vis, et bien, de mes saisies.

Sophie : Viens me le dire plus près. Que je te souffle mon haleine pourrie à la gueule, chiffe molle, atrophié de tout, rien dans le cœur, rien dans le ventre !

Etienne : Tu vas me le payer, pétasse ! Va donc te prostrer ad aeternam sur le divan de Procuste, feignasse !

Sophie : Qu’est-ce que tu as entre les jambes, atrophié de même là …

Etienne : Tu t’es regardée, un peu ? C’est au-delà de tu-te-laisses-aller … Tes relents d’entre deux vins, ta diction pâteuse, ton bavardage inconsistant et j’en passe, et j’en passe …

Sophie : Béotien sans grâce … Tu crois peut-être qu’il suffit de s’habiller pour être élégant … On ne peut pas tout acheter … Macaron d’escarboucle …

Etienne : Si je ne t’avais pas tirée du ruisseau, probable que tu arpenterais le tapin à l’heure qu’il est ! Tu ne t’es jamais demandé à quoi tu pouvais bien servir dans l’existence …

Sophie : L’ordure … Tapiner, ce ne serait pas plus mal que de dépendre d’un argousin foireux, d’un talbin fouinard, pour qui j’ai gâché ma vie, gâché ma vie …

( il la gifle. Elle le gifle. Ils roulent à terre )

Vas-y, cogne-moi, impuissant …

Petit bourgeois vulgaire et nul, tout confis et confiné en lui-même. Nul, tu es nul. Et ça se prend pour un artiste…

Laissez-moi rire, tiens, laissez-moi rire …

Etienne : Va dégueuler sur ton divan … Va te dégueuler toute entière. Dégueule-la, ta vie… Ce que t’en fais à part te questionner sur elle avec ce pauvre con de Lesourd pour qui tu es une vraie rente ?

Sophie : Va t’astiquer à l’esthétique, ramollo du chibre , te remuer le limaçon tressautant, t’agiter le vermicelle, tire et tire dessus jusqu’à ce qu’il te reste dans la main… C’est bien la seule chose que tu sois capable de faire…

Etienne : Va te faire mettre profond, pocharde nymphomane …

Sophie : Pédé de merde…Faut que je sois tombée sur un pédé de merde qui a rien sous sa robe, rien … Tu peux te la frotter dans la soie, c’est pas ce qui va la faire dresser … Un bout de temps que je n’ai pas arqué … Couille molle … Couille molle …

Etienne : Va te chier …

Sophie : Ta mère !

Etienne : T’emmerde ma mère …

Sophie : Demi-giclée qu’elle a mis bas, résidu de bidet passé au travers on se demande pourquoi …

Etienne : Encore un mot sur ma mère, tiens, encore un mot sur ma mère.

( il se jette sur elle )

Sophie : Sûr qu’elle a pas dû souvent s’envoyer en l’air …

Etienne : ( commençant à sangloter ) Parle pas comme cela de maman !

Sophie : Bande mou !

Etienne : ( reprenant du poil de la bête ) Ah, c’en est trop, traînée …

Sophie : ( brûlant ses dernières cartouches ) Essaye donc de m’approcher, essaye donc de me frapper, eunuque pommadé !

mardi 13 octobre 2009

Instantanés de ma vie liégeoise ( suite 9 )





Le 3 octobre étaient les « nocturnes de la citadelle «. Beaucoup de monde car c’est un rendez-vous incontournable de tout Liégeois (qui se respecte). Juste qu’il faut aimer la foule. Cette année, j’ai commencé ma nocturne par la visite de l’hôtel de ville, « La Violette « que même je ne me rappelle pas d’y avoir jamais mis les pieds. Joli. Ensuite déambulation dans les rues, visite super express du musée « Curtius «, en une demi-heure chrono. Oufti ! Pas mal non plus : faudra que j’approfondisse tout cela, quand il fera vraiment mauvais temps. Idem pour le musée de la vie wallonne. Ensuite, visite de la collégiale Saint-Barthélemy où il y a tant à dire (en bien et en virulent !) que j’en écrirai un autre article incessamment sous peu. (je vais m’attirer des ennemis, là … Tans pire !). Puis, montée en procession du sentier des coteaux. D’habitude, je le descends mais pour le coup, dans l’obscurité quasi-totale à part quelques bougies, je préfère l’attaquer à revers. Délicieux ! Entre autre parce durant 20 minutes, vous croisez une foultitude de « pèlerins « dont vous entendez susurrer à votre oreille des bribes de phrase du style : attention à la bougie … + tu aurais du voir sa tête… je l’ai vu sur internet … oui demain après la Batte … tu prends le bus 4 … ah-ah-ah ! … Mais avance Cindy, non di d’ju ! ... bon, ça va, je lui téléphone demain …

Là, c’est du très spécial ! Une ambiance plus que particulière !

Vous allez dire que je radote, mais j’adore ma ville de Lidge. Tout particulièrement quand je la zieute sur des hauteurs : des coteaux, du 17 ème étage de la tour de la cité, et même du train qui trace sur la côte d’Ans en direction de la mer. Si elle n’existait pas, il faudra mordicus l’inventer.

Après une dizaine de jours d’un coup de froid glacial ( brrrr ! ), cela reboume avec mon amie liégeoise Marie . Mioum ! Je suis content !

dimanche 11 octobre 2009

" Divertissement bourgeois " au théâtre de l'Etuve


Etienne est huissier de justice le jour mais il mène avec son épouse Sophie (portée sur la bouteille) une autre vie, celle d’un bourgeois gentilhomme à la cour de Versailles du Roy-Soleil. Un malheureux contribuable tente d’avoir une dernière entrevue avec lui, aidé en cela par l’impertinente couturière.

Discours, scènes de ménage, chants, frivolités et joliesses. On s’amuse beaucoup dans ce spectacle plein de trala-la-lalères. A épingler un dialogue entre les deux époux où les petits noms d’oiseaux volent en piqué et qui vaut vraiment son pesant de cacahuètes. Si vous voulez le découvrir, c'est ici :

http://catinus.blogspot.com/2009/10/des-ptits-mot-doiseaux.html

Marie et moi avons été séduits par le jeu de ces remarquables acteurs dont vous pouvez trouver les noms en cliquant sur l’affiche. Nous apprécions également beaucoup ce petit théâtre de l’Etuve ( 50 places ) qui est déjà devenu un de nos favoris. Mioum !

samedi 10 octobre 2009

Sommes-nous tous empoisonnés ?




Cliquez pour agrandir !






Pour sur, il n’y a vraiment rien de bon dans le tabac, on l’aura assez dit. Les médecins en font la traque a-bso-lue : avant de vous soigner, ils vous montreront du doigt, vous parias, qui êtes encore des adeptes de la nico. Puf-puf ! En tout état de cause, est-il vraiment indispensable de rajouter à ces foutues cigarettes du carburant de fusée, de l’antimite, de l’acide employée dans les chambre à gaz d’adolf, de l’arsenic, du butane, du goudron, de l’insecticide, du mercure … Aux fous ! Pin-pon ! Existe-t-il du tabac bio ? Le Semois ( à voir ). Et si j’arrêtais définitivement … Gloups !

Quand j’achète du thé pour Marie, je me demande également si je fais le bon geste ( qui sauve ) … Perso, je me méfie comme de la peste de ces plantes qui viennent d’on ne sait d’où, traitées ?, sous quels cieux ( ceux de Tchernobyl ? ), …

L’on nous casse les oreilles avec ce slogan : mangez cinq fruits et légumes par jour et vous êtes saufs ! Ah ouais toua ! J’aimerais bien relouquer toutes ces agricultures, les engrais biologiques (pseudos ? ) ou non employés, l’hygiène, les nappes aquatiques, …

Eh oui ma bonne dame : j’croyions bien qu’on nous bourre un tantinet ( ? ) le mou.

jeudi 8 octobre 2009

Et comment va la santé, Catinus ?


Cela faisait des lustres, et même des années, que je devais me décider à passer une gastroscopie. Et pour cause : l’état de mon stomac m’inquiétait de plus en plus. Sans compter que mon père est parti de ce monde atteint de gros problèmes à ce niveau. A septante ans. Gloups ! Tous les prétextes étaient bons pour échapper à cet examen : après le nouvel an, après mon anniv., quand je serai à Liège, après Londres,…. Je me faisais même « gourmander » surtout par deux de mes sœurs, Rose et Thé-Thé, et par ma pote Daneke . Eh ben voilà, mission accomplie en ce jour ! Eh ! Ca fait même pas mal ! Même si le médecin a refusé de m’endormir totalement, rapport que personne n’était présent pour m’accompagner après la séance. R.A.S. : rien de gravos à signaler. Je m’en sors à bon compte. Je suis content.

En décembre de l’année passée, j’ai subi une petite intervention par le zizi : y avait une pierre qui avait squatté une belle chaude place entre l’urètre et la vessie. Tout s’est donc arrangé de ce côté aussi.

Voilà neuf ans que je ne bois plus d’alcool ( sauf une bière éventuelle –sur option- lors de me petites escapades à London, mais sans conséquence aucune ). Je dois juste prendre quotidiennement du coversil et une pilule de cardio-aspirine. Faudrait à l’occase que j’arrête de fumer, ou de diminuer très sérieusement, mais chaque chose en son temps.

Voilà, comme cela vous savez tout. Je suis content !

mardi 6 octobre 2009

Combien il gagne, lui ?


Le nerf de la guerre, s’il en est. Une question qui est toujours très délicate à aborder, même entre proches. Un de nos tabous indécrottables.

« A ton avis, il gagne combien, lui –elle - ? «. Perso, je ne peux faire aucune déclaration à l'heure actuelle et ne parlerai qu’en présence de mon avocat, na !

Mais pour les z’autres, voici de quoi vous donner une petite idée. De l’heure, net, je présume et hors prîîîîmes, comme on dit à Lîdge.

Employé de call canter ………………………………. 8,14 euros

Caissière d’hypermarché…………………………….. 9,54

Facteur………………………………………………………. 10,98

Femme d’ouvrage……………………………………….11,31

Infirmier (diplômé A2)……………………………….. 11,53

Gardien de bâtiment…………………………………….11,75

Manoeuvre ( sans diplôme )………………………. 12,20

Nettoyeur industriel……………………………………. 12,46

Chauffeur de bus………………………………………….12,76

Garçon de salle…………………………………………….12,53

Manœuvre diplômé……………………………………..12,81

Transporteur de fonds………………………………….13,34

( à suivre sans doute … )

jeudi 1 octobre 2009

Théodore Monod et le végétarisme


Extraites des " Carnets de Théodore Monod ", voici quelques réflexions à propos du végétarisme et sur le respect du monde animal ( voir l'arcticle sur ce blog



Toujours bon à lire ou à relire !


P . 114 Alimentation carnée

( … ) J’ai toujours admis que trois cas pouvaient se présenter où le meurtre d’un animal était, sinon louable, du moins défendable :

1. Défense de la vie ;

2. But scientifique ;

3. Alimentation en cas de réelle nécessité .

13 février 1929

P. 154 Végétarisme

Mon végétarisme tient. Ce n’est pas toujours facile : refuser le gigot, c’est l’enfance de l’art, mais arriver à avaler une omelette au jambon en ne mangeant que de l’œuf, c’est déjà plus calé. ( … )

3 avril 1934

P. 161 Respect de l’animal

Dommage que le christianisme n’ait pas été végétarien et ait accepté des égorgements d’agneaux, avec de mauvais couteaux de poche ébréchés, et, bien entendu, une pieuse formule à la gloire du Compatissant.

Dommage, dommage. Il y avait une belle occasion d’orienter le monde vers le respect de l’animal : c’est une des plus graves lacunes de nos livres saints et de tout le christianisme.

7 juin 1934

p. 162 Végétarisme

( … ) L’existence des boutiques de bouchers nous permet d’être, en conscience, carnivores, mais s’il nous fallait acheter notre bifteck à l’abattoir, nous n’irions pas tous les jours. ( … )

16 juin 1934

P.177 Végétarisme

Végétarisme ? Pas une solution ? Mais êtes-vous bien sûrs qu’en Europe, on ne tue pas une quantité d’animaux de boucherie supérieure aux exigences des industries du cuir ? Est-ce qu’une suppression du carnivorisme ne diminuerait en rien le chiffre des sacrifices ?

En tout cas, dans un monde aussi foncièrement sanguivore que le nôtre, le végétarisme est une petite ascèse personnelle qui ne fait de tort à personne, qui ne complique pas la tâche de l’intendance si on renonce à vouloir « remplacer « ce que précisément, il ne s’agit pas de supprimer, et qui constitue une très minuscule, inutile, protestation contre l’hématophilie régnante.

14 septembre 1934

P181. Christianisme et animaux

J’ai, il faut l’avouer, de plus en plus de confusion, je dirais presque de honte, à appartenir à une religion qui, dans le colossal édifice de ses dogmes et de sa morale, ne réserve pas une place à l’animal.

On est tout de même un tantinet gêné de constater que la Maître, dont on se dit le disciple, n’a pas trouvé une parole de pitié pour la bête et partageait bien vraisemblablement les idées du jour : l’homme roi de la création ( sic ), l’animal bon pour le couteau. Partager « l’erreur de son temps « ?

En arithmétique, en zoologie, en astronomie, pourquoi pas ? Mais quand on est prophète, Fils de Dieu, Messie, Lumière du monde, le Sauveur, etc.,il n’y a pas « d’erreur de son temps « à partager quand il s’agit d’un problème de telle importance.

17 octobre 1934

P.191 Végétarisme

Végétarisme : bien entendu que ce n’est pas une solution et qu’on n’est pas désolidarisé du péché contre l’animal parce qu’on boude la côtelette. C’est un geste, une prophétie et une excellente ascèse qui expose à des menus désagréments. Ce n’est pas aisé, chez les autres, c’est vrai, mais il y a maintenant tant de végétariens que personne n’oserait plus se formaliser de notre « assiette vide « , d’autant plus qu’il y a toujours quelque chose de végétal dans un repas, et qu’on peut toujours s’arranger habillement. ( …) Je suis fait pour les féculents, inutile de s’en priver.

20 novembre 1934

P.211 Respect de la vie

Il serait intéressant de chercher à démontrer la thèse suivante, à savoir que le degré de civilisation ( pas de progrès technique ! ) d’une nation se mesure au degré de respect et de protection qu’elle accorde à l’animal domestique et sauvage. Il faudrait, en outre, élargir le cadre de cette proposition et aller jusqu’au respect de la vie ( arbres inclus ) ou de la nature.

11 mai 1935