" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

jeudi 30 décembre 2010

" Les écrivains sont dans leur assiette " de Salim Jay







Si certains écrivains, artistes, peuvent apparaître, quasiment, oui, comme des demi-dieux, (oups ! ), ils n’en restent pas moins des êtres humains comme les communs des mortels. Lors donc, il leur faut donc du carburent afin de titiller au mieux la muse et nous livrer, devant nos yeux ébahis, leurs œuvres. S’ils ne dédaignent pas les bonnes tables ( pour autant qu’ils aient quelques fiftons en poche ou un « cher ami « à portée de main ), le strict minimum fera l’affaire : le pain, le vin, le fromage, le caoua, le thé, la choucroute, le tabac, l’alcool, …


Quelques propositions plus ou moins honnêtes :


- Montherlant a l’habitude de déjeuner dehors sauf quand il veut rester au travail jusqu’à l’épuisement. Il a dans un tiroir des boites de sardines, qu’il ne sait toujours pas ouvrir calmement. Il lui arrive de se couper après cinquante ans de pratique.

- Romain Gary raconte : « On allait déjeuner dans les bistrots d’East River. Un de mes souvenirs les plus étonnants de New York, c’est un déjeuner chez moi avec Teilhard de Chardin et Malraux qui ce jour-là a prononcé le mot Dieu et pour la première fois, le jésuite parut gêné, comme si André avait montré qu’il ne savait pas se tenir à table. Il y eut alors un long silence, j’ai fait circuler la tarte au chocolat. «

- De Alain Robbe-Grillet : « j’ai tété le sein maternel jusqu’à plus de deux ans et ainsi sachant déjà marcher et parler presque couramment, j’ai pu réclamer en termes clairs cette exclusive nourriture par une phrase restée légendaire à la maison : « Pas lait tasse, lait à Maman « « .

- Vers 1920, Raymond Roussel, poète génial et milliardaire, faisait en un seul les trois repas du jour, absorbant ainsi seize plats de suite, de midi à cinq heures. Ses Rolls, en circulation continue, lui rapportait de Nice les plus beaux fruits.

- De Simenon : « Mon plat favori, c’est la bouillabaisse … Mais la vraie ! Celle de maintenant , servie avec la langouste, la rascasse et tout le tra-la-la, est une escroquerie.

- De Marguerite Duras : « Au départ, j’ai bu du whisky, du calvados, ce que l’on appelle les alcools fades, de la bière, de la verveine de Velay – la pire dit-on pour le foie-. En dernier, j’ai commencé à boire du vin et je ne me suis jamais arrêtée. Dès que j’ai commencé à boire, je suis devenue une alcoolique. J’ai laissé tout le monde derrière moi. J’ai commencé à boire le soir, puis j’ai bu à midi, puis le matin, puis j’ai commencé à boire la nuit. «

- Le 12 décembre 1946, une tarte-partie est organisée chez les Vian dans leur appartement. Parmi les invités Sartre, Simone de Beauvoir, Camus, Merleau-Ponty, Queneau,. C’est Noël Arnaud qui raconte : « Tandis que Boris surveille les tartes à la cuisine en compagnie de Simone de Beauvoir, une vive discussion s’élève dans la salle à manger entre camus et Merleau-Ponty. ( … ) Camus est parti en claquant la porte. Sartre le poursuit dans la rue, tente de le calmer. C’est peine perdue : Camus refuse de revenir à sa tarte. Sartre renonce er rejoint la sienne. «

- A propos de Proust : lorsque l’on parlait devant lui des difficultés d’appétit, de digestions et de troubles de l’appareil digestif, il avait une boutade toujours la même ; - où être intelligent et un intellectuel et souffrir toute sa vie du mal à l’estomac et au foie – ou rester un végétatif, qui digère tout, qui peut manger de tout, et qui digère tellement tout qu’il reste embourbé et qu’il ne pourra guère espérer s’élever au- dessus de la vie végétative.

samedi 25 décembre 2010

C'est Nowèl !












Youppie, c’est Nowèl !

Et même un Noël blanc sur toute la Belgique et particulièrement à Lîdge, oufti qu’énne affaire ti valet ! Charmantes, les rues de Liège sous la blanche neige, pas à dire, spécial en tout cas, bien qu’il faille faire gaffe : je me suis ramassé une pelle sur les escaliers de la rue des English . Les coteaux de la citadelle tout comme le sentier de la Ferme de la Vache, juste là derrière chez moi, valent le détour.

La fête de la Nativité virtuelle. Et si, en 2010, Marie avait appris sa grossesse par sms. Et si elle l’avait annoncée à Joseph par mail. Cela aurait pu donner ça :

http://www.youtube.com/watch?v=GkHNNPM7pJA&feature=player_embedded

La chanson de circonstance interprétée par Paul Simon :

http://www.youtube.com/watch?v=DA81JjI40V0

En grattant bien, il me reste, enfoui dans des profondeurs insoupçonnées, quelque trace de mon parcours chrétien ou catho. Un grégorien qui m’est parfois, si pas d’un grand réconfort du moins certain apaisement : « Hodie Christus Natus est « :

http://www.youtube.com/watch?v=nTXI5YM1soM

samedi 18 décembre 2010

Georges Simenon : " Trois Chambres à Manhattan "
















François Combe, ex-idole des scènes parisiennes, et Kay, bourgeoise autrichienne, ont échoué sur l’île de Manhattan, comme deux êtres un peu paumés. Un nuit, ils se rencontrent dans le quartier Greenwich-Village et … sympathisent. Ils marchent, traversent la Grosse Pomme, du sud au nord, d’est en ouest. Atterrissent dans un hôtel, font l’amour. Boivent des cocktails « Manhattan « , discutent, papotent et tentent de rattraper leur passé pour déclencher une nouvelle « arrivée « . Oui, ils s’aiment bien, ces deux là et nous ne pouvons leur souhaiter que du bonheur.

Cela dit, c’est bien le seul des ( trop peu nombreux, à ce jour ) romans de l’ami Georges que j’ai lus et que j’ai relativement peu appréciés. En effet, ce qui est particulier, chez cet auteur de génie, c’est le glauque, le sordide, l’immoralité, le grain de sable qui fait que tout s’emballe, se déchaîne, telle une machine infernale, cette longue descente vers l’abîme.

Extraits :

- Cela sentait la foire, la lassitude populaire, les nuits où l’on traîne sans pouvoir se décider à se coucher et cela sent New York aussi par son laisser-aller brutal et tranquille.

- Et il avait parlé de Kay. Il avait dit qu’il était venu seul à New York, et que c’était la solitude qui lui avait fait comprendre la valeur inestimable d’un contact humain.

- Quand une femme répond à une question par une autre question, c’est qu’elle va mentir.

- Elle marchait, comme Kay, devant lui, avec cet orgueil instinctif d’une femme qu’un homme suit.


vendredi 17 décembre 2010



Que s'est-il passé au JT du jour de votre naissance ?


On avait la possibilité jusqu'à présent de retrouver les pages des journaux de l'époque... Mais il est désormais possible de retrouver le Journal Télévisé du jour de votre naissance!

C'est le site Dailymotion en partenariat avec l’institut national de l’audiovisuel (INA) qui vous propose cette fonctionnalité intéressante.

On peut ainsi aller rechercher dans une base de données des vidéos datant de 1971 à 2008, avec quelques trous, parait-il, dûs à des problèmes techniques, grèves, etc...

Pas de chances pour ceux qui sont donc nés avant 1971 !

Par rapport au journal papier, on peut donc voir, pour certains en noir et blanc (!!!!), comment était la société avec la mode vestimentaire, le design, une foule d'objet de l'époque. En plus, bien sûr, des événements et de l'actualité.

Ce qui est très révélateur, c'est le look du présentateur du JT : coupe de cheveux, costard...

Coup de vieux assuré, comme nous le fait gentiment remarquer Dailymotion.

Par exemple ( mais tapez une date quelconque ) :

http://www.dailymotion.com/sas/jtn#2000-01-01

jeudi 16 décembre 2010

Questionnaire de Proust














Le bonheur parfait selon vous? : ne rien faire à contre-coeur
Votre principal défaut? : la timidité
La dernière fois que vous avez explosé de rire? : avec mon amie Marie, elle est trop drôle
Quel est votre trait de caractère principal? : généreux et un peu naïf
A quelle figure historique vous identifiez vous le plus? : …
Quels sont vos héros aujourd'hui? : Amélie Nothomb, Frank Zappa,
Votre héros de fiction? : Tintin, Yoko Tsuno
Votre voyage préféré? : celui à venir, à New York, en mai 2011 avec mon amie
Quelle est la qualité que vous préférez chez une homme? : serviable
Et chez une femme? : la complicité
Vos écrivains préférés? : Simenon, Amélie Nothomb, Flaubert, ...
Vos compositeurs préférés? : Frank Zappa, Miles Davis, Lou Reed, Eric Satie, Debussy
La chanson que vous sifflez sous la douche? : aint no mountain high enough
http://www.clipzik.com/marvin-gaye-et-tammi-terrell/ain-t-no-mountain-high-enough.html
Votre livre culte? : « L’inconvénient d’être né « de Cioran
Quel est le classique de la littérature qui vous tombe des mains? : …
Votre film culte? : « Roma « de Frederico Fellini
Vos peintres préférés? : Paul Delvaux, René Magritte, Chirico, Dali
Quel fut votre premier choc esthétique? : un tableau de Magritte
Votre couleur préférée? : bleu
Votre boisson préférée? : le café
Quels sont les lieux communs qui vous agacent? : le vie est courte
Que considérez-vous comme votre plus grande réussite : m’arracher de l’alcoolisme
Votre plus vif regret? : mon alcoolisme
Quel talent voudriez-vous avoir? : jouer sur scène dans un théâtre
Votre mauvais goût? : mon humour parfois lourd-lourd
Votre chef-d'oeuvre inconnu? : Mon livre « Hippocampes «
Ce que vous détestez le plus? : les bagnoles
Votre plus grande déception? : un amour
Votre devise? : « Fais pour un mieux ! «
Comment aimeriez-vous mourir? : le plus serein possible
Si vous rencontrez Dieu, qu'aimeriez-vous qu'il vous dise? : « Je t’épate, là, pour le coup ! «

samedi 11 décembre 2010

Georges Simenon : " Un homme comme un autre "















En 1972, Simenon décida d’arrêter d’écrire des romans. Il acheta un bête enregistreur grâce auquel il grava, en audio donc, puis sous la forme de livres, ce qui allait devenir ses fameuses « Dictées « . Sur ces bandes magnétique, il grava , jour après jour, tout ce qui lui passait par la tête.

Nous sommes en 1973. Comme un leitmotiv, chez cet auteur de tout premier ordre, les souvenirs de son enfance à Liège reviennent encore et encore. Son arrivée à Paris, en décembre 1922 ( il à 19 ans ), sans le sou, préparant tel un éclaireur, la venue tout proche de ce qui allait être sa première épouse, Tigy, liégeoise elle aussi. Il fit la connaissance de l’écrivain B.V. et de sa ligue. Il raconte cet époque où il écrivait ses premiers contes et ses premiers romans érotiques, coquins, ou à l’eau de rose, son boulot de secrétaire auprès du Comte T.

Dans ce tome, il nous décrit sa famille, les qualités mais surtout les défauts majeurs de des deux première épouses, le bonheur enfin trouvé auprès de Teresa, sa compagne. Et puis nous livre quelques détails sur ses enfants, de sa santé morale et physique, des commentaires sur l’actualité de l’époque…

Bref, un délice et mine d’informations pour cet auteur que je porte aux nues - j’ai relevé pas moins de 44 passages très-très intéressants - .

Oufti !

Extraits :

- Il faut ajouter que la femme a toujours représenté pour moi un être exceptionnel que j’ai en vain essayé de comprendre. Cela a été, en somme, ma vie durant, une quête presque sans fin. Et comment aurais-je créé des dizaines, peut-être des centaines de personnages féminins dans mes romans sans ces aventures de deux heures à dix minutes ?

- Nous étions un après-midi sur les Grands Boulevards avec Henri Duvernois et il me disait, la main sur mon épaule, car il était beaucoup plus grand que moi : - Il y a un moment dans la vie, Sim, où on ne peut plus faire l’amour ! Et bien, à ce moment-là, on ne trouve plus en soi matière à écrire. On le fait quand même, à cause de l’habitude, des besoins d’argent, d’une certaine gloriole. Mais je peux t’avouer que, depuis trois ans , je fais du faux Duvernois, autrement dit, je me plagie.

- ( à Paris, début des années ’20 )

Souvent, le soir, j’écrivais « pour moi » ,comme je disais alors. C’était des récits de huit à dix pages que je ne tapais pas à la machine mais que j’écrivais à la main. Régulièrement, après une heure ou une heure et demi de travail, j’étais obligé d’aller vomir, comme j’ai dû le faire tant de fois plus tard.

- Au fond, je crois que l’homme qui aime vraiment la femme est presque fatalement un homme sans amis.

- Je savais qu’il existait des poissons dans la mer. J’en connaissais certaines espèces pour les avoir vues dans les poissonneries et pour en avoir mangé. Je n’imaginais pas leur vie.

Soudain, je la découvrais. L’eau était limpide, transparente. On pouvait voir la tête d’un congre à l’affut dans son trou. On pouvait voir aussi des girelles multicolores nager par bancs et tout à coup affolées par un poisson plus gros qui les mangeait. Il y avait les crabes, les langoustes, les raies, les murènes, que sais-je encore ?

Nuit et jour, ces poissons se guettaient les uns les autres, selon leur grosseur et selon les moyens de défense, pour s’entredévorer.

On m’avait appris, enfant, que la nature était harmonieuse et paisible.

Ici, elle n’était ni harmonieuse, ni paisible. Chaque poisson, chaque coquillage devait être sans cesse sur ses gardes sous peine d’être déchiqueté et dévorer. Une insensibilité totale. Rien qu’un perpétuel appétit.

( … ) J’aurais dû le savoir. Je le savais, d’une façon théorique, comme tout le monde. Mais ici, sous le ciel bleu, dans une mer bleue, c’était mille drames auxquels j’assistais chaque jour.

mercredi 8 décembre 2010

Hommage à John Lennon






New York. Le 8 décembre 1980, 22h47. John Lennon membre du groupe The Beatles, est assassiné de cinq balles de révolver alors qu’il regagnait son appartement du Dakota Building en compagnie de son épouse, Yoko Ono. Il vivait à Manhattan déjà depuis de nombreuses années et faisait la promotion de son dernier album. La nouvelle se répandit à travers le monde comme une trainée de poudre.

Hommage donc à cette figure légendaire de la music rock !

« Imagine « :

http://www.dailymotion.com/video/x5ml8_john-lennon-imagine_creation

« Working class hero « , repris par Green Day :

http://www.youtube.com/watch?v=sNCFcDy94xc

Quizz sur New York ( 1 )












Lors donc une escapade à New York en mai 2011, et en bonne compagnie. Oufti ! Le super-pied ! Un voyage même mini, cela se prépare. Par des lectures diverses, des films à revoir et pourquoi pas un quizz que j’ai balancé sur le site : www.cnewyork.net dont je suis membre depuis 2002.

1. Sur quel pont, P.T. Barnum, imprésario et homme de cirque, fit-il défiler un troupeau d’éléphants pour en prouver la solidité ?

2. Quel building est-il surnommé « le fer à repasser « ?

3. Il est né le 1 décembre 1935 à Brooklyn, est mondialement connu et aimait ( ou aime encore ) jouer de la clarinette dans son cabaret préféré de Manhattan ?

4. Quel est le nom du quartier de New York qui regroupe le plus d’ethnies différentes ?

5. Comment se nomme la fête de la communauté gay de New York ?

6. Quel est le nom du journaliste qui, en 1844, suggéra la création du Central Park ?

7. Quels étaient les surnoms de deux tours jumelles du Word Trade Center ?

8. C’est, avec la Grande Muraille de Chine, la seule œuvre réalisée par la main de l’homme que l’on voit de l’espace ( et elle est située à New York ) ?

9. Quel est le titre de ce petit livre qui consiste en un dialogue entre Andy Warhol et Truman Capote au cours d’une promenade dominicale dans Manhattan ?

10. Quel est le nom du maire de New York qui a inventé la devise « Tolérance Zéro « ?


Si vous voulez connaître les réponses, suivez ce lien :

http://www.forumny.com/viewtopic.php?t=46310&start=0


mardi 7 décembre 2010

Les points communs dans l'amitié






















A notre époque - et même depuis toujours – nous sommes vite l’ami de quelqu’un . A Liège par exemple, il suffit d’offrir un verre à quelqu’un , ou une clope ou discuter de tout et de rien durant 11 minutes et des rawètes et vous voila classer dans « les amis « . Oufti ! Ou encore sur Face book, là c’en est plein-plein et c’est comme les petits pois : quand y en a plus, y en a encore …

C’est une vision, respectable, soit mais qui ne me convient pas. Parlons plutôt de bonne camaraderie, de connaissances.

On dit souvent : « Mes amis, je peux les compter sur les doigts des mains ou même d’une seule main. « . Là c’est mieux ! Et plus exact !

Comment reconnaître ses vrais amis ? Telle est la question …

Ceux qui vous aident en cas de coup dur ? Certainement.

Mais je crois qu’on peut les évaluer, les classer dans deux catégories. Tout ceci n’est pas de l’inédit mais il convient parfois d’y voir un peu plus clair.

La première question à se poser est : « Ai-je des points communs avec mon ami, mon amie ? « . Plus vous en avez, plus l’amitié est profonde et riche. J’insiste : c’est LE test ! ! ! On peut les rencontrer dans la vie quotidienne, par exemple au boulot, boulot commun, dans une activité sportive, de type social ou culturel. Ou alors , encore plus en profondeur, dans des attirances communes : tel écrivain , telle lecture, tel type de cinéma ou de théâtre, que sais-je encore, chacun suivant ses goûts, de ces goûts communs qui font que l’on se rapproche, que l’on se cherche mutuellement la compagnie de son ami, de son amie afin de se replonger dans ces échanges si importants.

La seconde situation réside dans le fait d’avoir un passé commun.

Familial, anciennes amitiés ou liaisons amoureuses, … Mais l’amitié, c’est bien connu : cela s’entretient et le temps peut être endomageable, quasi tueuse. Par exemple, une amitié qui était sincère et profonde du temps où vous étiez au collège, lors de vos études, peut se trouver à bout de souffle et finir par se désintégrer. Sans compter que nous changeons tous et toutes ou que le contexte n’y est plus.

Hors de ces deux aspects, je n’en vois pas d’autres.

samedi 4 décembre 2010

" Paul Delvaux raconte ... " par Pierre Ghêne et Paul Anrieu



























Paul Delvaux, artiste-peintre belge, né en 1897, décédé en 1994. Les deux auteurs de ce livre ont retranscrit quelques interviews de l’artiste. Des documents de la rtbf, par exemple ou des conversations qu’a eu Paul Andrieu , homme de théâtre, avec le peintre : anecdotes de la vie journalière, souvenirs de voyages mais aussi des propos divers de la vie de l’artiste. Ou l’interview de Danielle Canneel qui fut le modèle attitré de Delvaux durant 18 ans. Celle de Andrée Andrieu qui fut la secrétaire puis la confidente du couple que formait Paul Devaux avec sa seconde épouse Tam.

Autant de témoignages vivants et de toute première main. Pour ma part, ayant de réelles difficultés à comprendre la peinture en général ( mais doit-on la comprendre ? ), Paul Delvaux est un de ces rares artistes-peintres qui me touche avec autant de profondeur, une sorte d’impact visuel et émotif parfait ; certains de ses tableaux m’apparaissent comme étant tout proche de la perfection , comprenez qu’ils répondent à ce que j’en recherche.

Extraits :

- ( à la question : pouvez-vous définir le surréalisme ? )

C’est difficile ! Pour moi, ce qui m’intéresse, c’est le voisinage d’objets différents n’ayant aucun rapport entre eux mais qui, par une certaine association, provoquent un choc électrique.

- Quand vous entendez trois notes, trois notes seulement de Beethoven, Mozart ou Bach, vous êtes immédiatement plongé dans une ambiance sublime, d’une beauté étonnante, avec trois notes … C’est ça le miracle de la création et c’est inexplicable ! Même un poème qui ne signifie rien du point de vue de la compréhension directe peut avoir une beauté étonnante rien que par la musique des mots et la seule façon dont ils sont placés. On peut ainsi obtenir un résultat grandiose.

- ( de Danielle Canneel à propos de Delvaux )

Pour lui, la peinture, c’est avant tout des formes, des couleurs et surtout de la lumière, sans oublier, bien sûr, de la poésie. (…) Il ne réfléchit pas. Et pourtant sa toile est un miroir qui capte et reflète les rêves de l’humanité, ces rêves qui donnent forme à notre futur … davantage de féminin, moins de béton et plus de nature …

- ( et le côté angoissant que peut éprouver un artiste de ne pas être reconnu, quand il a déjà 60 ans ? )

Mais non ! Je n’ai jamais pensé à ça ! Evidemment, je me suis dit que c’était dommage, mais enfin voilà ! Ce n’est pas un sentiment qui m’a jamais tourmenté (…). C’est beaucoup plus simple ; le peintre peint parce qu’il aime peindre, c’est tout ! Toute la définition est là ! Tant que je pourrai le faire, je le ferai.

- Je ne peins jamais avec l'idée que l'on peut avoir un talent quelconque ; ça n'existe pas ! Au contraire ! J'ai toujours l'impression que ce que je fais ne correspond pas à ce que je voudrais réaliser. Je doute et espère toujours faire quelque chose de valable. J'ai d'ailleurs toujours douté et doute encore aujourd'hui du reste mais avec une certaine satisfaction d'avoir fait ce que j'ai pu. Comme disait Van Eyck : " Als ik kan " Comme je peux ! C'est une magnifique formule

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La Fondation Paul Delvaux :

http://catinus.blogspot.com/2011/04/la-fondation-paul-delvaux.html

vendredi 3 décembre 2010

Qui détient le pouvoir en Belgique ?












Dans le nord du pays, on entend souvent dire que la Belgique est aux mains de francophones. Voyons cela d’un peu plus près .

Les grandes banques comme Fortis, Dexia, Ing, … ne sont pas exclusivement des banques belges mais plutôt de grands groupes bancaires internationaux. Seul Kbc est belge, surtout flamande.

Les grandes entreprises implantées en Belgique doivent rendre des comptes au niveau international car elles font parties de grands groupes.

En ce qui concerne les centrales électriques, Gdf-Suez contrôle Electrabel, derrière Luminus se cache en partie le groupe français Edf et pour le gaz nous dépendons d’un groupe italien.
A la bourse, Bel 20, pour les deux tiers, appartient à des entreprises belge et pour un tiers à une multitude de petits porteurs nationaux et internationaux.

Les plus grandes entreprises belges sont implantées à Bruxelles et en Flandre, les moyennes sont plutôt à Bruxelles et dans le Brabant wallon et les petites sont surtout implantées en Wallonie.

Au niveau politique, les francophones détiennent actuellement les finances, la santé et l’emploi ; les flamands détiennent la justice et surtout le poste du premier ministre, des affaires étrangères et de la défense, des postes à haute visibilité.

Pour ce qui est des ambassades, les postes les plus importants comme Londres, Berlin et Washington sont occupés par des Flamands, seul Paris est attribué à un francophone. L’Onu et l’Otan sont également occupées par des Flamands.
Au niveau des grands managers fédéraux, la plupart sont aux mains des néerlandophones. A la Sncb et à l’armée, on dresse le même constat.

Enfin, les patrons et les syndicats exercent un grand rôle dans l’économie de notre pays.

( source : l’émission de la Rtbf du 29 novembre 2010 « Belgique, où vas-tu ? )

mercredi 1 décembre 2010

Instantanés de ma vie liégeoise ( suite 18 )


Liège au XVI siècle en 3 D

Histart




- Dans notre série « Lîdge, c’est bien, c’est même très-très bien. A condition d’en sortir … » et manière de fêter dignement mes 60 piges ( on s’étonne, on s’étonne … ! ! !), mon amie liégeoise, Marie, et môa avons décidé de nous offrir un bonus : une chouette escapade à New York, en mai 2011. Oufti ! Le super-pied ! A suivre donc …

- Cin milliards dî d’jû qui fait freu vô châle ! Offensive prématurée de l’hiver, température polaire, comme on dit à la téloche, accentuée par un froid pîquant.Brrr !!!. Les chalets de Nowwël, de fin d’année sont déjà ouverts. J’y passe furtivement jeter un coup d’œil ici et là et me baigne de cette ambiance particulière, il faut le dire. Qu’énne affaire à Lidge ! Il s'y passe toujours quelque chose de festif : après la foire du Boulevard d'Avroy, la féérie des feuilles automnales, en voici d'autres, les chalets et last but not least, la féérie de la neige, comme dirait une mienne amie ...

A signaler, entre autres, une expo de vues virtuelles en 3 dimensions de notre bonne cité au XVI é siècle qui se tient à la cathédrale du 3 au 31 décembre. Elle est organisée par l’asbl « Histart « , signée par Jacques Robert ( natif de Gouvy ), Roland Manigart et Claude Talmasse et c’est gratuit.

- L’autre jour, un gamin surnommé Louis ( joli prénom qui revient à la mode ) aperçoit un ouvrier communal en tenue de travail colorée. Il s’exclame, prenant sa mère à témoin : « Oh, maman, regarde : un travailleur ! « . Ben ouais, m’ p’tit fî, il ne faut pas croire : y en a encore qui bossent par chez nous contrairement à ce qu’on te bassine à la télé, à longueur de journée.