" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

vendredi 30 septembre 2011

Nocturne des Coteaux de la Citadelle, édition 2011


Cliquez sur le texte pour pouvoir le lire



Plan de la Nocturne des Coteaux 2011.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir !



Cliquez sur l'image pour lire l'article !




L'article de " la Meuse di Lîdge " de ce vendredi 30 septembre résume bien le topo ... et nous met l'eau - le pècket - à la bouche. Sans compter le beau temps qui s'y met aussi, oufti toi, l'ambiance et y va faire massacre !

---------------------------

Cela fait la cinquième année que je « fais la nocturne des coteaux « . Un moment important car j’adore de voir tant de gens qui visitent la ville en même temps et puis c’est une date clé : la fin de l’été et le début de la période plus automnale-hivernale, qui a son charme également. Cette année est particulière puisque nous sommes encore dans le très remarquable « été indjins « , 18 ° en nocturne donc tenue vestimentaire estivale pour tous.

Mon circuit commence juste derrière chez môa, à Favechamps, à la ferme de la vache, rue Pierreuse, rue du Palais, rue Hors-Château ( plus on progresse, plus cela devient « massacre «. ). Je zieute le Saint des Saints : la Montagne de Bueren jolie. J’ai zappé cette année la place Saint-Lambert et la place du Marché ( on dirait Woodstock ! ). Pause pipi ( et pas glou-gou ) au « Lou’s bar « . En Feronstrée, rue de la Poule, rue des Brasseurs ( souvenir-souvenirs ! ). Visite express de la Collégiale Saint Barthélemy pour y revoir ( et frémir à nouveau ) devant le triptyque du chœur, les trois peintures qui glacent le sang et me laissent, à chaque coup, baba ( mais pas en positif, sais-tu ! ) ( je vous expliquerai plus tard, … si j’veux ! ).

Passons aux choses sérieuses : l’escalade du plus que très remarquable parcours zigzaguant du Bois des Carmélites. En général, il faut compter 15 bonnes minutes pour la réaliser à l’aise, cette promenade, mais là, ya des bouchons. Total : 40 minutes. C’est pas pour me plaindre hein m’fi, que du contraire, ravi de côtoyer tout ce beautiful people. Et les bribes de conversations que atterrissent dans mes oreilles : « Oups ! le groupe est cassé « , « Tiens-moi bien, sais-tu, j’ai peur de tomber », « Demain tu en rigoleras « , « Oufti, y fait massacre ici ! « « Attention aux bougies, non dî d’ju ! « , …

Nous voici sur la coppette, aux remparts de la Citadelle. Ambiance ! Je repique vers le dessus de la Montagne de Bueren, au Péri, y compris l’impasse, rue Volière et visite de la chapelle Saint-Roch.

Quelle belle ville, hein Liège ! Oufti, oui, toi !


mardi 27 septembre 2011

Jean Teulé : " Mangez-le si vous voulez "




Nous sommes le mardi 16 août 1870 à Hautefaye, dans le département de la Dordogne. La France est en guerre contre l’Allemagne. Ce jour-là, Alain de Monéys, jeune homme d’une trentaine d’années, se rend à la fête dans un village voisin. Il est connu de ses concitoyens comme étant intelligent, aimable, serviable même. Lors d’une conversation, ses propos sont mal compris et tirés de leur contexte. Un bout de phrase est lancée et stupidement mal interprétée ( on a raison d’associer « bête et méchant « ). Aussitôt, il est accusé d’être un pro-prussien. D’abord par un groupe d’hommes et de femmes puis par une foule déchaînée de plusieurs centaines de personne va littéralement s’abattre sur lui. Alain est rué de coups, torturé, mutilé, suspendu comme un gibet, brûlé vif et même presque mangé.

Une des anecdotes parmi les plus honteuses de l’histoire du XIX è siècle, en France.

Jean Teulé nous énonce fidèlement les faits, de façon romancée, avec l’humour noir, grinçant qu’on lui connaît ( voir « Je, François Villon « ).

En pareil cas une question se pose : et nous, qu’aurions-nous été ? : les bourreaux, les défenseurs, les Ponce Pilate comme le maire du village ? En tout cas, une sorte de dégoût vous envahit après la lecture de ce court roman historique ( avec en bonus chez bibi, un affreux rictus au niveau de la bouche et du nez ).

L’horreur !


Extrait :

- Quoi ? Mais non ! Allons donc, j’étais auprès et ce n’est pas du tout ce que j’ai entendu. Et puis je connais assez Maillard pour être sûr qu’il est impossible qu’un tel cri sorte de sa bouche : « Vive la Prusse « … Pourquoi pas « A bas la France « ?

- Qu’est-ce que vous venez de dire, vous ?

- Quoi ?

- Vous avez dit « A bas la France ! «

- Hein ? Mais non !

- Si, vous l’avez dit ! Vous avez dit « A bas la France « .

(… )

dimanche 25 septembre 2011

Paul Auster : " La Cité de Verre "




A la suite d’un bien étrange coup de téléphone, l’écrivain Daniel Quinn accepte de devenir le célèbre détective, Paul Auster. Paul Auster qui, dans l’histoire, est aussi écrivain mais n’est pas Quinn ( si vous suivez, mais là, on brûle les étapes ).

L’enquête consiste à prendre en filature un certain Stillman, à surveiller ses faits et gestes car madame Stillman, Virginia, soupçonne son mari d’en vouloir à la vie de leur fils, Peter. Quinn se prend au jeu, trop même : il finira clochard. Pourquoi prend-il donc pour argent content tout ce qu’on lui dit ? Les Stillman disparaîtront.

Assez bluffant ! les lettres formées par les apparentes errances de Stillman dans New York. Excellente, la pérégrination de Quinn dans Manhattan et remarquable son article dans le cahier rouge à propos des mendiants et des clochards.

Ce roman est un vrai roman new-yorkais car, chapitre après chapitre, on ressent bien que l’histoire devait se dérouler dans cette ville et nulle part ailleurs. Faut dire qu’il est signé : Paul Auster, écrivain ( cette fois ! ) de son état et chantre de la Grosse Pomme.

-------------------

Extrait, la promenade de Quinn dans Manhattan :

http://catinus.blogspot.com/2011/10/le-longue-promenade-de-quinn-dans.html

samedi 24 septembre 2011

Paul-Jean Toulet : " Touchante histoire de la jeune femme qui pleurait "




Quatre délicieuses et très courtes nouvelles dans ce recueil petit format ( 17x11,5 cm ). Le ton est enjoué, y est à l’humour, à l’ironie, aux contes fantastiques, à la poésie. Ce livre est, en outre, ce que l’on appelle un bel objet. 5 euros ( pas cher ! )

Extraits ( pour vous mettre le goût à la bouche ) :

- A la longue, il en tomba amoureux, ou plutôt, cela le prit brusquement et « comme si, disait-il, il avait mis une main sur une pile « . Il en perdit le boire et le manger et, de laid mais écarlate qu’il était auparavant, devint d’une laideur blafarde.

- Elle lui lança un de ces sourires profonds de tirelire vide qui font, depuis des siècles, comparer les femmes aux sphinx.

vendredi 23 septembre 2011

Georges Simenon : " Le client le plus obstiné du monde "
















Au café des Ministères, un homme est rentré à 8 heures du matin et en est sorti à 23h. Il a lu tout un journal ( y compris les petites annonces ), n’a rien mangé, a bu deux cafés, un quart Vichy et une limonade et à donné un coup de téléphone au sous-sol. Dans le café d’en face, un autre homme a bu énormément, verre de vin blanc sur verre de vin, a gobé plus de dix œufs durs d’affilée, a cassé les pieds aux clients en parlant du Gabon. Dans le restaurant « L’Escargot « une jeune dame a pris trois plats. Dans la nuit, a retenti un coup de feu et un homme en est mort. Puis il y monsieur Auger qui collectionne les timbres et en vend. Sans oublier, important, les vrais jumelles, Marthe et Isabelle. Maigret l’avouera : il n’a jamais bu autant que ce jour-là mais il n’a jamais fait aussi beau à Paris que ce jour-là. Et madame Maigret a du se demander longtemps pourquoi elle avait trouvé un bouquet de violettes dans la poche du veston de son bonhomme de mari.

Une charmante nouvelle de Georges, une fois de plus.

jeudi 22 septembre 2011

Georges Simenon : " On ne tue pas les pauvres types "

















Ce soir-là, Maurice Tremblet est en chemise, assis au bord du lit. Il a enlevé ses chaussettes et se frotte les pieds qu’il a sensibles. Soudain, il s’écroule, frappé par une balle mortelle qui vient de le frapper en plein cœur. M. Tremblet est- était - caissier de son état dans une petite entreprise à Paris, il est marié et à cinq enfants. Le commissaire Maigret enquête et apprend que cet employé qu’on croirait modèle ne travaille plus chez « Couvreur et Bellechasse « depuis des années et que pourtant il se rend – ou fait mine – de se rendre à son bureau chaque jour. Il offre même, en cachette, des boucles d’oreilles de valeur à sa fille Francine et même de l’argent, beaucoup d’argent. Encore un élément : le coup de feu mortel a été tiré juste en face de l’appartement des Tremblet, plus précisément d’une chambre d’hôtel.

Qui est réellement ce Maurice Tremblet, alias monsieur Charles ? Qui est l’assassin ? Vous le saurez en lisant cette nouvelle encore une fois extrêmement bien ficelée et qui vous donnera peut-être des idées …

Extrait :

- C’était presque impressionnant, cette maison qui sentait littéralement le vide ( … ) le bonheur …le calme d’une maison où n’entrait personne que lui-même.

mercredi 21 septembre 2011

Charles de Coster : " La Légende d'Ulenspiegel au pays de Flandres et d'ailleurs "

















Oyé-oyé bonnes gens, esgourdez, ci-devant, la fabuleuse histoire de Thil Ulenspiegel au pays de Flandre et austres vastes contrées ( hum ! ).

Thil est le fils de Claes et de Soetkin et ils habitent à Damme près de Bruges en pays flamand. Il y a aussi Katheline et sa fille Nelle, et l’ami de Thil , Lamme Goedzak.Claes sera brûlé pour hérésie ( à tord ) et Soetkin mourra sous la torture. Ulenspiegel est un farceur, joyeux drille, frondeur, insolent,drôle et malin comme un singe. Il n’aura de cesse que de venger moralement l’ assassinat de ses parents et combattre pour libérer la Flandre du joug de la domination espagnole .

Citons en vrac quelques uns de ses faits parmi les plus cocasses : son pèlerinage de pénitent vers la ville de Rome et sa rencontre avec le pape ; il s’empiffre gratuitement auprès d’une dame ; il devient peintre escroc ; la « résurrection » du chien de la vieille dame ; Goedzak cherche vainement sa femme qui l’a quitté ; les bossus de Bouillon ; le poil à gratter utilisé lors d’une procession et la fausse statue qui pleure ; les folles filles d’Anvers qui aspirent à de l’amour physique chaud, très chaud même ; le weer-wolf ( loup garou ) de Heist ; Nelle sauve Ulenspiegel de la potence, …

A remarquer, dans ce roman haut en couleur, deux leitmotiv : cette recherche perpétuelle de la nourriture et plus particulièrement encore ce goût immodéré pour les agapes avec force tripailles, cochonnailles et beuveries ; la violence partout et toujours, une violence la plus basique qu’on puisse imaginer : éventrations, mutilations diverses, ici on décapite, là on occis, on brûle vif pour un oui pour un non et en plus avec une jouissance certaine dans le chef de ceux qui frappent.

Si vous ne désirez pas lire tout cet ouvrage qui connaît, peut-être, des passages plus ardus, je vous recommanderais toutefois la lecture du premier livre.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’auteur, Charles De Coster, - tout en se basant sur un roman allemand publié en 1515, répandu dans la région néerlandaise et traduit en français, - a conçu et écrit cette œuvre, non pas en flamand, mais en vieux français qui se réfère à Montaigne et à Rabelais. Lors de sa parution, l’accueil fut mitigé en Belgique, encore pire en France. Il faudra attendre la fin du 19 ème et le vingtième siècle pour que ce « Thyl Ulenspiegel « soit enfin reconnu par le monde littéraire et le public . Et puisqu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, citons Charles De Coster « Avant tout, ce livre est un livre joyeux, bonhomme, artistique, littéraire, dont l’histoire n’est que le cadre. «

Extraits :

- Et au lieu de leur dire en son langage flamand : « il ben u lieden spiegel, je suis votre miroir « , il leur disait abréviant « il ben ulen spiegel « , ainsi que cela se dit encore présentement dans l’Oost et la West-Flandre.

- « Majesté, dit Ulenspiegel, je demande qu’avant que je sois pendu, vous veniez baiser la bouche par laquelle je ne parle pas flamand.

L’empereur, riant ainsi que tout le peuple, répondit :

« Je ne puis faire ce que tu demandes, et tu ne seras pas pendu, Ulenspiegel « .

- Le jambon, dit-il, est bonne viande ; la bruinbier, bière céleste ; le gigot, chaire divine ; un pâté qu’on éventre fait trembler de plaisir la langue dans la bouche ; une salade grasse est de princier humage. Mais béni sera celui auquel vous donnez à souper de votre beauté.

- « Que ne manges-tu, dit-elle, une de ces chandelles ; elles te serviraient en enfer à éclairer ton éternelle damnation.

« Je vois assez clair pour contempler ton groin lumineux, ô truie mal échaudée : buvons ! dit Ulenspiegel.

- Et le vin de Meuse si délicieux aux gens constipés, tu en boiras.

- Passant par Liège, Claes apprit que les pauvres Rivageois avaient grand faim et qu’on les avait mis sous juridiction de l’official, un tribunal (… ). Claes vit en chemin les bannis, fuyant le doux vallon de Liège, et aux arbres, près de la ville, les corps des hommes pendus pour avoir eu faim. Et il pleura sur eux.

- Ulenspiegel étant à Liège, au marché aux poissons, suivit un gros jouvenceau qui, tenant sous un bras un filet de toute sorte de volailles, en emplissait un autre d’églefin, de truites, d’anguilles et de brochets. Ulenspiegel reconnut Lamme Goedzak.

« Que fais-tu ici, Lamme, dit-il. «

« Tu sais, dit-il, combien ceux de Flandre sont bienvenus en ce doux pays de Liège ; moi, j’y suis mes amours.

- Lamme Goedzak, en ce temps-là, vint de nouveau demeurer à Damme, le pays de Liège n’étant point tranquille à cause des hérésies. Sa femme le suivit volontiers parce que les Liégeois, bons gausseurs de leur nature, se moquaient de la débonnaireté de son homme.

lundi 19 septembre 2011

Quo vadis, Belgica ? Quoi de neuf, Belgique ? Hoe gaat het met U, Belgïe ?



Le gouvernement Elio Di Ruppo 1 ( gouvernement papillon )





Dzxia est nationnalisé






Ce que les Flamands pensent de la Belgique.
Cliquez sur l'image !


Dix ans de sursis pour la Wallonie ?
Cliquez sur l'article pour le lire









Pour lire le texte, cliquez sur l'image.


Accord " historique " sur BHV mais attention, pas op ! : il n'y a d'accord sur rien s'il n'y a pas d'accord sur tout ( et l'inverse ); voir donc le financement de Bruxelles et de l'Etat, volet socio-économique, budget 2012, enz ... )











Excellent mois de juillet 2013 pour la Belgique :

1. La réforme de l'état ( voir article ci-dessus)
2. accord historique entre le patronat et les ouvriers/employés
3. diminution relativement importante des donations royales et princières.
4. un nouveau roi (à suivre ...)

Les Belges tiennent ensemble par un miracle sans fin et ils sont chers à mon coeur.
( citation de Môa )

dimanche 18 septembre 2011

Anciennes vidéos de New York










Vu que je suis déjà à moitié zinzin de New York, il m’a semblé bon de conserver en mémoire, et à portée de main, des vidéos qui datent de quelques années, de quelques décennies même. T’as qu’à voir :

La conduite automobile à New York en 1928 :

http://www.youtube.com/watch?v=lkqz3lpUBp0&feature=related

Sur la 23 ème rue à New York en 1901 :

http://www.youtube.com/watch?v=9ZsPk6Qq4TY&feature=related

Mes femmes et la Belle Epoque :

http://www.youtube.com/watch?v=684n8FO68LU&feature=related

New York en 1940 :

http://www.youtube.com/watch?v=-rf-FKkFktU&feature=related

New York, 1885-1920 :

http://vimeo.com/groups/2350/videos/16310544

En vol pour New York dans les années ‘ 50 :

http://www.youtube.com/watch?v=Gsvm21gndVY&feature=related

Spectacular New York, 1956 :

http://www.youtube.com/watch?v=Qa7WpL9d_B4&feature=relmfu


a suivre >>>>>>>>>>>>>>>>>

lundi 12 septembre 2011

Jean d'Ormesson : " C'est une chose étrange à la fin que le monde "

















S’il est vrai que c’est une chose étrange à la fin que le monde, il est aussi bien étrange de vouloir en parler dans un livre de 300 pages environ. Or, l’auteur a relevé le défi, avec brio. Il nous invite à examiner, une fois de plus, le parcours de l’être humain, depuis l’âge des cavernes, l’antiquité, Athènes et Rome, le moyen-âge, … jusqu’à nos jours. A assister aux balbutiements de la science jusqu’à son emprise quasi-totale sur nos vies au XXl. Voici pour la première partie. Ensuite nous passons à du plus scabreux. L’espace, le temps, la mort, la divinité ( s’il y en a une ! ). Jean d’O ( vous me permettrez cette familiarité, certes , un tantinet déplacée – mais je n’irai pas jusqu’au langage de certains forums où l’on a surnommé l’homme en question de « Jeannot « - ), lors, Jean d’O, disais-je, est un petit futé. Ainsi, il nous cause du big bang en nous rassurant, « oui, je vais parler de Dieu, une minute « ; puis il nous dit, peut-être que derrière le Mur de Planck, se trouve … Dieu. Il n’en sait rien, il dit peut-être. Puis il nous cause de Kant, d’ Einstein, de Freud et nous dit aussi « je sais que vous voulez que je parle de Dieu, du « Vieux « , mais l’avez-vos mérité ? Etes-vous bien réceptif à ce que je dis ? « .

Jean d’Ormesson est admirable ! ( savez-vous qu’il supporte de moins en mois lorsque des jeunes filles de dix-sept ans ( on n’est pas sérieux quand … ) lui disent « vous savez, Monsieur, mon arrière-grand-mère vous admire tant et tant « ). Il a relevé l’improbable challenge : nous parler du « Vieux « . Dont acte !

Extraits :

- Un enfant de sept ans en sait plus aujourd’hui sur l’univers autour de lui et sur son propre corps qu’Aristote et Descartes. Et tous nos Prix Nobel réunis n’en savent pas plus sur le temps qui passe, sur la mort, sur le sens de l’univers, sur le destin des hommes, sur une autre vie possible ou peut-être impossible qu’un gamin d’Ur ou de Thèbes, de Milet ou d’Elée, ou de l’Athènes de Périclès.

- Dieu existe-t-il ? Dieu seul le sait.

- Pourquoi ya-t-il quelque chose au lieu de rien ?

Parce qu’il y a de l’être pour l’emporter sur le néant.

L’être est. C’est assez.

Et le choix des mots est libre : nous pouvons l’appeler Dieu.

- Sur le temps et la mort, nous en savons autant que les hommes de la préhistoire.

- Chacun fait bien comme il veut. J’espère qu’il y a, après la mort, quelque chose dont je ne sais rien. J’espère qu’il y a, hors du temps, une puissance que, par approximation et pour plus de simplicité nous pouvons appeler Dieu.

Je n’ai pas d’autre fois que cette folle espérance.

- Je suis un bon garçon ( … ). Je préfère qu’on ne torture pas les autres, qu’on en les massacre pas, qu’on ne les méprise pas, qu’on ne les détruise pas, qu’on ne les humilie pas d’une façon ou d’une autre.

- Niels Bohr donne ce conseil à Einstein : « Ne dites pas à Dieu ce qu’il doit faire. «

Dieu sait ce qu’il doit faire. Et l’histoire sait mieux que nous ce qu’elle recèle en son sein.

- La beauté, le bien et le mal, la justice, la vérité, le hasard et la nécessité, notre liberté, l’histoire nous font tourner la tête. Nous sommes des rats dératés qui courent dans tous les sens, des grelots déchaînés et sonores, des pantins ivres d’eux-mêmes, des nains aux rêves de géants.

jeudi 8 septembre 2011

Haruki Murakami : " Sommeil "








Etes-vous déjà resté dix-sept jours et nuits sans dormir ?

Alors que vous venez d’être tiré brusquement de votre sommeil, avez-vous déjà vu un veilliard effrayant et décharné se tenir, là, devant vous, et qui verse de l’eau sur vos pieds ?

Avez-vous déjà lu au moins trois fois d’affilée « Anna Karénine « de Tolstoï tout en buvant du cognac et en avalant des tablettes de chocolat ?

Avez-vous déjà trouvé hideux le visage de l’être aimé alors qu’il dort,là, à vos côtés ?

Vous êtes-vous déjà arrivé de ne pas comprendre la fin d’une nouvelle de Haruki Murakami ?

Tout cela est envoutant. A conseiller, pour le simple plaisir.

mercredi 7 septembre 2011

Avis de recherche ...







Cliquez et zoomez sur l'image !
































Quelle véritable merveille tous ces « Jo et Zette « ! Normal, me direz-vous : toute notre enfance. Je me suis procuré cet album l’année dernière dans une boutique de seconde main ou sur la brocante de la « Fête des Fous » à Sainte Walburge-Lîdge. Il me sert de gri-gri, et de porte-document. Pour l’instant, je le trimballe partout avec la pétition concernant la menace fait sur les Coteaux de la Citadelle ( voir l’article dans ce blog )
Lors, ce matin, j’avions encore quelques signatures à récolter auprès de mes collègues en bénévolat de l’hôpital saint-Jo à Lîdge. Entre autres à Simone. Qui n’a pas les yeuses dans les poches et qui a relevé ce mot délicieux de l’ex propriétaire de cet album –féérique-. Je cite « boitolette 189 « ( voir le cliché ici plus haut, zoomez dessus ).
Je suis donc à la recherche de ce monsieur Van Ranst Philippe qui habitait 27 A avenue Marius Renard boitolette 189 à …, pour une dédicace de lui.
C’est trop drôle !

Annick Stevenson : " Génération Nothomb "





















Sam vient d’essuyer un échec amoureux et sa – désormais - ex-petite amie a refusé ses fleurs et son cœur. Sam n’aime pas trop son boulot, ni sa vie et ses amis l’ennuient. Sam n’aime pas lire. Du tout . Au grand désespoir de son père, de sa mère. Jusqu’au jour où il tombe sur un bouquin d’Amélie Nothomb et là, pour le coup, il tombe à la renverse. Une vraie révélation, inattendue. Après avoir lu plusieurs livres d’Amélie, il entame avec elle une correspondance. Il crée un blog puis un site consacrés à l’auteur. Tous deux finiront pas se rencontrer lors de séances de dédicaces. Tout au long de ce récit, Sam se confie à sa « tantine » qui est critique littéraire et qui l’orientera vers un nouveau destin.

A travers ce roman, Annick Stevenson nous fait redécouvrir les grands thèmes abordés par Amélie-San dont l’amitié, la singularité des vies, la fidélité, mais aussi le côté éphémère des choses et du temps, …. le tout agrémenté de provocation et d’impertinence. A pointer une spécialité chez elle, assez rare chez les auteurs : ce goût de correspondre avec les lecteurs, une activité qui lui prend beaucoup de temps de sa vie mais elle aime.

Tout au long de l’histoire, chaque roman est évoqué, via des commentaires d’internautes issus non pas cette fois de la fiction mais bien de la réalité. Et pour preuve, j’ai eu la surprise de voir que Annick Stevenson avait repris une de mes réactions à propos du roman « Les Combustibles « .

Oufti ! C’est bien la première fois qu’on cause de môa dans un livre.

La Klasse !

Un roman qu’apprécieront les fans d’Amélie Nothomb ainsi que ceux et celles qui s’intéressent à son œuvre déjà conséquente et, on le sait, digne d’intérêt.


Extrait :

- Certains l’ont déjà remarqué, mais le fait qu’il est cours comme roman en plus est un bonus car on ne s’ennuie jamais.

- Moi je me vois comme dans un miroir dans ses livres. Et bien, quand je suis en face d’elle, c’est pareil. C’est ça, The Nothomb generation.

- Et bien, c’est ce que tu dis : écrire un livre ne sert à rien non plus. Mais on n’a quand même pas le droit de ne pas y croire et on doit aller jusqu’au bout, comme s’il allait servir à quelque chose. Pour le lecteur, c’est tout comme, d’ailleurs. Lire ne sert à rien, mais si on ne lit pas, il n’y a plus rien pour éclairer la vie.

dimanche 4 septembre 2011

" Passion Simenon, l'homme à romans " de Jean-Baptiste Baronian et Michel Schepens


























" Hors du poulailler "

Pour pouvoir lire ces articles signés Georges Sim et publiés à l'époque ( fin des années 1910 ) dans " La Gazette de Liège ", cliquez sur l'image et puis zoomez

















Georges et son fils aîné Marc au château de Terre-Neuve, une des innombrables ( plus de 30 ) résidences de notre auteur










Un « beau livre « comme on dit. Tout en grand carré, richement illustré de documents, de photos, pour certaines assez rares ( je me suis permis d’en scanner une ou deux ). De la bel ouvrage signé Jean-Baptiste Baronian et Michel Schepens qui nous retracent, une fois de plus, et avec compétence, la saga Georges Simenon.

Ces deux auteurs animent un site , les amis de Georges Simenon :

http://lesamisdegeorgessimenon.blogspot.com/

Extraits :

- Et qu’importe si, pendant ce temps-là, on vous jalouse, vous regarde de haut ou de travers, vous calomnie, vous éreinte, vous traite de pisse-copie, vous taxe de cas, d’énigme, de mystère, de phénomène ! Qu’importe si vous avez ce quelque chose de capital que les autres n’ont pas : le génie du roman.

- La vie de Simenon est un roman bouillonnant, rythmé et instinctif, en total opposition avec la vie intellectuelle et sédentaire de ses contemporains écrivains.


vendredi 2 septembre 2011

Ian Kerner : " Elle d'abord, lui ensuite "















Ce qui a de bien avec les bouquins sur le sexe c’est que vous pouvez en lire des quantités, jamais vous ne trouverez celui qui vous dit tout-tout-tout. Chacun apporte sa pierre à l’édifice, d’où il s’agit là d’un marché juteux et l’on peut même en conclure que la sexologie n’est pas une science exacte.

« Petit guide à l’intention des femmes pour faire plaisir aux hommes « . J’entends déjà s’élever certaines voix : « Dis donc, banane, t’es pas une femme à ce que je sache, sauf erreur de notre part ! « . Juste. Mais ya le même pour les hommes : « Elle d’abord « du même auteur. Fallait bien commencer par un bout et comme on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, et puis souvenons-nous de l’adage « connais-toi toi-même « . Cqfd !

Deux parties : 1. Le corps masculin qui refait le tour de la question ( c’est assez marrant ) 2. Les techniques, comprenez celles qui seraient efficaces pour faire plaisir au mâle ( certaines me laissent dubitatif et j’y mets carrément un solide bémol , tout en sachant qu’un corps n’est pas un autre, cqfd ! ).

Extraits :

- Ce que des femmes disent à propos de la taille du pénis :

« si tu aimes le bonhomme, alors tu aimes son pénis «

« la taille n’a rien à voir. Parce que la plupart ne savent pas quoi faire avec, de toute façon «

« j’aime les gars avec des petites queues, parce qu’ils travaillent plus. Les gars à grosse queue sont paresseux «

- Il ne faut pas oublier que lorsqu’un homme regarde son propre pénis, l’angle sous lequel il le voit le lui fait apparaître plus petit qu’il n’est en réalité. Cela explique pourquoi le marché trompeur des pompes et des pilules et autres produits destinés à faire grossir le pénis est si florissant.

- Une de mes patientes était tellement effrayée par la taille du pénis de son fiancé qu’elle pensa un moment annuler le mariage. Pour arranger, ses amies la taquinaient en lui disant qu’elles tueraient pour être à sa place.

- Cher Ian, mon copain ne veut pas que je sois au-dessus quand on fait l’amour. Il dit qu’il a peur que je « brise « son pénis ! Est-ce possible de briser un pénis ? / ( réponse : oui. )

- D’ordinaire, le testicule gauche pend un peu plus bas que le droit, à cause du fait qu’à la naissance, le côté gauche descend le premier. Approximativement 75 % des hommes portent à gauche ( cette disposition clairement n’est pas reflétée aux urnes ).

- En fait les humains sont parmi les 3 % des mammifères qui tendent à la monogamie. Les 97 % restants se contentent de « baiser et de s’en aller « .

- Création d’un lien affectif intense entre la mère et l’enfant. Beaucoup de mères ont l’impression de tomber littéralement amoureuses de leur bébé.