" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

dimanche 30 octobre 2011

La tablette Samsung de Belgacom





Comme je suis hyper accroc à mon ordinateur et à internet, je me suis dis qu’au point où j’en étais, me fournir la tablette que propose Belgacom serait un bon investissement. Sans compter que ce nouveau joujou ne va pratiquement rien me coûter en supplément - ce qui n’est pas rien ! - ( comme je le dis à qui veut l’entendre « ce n’est pas que je suis près de mes sous mais j’suis un peu radin … ! « ).

Le tout est d’être patient pour tenter d’apprivoiser la bête. L’important, c’est d’avoir un bon contact avec un agent de Belgacoum et qu’il vous explique clairement comment ça marche. Jusqu’à présent, j’en ai déjà usé 5 ou 6 ( d’agents ), à chaque coup, je crois que cette fois, j’ai tout compris mais : tintin. Bon, vous me connaissez, mon cerveau n’est pas non plus de la dernière génération.

Certains agents eux-mêmes ont l’air de bien patauger aussi, vu leurs réponses plus qu’évasives. Mais c’est comme quasiment dans tout dans la vie ( oui, papa ! ), faut apprendre sur le tas. CQFD !

A suivre >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

samedi 29 octobre 2011

" Scala " au forum de Lîdge




Curieusement, je ne suis plus « musique « du tout alors que j’en ai tant écouté, des de toutes les sortes même. En aurais-je trop écouté ? C’est bien possible … Un chouïa de Frank Zappa, un zest de Lou Reed, un soupçon de Miles Davis, un doigt de Léo Ferré et c'est presque déjà tout ... ( comme on devient, hein ! )

C’est dire que je ne suis pas trop « chorales «. En écouter de temps en temps, soit , un air comme cela, en passant, pour voir … Or, « Scala « , cette chorale flamande, j’aime beaucoup et je crois que j’en ai trouvé la raison.

« Scala « est associée à du minimaliste, mais dans le bon sens, rassurez-vous. Comprenez de la pureté, de la sobriété ; donc surtout pas des fioritures, des rajouts de tous les goûts ou de l’exotisme. Quand on écoute « Scala «, on a l’impression de n’entendre qu’une seule voix alors qu’elles sont plus de vingt-cinq. Aucune voix n’est mise en évidence, pas de solistes, un chœur c’est tout. Puis, écoutez comme le texte des chansons est découpé en petites séquences rythmiques, cut. Ce que j’aime entendre dans une chorale, c’est l’interprétation par des voix féminines, exclusivement, de chansons qui me sont chères, avec le moins de tralala possible ( je sais : c’est assez réac, un peu « vieux con « , mais tant pire ).

Et ce fut le cas, en gros, au Forum de Lîdge, ce mardi 25 octobre.

En illustration :

- Signature, Pierre Rapsat :

http://www.youtube.com/watch?v=meTjugxwmE4

- « With our without you « :

http://www.dailymotion.com/video/x4i822_la-chorale-scala-with-or-without-yo_music

- En Indochine :

http://www.youtube.com/watch?v=5fRwLop5-Vw

Georges Simenon : " Le voyageur de la Toussaint "




Un jeune homme, Gilles Mauvoisin, apprend qu’il vient d’hériter de son oncle, Octave. Il débarque à La Rochelle et découvre tout une série de personnes qui ont des liens divers avec le défunt. Il apparaît aussi que l’on essaie de l’influencer, afin de taire ce qu’il ne conviendrait pas d’étaler au grand jour, mais il résiste à ces pressions, tant bien que mal. En effet, en ouvrant le coffre-fort de son oncle, plusieurs dossiers surgissent et font apparaître que tous ces braves gens ( oncle compris ) ne sont pas blancs comme neige, c’est le moins qu’on puisse dire.

Et puis il y a Colette, sa tante, l’épouse d’Octave qui, l’autopsie nous l’apprendra, est mort empoisonné. Sachez également que trainent ici et là des morts, des bassesses et un mariage. Gilles s’en ira écœuré par tout ce qui l’entoure et Georges Simenon semble, une fois de plus, faire l’éloge de l’amour-passion.

Cet excellent roman a, en lui-même, une particularité : il est assez long pour un Simenon ( le double du format " habituel " ) , soit 350 pages ici. Mais on ne s’en plaindra pas.

Extrait :

- Il avait compris qu’il existe des hommes qui peuvent cracher leur mégot au visage des autres et des hommes qui n’ont le droit de se retirer à reculons en pâlissant …

- Elle aimait parce qu’elle aimait. C’était l’amour qu’elle aimait, la gaieté, le mouvement, la joie de la chair.

mercredi 26 octobre 2011

Nicolas Ancion : " Haute Pression "





Si, d’aventure, il vous arrivait de renverser un piéton avec votre voiture, ne faites surtout pas comme Yvon Kempeneers. Car alors vous risqueriez de vous retrouver nez à nez avec un écheveau infernal à démêler. Et comment faire alors la part des choses entre le réel et l’imaginaire, la panique et l’attente fébrile, l’illusion et la paranoïa ( j’en passe et des meilleurs ).

Une trépidante nouvelle de Nicolas Ancion qui vous tiendra en haleine jusqu’au bout et en bonus vous fera ( re-) découvrir la ville de Bruxelles en voiture.

samedi 22 octobre 2011

Marie-Céline Lachaud : " Colette à vingt ans, une apprentie pas sage "




Bien que la série s’intitule « à vingt ans « , cet excellent livre de Marie-Céline Lachaud brosse toute la vie de Colette. L’enfance imprégnée par l’apprentissage de la nature qui l’entoure et ce par la meilleure des guides, sa mère, Sido qui lui susurre : « Regarde ! «. La jeune fille de vingt ans, amoureuse, qui épouse Willy, mais c’est un homme tellement volage qu’elle en tombe malade. La création et l’écriture des « Claudine «. Sa vie parisienne, sa vie amoureuse des femmes et d’autres hommes. Une vie si singulière, fulgurante, mouvementée jusqu’à la provocation qu’elle ressemble à un vrai roman. D’ailleurs ce livre se lit tel quel.

« Colette mourra le 3 août 1954. L’Etat lui fera des funérailles nationales, ce qui aurait comblé Jules Colette, le saint-cyrien, et le curé refusera de l’enterrer à l’église, ce qui aurait réjoui sa mécréante de mère. «

Extraits :

Sidonie donna à ses enfants une éducation toute entière tournée vers la nature et la liberté, usant du jardin, comme d’un champ d’expérience privilégié avec un seul mot d’ordre : regarde ! « Regarde la chenille velue, pareille à un petit ours doré ! Regarde la première pousse de haricot, le cotylédon qui lève sur sa tête un petit chapeau de terre sèche … Regarde la guêpe qui coupe, avec ses mandibules en cisailles, une parcelle de viande crue… Regarde la couleur du ciel couchant, qui annonce grand vent et tempête. Qu’importe le grand vent de demain pourvu que nous admirions cette fournaise aujourd’hui ? Regarde vite, le bouton de l’iris noir est en train de s’épanouir ! Si tu ne te dépêches pas, il ira plus vite que toi … ( Journal à rebours ). Tout est bon pour apprendre.

- ( description de Colette ) Des yeux de chatte, un corps appétissant, des cheveux dorés jusqu’aux pieds, qu’elle entretient avec un soin jaloux. Et de l’esprit avec ça, de la répartie, de l’assurance, elle n’a peur de rien !

- « Je m’appelle Claudine, j’habite Montigny ; je suis née en 1884 ; probablement je n’y pourrai pas. « Ainsi commence – Claudine à l’école - .

jeudi 20 octobre 2011

Nicolas Ancion : " Le Dortoir "





Nicolas Ancion mélange sans précautions et sans avertissements romans, nouvelles, poésie. La langue de bois, le politiquement correct, il ne connaît pas, et on ne peut que s’en réjouir.

Une bonne trentaines de flaches, comme des jets de mots, d’impressions, d’impacts de type surréaliste dans ce » Dortoir « . Parfois on songe à des bouts de rêves, de cauchemars, ou des cris.

A pointer tout particulièrement : Loïc, l’homme toujours assis, les frères Tong, la chambre des Roumains, le dortoir, Philippe et les mots, la photo de classe, la visite des parents,

Extraits :

- La rumeur disait que Loïc était parvenu à dominer le processus naturel de déjection.

- Ils étaient même tellement pauvres qu’ils étaient devenus chrétiens pour manger l’hostie une fois par semaine.

mardi 18 octobre 2011

Roland Topor : " Le locataire chimérique "





Trelkovsky n’a pas le choix, il doit absolument trouver un nouveau logement. Très vite, il en trouve un, qui n’est pas l’idéal rêvé, mais qui lui convient ne fut-ce qu’au point de vue financier. Cependant il y a un hic, même deux ; l’appartement appartenait a une certaine mademoiselle Choule qui s’est suicidée il y a peu en se jetant sur la verrière et le propriétaire, Monsieur Zy, a vraiment un caractère de chien. Cependant les choses s’arrangent. Plus ou moins d’ailleurs puisque les voisins accusent Trelkovky – qui est un brave homme, discret et tout – de faire du bruit, beaucoup de bruit, jours et nuits. Notre locataire va être littéralement englué par les incessantes pressions, dénonciations de tous ces voisins qui le harcèlent psychologiquement. Sans compter que ses amis s’y mettent aussi. Puis il y a tous ces gens qui se rendent à la toilette commune situé juste en face de l’appart, des gens qui ont des agissements plus qu’étranges, troublants, effrayants. Notre héros va donc tout doucement perdre pied et va même devoir lutter contre un autre lui-même. Nous sommes constamment au bord du cauchemar éveillé, de la folie.

Roland Topor a écrit là un roman brut, brutal même. Il n’y a pas une seule trace de « littérature « - comprenez de longues descriptions, des tas de qualificatifs, de jolies phrases, d’admirables sentences, un style très pointu, admirable, pur -. Ici, tout est dit de façon directe, acérée, coupante, choquante parfois ce qui cadre à merveille avec l’histoire ici racontée.

Une merveille !

Extrait :

- A propos, ajouta Monsieur Zy, l’ancienne locataire portait des pantoufles après dix heures. C’était tellement plus agréable pour elle et pour les voisins d’en dessous.

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Roman Polanski a réalisé un film à partir de ce livre de Roland Topor. Je me souviens de l’avoir vu dans les années ’70 au cinéma « Le Parc « à Lîdge. J’en étais ressorti complètement terrorisé. Oufti toua !

http://www.youtube.com/watch?v=acVTOXnkYEE

vendredi 14 octobre 2011

Georges Simenon : " Le Bourgmestre de Furnes "





Joris Terlinck est le bourgmestre de Furnes, une petite ville de Flandre occidentale. Il règne sans partage. Il s’occupe de tout ce qui est important décide, tranche et ne demande l’avis de personne. Ses ennemis sont nombreux.

Il a et a eu des maîtresses. Il y a belle lurette qu’il ne se passe plus rien entre son épouse, Thérèsa, et le « Baes « , le patron. Mais le pire, c’est qu’il a eu un drame dans le vie du couple, un malheur que Terlinck cache par convenance sociale ou pour ne pas perdre la face à l’ Hôtel de ville de Furnes… Alors que tout le monde sait …Pourquoi « le Baes « a-t-il lancé à son principal ennemi : « Léonard Van Hamme, je viens d’acheter votre fille « ? Vous le saurez en lisant ce prodigieux roman, un des plus connus de Georges ( en tout cas en Belgique ). A noter que, une fois de plus, Simenon excelle dans l’art de camper psychologiquement ses personnages qui s’agitent tout au long des pages de ce roman « dur « .

Cinq étoiles !

Extraits :

- Il n’aimait ni Jef Claes, ni personne. Il ne lui devait rien. Il ne devait rien qu’à lui-même, car nul ne l’avait jamais aidé, ne lui avait fait le moindre cadeau, fût-ce celui d’une petite joie.

- Elle détestait les riches. Peut-être détestait-elle son fils depuis qu’il avait de l’argent. ( … ) « Je suppose que tu n’as pas faim ? Tu emporteras bien un peu de crevettes pour ta femme ? Je me doute bien que tu les jettes dans le premier fossé, mais … » (… ) « Pour moi, tu es un homme riche et je ne les aime pas ! Je n’ai pas besoin d’eux et ils n’ont pas besoin de moi. «

- Après ses trois ans de service, on lui trouverait quelque chose et, si ça n’allait pas mieux, on l’enverrait au Congo.

- Il avait assisté une fois à une scène familière aux Ostendais. On amenait un enfant qui n’avait jamais vu la mer et, pour que sa première impression fût plus forte, on lui avait bandé les yeux. Une fois sur la digue, on lui retirait brusquement le bandeau et l’enfant regardait avec angoisse cet horizon trop vaste ; ses jambes flageolaient, comme s’il avait perdu pied, comme s’il s’était senti attiré par l‘abîme de l’univers. Enfin, dans un élan de panique, il se raccrochait aux jambes de son père, aux jupes de sa mère et éclatait en sanglots.

- Pour moi, les hommes de cet âge-là ne sont jamais rigolos … Ils me font plutôt pitié.

mercredi 12 octobre 2011

" La Wallonie vue par les grands écrivains " , Y. Vander Cruysen et T. Leclercq




Ce « beau livre « sera du plus bel effet dans votre bibliothèque ou sur votre table basse. Les douze pages d’introduction sont très intéressantes. En ce qui concerne le choix des photos et des légendes, c’est un peu comme les goûts et les couleurs : ça ne se discute pas.

Extraits :

- Plusieurs raisons expliquent cette présence massive de tous ces gens de lettres ( en terre wallonne ). Soit ils y sont nés ou ils ont des attaches familiales. Soit ils sont exilés, fuyant les épidémies, les révolutions ou les politiques du moment. Soit ils la découvrent, presque par hasard ( …),. Soit ils ont trouvé des lecteurs, un public (de conférence ).

- Les Ardennes sont assez peuplées, car on m’a assuré qu’il y a douze cents clochers. Les gens y sont bons, complaisants même, et surtout les jeunes filles ; mais en général, le sexe n’y est pas beau. – Casanova –

- Georges Simenon n’a jamais manqué, au travers de ses multiples écrits, d’évoquer son attachement à sa cité natale. « Je me sens toujours Liégeois, où que je me trouve « , aimait-il rappeler.

- ( A propos de Mons ) La plus haute de ces trois tours ( …) a un toit vraiment étrange. Figure-toi une énorme cafetière flanquée au-dessous du ventre de quatre théières moins grosses. Ce serait laid si ce n’était grand. La grandeur sauve. – Victor Hugo –

mardi 11 octobre 2011

" Melancholia " de Lars von Trier




C’est un beau mariage et Justine est sublime. Les invités attendent depuis deux heures.

« Tu ne vas pas craquer maintenant, nous sommes à peine à la moitié de la fête « . Elle marche péniblement à travers des fils gris gluants. « Parfois, je te déteste, Justine « .

« J’ai peur ! «

« Si j’étais de toi, je serais terrorisée. Mais tout le monde a peur « .

Il y a Mélancholia, cette planète en transit. Qui diminue de volume dans la clef inventée par l’enfant, semble s’éloigner puis se rapproche et grossit. Tout le monde est parti . Ils restent juste trois. Et si nous étions les seuls être vivants dans l’Univers ? Ca ne vous fait pas peur, vous ?

Quelques impressions – mais tout ne pas être dit par des mots –

J’ai apprécié les ralentis au début du film et la musique quand elle est en rythmique ( pas de gros souffleurs à vous trouer les tympans en solo mais les basses, les percus ).

Parfois un peu de romantisme, de belles images dans la brume ou les nuages, des scènes surréalistes ( comme dirait mon amie Marie ), un peu, bien dosé, pas trop, juste ce qu’il faut.

Violence dans les paroles et pas avec des flots de sang à tous les carrefours ( j’ai eu peur avec les chevaux … ).

Serge Gainsbourg doit être super fier de sa fille Charlotte qui une fois de plus est éblouissante ( voir du même auteur « Antichrist « .)

Kirsten Dunst a remporté le prix d’interprétation féminine au festival de Cannes en 2011. Et puis ses attitudes me rappellent tellement quelqu’un, du temps jadis déjà.

Bande-annonce, ici :

http://www.youtube.com/watch?v=0H9Dt9pojGw

Un film brillantissime ! Courez-le voir !

Classé dans le top 5 de mes films préférés.

lundi 10 octobre 2011

Saint-Roch, Ferrières, le 9 octobre 2011, journée des retrouvailles des rhétoriques 1971



Collège Saint-Roch, Ferrières. Le corps professoral en 1968.
Ces profs qui nous ont tant aimés ...

( cliquez sur la photo pour l'agrandir ! )


                                         Les latines, grec et sciences, en 1968 (sauf erreur)







Presque une tranche de bonheur, en tout cas un tout grand plaisir de retrouver quelques-uns parmi les compagnons - et même parfois des amis - avec qui nous avons vécu six ( longues ) années.
Une période majeure dans une vie qui a servi tantôt de tremplin, tantôt d'étouffoir.
Mais l'heure n'est pas à la vaine polémique.
Juste le temps d'une délicieuse journée de retrouvailles.

( Vous savez que vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir )



Souvenir-souvenirs ! La longue asperge, c'est môa.
Avec Jean-Michel Woos et Bernard Bastin



Bioutifoule ! Ya plus qu'à passer à table.
Mioum !
( on n'a même pas dit le " bénédicité ", Rrrrrrôôôôô ! )



La cour de récréation des aînés et l'entrée du souterrain ...



Le mur des évasions
Le mur des lamentations ...




Mère très chaste,
Mère toujours vierge,
Mère sans tache,
Mère aimable,
Mère admirable,
Mère du bon conseil,
Mère du créateur,
Vierge très prudente,
Vierge vénérable,
Vierge digne de louange ,
Miroir de la justice,
Trône de la sagesse,
Vase spirituel,
Vase d’honneur,
Rose mystique,
Tour de David,
Tour d’ivoire,
Maison d’or,
Arche d’alliance,
Porte du ciel,
Etoile du matin,
Reine des anges,
Reine des patriarches,
Reine des prophètes.


L'abbé Fernand Sprimont, le seul de notre promotion a être devenu prêtre et qui a célébré, avec brio, l'eucharistie.
Proficiat, Fernand !



Patrick Dufays, Robert Roland, Eloi Magnette ( un prof ) , Jean-Michel Woos, Paul Mary

( vous savez que vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir )



Fernand Sprimont, Eugène Leclercq, Freddy Kindermans, Robert Bourgeois et son épouse




A l'avant plan : Francis Dujardin
Ensuite Freddy Kindermans et Fernand Sprimont



Christian Lepuits



Du côté des Modernes : Edgard Massagor, Christian Ronsse ( oups, je l'ai scalpé ! ) et Jean Schoonbroodt



Photo de quelques rhétos, cuvée 1971 ( prise par un organisateur des retrouvailles )

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Mathieu Bonten, un des rédacteurs en chef du « Bulletin des anciens et amis de Saint-Roch Ferrières « m’avait demandé d’écrire un article à paraître dans l’édition n° 4, oct-nov-déc 2011. Ce qui fut dit fut fait
Quelques mots à propos des retrouvailles du 9 octobre 2011 des rhétos 1971.
C’est au mois d’août, je crois, que nous avons reçu l’invitation pour des retrouvailles dans notre bon vieux collège pour ce 9 octobre 2011. Heureusement, l’association des anciens de notre Saint-Roch est très efficace et fidèle dans sa mission. Il y avait bien eu une autre retrouvaille en 2001, une autre à Jeneffe, le village de Freddy Kindermans dans les années ’90, une autre encore en 1991 à Bernardfagne auxquelles certains d’entre nous avaient déjà répondu présents. Les années passent et le désir de revoir, une dernière fois ( gloups ! ) la bobine de nos camarades où amis de cette époque, déjà si lointaine, reste intacte, vivace.
Pour ma part, j’ai reconnu certains de mes condisciples au quart de tour, d’autres me disaient bien quelque chose mais « c’est qui, lui ? voyons … », d’autre pas du tout. Alzheimer ferait-il déjà son office ?
Moi, ce que j’aime, c’est qu’on me foute la paix. Et là, je fus gâté puisque, arrivé pour 10 heures, j’ai pu visiter tout à mon aise ce qui me turlupinait de revoir depuis des années maintenant : la cour d’honneur, la vue extérieure des chambres et des classes, le parloir ( avec tableaux et boiserie un chouïa désuet ), la salle d’étude, les couloirs, les cours de récréation, les appartements des profs, les chiottes, les escaliers, … la statue de la vierge et le grand crucifix, toujours là, imposant, j’allais dire sublime. Oufti ! Que de souvenirs, à la pelle ! C’est bon, cela fait du bien !
A 11 h, l’eucharistie ( c’est comme ça qu’on appelle la messe maintenant ? ) ne m’avait pas attendu pour commencer. Il m’a fallu deux ou trois secondes pour reconnaître l’officiant : Fernand Sprimont, le seul d’entre nous qui est devenu prêtre et il s’en est tiré avec brio, proficiat, Fernand !
L’apéro . Le moment idéal pour nous saluer, nous renifler, échanger quelques mots, quelques souvenirs communs . Une bonne table, tous ensemble réunis, avec des questions sur nos parcours depuis 1971, ce que nous avons fait ( travail - famille-patrie ) mais est-ce bien là le plus important ? Le plus délicieux dans ces cas là sont les particules élémentaires ( merci Houellebecq ! ) qui pourraient encore circuler entre nous, le ciment, le passé commun . Les joies et les galères communes. S’il reste des rancunes, des rages, elles se sont estompées avec le temps qui est plus fort que nous, joyeux enfants de Bernardfagne. Pour la plupart , les années passées à Saint-Roch ont été plutôt appréciables ( dignes d’être appréciées ).
Je vous remercie tous, un par un, d’avoir permis de passer, par votre présence, un des jours les plus agréables de l’année 2011. Presque du bonheur… A très bientôt, car nous avons émis le souhait de ne plus attendre 10 années avant de nous revoir.
Présents ( sauf oubli de ma part ), rhétos 1971 :
Les latins : Robert Bourgeois – Jean Catin – Patrick Dufays – Francis Dujardin – Freddy Kindermans – Eugène Leclercq – Christian Lepuits -Paul Mary – Robert Roland – Fernand Sprimont – Jean-Michel Woos.
Les modernes : Edgar Massagor – Christian Ronsse – Jean Schoonbroodt .
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Avant que Emile (Alzheimer) ne fasse trop de ravages et à la manière de Georges Perec :
Je me souviens de la traction avant du père Mouvet qui me conduisait à la gare de Rivage pour y prendre le train Amsterdam- Bale, arrêt à Gouvy.
Je me souviens d’un prof qui avait la manie, le lundi matin, de foutre un élève (au choix ) la tête la première, dans une poubelle.
Je me souviens de l’abbé Defossez qui adorait ( pardon ! qui appréciait – on n’ adore que Dieu seul ! ) – Tintin et surtout les injures du capitaine Haddock .
Je me souviens du décès de notre condisciple Richard Gendarme et de la cérémonie qui s’est tenue à Filot, in memoriam.
Je me souviens de la cantate « Jésus « de Edouard Senny.
Je me souviens les fois où, nuitamment, avec mon ami Freddy, nous fîmes le mur avec comme seul but d’aller écluser deux ou trois bières à Harzée et à Aywaille. Nous rentrions à Saint-Roch, en catimini, vers les six heures du mat, pas fatigués pour un sou ( il y a prescription ! ).
Je me souviens de Robert Félix, notre prof de poésie, qui nous crachait à la figure des poèmes de Rimbaud, de Baudelaire et chantait avec passion « l’homme de la Mancha « de Brel.
Je me souviens de Schillings, notre prof de diction « cuivre-zinc, zinc-cuivre « .
Je me souviens du gobelet repliable de Richard Bodéus.
Je me souviens de la feuille de chou « les Echos de Bernardfagne « .
Je me souviens de « la belle Hélène « de notre prof de grec Jean-Marie Verpoorten.
Je me souviens des deux incendies et des Rouge-Minièrois, des Férusiens qui, avec leurs autos, nous ont dispatché, à l’aube, dans nos familles pleines d’émoi.
Je me souviens de la bandaison fulgurante de Mouton, le cheval de labour. Oufti !
Je me souviens des avions à réaction qui tournoyaient dans le ciel entre le goûter et l’étude.
Je me souviens de notre voyage d’étude à Paris et plus particulièrement d’une certaine soirée dans une boite de Pigalle avec un mien camarade ( dont je tairai le nom ) et d’où nous ressortîmes : plumés.
Je me souviens des après-midis au théâtre du Gymnase et des visites médicales rue Saint-Gilles à Liège : « bons pour le service ! « .
Je me souviens de « ego sum pauper, nihil habeo et nihil dabo « .
Je me souviens de « Où qu’elle la bonne Pauline ? A la gare, elle pisse et fait caca « .
Jean Catin, dit Catinus

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Ils sont sur « fesse-bouc « ( c’est trop drôle ! )
Liste non-exhaustive, en construction. Latin et Moderne confondus, par ordre alphabétique. Donc si vous avez des infos, n’hésitez pas à me contacter

à suivre >>>>>>>>>>>>>>>>>>
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Quelques mots sur " Les Echos de Bernardfagne ", c'est par ici :


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Petite annonce : je recherche, pour consultation, un ou plusieurs numéros des « Echos de la Brousse « . Si vous avez cela en vos tiroirs :
Merci d’avance !
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>>> BONUS <<<
Saint-Roch-reset ou ce qu’il reste quand on a tout oublié …


- Plus spécialement durant le période de Noël mais délicieux en toutes saisons. « Hodie Christus Natus est « :
- Nous sommes plusieurs à avoir conservé un excellent souvenir de notre professeur de musique Edouard Senny. Il nous parlait avec tant de passion de cantates, motets, madrigaux, … :
- Robert Félix, notre prof de poésie, a suscité, chez certains , le goût de la littérature et singulièrement de la poésie. Qu’il en soit remercié :
* Des sanglots longs, très jazzy
* Bohème d’Arthur :
* Frères humains :
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* Et de ceci, vous en souvenez vous, vous les " pseudos intellectuels " du début des années ' 70 ?
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Quelques photos des retrouvailles de ce 9 octobre 2011 sur le site de Saint-Roch :

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La brochure de 99 pages " Saint-Roch au fil du temps " oeuvre collective. Je me demande si elle est encore disponible au collège ou en librairie...(?)
 Perso, je me la suis procurée à une foire aux livres à Lîdge pour la somme modique de 7,50 roros.
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QUELQUES ANCIENS, QUELQUES PROFS








La cantate " Jésus " d'Edouard Senny. Ah ! que de souvenirs agréables !
Il m'arrive, à des moments que nous pourrions qualifier de nostalgues d'en ré-écouter des extraits : je finirai par la connaître par coeur. Ce cd est-il encore facilement trouvable ... (?). Perso, je viens de le redénicher à Lîdge ( l'autre avait eu des pattes ...)


Un site sur Edouard Senny ici :
http://www.senny.be/

* " La Meuse " samedi 5 juillet 1969




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Jacques Godet, rhétos 1969, écrivain dont entre autres ce livre-ci




C’est en 1989 qu’eut lieu la révolution du printemps de Liège. Des milliers, des dizaines, des centaines de milliers d’animaux de toutes sortes envahirent Liège en quelques heures. Les humains, d’abord hébétés, sympathisèrent avec eux puis devinrent leurs amis.
Le 6 juin 1997 éclata la révolution des animaux en Ardenne et tout spécialement, dans le cas qui nous intéresse, dans le petit village d’Izier. Mais là, les animaux dominèrent l’homme qui fut réduit en esclavage (tout comme les animaux, aujourd’hui et depuis toujours, sont plutôt les sujets de l’humain).
Tout ce beau monde s’exprime dans un langage commun : le Wallon.
Voici un délicieux petit bouquin bien décalé et farfelu à souhait. Quand vous saurez, par exemple, que le narrateur a pour meilleure amie, Perpétue, une poule (= une gallinacée) et qu’interviennent, en aparté, Jean-Jacques Rousseau et George Sand,- le bon Jean de la Fontaine n’est d’ailleurs pas très loin !-  vous devinerez dans quel sens vous cheminerez en sa compagnie.

C’est très drôle !


Je ne sais pas si cet ouvrage est encore disponible en librairie mais en tout cas vous pourrez le trouver, entre autres, à la bibliothèque des Chiroux de Lîdge ou comme môa, avec un peu de chance, le dénicher dans une brocante ou une foire aux livres.


Extraits :


-  Dans le ciel de Liège, il y avait une grosse lune rouge, pleine de sympathie.

- Quant à Monseigneur l’Evêque, qui d’abord était resté terré au Séminaire après qu’on lui eut mangé ses soutanes, il était sorti dans la rue, vêtu d’un tonneau, et avait accosté le premier venu, un bouc, pour lui demander d’entendre sa confession.

- Il avait vu des oies gaver au bâton des petites filles, des lapins mettre au clapier des enfants, des porcs châtrer «  pour la viande «, de tous petits garçons ! Des poules faisaient désormais couver leurs œufs par des adolescentes !!! Quant aux vaches, elles tiraient leur lait à de jeunes mères pour en biberonner leurs veaux !!!


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Ce vendredi 24 août matin, je fus passablement pèté de lire ce qui suit :



«  Madame Jenny Balancier-Brandt, son épouse

Catherine et Jean Christophe,

Pierrick et Sophie, ses enfants,

(…)

vous font part avec tristesse du décès de PAUL BALANCIER, né à Dison le 3 août 1952 et décédé à Saint-André le 22 août 2012

(…) « 



Paul était un excellent camarade de classe. En général, quand quelqu’un décède, on essaie de lui trouver toute les qualités du monde. Que dire ? Facile : Paul, et c’est le plus sincèrement du monde, était ce qu’on appelle un chic type, une crème. De tous les anciens Saint-Rochis, il en est peu qui ont vraiment compté pour moi (il n’y en a pas dix !) mais Paul était de ceux-là.



Chacun faisant sa route de son côté, nous nous sommes peu revus, Paul et moi. Mais je me souviens des moments passés avec lui quand il vivait en communauté rue Général Bertrand à Liège (et je me dis alors qu’il avait décidément plus de courage que moi). Plus tard, dans les années ’90, nous nous sommes revus dans le village de Freddy Kindermans pour des retrouvailles. Et je fus très étonné de ne pas le retrouver en octobre 2011 dans notre vieux Saint-Roch qu’il appréciait, je pense.

Merci, Paul, pour tes exemples et bonne deuxième vie, là-haut !






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Journal intime d'un potache au collège St-Roch, Ferrières ( années 1966 et 1968)



                                       


En fouillant dans mes archives, je suis tombé sur deux ou trois carnets. Des journaux intimes, qui étaient à la mode à l’époque. J’y écrivais mes turpitudes et mes joies, le soir dans ma chambrette au collège St-Roch. Il y a donc un peu de tout. Mes états d’âme qui n’intéresseront personne. Des bons moments passés dans ma famille à Gouvy, donc trop intimes, là. D’autres bons et moins bons moments passés avec mes camarades de classes, devenus parfois au fil du temps des amis mais vous savez comment ça marche sur internet : vous parlez de quelqu’un et hop voilà la personne en question bombardée sur la première page de google, ce qui n’est pas le but recherché,  sans compter les emmerdements éventuels, surtout si l’on n’est pas trop fair-play ( hum !)...
 Ce qui suit est donc d’un intérêt limité mais juste pour le fun, pourquoi ne pas rapidement évoquer le St-Roch des golden sixties. J’ai censuré un max, ce qui est préférable quand même. Oufti !

- 1 février 1966 :
Les profs sont particulièrement rasoirs aujourd’hui.
- Jeudi 3 février 1966 :
On a mangé une sauce qui ne nous convenait pas ; conséquence une quarantaine d’élèves sont sortis pendant la messe pour aller à la toilette. J’y ai été une fois pendant le cours de Mr Defossez. Nous n’avons pas eu de frites. Maintenant cela se calme.
- Mercredi 23 février :
A 11h messe pour commencer le carême qui j’espère portera ses fruits … (…) Le soir nous avons regardé le match Anderlecht-Réal de Madrid. Jusqu’à présent 1-0 pour Anderlecht.
- Dimanche 27 février :
A 11h, messe. Je n’ai rien donné à la collecte des handicapés. ( …) Après-midi, scouts, je me suis bien amusé. A 5h, film «  Voyage en ballon «  (rien de bien fracassant). Pour la première fois après le souper nous avons eu chants avec les Rhétos. J’ai trouvé cela très bien.
-  Mercredi 9 mars :
Après-midi, nous avons été supporter St-Roch contre Malonne et cela a fait 7-0 pour St-Roch. Les cadets ont joué contre Hannut et on a gagné par forfait ( re-extra). Lors du match St-Roch contre Malonne, il y avait des profs, entre autres Colin, Broers, Bleus.
- Mercredi 17 mars :
Nous sommes bourrés de révisions. Hier, Gemini 8 est parti. Le cosmonaute est sorti pendant deux heures et demi dans l’espace (américain).
- Jeudi 24 mars :
Le soir nous avons chambardé et Mr Defossez nous a envoyé tous au lit sans nous lavoir. Il n’était pas de très bonne humeur. Qu’est-ce qu’on va recevoir demain ???
-  Dimanche 27 mars :
Nous avons fait un match de volley et je crois bien que je me suis fêlé le poignet. Panne d’électricité vers 3 heures. Pas de cinéma > études. Pas de lumière et on claque des billes.
- Lundi 28 mars :
Panne d’électricité donc messe à la salle de gym. Réfectoire glacé. Pas de chauffage, pas de lumière. Examen de latin. A 11h, le courant est revenu mais n’empêche on n’a pas eu un dîner, juste deux œufs durs.
- Jeudi 7 avril :
Chambard au réfectoire parce qu’il n’y avait pas de cafetière pour tout le monde ; le préfet nous a mis à la porte.
- Vendredi 8 avril :
Cours habituel sauf à la quatrième heure, chemin de croix. Après le dîner, proclamation des résultats en classe. J’ai 77/100, cinquième. Salle de gym, proclamation des résultats – récréation-– office –sortie vers 4h.
- 28 avril :
Chambard à l’église.
-  Jeudi 2 juin :
On a annoncé la mort du père de Biatour. Il est mort parce qu’il fumait trop. J’apprends qu’il y aura une grève des profs demain.
- vendredi 3 juin :
Pour finir la grève des profs n’a pas eu lieu (c’est malin !)
- Jeudi 16 juin :
8 heures d’étude aujourd’hui. Mr Régibeau, notre prof de néerlandais, est en Amérique. Quelques types de 6 ème ont fait les saligots dans les bois. Ils sont renvoyés.
- 19 septembre 1966
Le soir, le patron (???) nous a démontré par des textes que les Chinois sont prêts à détruire le monde. C’est à se demander si l’année 1967 s’ouvrira un jour ?
- vendredi 7 octobre 1966 :
Messe commune du 1er vendredi du mois. Cantiques et psaumes «  Il faut un miracle pour sauver la paix ! «
- mardi 20 décembre 1966
Au soir, dernier souper comme chaque année, les tables sont décorées, une chorale, des chants, des profs invités aux tables. Nous avons eu Verpoorten, on s’est marré comme des basses.
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- Dimanche 7 janvier 1968 :
Il a neigé toute la nuit et on s’est levé à 8h30 à cause d’une panne de courant. J’ai achevé mon bouquin : «  Dans l’enfer espagnol «, c’est le plus beau livre que j’ai lu de toute ma vie ! Après-midi, scout. On a regardé le trial de motos ; on a vu Joël Robert et le champion du monde ; cela s’est passé à 300 mètres de Saint-Roch.
- mercredi 10 janvier :
C’est la première fois que je suis à Saint-Roch que je fais de la luge. Je me suis très bien amusé.
- vendredi 12 janvier :
Ca y est, on retourne. Contrairement aux autres jours, il n’a pas neigé mais il a gelé. Il fait très froid. Ah, enfin on sort. On sort même en courant. Ca n’a servi à rien puisque le bus n’était pas encore là. Il a fallu presque 10 minutes pour engouffrer tout le monde et nous voilà parti pour Aywaille. Là, je me suis fait remarquer par un groupe de filles de l’athénée. (…)
- mercredi 24 janvier :
Ca y est il a encore neigé. Il y a aussi un début de grippe asiatique. Le soir aux Jeunesses Musicales, concert de hauts-bois, bas sons, clarinette, flûte transversale et cors dirigé par Mr Carael, directeur du troisième programme de la Rtb radio à Bruxelles. C’était très bien !
- jeudi 25 janvier :
On a été prendre (tout Saint-Roch) un bon badigeonnage parce qu’il y aurait un début d’épidémie. Déjà plusieurs malades.
- lundi 29 janvier :
65 malades. J’espère qu’il y en aura beaucoup plus demain comme cela ils nous renverront.
- mercredi 31 janvier :
Progrès en football. Ca va très mal au Vietnam.
-  jeudi 1 février 1968 :
Verhage, Caprasse et Devos sont revenus : ils ont senti la Fancy fair. Ca va très mal au Vietnam.
- dimanche 4 février :
Quand j’écris ceci, je suis malade, je tourne, j’ai mal à l’estomac. Mais quelle Fancy Fair ! (…)
(note de moi, Catinus en 2012 : Fancy Fair qui fut très arrosée et je préfère censurer, oups !).
- jeudi 8 février :
Conférence par l’abbé Posermen (ou un truc comme ça) sur Cuba. Un type très loquace qui conviendrait pour les cours de religion.
- mercredi 21 février :
Visite médicale à Liège : ça a été, je suis en P4 P5 : puberté terminée. Après la visite, Patrick et moi avons été mangé des frites, pas chez Eugène mais à la gare des autobus.
- mardi 19 mars :
Aujourd’hui un des meilleurs dîners de l’année pour la St Joseph : poulet, frites, compote aux abricots. Miam !
- jeudi le 21 mars 1968 :
C’est un grand jour … C’est le printemps ! Puisse cette saison m’apporter l’amour et beaucoup d’autres choses. Vivement demain !
- jeudi 28 mars :
A la sèche, j’ai parlé avec le préfet et Pirenne. En dehors de leurs fonctions, ils sont vraiment extra.
- vendredi 5 avril 1968 :
Composition française, ça a été. Algèbre …raté, peut-être même un échec. C’est dommage ! Enfin !
En Amérique, on a assassiné Martin Luther King, le pasteur. C’était un grand homme. L’Amérique ne va-t-elle pas vers une guerre civile ?
Aujourd’hui, j’ai fumé la première pipe de ma vie !


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L’abbé Poncin, Jean de son prénom, m’a toujours terrorisé. Attention, ne vous méprenez pas : il n’a jamais levé la main sur moi, que nenni, mais son allure, seule, me terrorisait. Je soupçonne même que son ombre ait peuplé certains de mes cauchemars de l’époque (années ‘60)… Souvenez-vous ! Il avait toujours, au bout de ces lèvres charnues, un sifflement de serpent (du genre pssssshhhhhiiit !) qui me glaçait littéralement le sang. Jour et nuit, il  hantait les couloirs de not’ bon vieux collège d’une démarche de coyote, surgissait soudain, venant d’on ne sait où, et plantait son regard ténébreux sur vous - oui, vous qui deviez bien vous reprocher une chose ou l’autre -. Gloups !
 Qui d’entre vous n’a pas tâté de son trousseau de clefs ? Elles étaient dix, elles étaient quinze, ou vingt et des lourdes encore. Ouaïe-ti !
Souvenez-vous ! Il y avait, in illo tempore, une chanson de Richard Anthony qui s’intitulait «  J’entendrai siffler le train «. Cet air à la mode fut vite entonné par les Saint-Rochîs sous une nouvelle version : «  Et j’entends siffler Poncin… ». Ha-ha-ha !
Et puis, même après toutes ces années, je n’ai pas encore oublié un épisode qui m’a longtemps fait crever de rage. J’explique. Le matin, nous allions au pissodrome, puis ensuite au déjeuner. Nous étions nombreux à emporter avec nous un bouquin, qui avait servi à nous endormir, et nous le laissions, en attente, sur un des radiateurs devant la salle d’étude. C’était interdit (mais il est interdit d’interdire, n’est-il pas ?). Ayant oublié de reprendre le bouquin et l’emmener au réfectoire, quand je voulus le récupérer, mon précieux livre avait disparu : Poncin était passé par là ! C’est ainsi que n’ai jamais pu lire : «  La Case de l’oncle Tom « .
Sans rancune quand même, Jean !


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J'ai pondu un article qui s'intitule : " Ma vie à Saint Roch dans les années '60'.
Si vous voulez le lire c'est par ici :




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                                                                Dominique Caprasse


Tout d’abord, ce n’est pas Dominique mais bien «  Dodo «. Et puis Dodo, c’est le goal, le keeper attitré de tous les matches. Incontournable !  Un fort gaillard, sportif donc et de surcroît Luxembourgeois. Un bon camarade, rigolo, espiègle mais également bien appliqué à l’étude. Que de qualités ! Dommage qu’on ne se soit par revu … (mais on dit toujours cela quand il est trop tard).

Salut, Dodo !

In mémoriam :


http://enmemoire.sudinfo.be/annonce/093135221420810299/caprasse-dominique

Sa page Facebook :

https://www.facebook.com/caprassedominique?fref=ts


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" La Meuse ", lundi 1 juillet 1963. L' ordination du R.P. Lepièce a eu lieu pour la première fois dans la cour du petit Séminaire de Saint-Roch


                                                           mai 1964 : au feu !





" A vos marques " en 1969





                                     1970, Saint-Roch dans l'émission " A vos marques " de la Rtb :





                                                            1971, Charles Houard brille par son éloquence



Les "Jeunesses musicales " en 1971


                                               Fête du Vin à Ferrières en 1971


                                        1971, soeur Marie-Léon fête ses cinquante années de sacerdoce



                                                inauguration de la plaine des sports en 1972


                                les cinquante ans de vie religieuse de soeur Marie-Gérard



                                             28 avril 1986, l'église de St-Roch livrée aux démolisseurs




                           le départ de Michel Quertemont, " L'Avenir du Luxembourg ", 25 juin 1986


                              le départ de Paul Flas, " L'Avenir du Luxembourg", 1 er septembre 1986



                                                              Puuuuuuuuuuuuuub en 1980


                                      Jeudi 6 novembre 1981, les soeurs quittent le collège Saint Roch




                                            Novembre 1989. La chapelle de Saint-Roch en cours de démolition



                                                               Mercredi 10 juillet 1991
                                  le trio dirigeant du petit séminaire de Saint-Roch passe la main


                              " L'avenir du Luxembourg ", vendredi 26 octobre 1992
                                  Saint Roch est réapparu et veille sur Bernardfagne

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                                              Jean-Marie Verpoorten et son petit fils Antoine,
                                             fils de Dominique ( rhéto 87) à 70 ans d'écart jour pour jour


                                                         Richard Bodéüs

« Courtaud et, eût-on dit, prêt à en découdre, complet gris, qui hésite entre le neutre et la fantaisie, coupé juste et qui semble le gêner aux entournures ; nœud « pap », très chic, mais à demi caché sous un menton généreux, le front large du penseur ou du taurin, luisant, sans une ride, quoique prématurément dégarni aux tempes ; les cheveux lisses, tirés vers l’arrière, sans apprêt ; le regard vif, inquisiteur, parfois fuyant, qui distille un soupçon de méfiance ou de défi ; la pointe de la langue volontiers retroussée sur la lèvre supérieure, avec un je ne sais quoi du jeune fauve agacé de son confinement ; le pas rapide cependant, le pas du trotteur que fouette le rappel de la cloche au dernier tour ; le verbe brusque, tantôt brutal, tantôt lénifiant, le plus souvent railleur ou, sinon, coupé de petits rires étouffés ; insolite, imprévisible, comme l’orage en montagne ; prompt à rabrouer sèchement la galéjade qu’il semble encourager sans freins ; superbement indifférent, comme il sied, aux niaiseries de la «  docétique », mais se flattant d’une ponctualité délirante, près de laquelle la sévérité des montres suisses n’est que bricolage et pipi de sansonnet ; affichant sans pudeur des intérêts insoupçonnables et, au premier chef, une tintinophilie de haute lisse ; alternant légèreté drolatique et pesanteur savante, selon le principe éprouvé que cela rachète ceci au regard des âmes tendres ; mal assuré toutefois, des applications quotidiennes de ce principe, à la manière des débutants dans la carrière, que soutient, seule, la foi en leur génie encore peu évident ; incapable, semble-t-il, de répondre à la gravité exigée de la tâche autrement que par à-coup fulgurants, truffés d’anecdotes ; inquiet, malgré tout, de la commande et, incidemment, du regard sombre de ceux qui la lui passant, autant que le potache en défaut dans le dos de son maître ; virevoltant, volubile ou taciturne, planté là ou bondissant, pâle d’angoisse ou rouge de colère, rigoureux dans le fond, désinvolte en apparence, expansif débridé, autant que farouche gardien de ses secrets, culotté à la façon des timides, mi désolé, mi ravi des malaises qu’il provoque sans retenue et de l’insolente curiosité qu’il suscite ; en deux mots, délicieusement énigmatique, … tel nous apparut, en cette année 1965, Jean-Marie Verpoorten, nouveau professeur de grec, dans la classe de rhétorique !
C’est il y a plus d’un demi-siècle. Si l’intéressé me lit aujourd’hui, après un demi-siècle d’amitié ininterrompue, il n’aura, je pense, aucune peine à reconnaître, ici, les signes discrets, mais mal déguisés, d’une immense gratitude. «

                                                                                           Richard Bodéüs


Un article - d’excellence ! - que l’on peut trouver à la page 18 du dernier numéro en date des «  Echos de Bernardfagne », Bernardfagne étant le collège Saint-Roch à Ferrières ( ou j’ai passé quelques années). Nous avons affaire ici à deux professeurs de grec, qui furent tous deux mes professeurs (  à qui je n’ai laissé aucun souvenir, je le précise …)
Le premier est Jean-Marie Verpoorten. Pour vous donner une idée du personnage,  il est en train de rédiger un dictionnaire de sanscrit – français / anglais. Je le rencontre de temps en temps à la bibliothèque de l’université de Liège, ou tout simplement en rue. Parfois, nous nous invitons mutuellement à prendre un café et c’est, croyez-moi, toujours un plaisir extrême de discuter quelques minutes avec lui, la conversation étant orienté tous azimuts, cocasse, pétillante – quand elle n’est pas un peu plus sérieuse -.
L’auteur de ces mots est Richard Bodéüs. Lui également fut donc professeur au collège Saint-Roch. Il habite depuis de très nombreuses années au Canada. Il est enseignant-chercheur en histoire de la philosophie antique, particulièrement connu pour ses recherches sur Aristote.


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Les échos de Bernarfagne, janvier-février-mars 2016, en lecture numérique :





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24 mai 2016. CHARLES HOUARD NOUS A QUITTES


                                                             En 1971 au collège Saint-Roch à Ferrières,
                                                         notre ami Charles Houard brillait déjà par son éloquence



                                           Les latines-grecques et scientifiques, en 1969 ( sauf erreur)

                                      Charles est le quatrième au deuxième rang à partir de la droite

Ouch ! Ouch ! et ouch !

Mathieur Bonten et Robert Roland m'informent que notre ami Charles Houard est décédé ce 24 mai 2016. Il souffrait d'un cancer du pancréas


Décès du diplomate durbuysien Charles Houard




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Une vidéo récente à propos d'une école belge au Maroc




Décès du diplomate durbuysien Charles Houard
© Wallonie Bruxelles International  794 fois
Publié à 15h39

DURBUY POLITIQUE

On a appris ce mardi le décès du durbuysien Charles Houard, délégué de la Fédération Wallonie-Bruxelles à Rabat. Il avait 63 ans.

Le CDH lui rend hommage et décrit "un grand travailleur, curieux, passionné, Charles Houard ne camouflait pas ses convictions humanistes, servant avant tout l’intérêt général".
Né à Bomal, dans l’entité de Durbuy, Charles Houard est l’un des pionniers de la diplomatie francophone de notre pays. Il a participé, en 1982, à la création du Commissariat général aux Relations internationales de la Communauté française avant d’en devenir directeur-général adjoint. Il a représenté la Communauté française à Dakar, Tunis, Paris, Québec puis Rabat.
Charles Houard fut élu conseiller communal dès 1977 et devint échevin de Durbuy en 1983. Il fut encore conseiller communal de 2000 à 2004.
Par la voix de son président Benoit Lutgen, le CDH présente "ses sincères condoléances à sa femme et à ses enfants".


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    « Tout le monde veut vivre au sommet de la montagne, sans soupçonner que le vrai bonheur est dans la manière de gravir la pente. »

    Gabriel Garcia Marquez
    Monsieur
    Charles HOUARD
    Epoux de Madame Marie-Christine PÂQUES
    Né à Bomal-sur-Ourthe, le 8 octobre 1953 et décédé à l’hôpital universitaire de Saint-Luc, le 24 mai 2016.
    Vous en font part,
    Marie-Christine PÂQUES
    son épouse ;
    Marie, Raphaël et Aurélien
    Benoît et Bertille
    Françoise, Olivier et Zoé
    Gilles et Anne
    Denis
    ses enfants et petits-enfants ;
    Sa belle-maman
    Ses frères, soeurs, beaux-frères, belles-soeurs, neveux et nièces
    Les familles HOUARD-PÂQUES et apparentées
    La cérémonie religieuse, suivie de l’inhumation aura lieu en l’église de l’Immaculée Conception de BOMAL s/O, le vendredi 27 mai 2016 à 10 heures 30.
    Le défunt repose à son domicile, Route de Tohogne, 10 à 6941 BOMAL s/O, où les visites sont souhaitées de 16 à 20 heures.
    Veillée de prières, ce jeudi 26 mai 2016 à 20 heures.
    Le jour des funérailles, réunion à l’église.
    Cet avis tient lieu de faire-part.
    En lieu et place de fleurs, vous pouvez faire un don pour soutenir un projet de développement sur le compte BE51 792-5054486-62 avec la mention « En souvenir de Charles HOUARD »
    Vos condoléances sur www.enaos.net
    Code d’accès : 304-20160524