" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

samedi 30 juin 2012

Prologue du Tour de France 2012, le 30 juin à Liège



 

                                             Cliquez sur l'image pour mieux la voir  !


* Préparatifs, vidéo de 1m35 :

http://www.dailymotion.com/video/xrutlm_liege-a-l-heure-du-tour-de-france_news

*  Plus particulièrement le JT du samedi soir sur RTC Liège. Cliquez sur l'onglet en dessous à droite pour le voir en plein écran :

http://www.rtc.be/reportages/divers/1442905-tour-de-france-2012-le-prologue-suit-le-trajet-du-tram

vendredi 29 juin 2012

Haruki Murakami : " Le passage de la nuit "



Mari est Japonaise et étudie le chinois. Takahashi est étudiant et joue du trombone dans un groupe. Alors qu’ils se connaissent à peine, ils vont passer à peu près toute la nuit dans un restaurant à discuter de choses et d’autres. Puis il y a la tenancière du love-hôtel,  la prostituée violé ; Eri, la sœur de Mari qui est tombée dans une sorte de coma ; le téléphone qui cause tout seul, d’autres étrangeté comme une télé, un miroir.
Il ne se passe rien ou si peu de choses.

 Certainement pas le meilleur roman de Haruki Murakami.

jeudi 28 juin 2012

Quizz sur le quartier Sainte-Marguerite



Pour le journal du quartier Sainte-Marguerite «  Salut Maurice ! «  n° 68 de juillet 2012, j’ai composé ce quizz.
J’attends d’éventuelles suggestions de la part d’internautes avant de donner les réponses.
Pour rappel, vous pouvez trouver - gratuitement !- ce journal sympa dans de nombreux lieux du quartier Ste-Marguerite (à la Mairie, à la maison de l’emploi, dans de nombreux commerces, à l’hôpital St-Joseph, + à la bibliothèque Croisiers-Chiroux, etc...)

" Salut, Maurice ! " en version numérique, c'est ici :

http://www.sainte-marguerite.be/joomla/images/stories/SalutMaurice/SM%20%2068.pdf


QUIZZ  SUR  LE  QUARTIER  STE-MARGUERITE

1. On la surnomme «  quatri-quatresse «. De quoi s’agit-il ?
2. Où se situe l’enseigne «  A mon nos hôtes « (nom de la rue et numéro) ?
3. Sa façade affiche fièrement «  1709 «, rue Hocheporte. A quel numéro ?
4. Il a longtemps habité les hauteurs de la rue Ste-Marguerite où il créa «  la mutuelle du cœur «. Adolescent, il vécut avec sa mère au milieu du cirque Pinder et plus tard, il fit la connaissance à Paris d’Edith Piaf et de Maurice Chevalier. De qui s’agit-il ?
5. Quel sorte d’oiseau était censé, jadis, le vendredi saint, venir pondre un œuf d’or dans un grenier du quartier Ste-Marguerite et où nichait-il ?
6. Elle a habité le quartier et y revient régulièrement. Elle est une figure bien sympathique de nos petits écrans. De qui s’agit-il ?
7.     43 mètres, 3 volées d’escaliers (en pierre, en métal puis en bois), 227 marches. De quoi parle-t-on ?
8. Où se situe le théâtre «  Al Bôtroûle « ?
9. Un célèbre compositeur de musique classique est né au numéro 231 de la rue Ste-Marguerite. On peut encore y trouver une commémoration gravée dans la pierre. Quel est son nom et son prénom ?
10. Quel est le nom de cette rue qu’on qualifiait jadis de «  Li Mâssi Ruelle « ?
11. Au-dessus de cette rue, on peut encore y lire cet avis à la population locale et extra-muros : «  Entrée interdite aux voitures et charrettes de toute espèce «. Quel est le nom de cette rue ?
12. Il composa le «  Tchant des Wallons « et fut le père de la grande comédienne - dont le prénom était Berthe - et qui fit une brillante carrière au cinéma et au théâtre. Quelle rue porte son nom ?
13. Cette rue, en forte pente (+ de 12 %) se situe à l’emplacement d’une ancienne impasse ; elle ne conduit presque nulle part. On y accède en traversant un long tunnel, large de 2,20 mètres où la courtoisie y est de mise : le premier engagé à la priorité. Quel est le nom de cette rue si particulière ?
14. C’est par des escaliers que l’on peut, à ses deux extrémités, emprunter cette rue qui occupe l’emplacement du chemin de ronde de l’ancien bastion du St-Esprit. Un lieu hautement remarquable non seulement du quartier mais de toute la Cité. Quel est son nom ?
15. Cette impasse est bordée de murs en briques ocre rouges. Un bijou dans le genre, à deux pas de la caserne. Quel est son nom ?
16. Au numéro 23 de cette rue qui porte le nom d’un de nos grands poètes wallons, l’est une magnifique tchèsse di lion. Ou ça ?
17. Où se situe la mosquée  El Mousslimines ?
18. Où peut-on trouver « l’école de devoirs » ?
19. Comment s’appelle le stade juché au-dessus de notre quartier ?
20. Outre le théâtre Al Boutroule «  déjà mentionné dans ce quizz, notre quartier compte un autre théâtre de marionnettes. Comment s’appelle-t’-il ?
21. Sous cette potale, on peut lire ces mots «  De Graillet D’Othéeque consulibus vobis redonantur aquae « - « Sous les bourgmestres Graillet et D’Othée, les eaux vous sont rendues «. Où se situe cette potale ?
22. Citez au moins deux écrivains récents qui ont habité notre quartier.
23. Citez les noms de trois musiciens qui ont marqué notre quartier ; quel était l’instrument de prédilection qui les a révélés ?
24. Comment s’appelle la rue qui porte le nom d’un sculpteur animalier. Il nous a donné la célébrissime et très virile statue «  Dompteur de Taureau «, rebaptisé par les étudiants «  Li Torè « ?
25. Quel est le titre du roman de Nicolas Ancion dont une partie de l’action se déroule à l’hôpital Saint-Joseph ?



Réponses :


1. Rue Mississipi.
2. Au numéro 30, Rue Hocheporte.
3. Au numéro 20.
4. Père Prosper.
5. Un corbeau qui nichait dans le clocher de l’église Sainte-Marguerite.
6. Hadja Lahbib.
7. La tour de la basilique Saint-Martin.
8. Au numéro 3, Rue Hocheporte.
9. Eugène Ysaÿe.
10. Rue de la Montagne.
11. Rue des Fossés.
12. Rue Théophile Bovy.
13. Rue Bois-Gotha.
14. Rue des Remparts.
15. Impasse Graindor.
16. Rue Emile Gérard.
17. Rue des Fossés.
18. Degrés des Tisserands.
19. Stade Naimette-Xhovémont.
20. Le Théâtre à Denis au 302, Rue Sainte-Marguerite.
21. Degré des Tisserands.
22. Jacques Izoard, Nicolas Ancion, Eugène Savitzkaya.…
23. Eugène Ysaÿe, Henri Vieuxtemps, César Thompson. Le violon fut leur instrument de prédilection.
24. Léon Mignon.
25. L’homme qui valait 35 milliards. Roman dont une pièce de théâtre a été tirée et
qui sera représentée dès octobre au Théâtre de la Place à Lîdge ( ppuuuubbbb !)


mardi 26 juin 2012

Georges Simenon : " L'ombre chinoise "



Maigret est demandé au 61, Place des Vosges à Paris. Là, il découvre monsieur Couchet, raide mort ; le coffre-fort ouvert et vide de tout argent en tout cas. Il y a d’autres locataire au 61 à commencer par la concierge, les Martin, les Saint-Marc, la folle du troisième, les deux sœurs qui font jouer leur phonographe toute la soirée, … Des petites gens comme les aiment Simenon. Sans oublier Melle Nine qui crèche place Pigalle, et Roger, le fils de Couchet et de madame Martin, qui ne fait pas grand-chose de bon à part se shooter à l’éther…
Un bon p’tit Maigret, sans ambition, mais agréable à lire. Un roman assez court et peut-être le seul où le commissaire se fait taper d’un billet par une « gamine ».

dimanche 24 juin 2012

Jean d'Ormersson : " Le rapport Gabriel "





Oh que non, - mais vous le savez déjà-  ce n’était plus le grand amour entre Dieu et les hommes.  L’Eternel (= Dieu) était très Colère face aux hommes.  D’ailleurs, ces derniers s’en fichaient pas mal de l’Eternel ; et il y a peu,  ils avaient décidé qu’ils se passeraient très bien de Lui, malins comme ils sont… L’Eternel, au bout de ses limites (c’est une image !) décida d’envoyer, en ultime recours, son Archange le plus diplomate peut-être : Gabriel, qui devait faire rapport.
C’est l’auteur de ce roman qui fut choisi comme interlocuteur-avocat, et qui s’est efforcé de répondre aux questions pressantes de l’Archange. Ce ne fut pas  une mince affaire….
Jean d’Ormesson nous parle de ses parents tant aimés.
Jean de l’Habit Vert nous conte succinctement ses voyages et des splendeurs vues ou éprouvées.
Il y a aussi, dans ce livre, un des rarissimes écrivains catholiques face à Pompidou, à Mitterrand.
Jean d’O et Le Figaro et Le Figaro et Jean d’O.
Il a celui qui a longtemps vécu au pays de l’écrivain Colette, en Puisaye, Bourgogne, et la littérature française, tels Aragon, Paul-Jean Toulet, …
Et puis il y a Marie, presqu’à toutes les pages.

Le Rapport Gabriel est écrit. Un nouvel accord entre l’Eternel et les hommes à pris cours. Si vous voulez le connaître, lisez ce livre. >>>
 Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici quelques passages.


Extraits :

- Dieu, le visage fermé, le regard sombre, les mains derrière le dos, faisait les cent pas dans son éternité. Il roulait dans sa sagesse, des rêves obscurs de justice et peut-être de vengeance. Car, personne ne l’ignore, le Dieu de justice et de bonté est aussi un Dieu vengeur. Il leur avait tout donné. Et d’abord l’existence. Il finissait par se demander s’il avait bien fait de les tirer du néant.

-  Un des secrets de l’univers, c’est que les hommes ne dureront pas. Ils l’ignorent encore bien entendu. Mais le doute s’empare d’eux. (…) Les hommes croient plus volontiers à la mort de Dieu qu’à la mort de l’homme.

- J’étais un des quatre-vingt milliards d’êtres humains qui s’étaient succédé sur cette Terre pour en prendre possession.

-  J’aimais beaucoup Cioran : il m’apprenait que l’histoire est néfaste et le monde inutile, que tous les efforts des hommes sont voués à l’échec et que ce qu’il ya de mieux à faire, c’est de ne rien faire du tout. (…)
 «  Chacun s’accroche comme il peut à sa mauvaise étoile »
«  J’ai connu toutes les formes de déchéance, y compris le succès »

-   (à propos de Diogène) Il pensait évidemment au philosophe qui se promenait en plein jour à la recherche d’un homme, une lanterne à la main.

-  «  Qu’as-tu fait de ta vie ? » Notre vie n’est presque rien. Ou peut-être, pfuitt, rien du tout. Aux yeux de l’Eternel, elle est l’ombre d’une ombre. Mais nous n’avons rien d’autre pour justifier l’univers.

-  (…) Jetons-nous dans la mer, bénissons le Soleil, courons dans la montagne, épuisons notre vie qui nous vient on ne sait d’où et jouons à la balle sur les bords du néant et de l’éternité.

-  «  J’appelle journalisme, écrit André Gide, ce qui sera moins intéressant demain qu’aujourd’hui «  et Peggy : «  Rien n’est plus vieux que le journal de ce matin, et Homère est toujours jeune »

-  «  Dieu doit beaucoup à Bach «, disait Cioran.

vendredi 22 juin 2012

Old Blackrat : Imaginations

Vous pouvez cliquer sur les images pour les mieux voir  !

                                                   Eternuement de la mer


                                                   Pont de Fragnée



Comme l'aurait vu Magritte


Famille Soller

Oeil


                                                 

                                                                   Radio


                                                       
                                                             Athéna

                                                 

                                                      Zébu


Sandwich of NY

mercredi 20 juin 2012

Raymond Queneau : " Connaissez-vous Paris ? "




«  Entre novembre 1936 et octobre 1938, Raymond Queneau pose chaque jour aux lecteurs du quotidien L’Intransigeant trois questions sur Paris. L’Histoire s’y mêle à l’anecdote, la pratique documentaire aux dérives dans la ville, le sourire au savoir. »
Et c’est bien vrai. Quoi de plus agréable que de promener dans Paris, même et surtout si c’est gré du hasard, de lire le nom de la rue sur une plaque et de se souvenir que cette voie est réputée pour tel ou tel monument, tel évènement heureux  ou plus tragique , faits appris jadis dans les livres scolaires, d’histoire ou dans les romans de Simenon, Cavanna, Muriel Cerf et tant d’autres encore…
Les questions sur les pages impaires, les réponses sur les pages paires.

Un ouvrage  palpitant, didactique, humoristique. Charmant !


Extraits :


- Quelle est la rue la plus courte de Paris ?
>>>  La rue des Degrés (2è) qui a moins sept mètres de longueur.
- Quelle est l’église la plus ancienne de Paris ?
>>>  L’église de Saint-Germain-des-Prés. Le corps de la tour date du XI è siècle.

- Il y a dans Paris un pavé de bronze. Ou se trouve-t-il ?
>>>  Il y a un pavé de bronze au centre du grand refuge de la place du Parvis Notre-Dame. C’est le point de départ du kilométrage de toutes les routes de France. Il fut placé en 1924.

-  Quel est le plus ancien square de Paris ?
>>>  Le square de la Tour-Saint-Jacques aménagé en 1856.

-  Quelle est la rue de Paris dont le nom est le plus court ?
>>>  La rue de la Py (20è)

- Quel est le plus vieux pont ?
>>>  Le Pont-Neuf. La première pierre fut posée par Henri III en 1578, mais il ne fut terminé que sous Henri IV.

- Quelle est la voie la plus large ?
>>>  L’avenue Foch, dont la largeur atteint 120 mètres.

- D’où vient le nom de la rue du Bac ?
>>>   D’un bac qui se trouvait à l’emplacement du pont Royal et qui fut établi en 1550.

- A quelle époque fut construite l’église Notre-Dame-de-Lorette ?
>>>  L’église Notre-Dame-de-Lorette fut construite de 1823 à 1836 par Hippolyte Le Bas sur le modèle de la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome.

- Quelle est la voie la moins large ?
>>>  Le passage de la Duée, dans le 20è, qui n’a que 0m90

Georges Simenon : " Les mémoires de Maigret "




Quand Georges Simenon en personne rend visite au commissaire Maigret, lui-même, cela donne ce roman très cocasse. Simenon va donc nous expliquer à nous lecteurs, mais aussi au commissaire, comment est Maigret,  comment il évoluera dans ses romans. Puis c’est au tour de Jules Maigret de nous raconter son enfance, qui étaient ses parents, comment il est rentré à la police, dans quelles circonstances il a rencontré sa future femme, Louise. Il nous confiera les petites tâches qu’il a accomplies à ses débuts : les heures d’attente sous la pluie, les filatures, les surveillances des grands magasins, dans les gares, les pieds-de-grue devant les hôtels. Et puis les prostituées, les bandes plus ou moins organisées, les petites frappes, …
Très intéressant donc pour ceux qui veulent en savoir plus sur le plus célèbre des Jules (après César)

Extraits :

- J’ai gardé de la gare du Nord un souvenir sinistre. Je ne sais pas pourquoi, je la revois toujours pleine de brouillard humide et gluant des petits matins, avec sa foule mal réveillée marchant en troupeau vers les voies ou vers la rue de Maubeuge.

samedi 16 juin 2012

Natsumé Sôseki : " A travers la vitre "





Natsumé Sôseki (1867-1916).
Ce qu’il y a d’agréable quand on lit un bouquin sur le Japon – et singulièrement chez Sôseki-, c’est qu’on entre dans un monde qui nous est totalement inconnu, avec des coutumes, des mœurs, des activités quotidiennes qui apparaissent souvent comme étranges, bizarres, étonnantes. En si en plus l’auteur nous évoque la fin du 19ème, début du vingtième, alors là nous frôlons un âge qui nous semble tellement éloigné, (alors que cent ans à peine nous en séparent).
Natsumé Sôséki nous conte dans ce court ouvrage le monde des conteurs justement, des théâtres. De sa mauvaise santé, de la langue chinoise ; des ses parents, ses frères et sœurs, cousins-cousines ; des geishas ; des taquineries, des railleries ; des chats, des chiens, de la pluie qui tombe, des haïkus, de la vie, de la mort, …
Délicieux !

Extrait :

Les rossignols chantent de nouveau dans le jardin par intermittence. La brise printanière vient par à-coups agiter les feuilles de l’orchidée. Le chat se chauffe au soleil en sommeillant, exposant une plaie consécutive à quelque terrible morsure. Les enfants qui, tout à l’heure encore, jouaient bruyamment au balcon sont tous allés au cinématographe. Maintenant que la sérénité s’est installée dans la maison et dans mon cœur, je vais ouvrir en grand la vitre et j’achève ce texte, en plein ravissement, plongé dans la lumière calme du printemps. Puis, je compte faire une sieste sur la véranda, le coude replié.


                                                                     14 février 1915

vendredi 15 juin 2012

Un Belge sur cinq est pauvre. Et vous ?




Vous êtes sous le seuil de pauvreté si, isolé, vous gagnez moins de 1.000 euros nets par mois. Si vous êtes en couple, il faut que vos revenus ne dépassent pas 1.500 euros nets par mois. Enfin, si vous avez deux enfants, vous serez considéré comme pauvre si vos revenus ne dépassent pas les 2.100 euros par mois.
«  A côté de cela, il faut ajouter différents types de personnes «  précise Philippe Defeyt. «  Car, par exemple, des individus qui ont de bons revenus mais sont surendettés, sont également pauvres. ».

Il faut ajouter les personnes privées de quatre besoins essentiels parmi cette liste savoir payer son loyer ou des factures à temps, savoir se chauffer correctement, savoir faire face à des dépenses imprévues, savoir consommer de la viande ou du poisson tous les deux jours, savoir s’offrir une semaine de vacances, savoir posséder une voiture personnelle, un lave-linge, un téléviseur couleur, ou un téléphone.
Enfin, pour arriver au total alarmant de 2.235.000 Belges, il faut ajouter les personnes vivant dans des ménages ou des personnes travaillant peu. Bref, vous savez donc désormais, si vous aussi, vous êtes concerné par la pauvreté/
                                         Article extrait de «  La Meuse di Lîdge «  de ce 15 juin


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D'autres chiffres encore, ici :


http://www.belgium.be/fr/actualites/2012/news_annuaire_pauvrete_2012.jsp

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Pour la petite histoire :
 merci, Docteur ! Je sais donc où je me situe n’ayant, par exemple, jamais possédé de voiture, de lave-linge digne du nom, mes vacances n’ont jamais dépassé la petite semaine, …
Notez que je ne tombe pas des nues, non plus …

jeudi 14 juin 2012

Georges Simenon : " Les innocents "







Voici vingt ans que Georges Célerin et Annette sont mariés. Lui est un orfèvre, réputé sur la place de Paris, elle travaille dans le social - comme on dit aujourd’hui -  elle s’occupe des plus démunis. Rien ne vient obscurcir cette vie de couple comme il y en a tant d’autres du même genre si ce n’est que Annette a le tempérament un peu froid, y compris sous la couette… Mais Georges s’en est fait une raison. D’ailleurs il s’estime comblé, heureux. Issu de cet union (enfin, normalement) sont nés deux enfants studieux et sages : Jean-Jacques et Marlène.
Jusqu’au jour où Annette se fait reverser par une voiture, rue de Washington, et décède sur le coup. Célerin est effondré. Il lui faudra quelques jours pour aller traîner du côté de la rue de Washington et d’y découvrir l’ignominie, l’insupportable à nouveau …

Nous sommes loin des Maigret. Ici, outre l’accident, pas de sang, pas de meurtre, pas de suicide, pas de révolver. Pas de vengeance, pas de haine ou si peu. Juste comme dans tout les livres de Simenon, une plongée vertigineuse dans l’abîme.

«  Les innocents «  est le dernier roman de Georges Simenon. Et pour le coup, une cerise sur le gâteau ! Il est daté «  Epalinges (Vaud), le 11 octobre 1971 ». Ce même jour, Simenon décida qu’il n’écrirait plus de romans. Heureusement pour nous lecteurs, il laisse une œuvre magistrale tant par le nombre de volumes que par la qualité littéraire.

Extraits :
- Elle était morte et pendant vingt ans de mariage, il n’avait rien compris. «  Nous resterons toujours de bons camarades » N’est-ce pas cas ce qu’ils avaient dit ?

- Renversé en arrière dans son fauteuil, il regardait Célerin comme s’il lui faisait le plus grand cadeau de sa vie.

-  Il s’excusait toujours. C’était le fait d’une timidité qu’il devait sans doute à son enfance.

-  Elle lui mentait. Elle lui avait menti pendant dix-huit années. Elle n’était pas sa femme. Elle était plutôt la femme de Brassier.

mardi 12 juin 2012

Xavier de Maistre : " Voyage autour de ma chambre "



Un petit livre qui a impressionné considérablement Georges Simenon, enfant, car l’auteur des Maigret en parle avec passion et à plusieurs reprises dans ses fameuses « dictées ».
 Xavier de Maistre, 1763-1852, écrivain français et général du Tsar Alexandre 1er de Russie. De Maistre nous décrit sa chambre où il est enfermé, nous dépeint avec humour et de façon satirique son lit, son bureau, ses tableaux accrochés aux murs mais également madame de Hautcastel, son domestique Joanetti, sa chienne Rosine, … et c’est souvent drôle. - Ce qui l’est moins, en tout cas à mon goût, ce sont ses considérations romantiques.

Extraits :

-  (à propos du lit) Enfin, c’est dans ce meuble délicieux que nous oublions, pendant une moitié de la vie, les chagrins de l’autre moitié.

- (…) mais je ne crois point au hasard, à ce triste système, - à ce mot qui ne signifie rien – Je croirais plutôt au magnétisme.

- J’ai eu quelques amis, plusieurs maîtresses, une foule de liaison, encore plus de connaissances ; - et maintenant je ne suis plus rien pour tout ce monde, qui a oublié jusqu’à mon nom.

lundi 11 juin 2012

Georges Simenon : " Le fond de la bouteille "




Ce roman de Simenon se déroule chez les cow-boys. Oh ! pas ceux de la ruée vers l’or, non,  plutôt des rentiers, un ou deux attorneys, quelques uns encore qui sont tombés sous le charme de l’Arizona, mais c’est un bouquin de cow-boys avec chevaux, révolvers et ranches.
Un inconnu se présente chez P.M. et sa femme Nora. Un certain Donald ou Eric c’est selon. Y a pas à dire mais P.M. et Donald se connaissent bien. Très bien même. Donald doit absolument traverser la Santa Cruz pour se rendre au Mexique. Le problème c’est que la rivière est en crue, impossible de la traverser.
On y boit beaucoup dans ce roman, des cocktails,  du whisky, de la bière. Il y a bien une raison … Bientôt ce sera la chasse à l’homme à cheval et avec des chiens …
Simenon a le don prodigieux de déranger. Pourquoi faut-il absolument que P.M. aide Donald, jusqu’à prendre de très grands risques ? C’est bien ce qui m’inquiète, très personnellement. On me reproche, par exemple et entre autre,  de ne pas avoir l’esprit de famille, du tout. Aiderais-je mon frère comme le fait P.M. ? Tel est la question … qui ne se pose pas vu que je n’ai pas de frère …
Donc une fois de plus un roman très dérangeant de la part de mon auteur favori.

Extraits :

- C’est que ces femmes-là sont dressées en esclaves, esclaves de leurs parents, de leurs petits frères et petites sœurs d’abord, puis du contremaître, du patron, de celui qui les paie, esclaves enfin du mari et des enfants.

samedi 9 juin 2012

Muriel Cerf : " Le Diable vert "




S’il fallait tenter de définir Muriel Cerf, une évidence saute aux yeux : voilà le type même d’une hippie, pur sang, de la plante des pieds jusqu’au bout des cheveux en passant par la pointe de ses ongles, colorés arc-en-ciel.
« Le Diable vert «  est la suite logique d’un autre livre culte de l’auteur : « l’Antivoyage » qui se déroulait aux Indes. Ici, la jolie jeune femme de 20 ans nous entraîne en Indonésie, à Bali. Une seconde et nouvelle initiation donc qui se situe en 1971.
Une hippie, mais pas n’importe laquelle, une hippie de génie qui par l’écriture sublimée nous raconte un pays, constitué d’îles fabuleuses. Une écriture qui traduit haut et fort, au travers d’une poésie fabuleuse, exacerbée, foudroyante, colorée à souhait, hallucinée parfois,  les fantasmes, les rêves, les amours d’une femme, oui, hors du commun…
Muriel  côtoie et rencontre une foule de gens sortis tout droit d’un monde dont nous n’avons même pas idée : Mr Smith, un Anglais businessman ; Basil, Djodi et Joseph, pédérastes ; Sanith Wowor et ses huit enfants dont notre héroïne tombe amoureuse ; Coulino, son amie anglaise rencontrée l’année précédente en Inde ; Diane, l’américaine de 15 ans ; Dieudonné, le misanthrope français,etc ....
Muriel à qui il va arrivé des quantités d’aventures , de trips ( des bons et des autres), elle va même être quasiment violée.

Une vie hallucinée en concentré.
Il y a des passages é-normes, là !


Extraits :

-  (…) une bonne part du malheur universel, c’est toute l’histoire des hommes terrorisés de naître, oubliant de vivre et souffrant à mourir

- (…) une gamine rêveuse lunaire et mercurienne comme moi.


La montagne de Bueren en fleurs - 2012


Vous pouvez découvrir cette splendeur au niveau de la rue Hors-Château du 8 au 13 juin



Ou bien choisissez de descendre les marches à partir du site de la Citadelle

 
Vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir


Ne manquez pas ensuite de gravir les marches de l'impasse des Ursulines et ensuite admirer la ville du dessus des terrasses des Minimes







 Du 8 au 13 juin 2012, les escaliers seront parés d'un décor floral, spectaculaire et magnifique, entièrement imaginé et réalisé par le Service Espaces publics - Plantations de la Ville de Liège.

L'enjeu est de taille car ces escaliers présentent une configuration complexe: exceptionnelle longueur, paliers intermédiaires ponctués de bancs, 2 degrés de pente différents et rambarde séparant les 374 marches en 2 couloirs ! Ces difficultés n'ont cependant freiné ni la créativité ni l'enthousiasme des équipes liégeoises qui planchent depuis plusieurs mois sur le projet de cette 2ème édition de Bueren en Fleurs !

pas moins de 23.000 plantes annuelles (5.500 de plus que lors de la 1e édition, en 2010) réparties en 7.500 contenants seront nécessaires à la réalisation du tableau floral. Toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, déclinées en camaïeu de 2 à 4 tons différents, y seront représentées parmi 30 variétés de plantes exclusivement cultivées par le Centre de Productions horticoles de la Ville de Liège. Pour le montage et le démontage de la fresque, 120 agents du Service Espaces publics – Plantations seront mobilisés durant plusieurs jours…

                                                                                       

vendredi 8 juin 2012

Quizz sur Gouvy - les commerces des années 50/60-




Voici tout juste cinq ans que je suis –enfin !- de retour dans ma bonne ville de Liège. Je n’ai pas spécialement la nostalgie de Gouvy mais je n’oublie pas les bons moments passés là-bas, surtout durant mon enfance et mon adolescence. Et c’est pour cette raison que je vous propose ce premier quizz. 

1-  Quelle famille tenait le magasin dit au Végé ?
2-  Où se situait le magasin chez Poire ?
3-  Où se situait le magasin à l’économie populaire ?
4-  Que pouvait-on faire chez Faber ?
5- Où se situait l’ancienne pharmacie Rome dans les années 50/60 ?
6- Quelle famille tenait le Ciné chez nous dans les années 50/60 ?
7-  Qui tenait le magasin de vélos et de motos ?
8-  Outre le garage, ils faisaient également taxi ?
9-  Que proposait Paulette Baesch ?
10- Elle était modiste, chapelière. De qui s’agit-il ?
11-  Que vendait t-on chez Léa Marquet ?
12-  Comment s’appelait le café à côté de la maison des jeunes ?
13-  Quelle était la profession de Victor Boulanger ?
14-  Quelle était la profession de Joseph Boulanger ?
15- Que vendait Marie Catin ?
16-  Quelle était la profession de monsieur Chalsèche ?
17- Qui tenait le café des sports dans les années 60 et début des 70 ?
18 . Qui a créé le journal toute boite  « l’Hirondelle « ?
19. Avant  la Frite du Nord et Idéal Baby, qui tenait le magasin au 12 rue de la Gare ?
20. Quel était le nom du café sis au 10 rue de la Gare ?
21. Quel était le diminutif du nom de la propriétaire du magasin de confection sis au 9 rue de la Gare ?
22-  Quel type de magasin tenait Julia Clotuche ?
23-  Comment s’appelait le maréchal-ferrant de la rue de Beho ?
24-  Quelle était la profession de Louis et Marcelle Nisen ?
25- Quelle était la profession de Joseph Bontemps ?



Ce quizz n’est qu’une sélection subjective. Ne soyez donc pas vexés si votre nom ou celui d’un de vos proches n’est pas mentionné. Je n’y ai, pour ma part, même pas mentionné celui de mes parents.
Il s’est peut-être glisser une ou l’autre erreur dans les noms, par exemple, veuillez m’en excuser. Oups !


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                                                            Réponses :

1. Famille Jean Clotuche
2. En face de l'église
3. Rue d'Ourthe
4. Prise des photos d'identité, de famille
5. Sur l'actuel parking du Spar
6. La famille Eugène et Nelly Marx
7. Lucien Désert
8. La famille Noël
9. Des pommes, des poires, des scoubidous (maraîchère)
10. Madame Rousseau
11. Léa et Ernest tenaient une épicerie au village
12. Chez Nestor
13. Epicier
14. Horloger
15. de la lingerie, des dentelles, de la laine, ... (mercière)
16. Boulanger
17. Marie-Thérèse Kzrack-Osanna
18. Pierre Kaesch
19. Elvire et Emma Boulanger
20. Au Harnais
21 Baby
22. Boulangerie-pâtisserie + bistrot
23. Firmin Lanners
24. Agriculteurs
25. Peintre

jeudi 7 juin 2012

Escapade à Paris



Notre-Dame de Lorette



                                                                                                Eglise St-Merry et les origamis



Station de métro " Liège "


Escapade à Paris en compagnie de mon amie Marie, du lundi 4 au mercredi 6. A part une idée ou l’autre en tête, nous n’avions rien planifié et sommes allés au gré du vent, légers. Un temps sans pluie (cela change un peu, n’est-il pas …)

Lundi 4 : église Notre-Dame-de-Lorette (mioum !) : un plafond divin, un beau vitrail à la sacristie, un porte magistrale, etc … – Le cimetière le Père-Lachaise : nous avons vu les tombes d’Edith Piaf,  d’Henri Salvador et de Parmentier (patate). – Toujours dans le 20è, église Notre-Dame-du bon secours, bien encastrée dans les habitations et caractérisée par la grand flèche de son clocher – Le Canal St-Martin, ses ponts, ses bistrots, ses magasins bobos, … (charmant !) – Restaurant «  La Classe « rue de Maubeuge, décoration écolière avec pupitres, mallettes, tableau noir, cartes, mappemonde, …/ cassolette de rognons pour Marie, filet de porc et légumes d’été pour bibi. – Temps libre.

- Mardi 7 :  Musée d’Orsay «  nus de Degas »- rue du Bac, deux galeries d’art contemporain- dîner à «  l’Espérance «  rue de l’Université : ratatouilles, omelette, dessert, cafés- Direction Beaubourg, église St-Nicolas des champs, église St-Leu rue St-Denis, église St-Merry : origami d’oiseaux suspendus à la voûte ( voir photo) , exhibition de musique contemporaine- Place des Vosges, (splendide évidemment) visite de nombreuses galeries d’art – au soir resto «  La classe « : cassolettes de poissons, pains perdus, assiette de fromage. – Temps libre.

- Mercredi 6 juin : visite de la station de métro «  Liège « qui est remarquable ( voir photo)  on peut y admirer, à même les murs, la représentation picturale de lieux importants de notre belle province dî Lidge – Musée de Gustave Moreau, dont une fameuse maison de maître – Eglise de la trinité, une costaude avec sa crypte – dîner au «  Bistro du Pâtissier « , pâte aux trois fromages pour Marie, côtelette et frites française pour bibi- Centre Pompidou-Beaubourg pour Marie qui a trouvé des astuces (…), tour St-Jacques, Notre-Dame et Place St-Michel pour bibi – Fin

Nous étions logés à l’Hôtel «  La Maison du pré « (**) rue de Maubeuge, simple mais propre et accueillant. Un séjour très agréable qui m’a permis de me réconcilier enfin avec Paris. Oufti !


En illustration, «  Paname «  de Léo Ferré

Paname
On t´a chanté sur tous les tons
Y a plein d´parol´s dans tes chansons
Qui parl´nt de qui de quoi d´quoi donc
Paname
Moi c´est tes yeux moi c´est ta peau
Que je veux baiser comme il faut
Comm´ sav´nt baiser les gigolos

Paname
Rang´ tes marlous rang´ tes bistrots
Rang´ tes pépées rang´ tes ballots
Rang´ tes poulets rang´ tes autos
Paname
Et viens m´aimer comme autrefois
La nuit surtout quand toi et moi
On marchait vers on n´savait quoi

Paname
Y a des noms d´rues que l´on oublie
C´est dans ces rues qu´après minuit
Tu m´faisais voir ton p´tit Paris
Paname
Quand tu chialais dans tes klaxons
Perdue là-bas parmi les homm´s
Tu v´nais vers moi comme un´ vraie môm´

Paname
Ce soir j´ai envie de danser
De danser avec tes pavés
Que l´monde regarde avec ses pieds
Paname
T´es bell´ tu sais sous tes lampions
Des fois quand tu pars en saison
Dans les bras d´un accordéon

Paname
Quand tu t´habill´s avec du bleu
Ça fais sortir les amoureux
Qui dis´nt "à Paris tous les deux"
Paname
Quand tu t´habill´s avec du gris
Les couturiers n´ont qu´un souci
C´est d´fout´ en gris tout´s les souris

Paname
Quand tu t´ennuies tu fais les quais
Tu fais la Seine et les noyés
Ça fait prend´ l´air et ça distrait
Paname
C´est fou c´que tu peux fair´ causer
Mais les gens sav´nt pas qui tu es
Ils viv´nt chez toi mais t´voient jamais

Paname
L´soleil a mis son pyjama
Toi tu t´allum´s et dans tes bas
Y a m´sieur Haussmann qui t´fait du plat
Paname
Monte avec moi combien veux-tu
Y a deux mille ans qu´t´es dans la rue
Des fois que j´te r´fasse un´ vertu

Paname
Si tu souriais j´aurais ton charme
Si tu pleurais j´aurais tes larmes
Si on t´frappait j´prendrais les armes
Paname
Tu n´es pas pour moi qu´un frisson
Qu´une idée qu´un´ fille à chansons
Et c´est pour ça que j´crie ton nom
Paname, Paname, Paname, Paname...


Et en audio, c’est ici :

samedi 2 juin 2012

Françoise Lalande : " Une Belge méchante "




On ne peut pas avoir été administrateur (trice) d’Amnesty international Belgique, avoir fait son mea culpa en public : « (je suis)  une belge méchante «, avoir signé une biographie sur la mère de Rimbaud et être une femme … quelconque. D’où un certain intérêt pour cette écrivain belge ; pour ne pas dire un intérêt certain …
François Lalande revient sur quelques moments agréables de sa vie (et même ceux qui l’ont été moins). Notez qu’elle n’a pas encore nonante ans, à peine septante (là nous sommes en plein dans la belgitude). La belgitude justement, ses amis, Bogota, Paris, le Maroc et plein d’autres choses encore.

Un bouquin frais, instructif, amusant.


Extraits :


- Vladimir Jankélévitch (mon professeur) avait déclaré  on voit que vous êtes une fille intelligente

-  Je suis un écrivain qui pleure en public, gênant ! gênant !

- Il me dira, comme d’habitude, J’aime tes livres, je ne sais pas pourquoi, mais j’aime tes livres !

-  Il faut se méfier des écrivains parce que tout ce que je souhaite arrive, tout ce que j’écris fini par se produire.

-  J’ai toujours envie de mordre ceux qui me disent Tu es Belge ? Tu n’as pas d’accent !

- (…) mais je suis comme ça, je grogne comme un cave canem dès qu’on s’approche de ma bibliothèque. ( …) Il faut que vous le sachiez, je suis un monstre ! Je déteste qu’on touche à mes livres.

- (…) tout cela à cause de mes neurones qui deviennent plus durs que des noisettes, hé oui, peut-être bénéficierai-je un jour de la descente du Saint-Esprit.

-  A bas les journaux intimes des écrivains ! si on excepte ceux de Kafka et de Musil.

- je vous le répète, on ne se méfie pas assez des Belges et on a tord ! moi, je m’en méfie, surtout ceux qui ont l’air angélique, car cela n’existe pas, un Belge angélique, le Belge est un être passionné, livré à ses émotions, incapable de les contrôler, un Belge, c’est un volcan qui va cracher sa lave, une chaudière qui va exploser, un naïf et un rusé, il navigue à l’aise en pleine déraison, mais il est matérialiste sans trouble, il est, par excellence, l’homme ou la femme des excès, cette «  truculence «  dont les étrangers nous gratifient, soit pour s’en repaître, soit pour la mépriser doucement, ( …)

vendredi 1 juin 2012

Georges Simenon : " Destinées " - mes dictées -




Vingt et unième volume de ce que Georges Simenon appelle «  Mes Dictées « . Une sorte de journal ( intime ). Ce volume est le dernier de la série, écrit entre le 19 août et le 19 octobre 1979. L’ami Georges nous parle en vrac de la solitude, de ses multiples rencontres avec des gens «  importants « , du cinéma, du théâtre, de la télé. De Giscard et de Bokassa, du racisme, de ses débuts à Paris. Des mots, de son goût pour « vivre dans une seule pièce à tout faire « ; mais également de ses plus de 30 villas, châteaux, appartements, maisons, la folie des grandeurs. Tout un chapitre est consacré sur la famille Simenon ( oncles, tantes, cousins, ..) et un autre sur la branche du côté de sa mère, les Brüll ; et bien entendu, il revient sur son enfance à Liège, ses enfants,  ses deux épouse et enfin sur Teresa, sa dernière compagne.

Très agréable à lire et d’un intérêt premier !

Extraits :


- Il ( un journaliste ) a hésité avant de me poser une dernière question : «  - Dites-moi, Monsieur Simenon, est-ce que vous vous aimez ? »
La réponse a fusé, tranchante, définitive : « - Je me hais ! ».
J’étais sincère, comme je l’ai toujours été. Aujourd’hui, je ne me hais plus. Je ne suis pas fier de moi pour autant. Je crois avoir connu la plupart des émotions qui marquent la vie d’un être humain.

- ( un journaliste me demandait à quel style je visais) :
 » - Un style aussi dépouillé et aussi simple que possible, dépouillé surtout du maximum de mots abstraits. »

-   Au fond, j’avais deux sujets qui sont restés les deux constantes de ma vie : le mystère de la femme, qui était presque une hantise, qui était aussi le besoin de contact humain et d’amour ; un autre désir presque aussi lancinant, celui de comprendre plus ou moins le destin des êtres que je côtoyais.