" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

vendredi 31 août 2012

Amélie Nothomb ce 3 septembre sur la Une de la Rtbf télé



                                            Amélie Nothomb vue par Marie Guillaume

Ce lundi 3 septembre 2012 à 21h55 sur la Une de la rtbf télé, un reportage inédit : «  Amélie Nothomb, une vie entière entre deux eaux « 

«  Alors que le vingtième roman d’Amélie Nothomb marquera cette rentrée littéraire, pour la première fois, un documentaire retrace son histoire. Vedette de la littérature couronnée par de nombreux prix, Amélie Nothomb est un phénomène. Si sa réussite frappe les yeux, cette femme à découvrir n’en éprouve pas moins un sentiment de fragilité permanent. Marquée par le Japon où elle vécut sa petite enfance puis ses années de jeune adulte, Amélie déclare que le Japon l’a plusieurs fois sauvée. Alors, c’est au Japon que ce documentaire va nous emmener en voyage à la recherche non seulement d’une renaissance personnelle, mais aussi parce que la romancière désire témoigner en personne de son soutien aux Japonais victimes de  catastrophes en 2011. »

Bande-annonce :



jeudi 30 août 2012

Georges Simenon : " Le relais d'Alsace "



Au bout de la nationale, trois hôtels, dans un site pittoresque d’Alsace. Le Grand-Hôtel se réservant la clientèle élégante et la grosse bourgeoisie. L’hôtel des Cols accueillant les petits bourgeois. Le Relais d’Alsace s’adressant aux chauffeurs de camions, les excursionnistes venant se sustenter rapidement. Pour régir tout cela, des êtres humains qui éprouvent, semble t-il, bien du mal à se supporter les uns les autres.
Un vol relativement conséquent a été commis au Grand-Hôtel. Puis, dans le même temps, on assiste au trajet d’un homme qui essaie de renouer avec son passé, celui du temps où il était enfant, mais cela est-il possible ou même simplement conseillé ? Pour mener l’enquête non pas un Maigret dans cette histoire bien sombre mais un certain commissaire Labbé.
Chacun des personnages, ici, a quelque chose de bien louche à se reprocher. Mais n’est-ce pas là le thème central de tous les romans de Georges Simenon : la part  d’ombre de chacun d’entre nous ; la part d’ombre que l’on s’avoue à soi-même et peut-être aux autres, puis celle qui est tue, cachée à jamais, comme refoulée tant elle est insupportable.
Vous l’avez compris : un roman (très) dur, psychologique.


Extrait :

- Un homme ne change pas son fusil à cinquante ans … Nous sommes toujours entre quatre murs …

dimanche 26 août 2012

Amélie Nothomb : " Barbe bleue "




Une jeune fille belge a trouvé en colloc un appartement splendide à Paris (station de métro La Tour Maubourg-Invalides) pour 500 euros. Le proprio est un Espagnol très aristo - pour le moins-. S’ensuit une relation qui oscille entre amour et haine (pour simplifier).
Une histoire une fois de plus très-très loufoque (avec Amélie, tu m’étonnes !). La demoiselle se la pète un peu  (si peu !) quant à Don Elemirio, on dirait, sous bien des aspects, le portrait tout craché de Salvador Dali.
Un huis clos parfaitement théâtral (je sens déjà pointer l’adaptation du livre sur les planches, pour notre plus grand plaisir). La Belgique est plusieurs fois évoquée : mentions, par exemple, des oiseaux sans tête, Khnopff, Walibi, athénée, …
Les mots-clés sont : Belgique-photographe-champagne-Dieu-couleurs-or-amour.
Amélie est superlative et opposite.
Bien agréable et facile à lire, pas mal d’humour, de clins d’yeux et très olé-olé !

Extraits :

-  Le Christ(…) c’est Don Quichotte, en mieux.(…) prenez chaque caractéristique de Quichotte et multipliez par quinze, vous obtenez le Christ.

- Mon ambition était de devenir un œuf.
   «  - C’est là que vous avez été rattrapé par votre obsession des femmes. »
   «  - Obsession, le terme est exagéré. Disons qu’un œuf a besoin d’être couvé. »

-  Qui vous a dit qu’une photo a besoin d’être vue ?

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En bonus : si vous voulez entendre quelques pages de ce roman lu par Amélie elle-même, c’est par ici (cliquez sur la flèche rouge). :



samedi 25 août 2012

Paul Balancier s'en est allé


                                              Les latins, grec et science, en quatrième année.
                                                        Saint Roch Ferrières, mai 1968
                                                 ( cliquez sur l'image pour l'agrandir)


Tous tes camas te saluent, Paul  !







Ce vendredi 24 août matin, je fus passablement pèté de lire ce qui suit :

«  Madame Jenny Balancier-Brandt, son épouse
Catherine et Jean Christophe,
Pierrick et Sophie, ses enfants,
(…)
vous font part avec tristesse du décès de PAUL BALANCIER, né à Dison le 3 août 1952 et décédé à Saint-André le 22 août 2012
(…) « 

Paul était un excellent camarade de classe. En général, quand quelqu’un décède, on essaie de lui trouver toute les qualités du monde. Que dire ? 
 Ici, c'est facile : Paul, et c’est dit le plus sincèrement du monde, était ce qu’on appelle un chic type, une crème. De tous les anciens Saint-Rochîs, il en est peu qui ont vraiment compté pour moi (il n’y en a pas dix !) . Paul était de ceux-là.
Chacun faisant sa route de son côté, nous nous sommes peu revus, Paul et moi. Mais je me souviens des moments passés avec lui quand il vivait en communauté rue Général Bertrand à Liège (et je me dis alors qu’il avait décidément plus de courage que moi). Plus tard, dans les années ’90, nous nous sommes revus dans le village de Freddy Kindermans pour des retrouvailles. Et je fus très étonné de ne pas le retrouver en octobre 2011 dans notre vieux Saint-Roch qu’il appréciait, je pense.

Merci, Paul, pour ton enthousiasme,- peut-être ta première qualité -, tes exemples  et bonne deuxième vie, là-haut !

Rien que pour toi, Paul, ces quelques notes de musique :

http://www.youtube.com/watch?v=sKaFVB_AIRo



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Ce lundi 27 août, je me suis rendu aux funérailles de mon ami Paul. J’ai été très bien accueilli et ai fait la connaissance de son épouse Jenny, de leurs enfants, des frères et sœur,… Evidemment, la jolie église de Saint-André était trop petite pour accueillir tout le monde.

Savez-vous que Paul était directeur du centre de formation PME Huy-Waremme et qu’il a reçu deux distinctions : Chevalier de l’ordre de Léopold II, titulaire des Palmes d’or de l’Ordre de la Couronne. Oufti ! Sacré Paul, va ! Tu étais la discrétion incarnée et tu nous étonnes encore, une fois de plus …

Repose en paix !

mercredi 22 août 2012

Georges Simenon : " Au delà de ma porte-fenêtre "




Encore une de ses savoureuses « Dictées » - qui sont en fait son journal intime -. Celle-ci va du vendredi 13 novembre 1976 au 12 mars 1977. Simenon nous parle – entre autres – de Jean Gabin, de Fellini, de Sven Nielsen, de Colette, Gide, Queneau, … Des médecins, des psychiatres ;  de ses enfants, de ses femmes ; de la vieillesse, de la mort, de sa santé qui le hantent. Une leçon de sagesse et d’humilité.

Extraits :

- Je n’ai pas beaucoup d’amis véritables, deux ou trois, et Sven Nielsen était mon préféré.

-  Après tout, si nous sommes sincères avec nous-mêmes, n’arrivons-nous pas un jour à troquer sans le vouloir les folies contre des phobies.

Fonelle : " A Moscou jusqu'au cou "




Max voudrait bien ouvrir une boite à Moscou, la Moskobita, qu’elle s’appellera. Le hic, c’est qu’il lui manque 800.000 dollars. Kazimir Kogan, un mafieux russe veut bien investir mais en échange, il demande une française de 30 ans et … vierge. Max déniche Hermione qui-est dans-la-com’, Aude Dubouquet (alias Fonelle qui n’est pas plus vierge que vous et moi – enfin là, je m’avance peut-être…-) ; Antigone qui voila peu encore vendait des bougies rue Saint-Sulpice à Paris et Fanfan, maître-écuyère en Picardie. En route donc pour de follllles aventures.
Très drôle, vous vous en doutez, un langage fleuri qui sent l’argot – l’ancien et le tout neuf -. Un beau p’tit livre d’été – ou de toute saison d’ailleurs –
Fonelle (de son vrai nom Sophie Fontanel) fait de belles pages dans le magazine «  Elle «.

Extraits :

-  Je te parle que j’aimerais un peu moins de ta virago, et un peu plus de virgo
-  Mais que peut une simple vierge dans cet univers de verges ?

mardi 21 août 2012

Bob et Bobette " Anvers et contre tous " ( Willy Vandersteen)




On le savait déjà, la Dame en noir est vraiment mauvaise, elle n’a rien de bon dans le corps. Mais cette fois, elle fait très fort puisqu’ avec ses stupides mais redoutable acolytes Résol et Fildefer, elle s’attaque à Anvers. Grâce à son pouvoir maléfique, Antwerpen est éventrée, menacée d’être écrasée par un rocher autant himalyesque que diabolique : c’est le chaos dans la métropole. Heureusement Bob et Bobette sont sur la brèche aidés en cela par le super costaud Jérôme – qui met de l’ordre dans le jardin zoologique où c’est devenu la pagaille- . Ils peuvent également compter sur le fantôme Antigone et les étranges créatures que sont Absjard een, twee en drie. Lambique, une fois de plus, perd la carte puisqu’il s’est mis en tête de devenir le bourgmestre d’Antwerpen. L’ambiance !
Extrêmement drôle et très flamand !

vendredi 17 août 2012

Liège vue au sommet de la tour de la basilique Saint-Martin


                                              Pour agrandir, cliquez sur l'image  !

 
                                           La tour de la basilique Saint-Martin de Liège fut endommagée – entre autres -suite aux évènements du Mal St-Martin de 1312. «  Elle menaçait ruine « . Elle fut reconstruite au 14 ème siècle et couverte de plomb en 1410.
Elle mesure 43 mètres ; on accède au sommet via trois volées d’escalier : d’abord en pierre, puis en métal et enfin en bois. On peut compter de 200 à 227 marches ( ça dépend des jours …).
Vous pouvez encore la visiter jusqu’au 31 août ainsi que lors des journées du patrimoine des 8 et 9 septembre 2012 et l’accès y est gratuit. Rappelons que la basilique -et donc la tour- est ouverte les mois de juillet et d’août de 14h à 17 h, tous les jours sauf le lundi.

Bienvenue !








                                         Courte vidéo plongeante du boulevard de la Sauvenière

République libre d'Outremeuse, les 14, 15 et 16 août 2012


Pour agrandir , cliquez sur l'image !



 

                                           Mardi 14 août à 18h, tir aux campes



                                            Mercredi 15 août, procession de la Vierge Noire
                                         
                                            Maigret surveille le bazar


                                             Tintin et Matante Jeanne


                                            Un p'tit pècket derrière la cravatte ! Et y'an a pour tout les goûts ...



                                              16 août, enterrement de Matî l'Ohê


                                               Ceci est un os !



                                              Des " pleureuses "




                                              Quelques maîtres de cérémonie



                                            " Avé Maria ! "


                                               " Requiescat in pace. Amen ! "


                                                           
                                           Vidéo, le grand délire




Les fêtes en 2013, c'est par ici :

jeudi 16 août 2012

Georges Simenon : " La maison du canal "




Edmée, orpheline bruxelloise, est confié à ses cousins et cousines qui «  sont sur une ferme », là-bas, en Campine, près d’Hasselt au début du XX ème siècle. C’est la Flandre profonde, dure, alcoolisée, à la vie pénible. L’oncle d’Edmée vient de mourir. Restent la tante qui ne parle que flamand, Mia la fille, 19 ans, trois autres enfants en bas âge. Puis Fred, l’aîné de 21 ans et Jef, très laid, 19 ans.
Un jour, un gamin surprend Jef et Edmée qui batifolent pas loin de la maison. Le hic, c’est que ce foutu môme, répète à l’envi  -et d’une voix de plus en plus chevrotante - qu’il dira ce qu’il sait à tout le monde. Il faut le faire taire … définitivement. Tout se succède dans cette vie effrayante où brille la mauvaise étoile …
Roman intéressant, rendu célèbre une fois de plus par le cinéma, mais qui vous glace le sang … (comme si Simenon était un romancier «  fleur bleue «  maintenant …)

Extrait :

-  «  Jef Van Elst, prononça solennellement le procureur en faisant signe au greffier de se tenir prêt à enregistrer la réponse, pourquoi avez-vous tué votre belle-sœur ? » (…) Et Jef répliqua dans une hargnerie soudaine : «  Qu’est-ce que vous auriez fait, vous ? » Il sauta la nuit suivante d’une fenêtre de l’infirmerie de la prison, située au troisième étage, puis il fut encore six jours à mourir.

dimanche 12 août 2012

Muriel Cerf : " La femme au chat "




    
                                               régalade

Elle, la femme au chat, Cora Baxter, 40 ans, écrivain. Sa mère, Anna Baxter. William , le mari de Cora, chômeur-bricoleur. Pupe, la chatte et puis le yorkshire. Tout ce beau monde tente de se supporter, mais comme cela est difficile, presque contre nature …

Une écriture aux tranches hallucinées ; une écriture kaléïdoscopique, ésotérique.
J’ai peut-être trouvé une définition pour cette écrivain hors-normes : la lecture de Muriel Cerf est une forme de régalade.

Extraits :

-  « Oui, oui, William est plutôt de ces singes d’Amérique qui ont la queue prenante… », image qui me fit étouffer un fou rire, puis me laissa coite : toujours sous le rapport animalier, ma mère était un compromis entre l’oie, encore qu’elle eût les fureurs du jars, et l’ondoyante murène, à laquelle jeter un esclave par jour, si l’on en croit les légendes de l’antiquité romaine et les Ballades de Victor Hugo – et c’était, à ma connaissance, le premier de ses traits d’esprit qui en méritât le nom.

-  (…) qu’importe, nous aurons eu du bonheur – nous partirons mais pas avant qu’ici approche la saison froide, que s’allume, là-bas ces oranges grosses comme des lampions et semblables à tes yeux, quand s’éteindra la constellation du Chat.

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Quel bonheur de la retrouver dans cette vidéo :

http://www.youtube.com/watch?v=nqOhAfdSB_o

vendredi 10 août 2012

En avant-première, le dernier roman d'Amélie Nothomb " Barbe Bleue " lu par Amélie elle-même




Je dois dire que je brûle d’impatience de découvrir et de lire le dernier-né d’Amélie Nothomb qui sort, comme d’habitude, chaque année en août. Il faudra cependant attendre le 24.
Mais, en farfouillant sur internet (normalement on dit «  en surfant »), j’ai trouvé – oh merveille !- quelques pages de « Barbe Bleue » (ça promet !) lues par l’auteur elle-même. Oufti !
 A cette heure, je n’ai encore écouté que 3 minutes de lecture et peut-être que je m’en tiendrai là : je préfère d’abord avoir le bouquin bien en mains et le lire, de mes yeux-vus, avant d’en poursuivre l’audition qui sera alors une cerise sur le gâteau.

Voici le site de France culture ; pour entendre la voix d’Amélie lisant une partie de son roman «  Barbe bleue «, cliquez sur la flèche :

Bon amusement !

mercredi 8 août 2012

Images détournées


Première photo des deux cheminées de la centrale nucléaire de Tihange. La prison de Huy, et entre les deux, impact du fameux building chu du ciel et s'enfonçant dans le sol.




Premier cuistax, Ostende 1830. Remarquez l'insouciance de ces femmes lascives. Elles ont promis une  " petite gâterie " au monsieur qui sue comme un veau-marin, lors à leur arrivée à Mariakerke. Promesse fallacieuse vous vous en doutez ...


Centre de contrôle et manche servant à envoyer dans l'espace le premier satellite wallon " Vazymipt'ipoyon 1"

Lancer d'aspirateurs aux premiers Jeux Olympiques



Ussan Bolt  en répétition de son illustre "signe de la victoire "


                                                      " - Quand je serai grande, je serai comme tantine ! "

 
                                                            Quatre pieds, six pouces


                                                  En attendant son Jules qui traîne au bistrot ...


                                         " - T'as de beaux osses, tu sais ! "

                                         
                                                Jeu champêtre


                                                          " - J' vous présente ma poule ! "


                                            Que va faire cet homme dans quelques secondes ?



                                         La prise de la Bastille

Michel Noirret : " La Belgique n'existe pas, je le sais, j'y habite "




Courts articles caustiques sur la Belgique et également des images très crados collectées on sait trop où, agrémentées de commentaires ad-hoc. Une Belgique décalée à souhait qui vous fera au moins sourire,  si pas plus.

 De l’anarchisme, de l’impertinence, du dada aussi … On se poile, pas à dire !
Mais qui est Michel Noirret ? Je cite la quatrième de couverture : «  Musicien, compositeur, écrivain et bien d’autres choses (…) notre homme, volontiers anarchiste n’est pas Belge mais il habite Bruxelles depuis 1969. »

Extraits :

-  Le Flamand et le Francophone sont l’aune à laquelle tout se mesure en Belgique.

-  Les mosquées sont beaucoup plus fréquentées (que les églises), c’est normal, l’Islam est une religion plus jeune. La lassitude devant le peu d’avantages tangibles qu’elle procure n’a pas encore atteint de larges couches de la population.

-  Le pays est divisé en deux tribus principales : les Wallons, qui parlent wallon dans différents dialectes et plus ou moins français, les Flamands qui parlent flamand dans différents dialectes et plus ou moins néerlandais. (…) Il faut ajouter les Bruxellois, qui eux, parlent plus ou moins français, plus ou moins flamand, plus ou moins arabe et de moins en moins bruxellois. (…) Et c’est ainsi qu’avec seulement deux langues, les Belges refont le coup de la Tour de Babel. En plus compliqué.

samedi 4 août 2012

David Lodge : " L'homme qui ne voulait plus se lever "



Six nouvelles de David Lodge, pleines d’humour britsh. Trois nouvelles d’été, trois nouvelles d’hiver.
1. Sous un climat maussade : quatre adolescents en chaleur à Ibiza.
2. Mon premier job : vendeur de journaux à Waterloo Station. Compétition avec ses camarades.
3. Hôtel des Paires et de l’Impair : une histoire emplie de seins sur la Rivièra française.
4. L’homme qui ne voulait pas se lever : tout est dans le titre (celle que je préfère).
5. L’avare : une histoire de feux d’artifice.
6. Pastorale : une pièce de théâtre à la Noël jouée par des enfants.

Extraits :

-  Et ce matin, il ya avait au bord de la piscine deux adolescentes côte à côte, l’une en slip vert et l’autre en jaune, qui contemplaient leurs attributs tout neufs, des hémisphères aussi lisses et parfaits que de la gelée sorti du moule, avec la paisible satisfaction d’une ménagère qui regarde lever ses brioches.

jeudi 2 août 2012

Kyotaro Nishimura : " Les grands détectives n'ont pas froid aux yeux "





Il y a peu, un quidam japonais est parvenu à dérober trois cents millions de yens (soit l’équivalant de deux millions de dollars de l’époque, soit en arrondissant à la hausse, et donc grosso-modo, pas très loin de 3 millions d’euros actuels). La police nippone, malgré de multiples investigations et diverses enquêtes, n’a jamais pu retrouver le coupable de ce délit.
Un millionnaire japonais, certainement un peu fêlé et/ou extravaguant, s’est mis en tête de retrouver le criminel. Il imagine un scénario absolument abracadabrantesque. Et pour mettre toutes les chances de son côté, il  propose à des fins et fameux limiers de résoudre cette énigme : sont invités Maigret, Hercule Poirot, Ellery Queen (bien connu, en tout cas aux Usa) et un vieux détective japonais, Gokoro Akechi (bien connu, en tout cas au Japon).
 Vous vous en doutez, nous allons de surprise en surprises, nous assistons à des coups de théâtres, à des rebondissements en veux-tu, en voilà, y compris à la toute fin de ce récit assez drôle et qui ne manque pas de folles imaginations. Comme dirait l’autre : c’est du roman olé-olé. Mais du bon, de l’agréable.


Extraits :

- Edogawa Ranpo (1894-1965) est l’auteur des romans policiers qui ont Kogoro Akechi pour héros. C’est un pseudonyme formé sur la japonisation du nom d’Edgar Allan Poe (NdT).

-  La plupart des être humain sont faibles. C’est la nature qui veut ça. Toi et moi, par exemple, nous sommes des assassins ou des criminels en puissance et si nous ne passons pas à l’acte, ce n’est pas tant grâce à notre force de caractère qu’à cause de notre éducation et de la morale sociale.

-  (à propos de mobiles de meurtre) Son expérience personnelle lui avait appris que l’on pouvait presque toujours les ramener à trois : la peur, le profit ou les femmes.

- (…) la plupart de ceux qu’on appelle «  les grands criminels » ne sont en réalité que les victimes de leur faiblesse.

- (à propos du suicide)  L’inspecteur se précipita mais il était clair que Kanzaki était mort instantanément. » C’est sans doute de l’acide prussique » qu’il a avalé ».