" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

vendredi 28 juin 2013

Georges Simenon : " Maigret et la jeune morte "



Louise, une jeunette d’une vingtaine d’années, est retrouvée assassinée en plein Montmartre, place Vintimille, à deux pas de la place Blanche. Elle n’a sur le corps qu’une très légère robe de soirée de piètre qualité, pas de sac, aucun papier ni argent. Tout le roman se focalise sur la reconstruction de son identité.

Signalons que nous retrouvons ici l’inspecteur Lognon, dit le Malgracieux. Un gradé qui voudrait au moins arriver à la cheville de Maigret mais qui n’y parviendra jamais. Il est encore plus grognon que le commissaire, est perpétuellement enrhumé, on pourrait carrément dire en mauvaise santé et s’obstine à jouer au martyr.
Où l’on confirme que les concierges et les logeuses parisiennes sont de véritables pipelettes (= bavardes), ce qui fait bien l’affaire de Simenon, cela dit en passant ;  et que Jules (Maigret) se révèle être un parfait macho vis-à-vis de sa dame, (qui a bien du courage de supporter son vieil ours de mari !). Mais comme dirait l’autre, c’était une autre époque (1954), dans l’air du temps… N’empêche que …

Super agréable à lire donc à recommander, une fois de plus (quel bonheur !)



Extrait :


- Le sort de Louise avait tenu à peu de chose, à une chaînette enroulée autour d’un poignet. Si Mademoiselle Irène, rue de Douai, avait confié un autre modèle de sac à la jeune fille qui était venue, un soir, lui emprunter une robe ….

mardi 25 juin 2013

Martin Page : " Comment je suis devenu stupide "





Le jeune Antoine en a assez de supporter la vacuité de sa vie et de constater le non –sens de nos vies en général. Aussi décide-t-il de passer à l’action. Il nous conte, dans ce livre, ses essais destinés à trouver une issue intéressante : plongée dans l’alcoolisme, le suicide, la lobotomie, … une autre voie, peut-être : devenir un génial golden boy. Mais au final il échoue. Pas facile de trouver sa voie. Pas facile non plus de devenir stupide.

D’excellents moments- surtout au début du bouquin - dont le programme du cours de suicide et son ami As qui mesure plus de deux mètres, parle uniquement en alexandrins et est phosphorescent la nuit …

 Se lit facilement et agréablement.


Extrait :


 « - Pourquoi tu n’as plus d’amis ? »

«  -  Ils ont moisi. Je n’avais pas remarqué qu’ils avaient une date de péremption. Il faut faire attention à ça. Mes amis ont commencé à avoir de traces de pourriture, des taches vertes assez dégoûtantes. Ce qu’ils disaient commençait à sentir mauvais … »

dimanche 23 juin 2013

Dimitri Verhulst : " La merditude des choses "





Dimmetrie, un tout jeune ado vit avec sa grand –mère, son père et trois oncles dans une maison de la Flandre profonde. On y boit, on y hurle, on frappe, on gueule, on vomit … et tout ce qui va avec. Maïe à maïe ! Bienvenue dans le quart-monde !

A pointer tout particulièrement : la première cuite de la petite Sylvie – la fin heureuse du vieux chien de Palmyre – La soirée Roy Orbison à la télé chez les voisins iraniens  - la visite de la madame du service de l’aide à la jeunesse – Dimmetrie, pédophobe (= qui n’aime pas les enfants) et les toutes premières minutes de sa vie … dans les bistrots.

Un choc !



Extraits :


-  Si, grâce à une épargne imprévue, nous menacions de terminer le mois avec un petit surplus d’argent, il vidait le compte bancaire et buvait tout ce qui restait pour nous protéger des tentations du capitalisme.

-  «  Le miracle est accompli, ma chatte est mouillée et pas par la pluie «. C’était un extrait d’une des chansons salaces qu’elle avait apprises ce soir, la «  chanson des chattes «, très prisée à l’époque, longue de douze couplets.

-  Des infirmières très mignonnes, selon lui, qui étaient restées durant trois jours scotchées à son lit à lui susurrer des mots doux à l’oreille, ce qu’elle font toujours, paraît-il, aux gens qui sont dans le coma.

- Notre télévision était, pour ainsi dire, toujours allumée, le feu ouvert des pauvres d’esprit.


- J’ai pensé au poète Hans Andreus qui a chassé sa femme du chevet de son lit de mort avec les mots : « Pars maintenant, je dois faire ceci seul. «  Ca m’a consolé. Elle allait mourir sans moi.


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Une interview de Dimitri Verhulst (vijf minuten) :

http://www.rtbf.be/video/detail_vlaamse-kaai?id=1762105

samedi 22 juin 2013

Groland en première mondiale à Liège



                                                             
                                                            la devise du Groland

Ce samedi 22 juin 2013, première mondiale à Liège au cinéma La Sauvenière : présentation du film «  20 ans de Groland « . Une partie de l’équipe du tournage a présenté cette première mondiale qui restera d’ailleurs la seule et unique au monde ( qu’on se le dise ! ). Ce fut très poilant. Ensuite il y eu une soirée grolandaise avec le groupe «  Les Producteurs de Porcs «  tout cela en association avec la Maison du rock de Lîdge. Mais je n’avais pas la permission de 22h (vu mon âge) et j’ai dû rentrer dans mes pénates.
 Place aux Jeunes mais :

Banzaï !

Pour ceux qui ne connaissent pas, Groland c'est une émission en clair sur Canal +. Groland est irrévérencieux, vulgaire, Groland est un bâtard du mouvement dadaïste. Quelques exemples ici :

-  La musique du générique :



- Conversion à l’Islam :


- Emission culinaire :


- les écolos :


- mort aux fumeurs ! :


- histoire de chasseurs :


- Dernières nouvelles de  Palambier :



- Un best of du Groland, 6 minutes ;




                                         Une partie de l'équipe du Groland
Banzaï ! ! !

jeudi 20 juin 2013

Georges Simenon : " Maigret a peur "


Maigret a décidé d’aller saluer son vieil ami Chabot qui est juge en province, à Fontenay-le-Comte. Il est encore dans le train qu’il apprend qu’un meurtre a été commis, là-bas. Et ce n’est pas un crime qui y sera perpétré mais deux, puis un troisième … et plus tard un suicide et deux suicides loupés. Maigret s’en mêle, un peu à l’écart (comme il aime tant ! ). Les trois personnes assassinées n’ont aucun lien entre elles et l’on retrouve l’arme du crime : un morceau de tuyau de plomberie usagé. Le roman aurait pu d’ailleurs très bien pu s’intituler : «  un morceau de tuyau « .
Un «  Maigret » tout simple, ce qui ne veut pas dire de moindre qualité : tout y est merveilleusement bien emballé et vous pourrez voir apparaître, devant vous, les différents personnages comme s’ils étaient réels. La marque de fabrique de notre bon vieux Georges adoré.

mardi 18 juin 2013

Shuichi Yoshida : Park Life "




Le narrateur, un employé, passe le plus clair de son temps à fréquenter certains habitués du parc de Hibiya à Tôkyô, dont une jeune fille rencontrée dans le métro, un vieux bonhomme qui essaie de faire voler un aérostat,… ;  mais également Lagerfeld, un ouistiti dont il a la charge, sa mère qui ne fait que passer et qui lui dit «  ne t’occupe pas de moi fais comme si je n’étais pas là ».
Une atmosphère étrange qui plaît tant aux Japonais car il semble bien que la littérature nippone se délecte de ces petites choses insignifiantes qui peuplent nos vies et en donne des couleurs, éphémères.

Se lit rapidement et avec un certain intérêt.
«  Park life «  a été couronné en 2002 du prix Akutagawa, le Goncourt Japonais.


Extraits :


-  On dit que dès qu’il (le futur bébé), dans le ventre, on l’aime déjà trop. Mais c’est faux. Quand il est là, dans le ventre, c’est un simple corps étranger. Comme si quelqu’un vous avait bourré par force de quelque chose … Mais dès que le bébé est séparé de mon corps, il est à moi, hein ? Ce bébé est une partie de mon corps, c’est le sentiment qui vous vient. Aussitôt après la séparation, je suis le bébé, et le bébé est moi. Le bébé est une partie de moi, et je suis une partie du bébé.


-  « Tenir sur un pied en ouvrant les yeux ». A vingt ans, on peut tenir debout près d’une minute et demi, mais à soixante-dix ans, seulement quinze secondes.

dimanche 16 juin 2013

Liège en 1913

                                                           Meilleurs voeux pour 1913   !

                                            Le théâtre-concert Walhalla

CELA S’EST PASSE A LIEGE EN 1913



-  La Meuse, lundi 20 janvier 1913
      Le soixantième anniversaire de « La Légia « ( société chorale)
Simplement, amicalement, mais aussi g…nt  (illisible), notre vieille et glorieuse «  Légia «  a célébré le LX ème  anniversaire de sa fondation lors d’un banquet donné au Continental , et a réuni cent-vingt-cinq convives.
(…)  on a, au cours de cette fête, rendu des hommages et évoqué des souvenirs (…) La table d’honneur était présidée par M l’échevin Louis Fraigneux, ayant à ses côtés MM Sylvain Dupuis, directeur du Conservatoire et le député Neujean.
(…)  Il a fait aussi l’éloge de M. Xavier Neujean, père, président d’honneur de «  la Légia « , ministre d’Etat, jurisconsulte ,éminent musicien de mérite.
(…)  Et la parole fut aux chanteurs que l’on applaudit avec frénésie (…)
Ainsi qu’on peut s’en rendre compte, on a beaucoup toasté et chanté (…)

- La Meuse, samedi 4 janvier 1913

Voici une nouvelle qui va combler d’aise les nombreux habitants du joli théâtre-concert Walhalla de la rue de la Montagne. Dans quelques jours, voici quelle sera la marche du spectacle.
 1 ère-  partie cinématographique avec les toutes dernières actualités   2 ème – partie de concerts et d’attractions, chants acrobaties, danseurs, équilibristes, etc.   3 ème – une pièce, vaudeville, comédie ou opérette. (…)

-  1 février 1913
Le cercle philanthropique «  Les XV du Nord «  (œuvres des pauvres honteux), organisait lundi dernier un grand concert au théâtre de la Renommée (…)

-  Mercredi, 10 février 1913
Le comité de la grève générale prie les personnes désireuses d’héberger des enfants à partir du 14 avril de leur faire savoir, au local de la Populaire de Liège, le nombre d’enfants, l’âge et le sexe qu’elles désirent recevoir.(…)

- Jeudi  20 février 1913
Phare Cinéma
Programme du 15 au 21 février
Pieux mensonge, grand drame coloré en 2 parties
Le Meurtre légal, drame de 1 er ordre
Les Diables Rouges, drame américain
Face à la panthère, drame émouvant
Passeront aussi 6 autres films nouveaux.
En tout 3.500 mètres – Eclairage féérique

- Mercredi 26 février
La direction de Liège Palace, le superbe établissement du Pont d’Avroy, dont la vogue est considérable et qui est le rendez-vous du Tout-Liège, recevait mardi après-midi les vieillards des deux sexes des hospices de notre ville.
(…) Au programme : jeux icariens, cyclistes extraordinaires d’audace et l’irrésistible chanteur comique Pelissier (…)

-  Jeudi 6 mars 1913
Au cercle polyglotte de Liège, conférence à 8 heures trente au soir en son local rue Trappé, 8, par M Soleil, fils (…)

-  8 mars 1913
Samedi 8 mars à 8 heures, ouverture du Kursaal rue Pont d’Ile – film sensationnel La Révolution belge de 1830. Avec chœurs et accompagnement d’orchestre. 50 musiciens et 60 choristes. 200 représentations consécutives à Bruxelles.

- Vendredi 7 mars 1913
Nos orphelins au cinéma
Jeudi dernier, tous les pupilles de l’orphelinat des garçons ont assisté à une séance cinématographique à l’American-Cinéma, rue St Gilles (…)



                                           Hupmobile de 1913

 - Quelques prix de l’année 1913
* le quotidien «  La Meuse « : 5 centimes
* la boite de 144 plumes à écrire : 2 francs
* le Phonotype, la machine parlante la plus étonnante, la plus sonore qui soit sur le marché : à partir de 125 francs, payable 7 francs par mois
* voiture Hupmobile, cylindre 82-140 : 6.950 francs au garage «  Pipe « , rue des Guillemins, 102
* location de vélo : 10 francs par mois au Palais des Merveilles, rue Cathédrale, 112
* prix d’une place au cinéma : de 0,20 à 1 franc


Grève nationale de 1913, en vue d’obtenir le suffrage universel, pour la journée des 8 heures et l’amélioration des conditions de travail.

- La Meuse, mardi 15 avril
La deuxième journée de la grève générale. Calme plat. En ville, physionomie ordinaire des jours de semaine (…)

- lundi 21 avril 1913
Dimanche à 11 heures du matin, une manifestation a eu lieu en ville. Un long cortège formé au Boulevard de la Sauvenière. Il y avait là douze milliers de chômeurs de Liège et des alentours venu au Centre pour assister à cette revue dite des grévistes. (…) (court extrait d’un long article)


                        Mineurs dans le charbonnage Bonne-Fin de Sainte-Marguerite dans les années 1890
                      
-  lundi 21 avril 1913
Grève générale. La situation des établissements industriels de Liège et environs. Houillères, métallurgie et industries diverses :
(…) total général : 113.712 inscrits, 59.343 chômeurs (…)
(…) Dans les charbonnages, sur les 41.833 inscrits, 31.561 chômeurs
(court extrait d’un long article)

- jeudi 24 avril 1913
(…) Après un discours très vif de M. Destrée à Bruxelles, la reprise immédiate du travail a été votée par 1.000 voix contre 300 environ.

(court extrait d’un long article)


-  samedi 24 mai 1913
Les premières fraises de la saison provenant des coteaux hâtifs du Thier-à-Liège ont fait leur apparition, vendredi matin, au marché de la place Cockerill (…)




- Note : en ces temps-là ( 1913), on adorait, on dévorait force pilules, liqueurs et baumes en tout genre. Ainsi
* Traitement des Sultanes, embellit, fortifie, développe la poitrine. Pilules : 5 francs, baume : 10 francs
* Sang faible : le meilleur des fortifiants. Elixir Richelle. Le flacon, 3 F50, les 3 flacons : 10 F.
* Prenez les cachets des Drs Boutiau qui guérissent migraines et maux de tête. La boite de 10 : 1 F25
* Constipation : guérison certaine par les pilules antiglaireuses Dr. Delrue. La boite de 30 pilules : 1 franc
* Guérison assurée de toutes les maladies de l’intestin par la Fermantose. Prix 3.50 la boite
* Sirop Barley (toux, bronchite, asthme, …). Elixir Vital (anémie). Pilules Jackson ( reins, vessie)



                                                   Rue Pierreuse d'antan

- Jeudi 3 juillet 1913
Encore Pierreuse à vélo. Hier dans la soirée, Sauveur François et Gossuin ont fait un match sur la montée la plus rapide à vélo de la rue Pierreuse. Sauveur est arrivé le premier au-dessus de la rue avec 20 mètres d’avance et a mis 4 minutes 30 secondes. 4 Minutes 50 pour Gossuin.

                                             vélodrome de Tilff
- dimanche 6 juillet 1913
La course Liège-Bastogne pour indépendants. Notre confère «  l’Express «  organise ce dimanche la course Liège-Bastogne pour indépendants avec arrivée à la plaine des sports à Tilff. Le départ des coureurs Liège-Bastogne-Tilff aura lieu au boulevard d’Avroy, en cortège, à 9 heures du matin. (…)
Passages à Aywaille (10h45), Marche (11h45), Bastogne (1h30), Bomal (3h40) , Tilff vélodrome (5h45). Il y aura au vélodrome trois tours de piste à courir avant l’arrivée.

-  lundi 7 juillet 1913
L’arrivée de Liège-Bastogne-Tilff à la plaine des Sports. (…) Un peloton compact arrive au vélodrome (…). 1 er Moritz en 7h 23 min, 2ème Fosson, 3ème Noël Hubert.
Réclame du jour : «  La plus ancienne course cycliste belge Liège-Bastogne (23 années d’existence) est enlevée par Moritz sur cycle Peugeot et pneus Pirelli « .

-  lundi 7 juillet 1913
L’important arrivage de chameaux de course à Liège. (…) Ce sont, comme on le sait, des bêtes de tout premier choix dressées à la course et capables de régler sur le poteau des chevaux au galop. (…) c’est aux environs du 17 juillet qu’ils s’exhiberont à Liège. (…)



                                               Les souverains à leur arrivée aux Guillemins

-  La Meuse, lundi 14 juillet 1913
La joyeuse entrée de nos souverains à Liège ce dimanche 13 juillet 1913. Arrivée par le train à la gare des Guillemins. Visites au Palais provincial, à l’Hôtel de Ville, à la Maison Grétry, au Musée Grétry, … (…)
L’homme agréable, simple, bien, intentionné qu’est le Roi Albert a été acclamé avec frénésie. (…) Quant à la Reine, elle a depuis longtemps conquis le cœur des Liégeois. (….)
( court extrait de longs articles )

-  Vendredi 1 août 1913

Un théâtre de marionnettes place St-Lambert. Ainsi le veut le progrès, au centre de Liège, un théâtre de marionnettes et quel théâtre ! Celui des doyens des joueurs liégeois, le réputé Elias, directeur du célèbre théâtre du Vieux-Liège, rue Large. Ce théâtre sera installé à l’hôtel du Lion Noir, place St-Lambert et à partir du 15 août, il jouera quatre fois par semaines : «  Oger le Danois « , «  Les quatre fils Aymont « , «  Tristan et Yseult « , «  Roland de Roncevaux «  et  d’autres et d’autres. Voilà un théâtre qui obtiendra la vogue !

- Samedi 9 et dimanche 10 août 1913

L’anneau nasal. Nos grandes élégantes ont depuis longtemps mis à la mode le port du bracelet aux chevilles (…) Mais nous allons, paraît-il, faire un pas de plus (…)  on portera, l’hiver prochain, un anneau  dans le nez. Les hommes seront dispensés de suivre la mode. Mais les jeunes femmes s’y soumettront


-  Jeudi 14 et vendredi 15 août 1913

Le journal illustré le «  Cri de Liège «  publie aujourd’hui : « «  La Légie «  (J. Flament) (…) supplément sportif illustré consacré à la course de motocyclettes Liège-Paris- Liège.


-  mardi 26 août 1913
Ecoles des hautes études commerciales et consulaires. Cinq jeunes gens, à désigner par l’Administration Communale peuvent être admis à fréquenter gratuitement les cours de l’école des Hautes Etudes pendant la prochaine année scolaire (…)

-  vendredi 12 septembre 1913
Palais des glaces, boulevard de la Sauvenière. Nous apprenons que la réouverture de la patinoire est fixée au samedi 27 septembre à 8 heures au soir (…) le prix des abonnements pour la saison reste fixé à 100 francs.

-  jeudi 3 octobre 1913
Bains Grétry, actuels bains liégeois. Des abonnements à la vaste piscine de natation pour la période du 1 octobre au 30 mars 1914 sont délivrés dès à présent, boulevard d’Avroy, 94, au prix de 12 frs. Photo exigée.

-  vendredi 3 octobre 1913
Le Cabaret Wallon de liège (…) recommence ses séances à partir de dimanche 5 octobre jusque fin avril 1914 (…) Rendez-vous y est donné aux fervents de notre vieux patois, aux familles amies d’honnêtes et franche gaieté wallonne.

-  vendredi 31 octobre et samedi 1 er novembre 1913
Le grand chic, cet hiver, est de porter un feutre de la maison Cession. – Les chapeaux Zephy de la maison Cession sont les plus légers et les plus solides.

-  vendredi 14 novembre 1913
La Belgique au XVI è siècle. Tel est le sujet prometteur de la Conférence qui sera faite, samedi soir à 8 heures et demi en la salle académique par M. Henri Pirenne, professeur à l’université de Gand (…) Ecrivain excellent et historien de génie, M. Henri Pirenne a consacré une œuvre à la gloire de notre pays.



- lundi 17 novembre 1913

Caveau liégeois. C’est ce jeudi 27 courant que le Vieux Cercle littéraire recommence la série des soirées intimes. M. Charles Gothier, le sympathique causeur entretiendra les invités du Caveau dans «  Quelques silhouettes liégeoises « .(…) Nos bons chansonniers interprèteront leurs nouvelles productions ( …) Le Caveau, café du Centre, place Cockerill.

                                                           
                                                              Colette

-  jeudi 20 novembre 1913
Madame Colette de Jouvenel a fait hier soir, dans la salle Académique de l’Université, une très aimable conférence (…) Celle-ci charma son auditoire très nombreux et sympathique en nous disant son amour pour les «  bêtes «  qui font le charme de notre home : le chien et le chat. (…)  Car Mme Colette de Jouvenel est, sans conteste, l’un des meilleurs prosateurs de France. Aussi l’acclama-t-on avec enthousiasme.

- mercredi 26 novembre 1913

La Meuse-Noël, album littéraire et artistique sortant des presses de l’imprimerie La Meuse, constituera une publication du plus vif intérêt. On y verra les portraits et les œuvres de Messieurs François Maréchal, Xavier Wurth, Armand Rassenfosse, Alphonse Mataive, Edgard d’Hont, Gerges Koster, Ernest Marneffe, Alphonse Caron, Georges Petit, José Wolft, Armand Henrion, Emile David, Henri Anspach, Louis Loncin, Jacques Ochs, Philippe Derchain, Iwan Cerf, Albert Lemaître, Marcel Jaspar, Edward Masson (…)


- mardi 9 décembre 1913
Une catastrophe de chemin de fer en gare de Chênée. Un train de voyageurs déraille dans une courbe. Il y a cinquante blessés (…) ( long article dont la liste des blessés habitant  quasi tous la région de Verviers et de Spa)

-  samedi 13 décembre 1913
La valeur commerciale du belge (…) en prenant comme base l’importance des échanges des nations auxquelles ils appartiennent. Le Belge 1.023 francs –le Suisse, 885- l’Anglais 625 –(…) le Français, 369 – l’Allemand, 340 (…) – le Russe, 48. Economiquement parlant, c’est donc le Belge qui a le plus de valeur parmi les Européens. «  De tes enfants, sois fier, ô mon pays ! « 

                                                         Arthur Dricot

- Fondation en 1913 de l'imprimerie Dricot qui deviendra plus tard la célèbre maison d'édition.

                             
                                                         Arthur Haulot

- Naissance à Angleur en 1913 d'Arthur Haulot, prisonnier de guerre, écrivain, militant socialiste


-  La Meuse, mercredi 31 décembre 1913 et jeudi 1 janvier 1914

L’an 1913 agonise. Il rend son dernier souffle. Le voilà parti. Devons-nous émettre pour lui des regrets ? Point. Il n’est pas exagéré de dire qu’il ne nous a procuré aucune sensation agréable (…) Qu’il s’en aille donc au plus tôt rejoindre les vieilles lunes et qu’on n’en parle plus. (…)  F.H


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                                            Rue Sainte-Marguerite

ET TOUT PARTICULIEREMENT DANS LE QUARTIER DE SAINTE-MARGUERITE


-  La Meuse, vendredi 3 janvier 1913

«  La Tosca «  à Fontainebleau

Le drame le plus émouvant de Sardou, dimanche 12 janvier prochain au profit de l’œuvre scolaire des «  Bons Pains «. Après le spectacle, bal à grand orchestre. Tirage de la tombola des billets jaunes, 250 lots gagnants. Lots principaux : des obligations.

-  La Meuse, mardi 7 janvier 1913
Patronage laïc de garçons de la rue Agimont.
La brillante soirée intime que la vaillante section dramatique organisait dimanche dernier a été en tous points réussie et c’est devant une salle archi-comble que se produisirent les divers éléments du programme (…)
C’est la section dramatique du Patronage des garçons de Ste-Walburge qui ouvrit la séance (.. .) par une comédie «  La Grammaire «  de  Labiche. La section des grands d’Agimont présenta ensuite «  Li Tchûse dè Coûr « , la jolie comédie wallonne de M. Simon Radoux (…)
Un brillant intermède permit d’apprécier quelques belles voix (…) Le spectacle se termina par la fine comédie «  Une tasse de thé «  (…)

                                               Rue Ste-Marguerite et les marches de l'église
-  Jeudi 23 janvier 1913
A l’église Ste Marguerite. Il y a à peine deux mois, une excavation se forma dans le jardin attenant à l’église. Au moment du passage de M le curé qui se rendait à un office, le sol s’ouvrit brusquement sous ses pas et il tomba dans un trou d’une profondeur de deux mètres et demi (…) L’église Ste Marguerite a été construite il y a 44ans. La première église fut fondée en 966 sous le prince-évêque Eracle au  moyen des libéralités du chevalier Guy de Flémalle. L’édifice était de proportion modeste.

-  La Meuse, jeudi 30 janvier 1913

                                          début de la rue St-Séverin au début vers 1913


                                                       Rue St-Hubert debut du 20 ème siècle

Des nouvelles rues et les rues élargies au quartier Ste-Marguerite
Une rue nouvelle du côté de la rue de Warroux (…) Rue Bois-gotha, Molinvaux et En-Bois ont été considérablement élargies (…)
On sait que dans un laps de temps plus ou moins rapproché, le vieux faubourg Sainte-Marguerite sera également élargi dans sa partie comprise entre les rues de Hesbaye et Mississippi. Ce travail d’utilité publique s’impose car, en raison des son étroitesse, des embarras de voirie se produisent fréquemment dans cette voie de communication ou le roulage est journellement énorme.

-  Lundi 3 février 1913

Bal des enfants du Mardi-Gras à l’Amicale des Comtes de Méan, rue mont Saint-Martin. L’entrée est de 50 centimes pour cette fête qui réunit chaque année un nombre contingent de gracieuses Pierrettes, Colombines, Pierrots et nombreux autres travestis divers (…)

-  Mercredi 5 février 1913

Amicale de jeunes filles de Sainte-Marguerite
Le but des Amicales est de soustraire fillettes et jeunes filles aux dangers de la rue. C’est pour atteindre ce but que le Comité de l’Amicale de Ste-Marguerite emploie tous les moyens en son pouvoir pour attirer, amuser et retenir la jeune fille. Des fêtes sont organisées, où les élèves se font applaudir dans des pièces qu’elles jouent ( comédies et opérettes) (…)



                                           Gare du Haut-Pré
-  Mercredi 6 mars 1913
Le sanatorium de Haut-Pré à Liège est destiné au traitement des maladies nerveuses. Cure d’air et de repos. Tél 3728.

-  Samedi 22 mars 1913
Le collège des bourgmestre et échevins a refusé à M. Louis Orban l’autorisation d’établir rue Ste-Marguerite, 365, une porcherie pour deux porcs.

-  Samedi 12 et dimanche 13 avril 1913
1 ère communion. Très grand choix de tissus de tout genre, hautes nouveautés. J. Goffin-Bovy, rue Ste-Marguerite n°s 32, 34, 36. Ouv. Le dim. t. la journée.


- Samedi 19 avril 1913
Grève générale. La situation vendredi soir. A Liège, dans les charbonnages, la situation va en s’améliorant.(…) Charbonnage de Ste-Marguerite : effectifs : 180 , présents  80 (…)
 


-  Samedi 17 mai 1913

Le vieux Liège disparaît. On vient de mettre la main à la démolition du grand et vieil immeuble qui faisait l’angle gauche des rues Sainte-Marguerite et de Haut-Pré et deux constructions modernes seront prochainement édifiées. Cette antique maison qui, autrefois , avait comme enseigne «  un arbre d’ors «  est encore désignée de nos jours «  li mohone di l’âbe d’ôrs « . Dans les temps passés, elle fut affectée à une auberge fort achalandée. (…)

-  Jeudi 5 juin 1913

Depuis ces derniers jours, on est occupé à effectuer un travail de réel utilité dans la partie haute de la rue Ste-Marguerite, côté gauche. En effet, la Ville y fait établir des trottoirs en petits pavés cubiques jusqu’à la naissance de la rue En-Glain et c’est avec la plus vive satisfaction que les habitants voient enfin disparaître les anciens et affreux trottoirs, qui, en temps de neige, de gel et de verglas, constituaient de véritables casse-cou. Cette partie du vieux faubourg est dénommée «  Tchâgne « .


- La Meuse à partir de juillet 1913

Autorisation d’établir. Par le Collège des bourgmestre et échevins, de juillet à décembre 1913 :
Le sieur Kusters, Pierre, rue Saint-Séverin, 60, un atelier d’ébénisterie – la dame veuve Jules, rue de Hesbaye, 70, une charcuterie – le sieur Michel Van Aubel, rue Hullos, 115, une fabrique de liqueur et un dépôt de 300 litres d’alcool – le sieur Jadot, rue Ste-Marguerite, 200, un dépôt de bois à brûler – le sieur Wittamer F., rue En-Bois, 101,  un moteur à essence de la force de 2 chevaux et 100 litres de benzine

Société anonyme des Charbonnages de Bonne-Fin, rue de Hesbaye, 8, siège Ste-Marguerite : 5 moteurs électriques de force respectives de 10-10-8-4 et 2 chevaux – Une autorisation de 5 ans pour Leroy, Louis, rue du Mississippi,3, pour un atelier de lavage de vêtements – Bovroux, Henri et Cornet, Jos, rue St-Séverin, 118, un atelier de menuiserie – Preudhomme, Louis, rue Ste-Marguerite, 138, une charcuterie – Le sieur Coolem, Hubert, rue des Anglais, 4, une boucherie – Le sieur Joseph Mosen, rue Bois-Gotha pour sa briqueterie un mortier de 10 chevaux

-  mardi 29 juillet 1913
Publication de la distribution des prix. Palmarès 5 ème et 6 ème de l’école de demoiselles de la rue Agimont ( suivent les noms) – école de demoiselles de la rue Ste-Marguerite (suivent les noms) ) école primaire des garçons de Hocheporte – école des garçons de la rue Ste-Marguerite.

                                               la rue Saint-Séverin au début du 20 ème siècle

-  vendredi 9 août 1913
Rappelons que le Cercle des Jeunes Gens du Vestiaire Libéral de l’Ouest organise, sous les auspices de la Société La Concorde, établie chez M. Joiris, cafetier, Place St-Séverin, un concours réservé aux pigeonneaux, Ville de Liège et communes limitrophes. (…)


- La Meuse, mardi 26 août 1913

Association des commerçants et industriels du quartier ouest. La fête des étalages que cette association organise le 26 septembre prochain dans le quartier Ste-Marguerite s’annonce sous les meilleurs auspices (…) Chacun cherche, dans sa spécialité, la pièce rare qui fera s’arrêter le monde à sa vitrine. Nos lecteurs savent que ce quartier se transforme de jour en jour (…) et nos pères, s’ils revenaient  en vie, ne reconnaîtraient plus leur vieux faubourg, qui, jadis, se composait uniquement de petites boutiques, mal éclairées de lampes fumeuses. Bientôt d’ailleurs, grâce à notre Administration communale, l’électricité sera installée dans ce populeux quartier.

-  jeudi 4 septembre 1913
Grand concert au théâtre de Fontainebleau ce dimanche 14 septembre 1913 (…) Avec entre autres M. Pierre Heyne, le baryton à la voix chaude et prenante, M. Gustave Malempré, le distingué professeur de diction de l’académie, M. François Malherbe, la talentueuse basse (…) Lee cartes d’entrée sont en vente chez les principaux négociants de la rue Ste-Marguerite.

                                             Un tram de 1913 à Liège


-  samedi 13 et dimanche 14 septembre 1913

Ce samedi après-midi, une violente collision s’est produite rue Ste-Marguerite sur la ligne du tram de l’Est-ouest entre un tram et une voiture automobile servant au transport de marchandises d’un négociant de notre ville. Tout s’est borné à des dégâts matériels assez sérieux et un gros émoi parmi les voyageurs du tram.



- vendredi 31 octobre et samedi 1 novembre 1913

Aux miliciens des classes de 1914-1915. Le cercle de préparation militaire «  Si vis pacem para bellum «  (= si tu veux la paix prépare la guerre) a tenu ce dimanche dernier sa première réunion en son local de l’Ecole communale de la rue Agimont. (…)

-  mardi 11 novembre 1913

Centenaire de Grétry. Le Cercle privé St-Hubert de la rue Léon Mignon offrait hier à ses membres un vrai régal artistique. Une troupe d’amateurs interprétait le célèbre opéra-ballet de Grétry «  Zémir et Azora « . (…)


-  La Meuse, samedi 27 décembre 1913


Fidèle à sa tradition, l’Amicale des Jeunes Filles de Sainte-Marguerite nous a donné dimanche dernier sa fête annuelle dans la petite salle de Fontainebleau (…) La fête débuta par un chant «  Fais dodo «  de Th. Radoux. (…) Déclamations, monologues, chansonnettes, romances, scènes diverses se succédèrent sans interruption (…) ( long article )

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MERCI AU JOURNAL " LA MEUSE " ET A SES JOURNALISTES ANONYMES  !

MERCI A L'UNIVERSITE DE LIEGE, DE LA PLACE DU XX AOUT ET DU SART TILMAN

( pour info : vous pouvez consulter les archives des journaux tels " La Meuse ", " la Gazette de Liège " et bien d'autres encore à l'université de Liège, place du XX août. Il suffit de vous rendre à la grande salle de lecture, payer une carte de membre annuelle de 25 euros et commander ce que vous désirez consulter )


Bernard Gheur : " Le testament d'un cancre "


Le survol d’une partie de la vie de Jean-Marc, un adolescent, dans une ville (sans doute Liège).  Les parents, les frères et sœur «  Marianne était une jolie jeune fille qu’il faudrait bientôt songer à marier ; Philippe, un grand sportif ; Jean-Marc un futur architecte ; Bernard, enfin, se passionnait pour la musique moderne «. Ses amis : Bertrand, Jacques, …

On aurait bien aimé trouver un nom de rue, un nom de cinéma, le nom de la bouteille de whisky, le prénom étrange de cette jeune fille, … 


«  Le testament d’un cancre «  fut préfacé par François Truffaut et publié en 1970 par Albin Michel. «  Etre un écrivain publié «  à vingt-cinq ans, ce n’est pas rien !

samedi 15 juin 2013

Stefan Zweig : " Le joueur d'échec "





C’est un peu par hasard que deux grands joueurs d’échecs se rencontrent sur un paquebot qui les emmène vers le Brésil. Le narrateur nous explique le parcours de chacun. Le premier, d’origine yougoslave, est devenu champion du monde et son don peut être qualifié «  d’inné ». Le second est devenu un grand joueur suite à son emprisonnement par la SS, peu avant l’annexion de l’Autriche par Hitler. Un match au sommet va avoir lieu …

Une nouvelle puissante, qui se lit facilement comme la plupart des écrits de « Stefan Zweig qui vise avant tout d’être compris ».
Un petit bémol, toutefois pour ma part mais dont je préfère ne pas parler ici.

A recommander, bien sûr !


Extraits :


- On m’avait pris ma montre, afin que je ne mesure plus le temps, mon crayon, afin que je ne puisse plus écrire, mon couteau, afin que je ne m’ouvre pas les veine. (…) Le monde ne se composait plus pour moi que d’une table, d’une porte, d’un lit, d’une chaise, d’une cuvette, d’une fenêtre et de quatre murs sur lesquels je regardais fixement le même papier. (…) On n’avait rien à faire, rien à entendre, rien à voir, autour de soi régnait le néant vertigineux (…)

vendredi 14 juin 2013

Xavier Deutsch : " Tombé du camion "



Tom et son frère Thibault s’entendent à merveille. Ce sont les enfants d’Anne et de Paul, divorcés mais qui s’entendent bien aussi. Tom va bientôt avoir seize ans, l’âge où il devient adulte et où il va devoir passer par une petite incision de rien de tout ( non,non ! il ne s’agit pas de la circoncision,… un mot-clé ? empucelage). Mais Tom refuse, mordicus.

Un livre destiné aux ados et aux grands ados .

 Plaisant !


Extraits :

-   Tom disait que, s’il se trouvait en face d’une voyante dans sa tente en velours, et qu’il n’avait droit de lui poser que deux questions, il ne lui demanderait pas «  Deviendrai-je riche ?, ou «  Quel est le prénom de la femme de ma vie ? » Mais il demanderait : «  - Le plus beau jour de ma vie, est-ce que je l’ai déjà vécu ? ou est-ce qu’il me reste à le vivre ? Ne me dites rien d’autre, pas la date. Juste ceci : déjà vécu, ou pas encore.


- En Belgique, la plupart des livres que tu trouves en librairie sont distribués par deux firmes : Vivendi d’un côté et Dilibel, du groupe Hachette, c’est-à dire Lagardère de l’autre. Donc la diffusion du savoir, du bonheur, de l’indépendance d’esprit, est contrôlée par un marchand de flotte et un marchand de canon.

mercredi 12 juin 2013

Quelques télés et radios sur le web


Parfois, il y a une pub de quelques secondes avant d'accéder au direct .

-  France 2 :

http://tntv-rattrapage.overblog.com/france-2-direct-4

-  France 3 :

http://tntv-rattrapage.overblog.com/france-3-direct-1

- TV5 Monde :



-  TVA Québec , francophone donc :



BBC :


-  Fox 5 télévison locale de New York :

http://fr.wwitv.com/tv/b5519.htm

-  France 24, info 24h sur 24 :

http://www.france24.com/fr/tv-en-direct-chaine-live

- Pas une télé mais une webcam, celle de Times Square à New York :

http://www.earthcam.com/usa/newyork/timessquare/?cam=tsrobo3

 - Rouge TV, une chaîne de divertissement de la Suisse romane. 7 jours sur 7, 24h sur 24  :

http://www.rougetv.ch/

- La Télé suisse :

http://tntv-rattrapage.overblog.com/la-t%C3%A9l%C3%A9-suisse-direct


mardi 11 juin 2013

Stefan Zweig : " Le désarroi des sentiments "




Roland, le narrateur, est étudiant à Berlin. Il mène une vie plus oisive que studieuse. Un jour, son père le surprend au saut du lit alors qu’il est en charmante compagnie. C’est en trop et le père remonte les bretelles à Roland qui est envoyé dans une université de province. Là, notre héros fait la connaissance d’un vieux professeur et tombe sous le charme de son approche de la littérature qui se révèle être hors du commun. Passionnés tous deux,  ils travaillent ensemble en vue de réaliser un ouvrage. C’est sans compter sur la « camaraderie » qui se développe entre la femme du vieux professeur et Roland et sur un émoi plus grand encore, trouble qui dépassera tout le monde…

A pointer tout particulièrement le moment où le père découvre la vie dissolue de son fils à Berlin, la première vraie rencontre entre Roland et la femme du professeur et surtout, bien entendu, les dix dernières pages…

On peut classer ce livre dans la liste des romans de type homosexuel.


Extraits :

-  Nous vivons de myriades de secondes, et pourtant, il n’y en a toujours qu’une, une seule, qui met en branle tout notre monde intérieur (…)

-  Une sorte de camaraderie juvénile s’instaura entre elle et moi ; c’était justement parce que nous ne parlions jamais que de choses insignifiantes, et de façon désinvolte, ou parce que nous allions ensemble au théâtre, que nos rapports étaient dépourvus de toute tension.

-  «  Je suis incapable de faire un travail d’envergure. C’est du passé : seule la jeunesse est capable de telles hardiesses. Je n’ai plus assez de souffle. Je suis devenu – pourquoi le cacher ?- un homme de l’instant. »


-  Jamais je ne l’ai revu. Jamais je n’ai reçu de lettre ou de nouvelle. Son ouvrage n’est jamais paru, son nom est oublié ; personne ne sait plus rien de lui, en dehors de moi. Mais aujourd’hui encore, je sens une chose : que ce soit mon père ou ma mère avant lui, ma femme ou mes enfants après lui, il n’y a personne à qui je suis plus redevable. Il n’y a personne que j’aie davantage aimé.

lundi 10 juin 2013

Georges Simenon : " Félicie est là "




Félicie a 24 ans. Elle est bonne chez le vieux Lapie, dit Jambe-de-bois. Elle ne considère pas Lapie comme un patron. Serait-ce son père ? Ou autre chose encore ? Mystère ! Félicie se méfie de tout et de tout le monde et on sent que sa vie n’a pas toujours été rose. Jusqu’au jour où Jambe-de-bois se fait assassiner. Arrive alors le commissaire Maigret (avec ses gros sabots). Une drôle de relation va se créer entre eux. Elle peut se résumer comme suit.
Félicie au commissaire : « Je vous déteste ! « 
Maigret à Félicie : «  Je vous adore ! « 
Bref : «  je t’aime, moi non plus », comme dirait l’autre.
Entrent également en scène : Daniel Pétillon le neveu de Jambe-de-bois, Adèle, le Musicien, … Mais peu importe l’histoire. Une fois de plus c’est la manière dont Simenon croque la psy. des personnages. Tout le monde s’agitent (ou ne s’agitent définitivement plus). Seul Maigret joue le rôle qu’il adore le plus de jouer, celui qui supervise le tout, bien au chaud, presque les doigts de pieds en éventail, un verre de bière à portée de main, sa pipe itou, faisant courir son petit monde ici et là (à commencer par ses subalternes, l’inspecteur Janvier, Février et cie.). LUI, il voit et analyse les «  chôses «  du haut de Sa Splendeur.
Très amusant !



Extraits à propos de Félicie :

-  Voici Félicie ! Raide comme un planche à repasser, acide, fantasque, un visage pointu mal barbouillé de poudre et de rouge, une petite bonne qui prend des airs de princesse dans un bal musette, et, soudain, quelque chose comme un sourire lointain d’une méprisante ironie.

-  Un front haut et têtu de chèvre qui fonce obstinément sur n’importe quelle apparence d’obstacle.

-  Ce n’est pas sans raison que Jambe-de-bois appelait sa bonne le Cacatoès. Même pour ses dessous, elle aime les couleurs, les roses agressifs, les verts acides, les dentelles larges comme la main même si elles sont fausses, les entre-deux.

-  C’est curieux : quand on la regarde d’une certaine façon, on oublie qu’elle a vingt-quatre ans, on ne voit plus qu’un visage de fillette nerveuse et on se demande comment on a pu la prendre un instant au sérieux.


-  Maigret les imagine si bien tous les deux ! Ils sont aussi isolés dans cette villa neuve(…) que sur une île déserte. Rien ne les attache à rien. Du matin au soir, ils s’entrechoquent, ils s’épient, ils se disputent et ils ont besoin l’un de l’autre, ils forment à eux deux un univers.

dimanche 9 juin 2013

The End ( Fin)


Tout est dans le titre

- Le générique final du très farfelu «  Guerre et Amour «  de Woody Allen.
Musique de Serge Prokofiev «  Lieutenant Kijé / Troïka « :

( et pour la petite histoire, cette musique de Prokofiev était le générique d’une émission d’actualité de Télé-Luxembourg au tout début des années ’60)

-  Le générique final du désopilant «  Les vacances de Mister Bean « :
- Le générique final du fabuleux film de et avec Lou Reed, «  Berlin « :

- La tout fin du terrifiant film de Lars Von Trier : «  Melancholia « :

- La toute fin des " Lumières de la ville " de et avec Charlie Chaplin :
http://www.youtube.com/watch?v=mm3XCVYCGqc

-  L'allée du cimetière dans " Le troisième homme " :

http://www.vodkaster.com/extraits/troisieme-homme-partir-sans-un-regard/1189783

- " Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil " :

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sans doute à suivre >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>





jeudi 6 juin 2013

Georges Simenon : " Le locataire "


Si tout le monde agissait comme Elie, pour sûr que le monde serait encore plus dégueulasse qu’il ne l’est. Car, franchement, ce n’est pas parce que Elie est fauché  qu’il doit nécessairement frapper plusieurs fois le crâne d’un riche hollandais, Mr Van der Chose, avec une  clé anglaise, afin de lui dérober une belle liasse de billets de banque sur le train de nuit Bruxelles – Paris. Sylvie, la maîtresse de notre tout frais assassin, envoie son amant chez sa mère, à Charleroi, où la brave femme tient une pension de famille. Nous faisons la connaissance de Mr et Mme Baron, les tenanciers, Antoinette, la sœur de Sylvie, Domb, un Polonais, Valescu, un Roumain, Moïse, un Juif Polonais…

Encore une fois, belle description psychologique des personnages. Avec un décor que Simenon connaît à la perfection  puisque sa mère, Henriette, a tenu longtemps une pension de famille à Liège. D’ailleurs, c’est un des secrets de la qualité des romans de Simenon : tous ces personnages, ces décors, ces villes, ces drames,… il les connaît intimement.


Un de des romans carolos de Georges.

mardi 4 juin 2013

Jim Thompson : " 1275 âmes "


Nick Corey est shérif dans un bête patelin, quelque part aux Usa. Il vit avec Myra, sa femme,- qui crache dessus tant qu’elle peut vu qu’elle considère son mari comme un bon à rien et tout le reste qui va avec – et Lennie son c… de beau-frère. Nick fréquente Rose, sa première femme ( ?) et une «  jeunette «, Amy, qui veut filer avec lui.
 Le hic, c’est que ça risque de chauffer pour le matricule de notre bonhomme rapport que ce sont bientôt les élections. Mais il compte bien répandre quelques ragots du cru sur son concurrent, Sam, qui aurait, tiens-toi bien, " violé une négresse en bas âge, tué son pauv ‘ vieux père à coups de trique, et donné sa propre femme à manger aux cochons …". Pour se faire la main, not’shérif va commencer par dégommer deux maquereaux, puis envoyer deux coups de chevrotines dans la panse de Tom, une ordure de première mais également le mari de Rose (bon débarras !). Puis tirer deux balles dans la tronche d’oncle John, un pauv’ nègre qui a cru bien faire. Paix à son âme ( ben non, ils n’en ont pas !). Et ce n’est pas fini …

Oui, nous sommes bien dans un roman noir de chez noir. Voici ce que  Marcel Duhamel, le traducteur, en dit dans sa préface : « Bref, suivant l’angle où l’’on se place, l’ouvrage est ou bien une apologie de l’abomination, ou bien un réquisitoire contre toutes les vacheries du monde, ou bien une bouffonnerie «.
On sourit, on rit, même, à la lecture de ce roman (mais peut-être jaune vu que c’est bourré d’humour noir). L’argot foisonne, les injures, les p’tits mots d’oiseaux itou.


Extraits :


-  Enfant de … de salaud ! Espèce de … de dégueulasse ! De nom de Dieu de saloperie de crapule, de faux frère, de p…, de canaille, de bon à rien, de fi de garce, de…

-  (…) alors il faut que je me rattrape en tapant deux fois plus fort sur les Noirs, sur la pauvre racaille de Blancs, et sur ceux qui, comme toi, ont mis leur cervelle à la place de ce que je pense parce qu’ils ne savaient pas quoi en faire là où elle était.

-  Enfin quoi, une belle fille comme toi, elle peut gagner des masses de pognon dans ces patelins du bord de l’eau, à ne rien faire d’autre que ce qui lui plaît le plus, et que, soit dit en passant, tu fais mieux qu’aucune femme de ma connaissance.

-  Tu ne trouves pas logique que je sois apparu ici, à Pottsville, qu’est à peu près aussi proche du trou de balle de la création qu’on peut se le permettre sans se faire mordre un doigt.

-  J’ai réfléchi, réfléchi et réfléchi encore et, finalement, j’y suis arrivé : j’ai décidé que je sais pas plus ce que je dois faire que n’importe quel autre minable échantillon de l’espèce humaine

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Bertrand Tavernier, en 1981, s’est admirablement inspiré de ce roman pour réaliser son film «  Coup de torchon «  avec Philippe Noiret, Isabelle Huppert, Stéphane Audran, Jean-Pierre Marielle, Eddy Mitchel, …

Bande-annonce :

http://www.youtube.com/watch?v=-g026C9WeFU