" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

samedi 28 septembre 2013

" Kin' la Belle " de Warnauts, Raives, Vandam




Des tranches de vie dans les quartiers Saint Séverin et Sainte-Marguerite à Liège. Avec des Blacks, des Blancs (les Mindélés, les Blancs-parapluies), des «  mangeurs de légumes », une jeune Black qui en pince pour un artiste dépressif, un prêtre défroqué,  un match de foot, un coach très facho, etc…
Et surtout de chouettes dessins de points névralgiques du quartier : la taverne Rétro – degrés des Tisserands – lavomat de la rue Ste-Marguerite – escaliers de la rue Firquet – Pont Atlas et île Monsin – la tour du Balloir – le pont Maghin – rue Pierreuse – terrasses des Minimes – jardins du bas-Rhieux – hôpital St-Joseph, …


Dessins agréables et superbe album liégeois !


vendredi 27 septembre 2013

Dino Buzzati : " Le K "




Dino Buzzati, écrivain italien né en 1906, décédé en 1972 est surtout connu pour «  Le désert des Tartares «  et ses nombreuses nouvelles. Son style particulier est très bien défini dans l’introduction de François Livi : «  Son art consiste à brouiller les pistes, à déjouer la surveillance du lecteur. A mettre au point des engrenages diaboliques, à placer des bombes à retardement qui changent complètement la nature d’un récit. Buzzati connaît bien son métier : il sait fabriquer des histoires, distiller la peur, conjuguer l’humour  et l’émotion, jouer avec les sentiments, manier l’effet de surprise. »
Il existe plusieurs recueils de nouvelles qui ont pour titre générique «  Le K « . Aussi,  voici toutes celles qui sont reprises dans ce livre, suivies de quelques mots + ou - explicatifs.


- Le K : et si chacun d’ entre nous avait son «  K «  … ***
- Le défunt par erreur : une blague … macabre.
- A monsieur le Directeur : un nègre littéraire très vorace.
- L’arme secrète : un gaz très persuasif.
- Pauvre petit garçon : la vraie enfance, enfin dévoilée,  d’un homme très célèbre. ***
- Chasseurs de vieux : tu verras quand tu auras mon âge !
- Le veston ensorcelé : jackpot infernal. ***
- Teddy Boys : un duel.
- La tour Eiffel : toujours plus haut.
- Jeune fille qui tombe … tombe : que ta chute soit lente. ***
- Les bosses dans le jardin : les ultimes traces de nos vies. ***
- Petite Circé : le destin d’Umberto devenu boxer.
- Voyage aux enfers du siècle : les vieux à la poubelle !

P.S. :  Les *** indiquent les nouvelles que j’ai préférées.


Tout cela est, évidemment,  délicieux , magistral. A lire et relire au bout de chaque décennie.



Extrait :

-  ( un quidam va mourir ) Une pointe de feu dans la poitrine, à l’intérieur, toujours plus ,profonde. Mais qui donc a éteint les lumières ? Pourquoi cette obscurité ?



«  Le K » en pdf ici :

«  Pauvre petit garçon en pdf, ici :

mercredi 25 septembre 2013



Sur un scénario d'Olivier Petit, plusieurs dessinateurs illustrent 13 chansons de Boris Vian.
Très chouette !


... " On n'est pas là pour se faire engueuler ...", signé Buster Bone

Georges Simenon : " Chez Krull "




Les Krull sont des étrangers, venus d’Allemagne, durant l’entre deux guerre, et on en sait plus trop pour quelle raison. Ils tiennent une épicerie, ont comme clients des mariniers, pas des français. Il y a Cornélius, le patriarche, tante Maria, Anna l’aînée de 30 ans, Liesbeth, 17 ans qui apprend le piano, Joseph qui veut devenir médecin et qui est plus ou moins fiancé à une émigrée allemande de la même petite ville. Arrive le jeune cousin Hans, qui a fui l’Allemagne entre autres pour raisons politiques. Il est désinvolte, ne fait pas grand-chose de ses journées et a déjà compté fleurette à Liesbeth. Il faudrait qu’il s’en aille, oui, il faudrait qu’il déguerpisse, au plus vite. Sidonie, une pauvre gamine, a été repêchée du canal, morte bien sûr, nue, violée. On soupçonne … On s’acharne … Tout cela n’est pas très joli-joli …

Vous verrez tous ces personnages s’agiter autour de vous, comme si vous étiez, à votre tour, un cousin venu de nulle part …


Extrait :


On était tenté de penser qu’il ne venait pas simplement d’Emden, comme un compagnon qui a fait son tour d’Allemagne et de France, mais qu’il venait de beaucoup plus loin dans l’espace et dans le temps, d’un monde figé dans les images des Bibles, dans les sculptures des églises et dans les vitraux.

lundi 23 septembre 2013

Quelques unes de nos plus belles stars en tenue d'Eve

Cliquez sur leurs images pour les mieux voir ...



                                                      Jane Birkin



Sophie Marceau


                                                       Anne Parillaud



Isabelle Adjani







                                                          Miou-Miou



                                                             Marlène Jobert


                                                                      Paricia Kaas


                                                         Jodie Foster


                                                      Sandrine Bonaire




                                                             Marie Laforêt













dimanche 22 septembre 2013

George Orwell : " Dans la dèche à Paris et à Londres "




                                                              George Orwell

George Orwell, écrivain britannique, de son vrai nom, Eric Arthur Blair, est né en 1903 et est décédé à Londres en 1950. .Il séjourna à Paris en 1928 où il connut la galère, si pas la dèche, travaillant comme plongeur au fameux hôtel X et à l’auberge Jehan Cottard. Il crécha dans un hôtel plus que minable comme il en existait à satiété au temps des « Apaches ». En 1929, il retourne à Londres et en Angleterre mais ce n’est guère mieux puisque là il devient chemineau, soit clochard et SDF. C’est ce qu’il raconte dans cet extraordinaire bouquin qu’est ce «  Dans la dèche à Paris et à Londres ».

 Une véritable merveille dans le style et donc à chaudement recommander. 
Se lit facilement et on y apprend bien des chôses, le tout avec pas mal d’humour noir ou especialy british … Comme par exemple, ce qui suit :


Extraits :


-  La misère a la vertu de rejeter le futur dans le néant.

-  La faim réduit un être à un état où il n’a plus de cerveau, plus de colonne vertébrale. L’impression de sortir d’une grippe carabinée, de s’être mué en méduse flasque, avec de l’eau tiède qui circule dans les veines au lieu du sang. L’inertie, l’inertie absolue, voici le principal souvenir que je garde de la faim. (…)

-  J’étais atrocement déçu, d’autant plus que j’avais préparé mon estomac à l’idée qu’il allait recevoir de la nourriture - chose à ne jamais faire quand on est affamé-.

-  (…) car la plupart des prostituées finissent leur vie comme femmes de ménage.

-  ( ..) la vérité du dicton : «  Fie-toi à un serpent plutôt qu’à un Juif, à un Juif plutôt qu’à un Grec, mais ne te fie jamais à un Arménien ».

-  C’est pourquoi les garçons (de café) sont rarement socialistes, ne disposent d’aucun syndicat digne de ce nom et font des journées de douze heures. (…) Ce sont des snobs, qui se complaisent plutôt dans la servilité inhérente à leur métier.

- Car rien ne peut être plus simple que la vie d’un plongeur. Il vit au rythme des heures de travail et des heures de sommeil. Il n’a pas le temps de penser : pour lui le monde extérieur pourrait aussi bien ne pas exister. Paris se réduit pour lui à l’hôtel, au métro, à quelques bistrots et au lit où il dort.

-  Pour les punaises de lit, Mario m’avait indiqué un remède infaillible : du poivre. Evidemment, cela fait éternuer, mais les punaises, qui ont horreur du poivre, préfèrent émigrer vers d’autres chambres.

-  La plupart des gens ont les hôtels en horreur. Il est de restaurants meilleurs que d’autres, mais il est impossible de faire dans un restaurant, pour la même dépense, un repas comparable à celui qu’on peut avoir chez soi.

-  Croisant un homme mal habillé, une femme réagit par une sorte de frisson traduisant une répulsion comparable à celle que pourrait lui inspirer la vue d’un chat crevé.

-  Il était prêt à accepter chaque sou que lui fournissait la charité organisée, à condition de ne pas avoir à dire merci en échange.

-  L’homme à qui l’on fait la charité nourrit, quasi invariablement, une haine féroce à l’égard de son bienfaiteur – c’est une constante de la nature humaine.

-  il est avéré que jamais, ou presque jamais, une femme ne jette les yeux sur un homme beaucoup plus pauvre qu’elle.

   
Vous pouvez lire ce livre en pdf, ici :




mardi 17 septembre 2013

George Orwell : " La ferme des animaux "





Sage l’Ancien, un cochon «  qui en son jeune temps avait été proclamé lauréat de sa catégorie », réunit un jour tous les animaux de la ferme du manoir (Angleterre). Il leur dit sa profonde tristesse de constater que, depuis des temps immémoriaux,  tous les animaux ont  toujours été maltraités, de leur naissance jusqu’à la mort, que c’en est à désespérer … . La révolte gronde et éclate : le fermier est chassé et l’indépendance de la Ferme des Animaux est proclamée. Vive la liberté ! Sept commandements sont inscrits bien en vue au fronton de la grange (voir plus bas) et un mot d’ordre est proclamé haut et fort : «  Tout deuxpattes est un ennemi. Tout quatrepattes ou tout volatile, un ami «. Mais bien vite les cochons prennent le contrôle de la Ferme et une autre devise est inscrite « Tous les animaux sont égaux, mais certains plus que d’autres «.
Mille péripéties et rebondissements peuplent ce court récit de 150 pages qui figure comme un des incontournables de la littérature internationale.
On aura vite compris la symbolique, la similitude avec certains régimes dictatoriaux, tel le communisme revu et corrigé par Staline ou plus récemment, la mondialisation.


Extraits :

- 1.  Tout deuxpattes est un ennemi.
2. Tout quatrepattes ou tout volatile, un ami
3. Nul animal ne portera de vêtement.
4. Nul animal ne dormira dans un lit.
5. Nul animal ne boira d’alcool.
6. Nul animal ne tuera un autre animal.
7. Tous les animaux sont égaux.






En 1954, il a été tiré un film de ce roman, réalisé par John Halas et Joy Batchelor. En voici la bande-annonce :


dimanche 15 septembre 2013

Luc Baba : " Tout le monde me manque "




John a créé un théâtre de marionnettes dans sa maison. Avec des bouts de ficelle, des bouchons de liège , des ressorts, du fil de fer, Il a confectionné des personnages représentant les gens de son entourage . Il écrit des dialogues et ça l’amuse beaucoup.

John travaille dans une entreprise qui plante des arbres. Il y a un ami et il est content.

John a une maman qu’il nomme madame Lime. Il a également un papa mais ils se détestent.

 «  J’étais pas bon à mettre au monde. Trop tard «  qu’il dit John.

Une histoire un peu drôle, un peu triste aussi …



Extraits :

-  Germaine a un sourire incroyable sur la photo. On dirait qu’elle a vu une coccinelle.

-  Je n’écris à personne. Tu, c’est moi. Je suis je et tu, parfois il quand j’ai peur de je, et vous quand je me fâche contre lui.

-  « Didi », c’est un nom qui lui va comme une cravate à un cochon.

-  En enfer, il doit y avoir du feu froid.

- C’est une blague : après la vie, il n’y a rien. Sauf si vous êtes capable de comprendre que les choses ont un envers.

-  J’aime bien écrire mes aventures parce que les gens qui lisent ne voient pas ce que j’ai vu, ils voient les phrases et réinventent ce que j’ai vu à partir de tout ce qui bouge dans leur tête à eux.

-  On dirait qu’elle est attachée par un fil au plafond comme une marionnette. Elle regarde en haut parfois  pour vérifier que personne ne coupe le fil.



En bonus, Luc Baba lit les premières lignes du livre :


vendredi 13 septembre 2013

" Kaléidoscope ", le journal de la Maison des Jeunes de Gouvy



Un journal qui date depuis au moins Mathusalem , qui fut distribué gratuitement à Gouvy et dans les villages environnants, plusieurs fois par an et durant plusieurs décennies.
Quelques pages souvenirs ...

 ( cliquez sur les images pour les mieux voir  ! )


Ambiance !

                                                          "..., c'est plus malin, nom d'un chien ! "


Le scoutisme à Gouvy, une autre institution




Le jazz à Gouvy-Sterpigny, encore une autre institution



                                                  ... et " Périple en la Demeure " encore une autre

Georges Simenon : " La fuite de monsieur Monde "




Norbert Monde est à la tête d’une entreprise d’exportation, il a femme et enfants qui ne sont pas devenus ce qu’il attendait d’eux. Un jour, il quitte tout avec une bonne liasse billets de banque en poche et se réfugie à Marseille. Il finira par faire le vide de sa vie et même à y retrouver Thérèse, sa première femme qui est mal en point. «  Cet homme qui n’avait plus de fantômes, plus d’ombre, et qui vous regardait dans les yeux avec une froide sérénité. »

Se lit facilement. Une fois de plus, vous serez aspiré par ce gigantesque décor théâtral que représente la vie de tous les jours et qui est magistralement mis en scène dans tous les romans de Simenon ; sans exception.


Extraits :

-  Il y avait sur la cheminée, derrière le commissaire, une pendule en marbre noir arrêtée depuis toujours sur minuit cinq. Pourquoi pensait-on à minuit cinq et non à midi cinq ? Toujours est-il qu’on pensait invariablement à minuit cinq en la regardant.

-  Le jour de sa première communion, après qu’il eut regagné sa place avec précaution, les paupières baissées, il était resté longtemps immobile, le visage dans ses deux mains, à attendre la transformation qu’on lui avait promise.


-  Il avait été un homme parmi les hommes et il s’était agité comme eux, poussant dans la cohue, tantôt mollement, tantôt avec acharnement, sans savoir où il allait.

mardi 10 septembre 2013

Marie-Aude Murail : " Oh, boy ! "


Ils sont trois orphelins, trois Morlevent : Siméon, 14 ans, surdoué – Morgane, 8 ans, première de classe – Venise, 5 ans, ravissante, très belle, craquante. Puis un demi-frère : Barthélemy, homo, qui bosse à mi-temps dans un bar et une demi-sœur, Josiane, ophtalmologue. Ces cinq-là vont devoir s’arranger pour constituer une vraie famille (et ya du boulot !). Le second thème de ce roman est la lutte de Siméon qui a chopé une leucémie et tout ce qui va avec …
Leur devise (leur «  jurement ») : Les Morlevent ou la mort ! Jamais on ne nous séparera !
De l’humour et des sentiments à gogo !
Note : «  Oh, boy ! «, c’est un peu comme le «  oufti ! «  liégeois.



Extraits :

-  Bart se mit à tripoter le col du chemisier d’Aimée. Cela faisait partie de ses petites manies pour engourdir ses interlocuteurs.


-  Et puis comme dit Goethe : «  On ne devient adulte que lorsqu’on a compris ses parents et qu’on leur a pardonné. « 

lundi 9 septembre 2013

Photos du mois de septembre


                                       ... Trompe l'oeil ... quelque part à Lîdge ...


                                            Kiki, un habitué du café " Le Delft ", place du XX août


                                              Miroir d'orgue


                                          ... et tout là-haut, le Saint-Esprit ...


                                                       " Mon âme exalte le Seigneur
                                                          Exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur
                                                          Il s'est penché sur son humble servante
                                                          Désormais tous les âges me diront bienheureuse "

                                                        Aux Bénédictines du boulevard d'Avroy


                                          Place du commissaire Maigret à Lîdge

   
                                        Houpla ! Dinner in the sky à Lidge, ici sur le plancher des vaches ...


  vendredi 13 septembre 2013, le podium sur la place St-Lambert est prêt pour les fêtes de Wallonie ...

 
                                                          Pétite Angéla Zolie nue


à suivre >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

samedi 7 septembre 2013

Survol des journées du patrimoine des 7 et 8 septembre 2013 à Liège


               Petite partie du plafond de la salle académique de l'université, place du XX août


                                              toujours dans la salle académique


                             la société littéraire de Liège, place de la République française



   Chapelle du couvent des soeurs de  Saint-Charles-Borromée, hôpital Saint-Joseph, rue de la Légia, 7




                                                Sainte-Marguerite à sorti ses deux géants


                                          Sites à visiter dans le quartier Sainte-Marguerite
                                              ( cliquez sur l'image pour mieux la voir ! )



                                             le parc Sainte-Agathe entre les rues Hullos et Saint-Laurent


                                                   la basilique Saint-Martin

 
                                              orgue de la chapelle Saint-Roch en Volière


                                              orgue à l'église des Bénédictines, boulevard d'Avroy


                                          lutrin aux Bénédictines

>  ... voir également cet autre article ...  :

http://catinus.blogspot.be/2013/08/avant-gout-des-journees-du-patrimoine.html