" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mardi 29 octobre 2013

Cavanna : " Les Ritals "





  

François Cavanna est né à Nogent-sur-Marne, dans la banlieue parisienne,  en 1923. Dans «  Les Ritals «,  il nous raconte son enfance et son adolescence jusqu’à 1939 (le reste suivra dans «  Les Ruskoffs », «  Maria «  etc…). Son père est un Italien, un Rital «  venu manger le pain des Français «  (déjà toute une ambiance). Il est maçon, super-costaud, courageux, travailleur et à un cœur grand comme ça. La mère à François est Française d’origine provinciale. Elle se demande encore à l’heure actuelle ce qu’elle est venue faire dans cette histoire … de Ritals. Elle aime l’ordre, la morale, l’honneur, … et ne cesse de se demander ce que va devenir son fils qui est donc moitié-moitié. Et puis il y, dans ce livre magnifique, tous les autres Ritals, les amis de François et … les bons Français.

On ne n’y ennuie pas une seule seconde. Cavanna a inventé un style d’écriture, le sien, bourré d’argot et d’injures et … même du sentiment. Si-si !

A mon humble avis, - je sais, mon avis vous intéresse fichtrement peu mais je vais vous le dire quand même ! - , Cavanna est un des meilleurs romanciers francophones du 20ème,  à placer sur le même piédestal que Simenon (c’est tout dire !).

A pointer tout particulièrement :

-  PP 50 à 64 : tout un chapitres sur des maladies particulières comme la syphilis, la vérole, la chaude-pisse, et compagnie...Ce n’est pas triste !
- PP 120 à 135 : les kilos et les livres ; les francs et les sous.
-  PP 120 à 135 : les premiers bordels.
- PP 143 à 144 : l’attrait de Cavanna pour les mots, l’alphabet, les lettres (voir aussi son bouquin «  Mignonne, allons voir si la rose … « ).




Extraits :

-  (…) il ne se soucie pas de savoir si Dieu existe ou pas, c’est Lui que ça regarde, là-haut, s’Il a envie d’exister c’est Ses oignons, les curés sont de braves gens mais de gros farceurs, (…)

-  Ca veut dire que pour les Ricains, pour les Anglais, pour les Boches, les Français sont exactement ce que sont les Ritals pour les Français et les Napolitains pour les Ritals : de la sous-race, des singes, de la merde. (…)

-  ( exemple de comment parle le père du petit François Cavanna)
«  La lettrichité (= l’électricité), il est bestiale ! Tou touçes un petit fil de rien dou tou, plâf, t’es mort ! Et que tou vois ça et que tou veux aider ton copain, plâf, t’es mort aussi ! Il est un trouc dou diable, c’t’affaire-là ! « 

-  Faudrait tenir à personne.

-  «  Diou te stramaledissa ! «  = «  Que dieu te supermaudisse ! « 

dimanche 27 octobre 2013

Lou Reed est mort !





Depuis mon adolescence jusqu’à présent ( et cela ne risque pas fort de changer !), deux personnes m’ont particulièrement impressionné dans ce qu’il est convenu d’appeler «  la pop music « : Frank Zappa et Lou Reed.
J’ai vu Frank plusieurs fois à Forest national.
J’ai vu Lou à New York en 2002 dans une « petite «  salle. Oufti !
En 2007, le cinéma Sauvenière, riche idée !, programma le film «  Berlin «. Ce fut un choc, que dis-je : un traumatisme … Je l’ai vu cinq fois quasi d’affilée puis je me suis empressé d’acheter le dvd.

En voici quelques extraits. Hommage !




- «  Caroline says « ( belle mise en bouche !) :

-  “ The bed “ ( la chorale ! ) :
http://www.youtube.com/watch?v=7EPuWnDELrg

- " Man of good fortune " ( écoutez comment ils bouclent le morceau !) :
http://www.youtube.com/watch?v=EfFPzrHni20

-  “ Candy says “ ( et l'extra-ordinaire Antony !) :

- “ Sweet Jane “ ( une perle ! ) :

-  Lou Reed plays “ Berlin “ in Berlin ( admirable !) :

http://www.jukebox.fr/lou-reed/clip,berlin,sk3lm.html

- " Sunday Morning " ( souvenir-souvenirs !) :
http://www.youtube.com/watch?v=OgluPktB0Cg

- Avec son épouse, Laurie Anderson ( tout simplement délicieux !) :
http://www.youtube.com/watch?v=kEmM-0QIgsM

mercredi 23 octobre 2013

Georges Simenon : " Les caves du Majestic "



«  Essayez d’imaginer une cliente, une cliente de luxe, qui est descendue au Majestic avec son mari, son fils, une gouvernante et une institutrice … Un appartement de plus de mille francs par jour … Or, à six heures du matin, elle est étranglée, non pas dans sa chambre, mais dans le vestiaire du sous-sol « 
Il y aura encore un mort supplémentaire, un jour plus tard … La cliente de luxe n’est autre que Mimi qui professait, jadis,  à Cannes. Et puis il y a son ex, : Prosper Donge (ne pas confondre avec Bébé Donge !). Ajoutez à cela des lettres anonymes, usages de fausses signatures, du trafic d’argent de banques à banques, et d’autres procédés peu orthodoxes (ou catholiques, c’est comme vous voulez !) etc … et vous aurez un bon Maigret bien ficelé et tout et tout.

A souligner quatre particularités dans ce roman de Georges.
1. C’est sans doute la première fois (sauf erreur !) que Maigret mène son enquête à bicyclette (le deuxième chapitre s’intitule «  Maigret fait du vélo).
 2. Voici bien le seul roman où Maigret reçoit un solide coup de poing de la part d’un Américain.
3. Maigret se déchaîne : il ne peut s’empêcher de frapper de flanquer un coup de poing sur le nez du présumé coupable.
4. Maigret refile un petit sachet de coco (cocaïne) à une femme qui tient un rôle secondaire dans cette histoire.


Extrait :

Mme Maigret lui dit, le soir, en hochant la tête :
- Avoue que tu l’as fait exprès ! Je connais si bien cette tête-là ! Tu mettrais un ange hors de ses gonds…

dimanche 20 octobre 2013

Cavanna raconte Cavanna






A nonante balais, le parcours de François Cavanna par lui-même (on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même !). Du journal «  Zéro », à «  Hara-Kiri », le journal bête et méchant qui fut censuré ; et reconverti en «  Charlie-Hebdo » (pour faire court !), qui creva, faute de lecteurs fidèles, puis qui ressuscita. Un parcours parsemé de coups vaches, de galère… L’œuvre de toute une vie. Pas uniquement,  car n’oublions pas la facette littéraire remarquable de l’homme qui sortit ces petites (= grandes !) merveilles que sont «  Les Ritals «, « Les Ruskofs «, «  Maria «, etc, etc…
Un « beau livre «, grand,  bien carré, et propre et tout avec de la bafouille, des dessins, des photos, tout ce qu’il faut. De la belle ouvrage !
Idéal pour les fêtes ! (j’rigole)


Extrait :


-  Je suis seul  par tempérament, voilà tout. Les autres me pèsent, et si j’avais eu le choix, j’aurais opté pour une planète moins surpeuplée. Un bon kilomètre de distance entre chaque être humain me paraît être un minimum vital. Je ne veux ni exploiter les autres, ni vivre à leurs dépens, ni les dominer, ni les diriger, ni combattre avec eux main dans la main pour améliorer mon sort en même temps que le leur. Mon sort est entre mes mains, mes mains seules. Les autres font partie de l’environnement, et l’environnement est beaucoup plus souvent hostile que favorable. Presque toujours même. Je dois me garder d’eux comme du reste. (…)
(…)  Les autres n’aiment pas les ours solitaires ? Faisons semblant que pas. Ils veulent que je fasse risette, que je trouve délicieuse leur existence, leur compagnie ? Faisons l’andouille cinq minutes pour avoir une heure de paix.

(…) La pression sociale m’est odieuse. Tout ce qui est communautaire m’est viol. (…) La pression sociale aura gâché à peu près tous les instants de ma vie. (…)

vendredi 18 octobre 2013

Jacques Sternberg : " Contes glacés "



Jacques Sternberg aimait-entre autres- écrire des contes, des nouvelles. Ici, une centaine de contes, non pas à l’eau de rose, mais plutôt des absurdes, des angoissants, qui sont sortis – peut-être ?- tout droit de ses cauchemars. Des contes, glacés, qui sont de qualité inégale (bien que chaque lecteur réagisse à sa façon …).

 Je pointerai pour ma part : la perfection – les ennemis – les chats- les esclaves – le tunnel – l’œuvre – l’acte – l’exécution.

mardi 15 octobre 2013

Robert Ruwet : " Salut le Grand ... ! "




L’action se situe lors du tout dernier concert en public de Jacques Brel.
Robert, Pierre, Guy, Suzanne et Anne finissent de préparer le local où se tiendra une petite réception de l’artiste, loin des curieux et des journalistes. Mais il faut se rendre à l’évidence : Brel s’est évanoui dans la nuit, sans rien dire à personne. Il faut partir à sa recherche, mais où et comment ? «  Il est toujours resté un enfant. Si nous voulons le retrouver, nous devons d’abord comprendre l’enfant qu’il a été « dit Anne.  
La pièce de Robert Ruwet nous entraine  dans neuf  tableaux :  «  Ces gens-là « - Far-West » - « Les biches «  - Quand on n’a que l’amour «  - «  La bière «  - «  Dulcinéa «- «  Chanson sans parole »- «  Le bon Dieu «  - «  Les Marquises « .

«  Salut, le Grand…. ! a été créé à Liège, le 15.01.1988 par le Studio Théâtre de Liège dans une mise en scène de Lucien Froidebise. Cette pièce a été joué de nombreuses fois  par le S.T.L. dans de nombreuse villes belges (Marche, Jette, Braine L’Alleud, Ottignies, Namur, …) et à Liège aux Waroux, au Trianon et au Trocadéro ». Elle fut jouée également au festival Mondial de Monaco et à Paris. « .

Une belle manière de saluer notre Jacques Brel national – et international - !


Extrait :


- Chaque fois que tu verras un enfant qui joue au cow-boy, dis-toi qu’il n’est pas loin. Avec son grand chapeau noir … Chaque fois que tu verras un imbécile qui veut changer le monde, dis-toi qu’il est à ses côtés … Chaque fois que tu verras deux amants qui se séparent, dis-toi que c’est lui qui pleure … Et dans tous les bistrots de la terre, dis-toi qu’il boit sa bière avec tous les paumés solitaires.

dimanche 13 octobre 2013

" Le pays de Liège à travers la bande-dessinée " Emile Mérenne




Un travail de bénédictin. Vous y retrouverez, pour les plus importantes rue de Liège, leur représentation dans la bande dessinée.
Voici quelques titres parmi  les plus souvent cités, les plus intéressants (mais j’en oublie certainement).

- Wurm, Daniels et Reynaud : «  Maigret et la danseuse du Gai Moulin « 
- Piroton et Dorao : «  Neige poudreuse sur Liège « 
- Loustal, et alii : «  Le quartier Sainte-Marguerite « 
-  Casten D, Walthery et Dusart : «  Tchantchès, gamin des rues « 
- De Marchin, Walthery : «  Les ceux de chez nous « , «  Les deux font la paire « 
- Emy et Dusart : «  Les aventures du pays de Liège de Notger à nos jours « 
-  Krestchan, Biron, Crosky : «  Mon Mononke Désiré « 
- Pinelli : «  La dinde sauvage « 
- Vink et Dusart : «  Pays de Liège, vie d’une église « 
- Vandam : " Le quartier Sainte-Marguerite "
- Walthéry : «  Le p’ti bout d’chique «  et «  Le vieux bleu « 

- Warnauts, Raives et Vandam : «  Kin’ la belle « 

Georges Simenon : " Le fils Cardinaud "


Hubert  Cardinaud travaille dans une agence du côté de La Rochelle. Il a épousé, Marthe, une amie d’enfance. Un jour, Marthe a quitté le logis familial pour suivre Emile, un demi-voyou – pour ne pas dire un à temps plein-. Cardinaud n’aura plus qu’un seul but : récupérer Marthe. En attendant, il faut qu’il «  tape «  son patron de deux mille francs (car Marthe a fauché ce qu’il y avait dans le portefeuille de «  réserve-au-cas-où-que « ) qu’il s’occupe de leurs deux enfants en bas âge, qu’il passe au-dessus d’une lettre anonyme, des moqueries derrière son dos, … Mais il y arrivera…
Une histoire tout simple, qui serait banale, voire mal racontée par quiconque, mais par Simenon, il  en va tout autrement. Hé !


Deux extraits qui résument bien le livre et son ambiance :

- Elle lui avait dit (quand il lui avait parlé de l’épouser) : «  Vous croyez que vous ne le regretterez pas un jour ? »


-  C’était elle qui avait raison quand elle avait prétendu, jadis, qu’il ne la connaissait pas. Il avait vécu à côté d’elle, il lui avait fait deux enfants, il lui parlait, il l’embrassait, ils formaient ensemble des projets et il ne savait pas qu’un jour il suffirait qu’Emile revint, sale, crispé, hargneux, malheureux, pour qu’elle le suivit comme une chienne suit son maître.

vendredi 11 octobre 2013

Dino Buzzati : " Le rêve de l'escalier "


Vingt-cinq nouvelles fantastiques, toutes assez effrayantes, presque toutes excellentes. Voici un mot pour, sans doute, les meilleures, agrémentées de trois astérix (sic !) pour les excellentissimes.

- «  Le rêve de l’escalier « : plus de rampes, plus de marches, juste un échelon … en caoutchouc …
-  «  Crescendo «, exercice de style entre Melle Motleri et maître Fassi …
-  «  Le papillon « : les métamorphoses du papillon … ***
- «  Tic-tac «, annonciateur de malheur …
- «  La vieille auto « et qui parle …
- «  Icare «, un peu de poésie avant de mourir, tous …
«  Les fourmis «  de New York qui bouffent tout le fer de la ville … ***
-«  Le bourdon «, raconteur de potin … ***
- «  Lettre d’amour «, juste une  mise au point avant le mariage entre deux êtres qui n’ont aucun point commun … ***
- «  Les vieux clandestins « : des lunettes qui permettent de voir qui va bientôt mourir … ***
-  «  L’épouse ailée « : il pousse des ailes à Lucina …



Extrait :


-  D’habitude, entre homme et femme, un seul des deux est amoureux. L’autre accepte, ou subit. Dans notre cas, ce qui est merveilleux, c’est que la passion est égale chez nous deux.

jeudi 10 octobre 2013

Liège en 1977












Merci aux journaux «  La Meuse de Liège «  et «  La Gazette de Liège-La libre Belgique «   ! ! !


- La Meuse de Liège, samedi 5 et dimanche 6 février 1977
«  Opération Arc-en-ciel «. Les 12 et 13 mars, les groupements de jeunes vont récolter les 400 tonnes de vivres nécessaires pour assurer au moins 13 jours de vacances à 35.000 enfants des homes et maisons d’accueil. (…)

- La Meuse, lundi 14 février 1977
Plus chers bientôt. Les cigarettes (41 francs), l’essence (+1F), le restaurant et le bistrot (la tva passe de 6 à 14 %), les vins, les apéritifs, les alcools (la tva passe de 14 à 25%). Tout va augmenter le 1er avril mais aussi le coiffeur, les savons et détergents, le cinéma, le théâtre, les matches de football, les motos, les pneus, la maroquinerie, les soins de beauté, le développement des films, …

- La Gazette de Liège, mercredi 16 février 1977

La salle du collège Saint-Servais à Liège est maintenant prise en charge par une asbl très dynamique, dénommée «  Centre culturel 104 «  (parce que l’entrée se fait par la rue Saint-Gilles, 104). Ciné-club, théâtre, conférence, variété, bridge, scrabble, salle d’exposition, le programme mensuel est varié et complet. J’ai sous les yeux celui de mars 1977 (…) ce jeudi, 17 mars à 20h30, Henri Guillemin et sa nouvelle conférence sur «  1958, de Gaulle reprend le pouvoir «  et ce vendredi 18 mars, les fameux «  Frères Jacques «.

-  La Meuse, jeudi 17 février
François Pinet est mort. Le montreur de marionnettes liégeois François Pinet est mort terrassé par un infarctus. Il était montreur de marionnettes depuis 1920. Les Pinet constituent une dynastie de montreurs de marionnettes (…)

- La Meuse, lundi 4 avril 1977
Le 15 mai à Liège, 1.200 écoliers divisés en équipes vont disputer un étonnant tournoi de billes. Surveillés par une quarantaine d’arbitres, ils vont d’affronter au boulevard d ‘Avroy sur 32 terrains de 2m50 X 2 m. (…)




- La Meuse, vendredi 22 avril 1977
Georges Simenon (74 ans) a déclaré à un journal suisse : «  Depuis l’âge de treize ans, j’ai aimé dix mille femmes (…)



- Mercredi 9 mars 1977
Le " Vî Bon D'Jû " de Pierreuse



- Mercredi 30 mars 1977
Une vingtaine d'arbres planté en Vinâve d'île

- La Meuse, lundi 23 mai 1977
Plateau flottant et spectacle «  total «  (musique, chants, danses, feu d’artifice) sur la Meuse pour les fêtes du cinquantenaire de la République libre d’Outremeuse ces 2, 3 et 4 juin (…)

-  La Meuse, 28 juin 1977
Le Grand Bazar de la Place Saint-Lambert à Liège qui a fermé définitivement ses portes, samedi soir, après avoir réalisé en son ultime journée de vente une recette record de 16 millions de francs, est maintenant occupé par ses délégués syndicaux 24 heures sur 24 (…)



- La Meuse, mercredi 27 juillet 1977

Jacques-Yvan Duchesne sera incontestablement la vedette (même s’il n’aime pas du tout ce mot) des cinq soirées d’animation organisées à bord de la péniche «  Action «  (à l’ancre près de la passerelle Saucy à Liège) entre les 27 et le 31 juillet 1977, sous l’égide de la Culture française (…)







                                                    La jolie Andrée Simons

- La Gazette de Liège, jeudi 4 août 1977

L"Arlequin de Liège " au festival du théâtre national de Spa.
(...) Cinq comédiens de ce cabaret disent des poèmes, les animent, les chantent et les dansent. merveilleusement guidés par la musique d'Andrée Simons, ces comédiens mettent le meilleur d'eux-même à vous amuser, vous faire sourire et rire aux éclats. Avec Andrée Simons, José Brouwers, Chrisitan Cheneaux, Christiane Eppe, Alex Tasset.

- Vendredi 26 août 1977

Jam-Session, ce vendredi dès 21h à la « Guimbarde «, rue Tête-de-bœuf à Liège avec Jacques Pelzer, sax-alto ; Robert Graham, guitare ; André Klénes, bass et Antoine Ciri, batterie. Un quatuor garant de bonne musique pour les amateurs.



Une vue de Liège au XV ème siècle  ?



- La Meuse, mardi 20 septembre 1977

Le professeur Duchesne-Guillemin a identifié les églises Sainte-Croix et Saint-Pierre sur un panneau du retable de Mérode, conservé dans un musée américain. (…) Qui l’a peint ? Le professeur penche pour le Maître de Flémalle, personnage assez mystérieux dont on sait relativement peu. (…)




- La Gazette de Liège, les 1 et 2 octobre 1977


Papa Prosper en Amérique. Pour ses 78 ans, Papa Prosper, le dernier chanteur de rue de Liège va entreprendre le plus long voyage de sa vie. il est, en effet, invité par des télévisons locale américaines et il va aussi porter à New York, Boston et philadelphie l'expression du folklore et de la truculence de sa ville natale. (...)

-  La Meuse, samedi 1 et dimanche 2 octobre 1977

Première quadriennale des jeunes artistes liégeois au Musée d’art wallon jusqu’au 30 octobre (assez long article + photos)      (…)
Quelques œuvres exposées : «  Phalanstère matriarcal «  de Denyse Willem – «  Aller et retour «  de Frédéric Beuckens – «  L’Assaut «  de Mady Andrien – «  Visions juxtaposées » de Juliette Roussef – «  Digitale «  d’Auguste Scevenels.


-  La Meuse, lundi 10 octobre 1977

35.000 spectateurs à Standard – Bruges (4-2) dont on dira, sans doute plus tard, qu’il fut le grand match de l’année. Le meilleur Standard depuis 4 ans. (…)

-  La Meuse, lundi 10 octobre 1977
Hommage à Paul Delvaux jusqu’au 6 novembre à la salle du Musée Saint-Georges. L’œuvre du maître apparaît aujourd’hui d’une remarquable unité et d’une richesse inépuisable. (…)  (long article sur toute une page)



                                                     Roger Leloup


-  La Gazette de Liège, 5 et 6 novembre 1977

Pour les sept ans de son héroïne, Yoko Tsuno, le dessinateur verviétois Roger Leloup sort son septième album, " La frontière de la vie ".     (...) ( article + interview)





                                            Importante donation de Simenon à la ville de Liège

-  La Meuse, mercredi 9 novembre 1977
Simenon a donné plus de 4.000 volumes, 62 manuscrits, des cassettes et une foule d’autres documents pour «  le Fond Simenon « qui vient d’être inauguré à Liège. (…) (très long article)



-  Gazette de Liège, 24 novembre 1977

" Livres liégeois "- " Le retour de mon Mononke " de Paul Biron ou le succès de la littérature liégeoise. (...)


- La Meuse, mercredi 14 décembre 1977

Rien ne va plus depuis 1931 : le déficit de la ville de Liège approche les trois milliards. (…)


-  La Meuse, mercredi 21 décembre 1977


Le calvaire des piétons liégeois. Liège n’est plus qu’un immense trou. Encore ne faut-il pas tomber dedans. Les automobilistes ne sont pas à la fête (on leur change leur parcours tous les jours) mais les piétons le sont encore moins : leur frais de blanchiment ont sérieusement augmentés depuis que traverser la rue est devenue une entreprise aussi hasardeuse que salissante. A vos risques et périls, M’sieurs, Dames !



                                         Le F.C. liégeois, version 1977-1978



- Une nouvelle gare à Liège-Palais

Et plus particulièrement dans le quartier Sainte-Marguerite







-  La Meuse, mardi 1 mars 1977
Morte à Montgeron (Essonne), à l’âge de 90 ans, la très grande comédienne Berthe Bovy – Liégeoise d’origine-  avait été chassée en ’42 de la Comédie française. Quand elle y fit un retour triomphant en ’47, elle s’écria : «  ….C’è-st-ine rivindje ! «. Berthe Bovy, fille du compositeur du «  Chant des Wallons «  avait vécu rue de Hesbaye, à Liège, jusqu’à l’âge de seize ans (…) Berthe Bovy sera enterrée à Sainte-Walburge, vendredi (…)

-  La Meuse, mercredi 2 mars 1977

Le crime de la rue du coq : le meurtrier présumé et son amie sont arrêtés à Nice (…) le dimanche 26 décembre, la police liégeoise était prévenue par la P.J. de Lille que l’on trouverait le cadavre de M. Michel Dufour, dans le grenier, au n° 89 de la rue du coq, à Liège (…)

- La Meuse, lundi 4 avril 1977
Le temple maçonnique de la rue de Campine, n* 118, détruit par le feu : deux millions de  francs de dégâts (…)

-  La Meuse, mardi 10 mai 1977

Des vandales noient le chantier du «  cadran » à Liège (…) Au cours du week-end, les câbles électriques d’alimentation des pompes ont été sectionnés.




- Vendredi 13 mai 1977
L'hôtel de Selys-Longchamps devient propriété de la ville de Liège

- La Meuse, mercredi 29 septembre 1977

Dimanche, journée diocésaine des religieuses à l’occasion d’un double anniversaire. Celui des sœurs de Saint-Augustin (375 ans) et celui des sœurs de Saint-Charles Borromée (300 ans) (…)
(…) en 1875 ( ?), Mgr demanda aux sœurs de desservir l’institut ophtalmologique rue Sainte-Marguerite. Un terrain libre rue de la Légia incita la supérieure, mère Caroline, a fonder une maison où enfin les sœurs allaient être chez elles. La première pierre de l’édifice fut posée en 1875. La chapelle fut consacrée le 28 mars 1885 par Mgr Doutreloux. En 1904, à l’instigation de la direction du charbonnage Bonne-Fin, la communauté des sœurs de Saint-Charles Borromée créa rue Sainte-Marguerite le sanatorium Saint-Joseph. Celui-ci devant devenir, après des agrandissements successifs, l’actuelle clinique Saint-Joseph. La congrégation compte actuellement 79 religieuses, réparties dans les établissements du diocèse de Liège. La maison de repos, rue de la Légia, est une maison de repos pour personnes âgées. (…) (long article)




Un grand merci aux journaux " La Meuse de Liège " et " La Gazette de Liège "  !

Merci à tous leurs journalistes anonymes  !
Merci à l'Université de la place du XX août de Liège et du Sart-Tilman  !

mardi 8 octobre 2013

Philippe Geluck et Dieu : " La Bible selon le Chat "










Geluck a encore frappé ! Et fort, même ! Un grand album, format A 4, mais coupé en deux, soit deux livres (comme indiqué dans les images ci-contre).
Soit deux pour le prix d’un ! Oufti !
Ce qui a de plus frappant et désopilant dans le personnage du Chat, c’est son côté suffisant, satisfait en toutes circonstances, dans tout ce qu’il fait même les trucs les moins avouables. Comme dans la planche «  Planque-toi, vieux. Si on me trouve avec un mouton au lit, ma réputation est faite. «

Quelques considérations :

- Il faut le faire : il parvient à caser dans le même dessin Sheila et Brel (cherchez l’erreur !).
- La nana de Dieu est en fait la mort. Elle dit : «  Je te rappelle que sans la mort, la vie n’existerait pas ». Trop fort !
-  Geluck n’a pas peur du sacrilège : Dieu dit «  Que celui qui ne s’est jamais trompé me jette la première pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église ».
Autrement, l’album n’est pas outrageusement offensant pour qui que ce soit. Pour autant que l’on ait un chouïa d’humour … Sachez enfin que Dieu a confié à Geluck ses meilleurs commandements dont «  Vive l’humour ! «

The end : «  Dieu ne Bouddah pas son plaisir et s’en Allah car il n’y Yaveh plus rien à dire «. 



Puuuuuuuubbbb ! Habemus Papam !   :

https://www.youtube.com/watch?v=rQFxZQBwJqE


lundi 7 octobre 2013

B.D. " Les aventures du pays de Liège, de Notger à nos jours " Textes : M. Dusart - Dessins : EMJY




Une B.D. éditée en 1980 par la banque CGER (Belgium) et l’asbl «  Millénaire de la Principauté de Liège «. Le dessin y est « simple » à mil lieues de ce qu’on fait au jour d’aujourd’hui…
Dix histoires qui se veulent didactiques : Notger- Les 600 Franchimontois- L’assassinat de Sébastien Laruelle – Du siècle des lumières à la révolution liégeoise – Napoléon à Liège – La révolution industrielle  et Zénobe Gramme – Les luttes ouvrières – Le petit Georges Simenon dans les rues de Liège – Août 1914 – 1940-1945 la résistance.
Ce n’est pas parce qu’ il s’agit une bd qu’on n’apprend pas quelques choses. Pour preuve :


Extraits :


-  Liège 1637, deux grands partis. Les Chiroux : «  Hirondelles «  surnom donné à partir de l’uniforme des volontaires de ce parti, habit noir et culottes blanches.
Les Grignoux : «  Grincheux « , «  Râleurs « , surnom donné en réplique au précédent.

-  Le 18 février 1793, Léonard Defrance est chargé par l’administration centrale du pays de Liège, d’organiser la démolition de la cathédrale, considérée comme le symbole de l’orgueil et de la tyrannie du pouvoir déchu.

-  Depuis 1830, le droit de vote était censitaire , lié au paiement d’un impôt, (cens ) , que seules les classes aisées peuvent acquitter. En 1848, il y a 75.000 électeurs pour 6 millions d’habitants en Belgique.


-  Les sept domiciles de Georges Simenon à Liège. Rue Léopold, 24 : 13/2/1903 -  Rue de Gueldre, 10 : 15/7/1903 – Rue Pasteur, 1 : 28/4/1905 ( aujourd’hui rue Simenon ) – Rue de la loi, 53 : 6/2/1911 – Rue des Maraîchers, 1 : 3/2/1917 – Rue de l’enseignement, 29 : 13/6/1919 – Rue Villette, 18 : 20/12/1922.

dimanche 6 octobre 2013

Georges Simenon : " Le bateau d'Emile "




Sous ce titre générique se cachent neuf nouvelles remarquables de l’ami Georges. Des remarquables et même des excellentes – et pour cause ! -. Et parmi elles, trois (au moins) excellentissimes.

* «  La femme du pilote « : Madeleine vivait avec Porel. Puis elle est partie, puis elle est revenue, puis (drame)…

* «  Le doigt de Barraquier « : le truand Barraquier et Charlotte, l’entraineuse de La Boule Rouge

*  «  Valérie s’en va « : Valérie, la vieille maman et les cornichons … Excellentissime !

*  «  L’épingle en fer de cheval « : la double vie de Charles Boutet … (note : ces gens-là habitent rue de l’enseignement, rue Pasteur + souvenirs de l’enfance liégeoise de Simenon).

*  Le baron de l’écluse « : un baron sans le sous navigue sur un bateau de plaisance vers la côte d’Azur … (on en a tiré un film).

* «  Le nègre s’est endormi « : partie de bridge à trois dans la brousse au Congo belge …
* «  Le deuil de Fonsine « : la haine féroce entre les deux sœurs Sirouet, Fernande et Fonsine,  qui habitent la même demeure … Excellentissime !

* «  L’homme à barbe « : Nicolas, un sdf, partage la chambre de Paul chez la tante de celui-ci …

* «  Le bateau d’Emile « : Emile et ses innombrables petits verres. Emile, Fernande et le bateau : là il faudra choisir … (on en a tiré un film). Excellentissime !




Extraits :

- Elle mourut, non pas d’une maladie, mais de toutes et d’aucune, comme meurent les bêtes qui s’ennuyent.

-  Il savait que les femmes ont des dispositions pour deviner, mais à ce point-là, lorsqu’il s’agissait de choses qu’il avait à peine penser, cela aurait tenu du miracle.

-  Combien de milliers et de milliers de petits verres avait-il bu chez lui ? Hein ? … S’il fallait compter … A dix … A vingt par jour … Et ceux qu’il offrait …. Car il avait la tournée facile … Pas par bonté …Pas par générosité …. Parce qu’il était un homme, parce qu’il était Emile et qu’Emile était capable de payer à boire à n’importe qui …


-  Il tira toute une poignée de petits billets de sa poche, parce qu’un homme, un vrai, ça ne s’amuse pas à arranger les billets dans son portefeuille comme des livres dans une bibliothèque.

samedi 5 octobre 2013

Chansons liégeoises, chansons belges


- En tout bien tout honneur, le «  Valeureux liégeois « :

- Li p’tit banc :

-  Léyiz-m’plorer :

- Mame :

- le chant des Wallons ( avec paroles et traductions) :


- Sérénade à deux, avou Titine :

- les accordéonistes de chansons à la carte :

- Les chanteurs de rues :

- les dix chansons belges préférées de l’eurovision :


- Tohama : «  La petite Marie « :

- Emile Sullon : «  Qu’elles sont jolies les filles de mon village » :

-  Marc Aryan : «  Elle était bête à manger du foin » :

- En léger différé des Olivettes :

-  André Bialek : «  La belle gigue « :


-  Le grand Jojo : «  Chef un p’tit verre « :

- Annie Cordy : «  La bonne du curé « :


- Jacques Brel : «  les bonbons « :
 - Adamo : " Vous permettez, monsieur " :
http://www.youtube.com/watch?v=O70E5PYved4

- Claude Semal : «  Noble Belgique « :


- André Simons : «  Marie de Grâce-Berleur « :

- Jacques-Yvan Duchesne : «  Tu vois, tu vois « :



vendredi 4 octobre 2013

Le nouveau théâtre de Liège en quelques photos



                                                   ... vue du bas , vue du haut ...
                                          ( cliquez sur les photos pour les mieux voir)



                                                        une verrière


                                                    resto


Photos d'octobre 2013


                                       ... porte mystérieuse dans la cour de l'unif, place du XX août ...


                                               Santa Rosalia di Palermo, rue Volière


                                   ... l'on rénove encore et toujours au numéro 5-7, en Volière ...


                                                          Place Saint-Séverin


                                          Rue Sainte-Marguerite


                                           Le nouveau théâtre de Liège


                                             Chapelle des Filles de la Croix, rue Hors-Château, 49
                                              visitée lors de la nocturne des coteaux du 5 octobre

       
                  La reine Mathilde et le roi Philippe à Liège, le vendredi 11 octobre 2013 à 14h14


                                           La sculpture de Mady Andrien est revenue à la galerie Agora


                       Kiki, la mascotte du café " Le Delft " à Lîdge est passée chez le coiffeur


                                          ...  La place du XX août à Lîdge, toute en pensées ...




                                        Le boulevard Piercot vu du sommet de la grande roue


                                             Oôôôhhh ! les bons croustillyions ... !