" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

jeudi 27 février 2014

" Le Vallon de la Légia " et " Les Fontaines Roland ", deux balades guidées par Joseph Deleuse


                                            Le livre de Joseph Deleuse sur la Légia

Bonjour,

Cette année encore, j'aurai le plaisir d'animer 4 promenades pour l'Office du Tourisme de la Ville de Liège et 3 pour le "Festival de promenade de la Maison du Tourisme".

Dimanche 16 mars 2014 à 14h30 : Le vallon de la Légia
Samedi  12 avril 2014 à 14h30 : Les Fontaines Roland
Samedi 26 juillet 2014 à 14h30 : Le vallon de la Légia
Dimanche 12 Octobre 2014 à 14h30 : Les Fontaines Roland
Au vu du succès de ces promenades, il est impératif de réserver au 04/221.92.21(Off du T).

Pour le festival de promenade: ( du 22 au 29 août) 3 promenades sont retenues.
vendredi 22 août 2014 : le vallon de la Légia
Lundi 25 août 2014: Les Fontaines Roland
Le mercredi 27 août 2014 une promenade inédite et originale intitulée: "Les étoiles de l'aube". Inspirée du livre de Bernard Gheur avec la présence de l'auteur et de témoins des événements de la libération de Liège le 8/9/44. Départ 13h au carrefour de Fontainebleau (Ste Marguerite). Cadran. Cloitres de Ste Croix. Stèle de Raymond Lepouse. Hôtel de Ville. Place St Barthélémy. Emplacement de l'ancienne prison St Léonard. Un car nous emmènera ensuite au cimetière américain de Neuville en Condroz pour une visite exceptionnelle. Retour 17h30 après la descente des couleurs du drapeau américain.
Il est impératif de réserver au 04/237.92.92 dès le mois de juin.


Le dépliant complet des 84 promenades "visites guidées pour individuels" est disponible gratuitement à l'Office du Tourisme en Féronstrée 92 (tél: 04/221 92 21) et dans les endroits habituels qui font la promotion de ce type d'activité.

Peut-être aurai je le plaisir de vous rencontrer à l'une ou l'autre de ces occasions.

Bien à vous.

Joseph Deleuse
Guide-conférencier
Auteur: "Le vallon de la Légia"
"Les fontaines Roland"
042576913
0472360694


                   

                                           Lavoir de la Légia en 1900, rue du Ruisseau


                                                    Fontaine Roland, Dégrés des Tisserands

mercredi 26 février 2014

" Salut Maurice " n° 77 février-mars 2014



"Salut Maurice " le journal du quartier de Sainte-Marguerite à Lîdge.
 Le numéro 77 de février-mars 2014 en version pdf ici :




                                Une partie de l'équipe rédactionnelle de "Salut Maurice " :
de droite à gauche : Sylviane Kesh - Michel Bodson - Mado une stagiaire- Jacques van de Weerdt- Alain Dengis - Robert Ruwet- Joseph Deleuse

lundi 24 février 2014

Vladimir Nabokov : " Pnine "




Pnine est un éminent professeur qui nous vient de la lointaine Russie (voir son C.V. plus bas). Il enseigne le russe dans de hautes écoles d’Amérique du Nord. Outre qu’il a hérité d’un physique ingrat (comme on dit pudiquement), il accumule gaffe sur gaffe, est maladroit et ne parvient à parler correctement l’américain. Il est la risée de tous, tout en étant respecté et on lui pardonne ses bévues. L’histoire se déroule essentiellement au début des années ’50.
Voilà un roman qui n’est pas si facile que cela à lire : il faut être attentif, ne pas être dissipé (ce que je fus, hélas). Il faut dire que les phrases kilométriques de Nabokov n’arrangent pas les choses… 
A pointer la période où Pnine reçoit Victor, son fils «  d’adoption » et les extraits que voici. A signaler enfin que ce roman est classé parmi les meilleurs de la littérature mondiale.


Extraits :

Son curriculum vitae. Né à Saint-Pétersbourg en 1898. Mort de ses père et mère, du typhus en 1917. Départ pour Kiev en 1918. Service auprès de l’Armée Blanche pendant cinq mois. (…) Echappé de la Crimée envahie par les Rouges, en 1919, pour arriver à Constantinople. Etudes universitaires finies. (…) Puis … En abrégé : a habité Paris à partir de 1925 et abandonné la France au début de la guerre d’Hitler. Est ici maintenant. Est citoyen américain, enseigne le russe et matières du même genre à Vandal College. (…)

-  Il arriva que Desdémone, la vieille femme de ménage noire, surprit Pnine alors qu’il  baignait dans la lumière supra-terrestre de sa lampe à rayons ultra-violets, sans rien sur lui, si ce n’est un slip, des lunettes noires, la croix catholique grecque étincelante au milieu de sa large poitrine, et, depuis, elle prétendait que Pnine était un saint.

-  (l’arrivée à New York)   Et pour finir, quand la grande statue surgit dans la brune matinale, à l’endroit même où, prêts à être incendiés par le soleil, ensorcelés et pâles, montaient les édifices semblables à ces rectangles mystérieux, de hauteurs inégales, qu’on voit sur les graphiques de pourcentages comparés (…)

-  Victor fut heureux d’apprendre qu’ «  écureuil «  venait du mot grec signifiant «  qui se fait de l’ombre avec sa queue «.


-  Victor distinguait déjà ce que tant de grandes personnes n’apprennent jamais à voir : la couleur des ombres, la différence de teinte entre l’ombre d’une orange et celle d’une prune.

-  Dans le dernier numéro de la revue du Collège, Victor avait publié, sous le pseudonyme de Moinet, un poème sur les peintres, sous l’épigraphe suivante : «  Il faut éviter tous les mauvais rouges, même s’ils sont soigneusement fabriqués, ils sont mauvais quand même «.

-  A huit ans, il avait dit une fois à sa mère qu’il voulait peindre l’air. A neuf ans, il avait connu les délices d’un lavis dégradé. (…)

-  Maintenant, ils étaient tous endormis. Pitié vraiment que personne ne pût voir le spectacle de la rue déserte, où la brise de l’aurore ridait la surface d’une grande flaque lumineuse, transformant les fils téléphoniques qui s’y reflétaient en lignes illisibles de zigzags noirs.


dimanche 23 février 2014

Robert Ruwet : " La Vérité qui tue "



En 1998, Michel Houellebecq publie «  Les particules élémentaires «.
Dix ans plus tard, en 2008 donc, tout s’accélère ( tout étant les particules) … Robert Ruwet, une des plus belles plumes liégeoises, signe une pièce de théâtre : «  La vérité tue «. Une farce rurale qu’il conviendrait de monter en scène à chaque période électorale. Sujet : une Opportunité s’offre dans une commune de notre pays … Encore faut-il que les élus -surtout le mayeur - puissent faire passer la pilule à leurs ouailles …
 Toute ressemblance avec … etc, etc….




Extaits :
( Prise de bec entre Laruelle, un fermier conseiller communal et Geode, écolo )

Scène 5
JOSEPH
LARDOIS
de LA GEER
PAUL
GEODE
LA RUELLE
(Joseph introduit les membres de l’opposition)
                                           Joseph
Je vous en prie. Monsieur le Bourgmestre vous demande de bien vouloir patienter. Il m’a dit que les membres de la majorité devaient se consulter. Séparément, qu’il a dit !
                                           Paul
Hé ! Ils sont en train de nous mijoter un mauvais coup.
de la Geer
Pour ma part, j’estime qu’il est assez discourtois de nous lanterner de la sorte.
                                          Lardois
C’est bien vrai, Monsieur le marquis !
                                          Laruelle
Vingt dieux ! Et moi qui me suis dépêché de rentrer les bêtes…
                                          Géode
Vous n’aviez qu’à les laisser à la porte, vos bêtes. A cette période de l’année, il est aberrant de les mettre dans l’étable.
                                           Laruelle
Qu’elle y dorme, celle-là, à la belle étoile ! Non mais ! Ça voudrait m’apprendre mon métier et c’est juste bon à élever des canaris.
                                          Géode
Pendant cette saison, surtout avec une lune ascendante, il se produit dans la partie médiane des pétioles un afflux de sélaticine , riche en MP3, qui est des plus profitable, particulièrement au niveau de la phylo-synthèse du lactium.
                                          Laruelle
Ah tiens ? Ecoute, l’Ecolo, arrête ton char ! Mon arrière-grand-père faisait déjà dans les vaches avant que des comiques de ton espèce aient seulement inventé les… les machins dont tu causes.
                                          Joseph
L’homme de la brasserie n’est pas passé. Si vous avez soif, n’avez qu’à boire l’eau du robinet. Y a des verres sur l’évier. Suffit de les rincer pour qu’ils soient propres.
(il sort)
                                          de la Geer
De l’eau du robinet ! Bâtch ! Comme les bêtes…
                                          Géode
Avec sa teneur en calcaire, c’est un véritable suicide. Je ne bois plus que du lait de soya.
                                          Paul
Deux hommes sur trois, à la surface de la terre, crèvent de soif ! Ils seraient bien contents, eux, de boire cette eau.
                                          Lardois
Monsieur le Marquis, si vous le permettez… je me permets de profiter de ce fâcheux contretemps pour vous rendre votre édition des œuvres de Millevoye. C’est édifiant… Quelle haute teneur morale !


                                         de la Geer
Ah ! En ces temps bénis, les poètes n’étaient pas des farceurs comme de nos jours. Celui qui n’avait rien à dire se contentait de se taire. Maintenant, il leur faut dix volumes pour expliquer leur silence.


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(Conversation à propos d’un voyage d’étude en Angleterre )


                                         Deschamps
Tu la boucleras ! (haut) Ah, que je regrette de n’avoir pu être des vôtres. Malheureusement, la santé de mon… de ma vieille maman… Mais dites-moi, en-dehors des visites d’étude, des conférences et des réceptions officielles… tout s’est bien passé ?
                                         Les quatre
Oui !
                                         Paul
Pays très accueillant…
                                         Deschamps
Et les soirées de cette province anglaise ? Pas trop longues ?
                                         Les quatre
Non !
                                         Heste
On restait à l’hôtel. On… jouait aux dames.
                                         Ohme
Et aux dominos.
                                         Heste
On prenait une tasse d’infusion… camomille, verveine, tilleul… parfois un petit doigt de gin… pour trouver le sommeil mais..
                                         Ohme
Soirées très calmes. On se couchait tôt.
                                         de la Geer
Moi, j’allais au lupanar et je ne rentrais qu’à l’aube !

(Un silence s’installe. On  regarde le Marquis)

                                         Deschamps
Comment, Monsieur le Marquis ?
                                         de la Geer
Vous êtes sourd ou quoi ? Je vous dis que, moi, j’allais tous les soirs au lupanar et que je ne revenais qu’à l’aube ! C’est pas clair ? Faut vous faire un petit dessin ?
                                         Ohme
Monsieur le marquis ! Mais qu’est-ce qui vous prend ? Qu’est-ce que vous racontez là ?
                                         de la Geer
Mais je ne raconte que la stricte vérité.
                                         Paul
Il est toujours saoul ou quoi ?
                                         Heste
C’est pas bien, Monsieur le Marquis, de faire des blagues comme ça !
                                         de la Geer
Mais nom de dieu ! Pourquoi prenez-vous ces têtes d’idiots parce que je dis que j’allais au lupanar et que je rentrais qu’à l’aube. Sauf le troisième jour, d’ailleurs : il était bien midi. Vous le saviez quand même bien. Tous. Puisque vous faisiez exactement la même chose que moi.
                                         Ohme
Mais il est fou !
                                         Paul
Il perd carrément la boule. Il faut d’urgence le faire interner dans un hôpital psychiatrique.
                                         Heste
C’est honteux de vouloir insinuer que…  Je suis un bon père de famille, moi !


                                         de la Geer
Vous ? Ah vous me la baillez belle ! Hier soir, vous étiez tellement saoul, que vous vouliez vous installer à Whyteburst, chez cette Scarlette, parce qu’elle avait des seins dont vous ne pouviez plus vous passer !
                                         Heste
Menteur ! Criminel ! Assassin !
                                         de la Geer
Et vous, le petit communiste d’opérette ! Vous vouliez vous associer avec la patronne du bordel !
                                         Paul
C’est de la démence ! Qu’on l’abatte ! Vite !
                                         de la Geer
Et le chef de notre délégation ? Qui est-ce qui se promenait à quatre heures du matin dans les rues de Whyteburst, en caleçon, en chantant La Salope sur l’air de l’Internationale ?
                                          Ohme
Je porte officiellement plainte. Cet individu est… un danger public !


lundi 17 février 2014

Joseph Delteil : " Les Poilus "




Joseph Delteil est un écrivain et poète français né le 20 avril 1894  dans l'Aude (France) et mort le 16 avril 1978. Il écrivit «  Les Poilus «  en 1925 dans lequel il survole très bien,  et surtout à sa façon,  la guerre 14-18. 
Voici les titres des chapitres : la mobilisation – la naissance du Poilu – la Marne – Papa Joffre – les tranchées – la Poilue – Verdun – Wilson – Clemenceau – Ludendorf – La Marraine – Foch – l’Armistice – la Paix.



Extraits :

-  Et c’est alors que le Poilu fit son entrée dans le monde. Le Poilu ! Il y avait eu d’abord, le 1 er août, le Poilu aux joues rouges. Plus tard, il y aura le Poilu bleu-horizon. Pendant la retraite, il y eut le Poilu rouge. En pantalon garance et képi idem, la tête rougie de soleil et de sang, du poil plein la gueule depuis les oreilles jusqu’au fond du menton, il va, le Poilu. Son fusil lui pend sur le cul, et son échine ballote dans sa capote de boue. Le sac de travers, les musettes à la débandade, il clopine comme un crapaud. Il est sale de poudre, de défaite et de pluie. La fatigue lui dégouline dans les joues en sueurs et en maigreurs. Ses longues dents trouent ses mâchoires depuis le haut jusques en bas. Sa tignasse lui colle aux tempes en paquets de vase durcie. Des fils de salive cousent sa bouche à sa barbe. Le nez lui coule sur les pieds. Il est laid. Il est beau. Ses yeux emplissent son visage. Son cœur emplit son corps. Le Poilu, c’est un œil dans le poil. Le Poilu, c’est un cœur à poil.

-  Un jour, on monte à l’attaque. C’est l’heure H. La gnolle gargouille dans les tripes. L’œil crache de la mitraille. Un coup de sifflet, et l’on y va. Pourquoi ? Comment ? Bah ! Qui tombe, tombe. Les tirs de barrage, on connaît ça ! On saute ! On pète ! On crève ! On crève un tas de Boches dans leur truc. On prend 10 mètres de Tranchées. La dix-milliardième partie du sol français, quoi !

-  Seize attaques déferlent successivement, successivement brisées net. Chaque grenade ouvre un trou de dix hommes. Des vagues de gaz endorment pour toujours des vagues d’hommes. Fer et feu hachent en cauchemars les viandes d’assaut. Ce Mort-Homme n’est bientôt plus qu’un horrible charnier. Les cadavres s’amoncellent sur les pentes, en tas verts. Le coteau de terre disparaît sous un coteau de morts. Ce soir-là, cent mille cadavres dormaient devant Verdun.


-  Les assauts d’ennemis sont reçus à la baïonnette. Plus de tranchées. Mais des amoncellements d’éclats d’obus, on creuse des tranchées de fer. Chaque jour, les cadavres boches s’épaississent en remparts. Vaux croît, Vaux monte au ciel ! Un lieutenant, blessé en bondissant à l’assaut, chante la Madelon pour encourager les troupes. Au refrain, il meurt. Ces Poilus contre-attaquent avec des baïonnettes ébréchées, en chantant la Madelon. Quand le Boche entra dans Vaux, il ne trouva que des mourants et des morts.



... et comme tout finit par des chansons , " La Madelon " :




- Et Georges Brassens qui était ami avec Joseph Delteil :









samedi 15 février 2014

" Rues de Liège " - ouvrage collectif




S’il est un livre que tout bon Liégeois se doit de posséder dans sa bibliothèque, sur son bureau, sur sa table de nuit et en tout cas à portée de main, c’est bien cet indispensable, cet incontournable «   Rues de Liège «  paru chez Noir Dessin Productions. Il répertorie les rues d’Angleur, Bressoux, Chênée, Glain, Grivegnée, Jupille, Liège, Rocourt, Sclessin et Wandre. Il compte pas moins de 512 pages, judicieusement illustrées. Il est l’œuvre d’un collectif : Yannik Delairesse, Michel Elsdorf avec la collaboration de Francis Brose, Jean-Pierre Demeuse, Alain Lecocq, André Lecocq, Jean-Louis Lejaxhe, Jean Rommes et Robert Ruwet et les précieuses vérifications sur le terrain de Céline Mathieu et Jessy Pham Dang.

Un ouvrage brillant ! Car, non seulement il situe chaque rue dans le paysage liégeois, en définit certaines caractéristiques topographiques, mais encore, cerise sur le gâteau, les auteurs ne manquent pas de distiller, grâce à un humour qu’on peut qualifier de « liégeois », un fait historique, une anecdote croustillyante ou une « clignette »  qui en font sa vraie spécificité.

  C’est quasi de l’intemporel, là !   Que dis-je : une Bible !

Afin de vous donner un aperçu du ton de cet opus, voici quelques extraits bien précis, persos : ce sont des rues où j’ai habité dans les années ‘70 et à partir de 2007. Ou que des miens amis et des miennes amies ont choisies pour y demeurer.


Extraits :

- Rue Sur-La-Fontaine : ( …) Artère très ancienne dont le nom provient d’une fontaine qui se dressait jadis au coin de la rue Lonhienne. (…)    Pendant des décennies ( XIX et XX è siècle) cette rue abrita de nombreux salons de prostitution. La présence des Dames de l’Instruction Chrétienne fut jugée incompatible avec celle des dames de petite vertu et c’est la petite vertu que l’on chassa. (…)

Montagne Sainte-Walburge : (…)   L’appellation de Montagne indique clairement qu’il s’agit d’une rue dont la déclivité est importante (plus de 10%)  (…) Les jésuites y construisirent un couvent qui deviendra plus tard l’hôpital des Anglais. Il est actuellement occupé par le Ministère de la Région Wallonne. (…)

Rue Sainte-Marguerite : (…) C’est une des toutes vieilles artères de la cité méritant le titre de faubourg. Elle est antérieure au XII è siècle. Jadis, la porte Sainte-Marguerite se trouvait à hauteur des Degrés-Des-Tisserands et de la rue des Cloutiers. (…)

-  Boulevard Saucy : (…)  Construit en 1872, sur les remblais de l’ancien cours d’eau appelé le biez Saucy, ce petit boulevard sert de point de départ, de ce côté de la Meuse, à la passerelle dite de la Régence. (…) Ce boulevard a, lui aussi le triste privilège d’avoir vu détruire, en l’assainissant, bien sûr, un des plus vieux coin d’Outremeuse.


                                                          Une hiercheuse

-  Rue des Hiercheuses : (…) Cette artère fait pratiquement face à la rue des Boterèsses, ces deux rues rendant ainsi hommage à ces Liégeoises qui, pendant des siècles, effectuèrent des métiers particulièrement éprouvants. Une « hiercheuse » était la personne qui poussait les berlines dans les mines. Le plus souvent, ce travail était réservé aux femmes et aux enfants.

-  Rue de la Poule : (…) La rue de la Grasse poule était perpendiculaire à Pourceaurue (devenue la rue des Brasseurs. (…)  Pendant  de longues années, la rue de la Poule abrita des salons où travaillaient des dames légères (de mœurs uniquement).

-  Rue du Parc : (…) Jadis appelé  « en Soheid « , c’est à cet endroit que l’on cultivait le houblon et , c’était il y a 150 ans, le site champêtre de la ville.  La création du jardin d’acclimatation et du parc de la Boverie en changèrent radicalement le paysage. (…)  Sous la butte crée artificiellement sur le côté droit du parc se trouve une des dernières glacières de Liège. (…)

-  Rue Belvaux : (…)  Cette rue est la continuité de l’ancienne route militaire partant de Liège vers Verviers (…)    Outre la maison communale, la rue Belvaux abrite une ancienne ferme classée (…)

- Rue Chauve-Souris : C’est en 1881 que la ville a officialisé une appellation très ancienne qui rappelle celle d’un ancien charbonnage en exploitation en cet endroit dès le XV è siècle. Le tracé de cette artère est fort sinueux et c’est sous la forme d’un long escalier qu’elle coupe les rues Henry Maus et Comhaire pour atteindre la rue du Laveu. (…)

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Signalons encore qu’une partie de l’ouvrage reprend des rues dont les noms contiennent des mots wallons et des personnages wallons tels : place Henriette Brenu, rue Théophile Bovy, rue des Cortils, clos de Hoyeux, etc..

Certains noms de rues  sont particulièrement drôle et typiques : chemin de la famelette, chemin n’chève à rin, chemin de la Soquette, rue du Gros Gland, neure voye, al Gripète, voie des bribeux, passage Boute-Li-Cou , etc…

vendredi 14 février 2014

Edgar Allan Poe : " La chute de la maison Usher " et autres nouvelles



* «  La chute de la maison Usher » : le narrateur va rendre visite à son ami Usher qui vit, reclus, dans une sorte de château plus que lugubre. La sœur de Usher va bientôt mourir …
* «  Manuscrit trouvé dans une bouteille « : le narrateur à bord d’un bateau doit essuyer une tempête. Il trouve refuge sur un gigantesque navire, peuplé de matelots qui, non seulement ne le voit pas mais l’ignore ….
* «  William Wilson « : le narrateur se découvre, dans un sinistre collège, un garçon qui lui ressemble comme un jumeau qui va lui pourrir la vie …
Des maisons lugubres, des fantômes, des ambiances à vous glacer le sang … Mais il faut aimer …


Extraits de «  William Wilson « :

- Les hommes, en général, deviennent vils par degrés. Mais moi, toute vertu s’est détachée de moi en une minute d’un seul coup, comme un manteau. D’une perversité relativement ordinaire, j’ai passé, par une enjambée de géant, à des énormités plus qu’héliogabaliques.

-  En général, les événements de l’existence enfantine ne laissent pas sur l’humanité, arrivée à l’âge mûr, une impression bien définie. Tout est ombre grise, débile et irrégulier souvenir, fouillis confus de faibles plaisirs et de peines fantasmagoriques.


En bonus, un film inspiré par «  La chute de la maison Usher « :

Ière partie :

2 ème partie :



jeudi 13 février 2014

" Liège dans la gravure ancienne et moderne "


Quelques images de ce livre " Liège dans la gravure ancienne et moderne " édité en 1974 par la librairie Halbart  (disponible à la bibliothèque des Chriroux).


                                        Du XVIII ème siècle, la Commanderie de Saint-André ( actuellement les terrasses de Minimes)


                                       L'hôtel de ville de Liège, le perron et les deux fontaines en 1738


                                                    Place de la cathédrale Saint-Paul en 1835


                                         Promenade de la Sauvenière en 1835



                                          Eglise des Bénédictines en 1852


                                          Pont du Torrent qui reliait le rue de l'Etuve actuelle à la rue Ste-Aldegonde en face de l'entrée de la collégiale St-Denis - 1837

mercredi 12 février 2014

Liège en 1978


                                          La gare de Liège-Palais en 1978



                                                     Rue Roture et place Saint-Barthélemy en 1978




En vrac.
- La Meuse, lundi 9 janvier 1978
Le «  Petit Flamand «, la terreur des prostituées, est arrêté à Liège (il les rouait de coups).


- La Meuse, lundi 9 janvier 1978
F.C. Liège 5-2 contre Lierse ! On n’avait plus vu ça à Rocourt depuis longtemps.

- Quelques prix :
Le journal «  La Meuse « , 10 francs – Une Ford Escort : 14.330 f – Ford Fiesta : 7.850 F – Cinquième baisse du café depuis août 1977 : total – 117 F.

- La Meuse, le 10 janvier 1978
Maurice Carême, qui était devenu malgré lui le «  poète des enfants «  est mort à l’âge de 78 ans.

- Lundi, 20 février 1978
Deux jeunes Liégeoises (15) avaient été enlevées par un maniaque du rapt, Pierre D. (24 ans) de Stavelot, déjà condamné pour avoir kidnappé une jeune fille, chaque fois libéré anticipativement. Les deux Liégeoises sont sauvées après six jours d’angoisse. (…)

-  Samedi 4 et dimanche 5 février 1978
Lotto : 1 er tirage aujourd’hui. Les numéros gagnants lundi dans ce journal.





- «  L’Avenir du Luxembourg », mardi 21 février 1978

La S.T.I.L. acquiert un bus à soufflet



- «  L’Avenir du Luxembourg », mardi 1 er mars 1978

Le chanteur wallon Philippe Anciaux reçoit le prix Alex Hoven


- « L’Avenir du Luxembourg », 6 mars 1978
Henri Guillemin dans une conférence inédite au palais des Congrès : «  Ce que je crois, itinéraire spirituel »




- «  L’Avenir du Luxembourg « , mardi 7 mars 1978
Gros succès de l’ « Opération Mimosa » en faveur des asbl « Revivre chez soi » et «  La ferme du soleil »

- Mardi 28 mars
René Henoumont : «  J’ai écrit l’histoire des «  binamés bandits d’Ardenne » pour aider les wallons à mieux connaître leur folklore.


                                         La cathédrale de Liège au XVIII ème siècle

-  Mercredi, 29 mars
* « La Cathédrale sous la lune «  de Maurice Wéry. La cathédrale St Lambert, cité de Liège en 1790.
* Les bâtiments numéros 5 et 7 de la rue Pierreuse : le Ministère de la Culture a «  bien voulu ne pas les classer «  pour permettre l’aménagement de l’accès au parking des bus. (…)

-  Jeudi 29 juin 1978
La piscine communale et le centre sportif d’Outremeuse ont été inaugurés officiellement.





- «  L’Avenir du Luxembourg », mardi 4 juillet 1978

Pour 236 millions de francs, «  Sarma-Penney «  et la société « Agimpex «  acquièrent les bâtiments du Grand Bazar de Liège

- Mercredi 5 juillet 1978
Pour la première fois, une opérette wallonne est gravée sur microsillon : «  Li cuzin Bebert «  de Joseph Duysinx, né le 12 décembre 1878.



-  Samedi 8 et dimanche 9 juillet 1978
Joseph Bruyère a le maillot jaune au tour de France (…)

Joseph Bruyère fêté officiellement dans la cité ardente


- Samedi 19 et dimanche 20 août 1978
160 drapeaux au coq wallon volés pendant les fêtes du 15 août en Outremeuse : il n’en reste plus que 4 pour les fêtes de Wallonie.

-  La Gazette de Liège, jeudi 23 août 1978
La région liégeoise recevra-t-elle le charbon polonais par tuyaux ? (…° Dans l’enceinte même du charbonnage en Pologne, le charbon est pulvérisé, puis mélangé  à de l’eau. Cette boue est envoyée par pipeline. (…)


- La Meuse,mardi 5 septembre 1978
Notger sur le trottoir, près des cloîtres de l’église St-Jean. Elle est en pierre blanche dure, mesure 2m25 et pèse 3.000 kilos. (…)


-  Jeudi 19 octobre
Le théâtre «  L’Etuve «  rouvre ses portes ce jeudi après avoir fait peau neuve. (…)






-  « L’Avenir du Luxembourg » , vendredi 20 octobre 1978

Promotion et fête dans la rue Léopold organisées par les commerçants du quartier

- Vendredi 3 novembre
C’est pour un sondage



                                 Le prix Renaudot pour le Liégeois Conrad Detrez

-  Jeudi 9 novembre 1978
Semaine des artistes consacrée à la poésie du 13 au 17 novembre à Liège. (…)


-  Mardi 21 novembre 1978
50 parcmètres peints en rose. Un groupe de peintre, qui a préféré ne pas signer, a passé une partie de la nuit du samedi à dimanche à peindre d’une jolie couleur rose une cinquantaine d parcmètres aux boulevards Sauvenière, Avroy, Piercot et rue des Crosiers. (…)


-  Samedi 16 et dimanche 17 décembre
Les dossiers de ceux que vous allez élire demain.

- Samedi 23, dimanche 24 et lindi 25 décembre 1978
Un «  essayeur de prisons «  (spécialiste français de l’évasion a expérimenté celle de Lantin (premiers prisonniers en mai prochain) : murs infranchissables. 12 hectares, c’est une prison à grande surface, elle pourra accueillir 826 détenus. (…)


            Pont de Torrent à Liège vers 1820 qui reliait la rue de l'Etuve actuelle à la rue Ste-Aldegonde en face de l'entrée de la collégiale St-Denis

- Mardi 26 décembre 1978
« Liège dans la gravure du XVI au XX ème siècle « aux Chiroux jusqu’au 4 janvier. Le pont Torrent vers 1820 partait de la rue de l’Etuve actuelle à la rue Ste-Aldegonde en face de l’entrée de la collégiale St-Denis. (…)




- La Gazette de Liège, jeudi 28 décembre 1978
Un chantier de plus place St-Lambert : la démolition du Tivoli vient de commencer. (…)


                                                

      Programme du théâtre du Gymnase en 19788



                                                "  Fourons wallon ! ! ! "


                                      Le Standard de Liège en 1977-1978


Et tout spécialement dans le quartier de Sainte-Marguerite

-  La Meuse, vendredi 24 février 1978
L’insomnie d’un habitant de la rue Ste-Marguerite lui a permis de se sauver à temps avec sa femme et ses deux enfants de leur maison en feu. M. Frédéric Veskens (26), rue Ste-Marguerite, 5, à Liège se trouvait dans sa cuisine, au premier étage, jeudi vers 2h50. Il lisait, n’ayant pas trouvé le sommeil. Son épouse , Mme Antonina Zaccone et leurs deux enfants, Fabrice (5) et Sandrine(2), dormaient dans la chambre à côté de la cuisine. Soudain, M. Verskens sentit une odeur de fumée. Il a aussitôt réveillé les siens et les a conduits en dehors de l’immeuble. Ils se sont réfugiés à la boulangerie Leroy, au numéro 4 de la rue d’où les pompiers ont été alertés. Les combles, la moitié de la toiture et tout l’arrière du bâtiment ont été détruits (…) L’origine du sinistre n’a pas été déterminé.

-  La Meuse, mardi 18 avril 1978
Un second passage pour piétons au quartier liégeois de Ste-Marguerite ne serait pas de trop. La traversée du quartier de Ste-Marguerite à Liège par la nouvelle route (en construction Burenvile-Ste-Marguerite- Fontainebleau-Hocheporte) a nécessité des expropriations importantes qui ont bouleversé complètement le quartier qui est actuellement coupé en deux par un double ruban de béton. (…) Les habitants ont réclamé un passage pour piéton reliant la rue de Fexhe à la partie supérieure de la rue du Coq. En 1976, une pétition, portant 775 signatures, réclamant ce passage pour piétons, a été envoyée au bourgmestre de Liège ainsi qu’aux ministres des Travaux publics (…) Le passage demandé devrait se trouver entre le tunnel de la rue Dehin et le passage pour piéton qui se trouve à l’entrée de la rue de la Légia. ( assez long article)


-  La Meuse, samedi 29 et dimanche 30 avril 1978
Deux maisons ( XVIII è siècle) de la rue Agimont, à Liège, en voie de classement. L’une au N° 20 et sa voisine du 22. Elles sont semblables. Les façades sont en brique et pierre calcaire. Elles ont été construites vers 1750. Les trois étages sont de hauteurs dégressives. (…)

- La Gazette de Liège, jeudi 4 mai 1978
Le «  Cadran «  perturbé durant un an et demi en raison des travaux à la gare du Palais. (…) Le tunnel ferroviaire sera allongé et les quais seront portés à une longueur de 300 mètres (contre 140 actuellement) de façon à accueillir les trains de longueur importante. (…)

-  La Meuse, mercredi 21 juin 1978
Fleurs arrachées, arbustes décapités, signaux routiers « bombardés « , le chantier Fontainebleau saccagé : pour quel plaisir. (…) On saccage depuis quelques semaines, le soir, la nuit, le chantier de liaison Burenville-Fontainebleau. Du haut du pont, on a jeté de grosses pierres, en bas à la sortie du tunnel où serait située la gare de Fontainebleau. (…) Vraisemblablement des enfants, estime M. Mathieu, contrôleur à l’administration des Ponts et Chaussées. (…) Le quartier est un quartier comme les autres, dit-il. Mais il suffit de quelques gamins, une bande, pour commettre des dégâts importants.

- La Meuse, samedi 1er et dimanche 2 juillet 1978
Des cambrioleurs pillent le quartier du Cadran à Liège. Depuis plusieurs jours, les habitants du quartier du Cadran sont très mécontents et surtout très inquiets parce qu’ils sont depuis victimes  plusieurs semaines des agissements d’une bande de cambrioleurs qui profitent que plusieurs maisons du quartier sont vouées à l’expropriation pour s’y introduire et voler tout ce qu’ils trouvent. (…) C’est ainsi que la nuit de jeudi à vendredi pour la deuxième fois cette semaine, un cambrioleur, qui a brisé une vitre, s’est introduit au café «  Paris-Brest « , rue de l’Académie, 2, exploité par M. Charles Crahay. Il a volé un combiné quadriphonique (radio-ampli-lecteur de cassettes) d’une valeur de 50.000 frs et la tête de lecture de la platine. (…° Certains habitants renonceraient même à partir en vacances car ils ont peur de voir leur maison ou leur magasin cambriolé durant leur absence.


-   La Gazette de Liège, lundi 3 juillet 1978
L’échangeur autoroutier, situé dans le quartier Ste-Marguerite à Liège, vient d’être l’objet d’un saccage en règle. Actuellement, le service communal des plantations procède à la décoration florale et l’engazonnement de ce site. Au cours de ces dernières nuits, des vandales ont pris le plaisir à détruire entre autres 51 peupliers, 27 pruniers, 95 rosiers, 3 tilleuls, 3 érables pourpres, 7 saules tortueux, 20 groseilliers sanguins, 27 ifs, 27 genévriers, 125 tagettes et 210 géraniums







-  « L’Avenir du Luxembourg », jeudi 23 septembre 1978

La nouvelle gare d’autobus de « Fontainebleau » recevra le transit de treize lignes d’autobus. ( article de Renée Raskin)






- « L’Avenir du Luxembourg », mardi 24 novembre 1978
Ouverture de l’échangeur routier de Fontainebleau. Les piétons sont heureux, mais les commerçants ne le sont guère :  en chemise et la corde au cou, ils ont protesté auprès de autorités

-  La Meuse, jeudi 28 septembre
Le site Naimette-Xhovémont-Hocheporte classé à Liège par Jean-Maurice Dehousse, ministre de la culture française. (…)  Les murailles de Hocheporte-Xhovémont ont parfois 12 mètres de haut. Elles sont patinées, rongées par le temps, elles ont souvent été restaurées. Elles ont l’aspect de remparts, en grès houiller, pierres calcaires et briques. Une végétation étonnante s’est incrustée dans le mortier des murs : rosiers Crimson, gloires de Dijon. Au printemps, les fleurs tombent en cascades. (…)



-  La Meuse, mardi 31 octobre et mercredi 1 er novembre 1978
Deux façades de la rue Sainte-Marguerite démontées et entreposées à la Chartreuse. Celles des numéros 42 et 44 qui présentent un intérêt archéologique, les immeubles datant du milieu du XVIII è siècle. (…)

-  Mardi 7 novembre 1978
Les commerçants de la rue Saint-Séverin : non au piétonnier. (…) Dans leur pétition, les commerçants rappellent qu’ils ont été mis à rude épreuve pendant plusieurs années (travaux divers dont ceux réalisés par la SNCB) (…)  Ils réaffirment leur volonté de garder leur rue accessible à la circulation des véhicules.


-  Vendredi 10,samedi 11 et dimanche 12 novembre 1978
La gare d’autobus qui vient d’être inaugurée à Fontainebleau, sera desservie par 13 lignes de la STIL et de la SNCV. (…) La gare de Fontainebleau à une longueur de 35 mètres sur 4 m de hauteur libre et la largeur des quais est de 3m15. Les deux bandes de circulation ont 3m50 de largeur.. Les piétons disposent de trois accès : * vers la rue Ste-Marguerite par un tunnel de 4 m de large et de 2 m50 de haut, prolongé par une rampe de 20 m de long prévue pour permettre l’accès aux handicapés ; * vers la rue Louis Fraigneux et de Hesbaye par un escalier extérieur. La gare est pourvue de locaux sanitaires et de deux cabines téléphoniques.

-  Mardi 28 novembre 1978

Vers 14h45, trois inconnus, basanés, probablement nord-africains, armés et le visage dissimules par des passe-montagnes en laine, faisaient irruption au bureau de poste de Liège 9, rue Agimont, 3. Ils faisaient coucher les 6 employés à terre, puis vidant les tiroirs, emportaient 566.000 frs. La police rapidement sur place ne les retrouva pas. (…) Publication d’un portrait-robot.


Merci aux journaux " La Meuse ", " La Gazette de Liège" et " L'Avenir du Luxembourg "   ! ! !
Merci à tous ces journalistes anonymes   ! ! !
Merci à l'Université de la Place du XX août de Liège   ! ! !