" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

jeudi 30 octobre 2014

Je suis plus intelligent qu'un trou noir




« En astrophysique, un trou noir est un objet céleste si compact que l'intensité de son champ gravitationnel empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper. De tels objets ne peuvent ni émettre, ni réfléchir la lumière et sont donc noirs ». C’est pô moi qui le dis, c’est wikipédia , t’as qu’à voir…
Donc un trou noir, c’est une sorte de brute épaisse, sans cerveau, qui a la seule préoccupation  d’attirer à lui des planètes, des étoiles, des galaxies, la lumière et de les bouffer, sans réfléchir au mal qu’il fait. Le trou noir, c’est quelque chose de primaire, très crétin donc, et «  con comme la lune » si j’ose dire. Beau tableau, franchement ! Y a pas photo : je  me sens et je suis nettement plus intelligent que ce machin même pas un peu futé.

L’intelligence, se mesure aussi par le fait que l’on est capable de porter de l’affection à des êtres. C’est pas que j’aime des tas de gens ; faut dire que ce n’est pas trop facile , enfin au moins môa, je fais ce que je peux… Par contre, j’ai beaucoup aimé mes chats. Le premier, Mimine – offert en 1981 par mon amie Françoise – , vécut 17 ans ; puis Nènette – ah ! la câline Nènette ! - ; puis Chausette, PirouetteCacahouète ;  Blanche (toute blanche) et Sqwatt toute noire, si menue, si fragile, qui mourut de tristesse dans mon studio en 2008. Oh oui, je les ai tant aimés, mes chats. Un trou noir n’aime pas les chats, il n’aime rien du tout, il est très con et je soupçonne donc qu’il n’est pas (trop) intelligent (voire pô du tout).

J’aime à faire des sudokus (c’est Simone, une collègue, qui m’a appris).Des faciles. Un par jour, avec une bonne bière: une Jup ou une Guiness. Dans un de mes bistrots préférés à Lîdge. Il faut tout de même un minimum de jugeote pour réussir un sudoku. Pensez-vous un seul instant qu’un trou noir puisse réussir un sudoku, vous ? Non, cela le dépasse, il vous dira qu’il a autre chose à faire, à savoir engloutir tout ce qui passe autour de lui. Un trou noir c’est juste un glouton. Un trou noir, c’est très con !


Pensez-vous qu’un trou noir puisse écrire un article intitulé «  je suis plus intelligent … qu’un gluon ? ». Nan ! D’abord, un trou noir n’a pas d’ordi, il bouffe, c’est tout. Je soupçonne même qu’il n’a pas la conscience d’exister. Moi si ! :  vu que j’écris un article sur mon ordi : « Je suis plus intelligent qu’un trou noir ». J’écris donc je suis. C.Q.F.D. ! ( ce qu’il fallait démontrer). Le jour où un trou noir aura la conscience d’exister, faites-moi signe (c’est pas demain la veille !)


                                                                                               Catinus

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J'ai soumis ce court texte à un site littéraire. Voici ce que cela donne :

http://www.critiqueslibres.com/i.php/forum/sujet/12056


Jean d'Ormesson : " Voyez comme on danse "



Ce roman date de 2001. Le narrateur se trouve dans un cimetière où, avec de nombreux amis, il rend un dernier hommage à son ami Romain. C’est l’occasion de nous raconter le parcours de plusieurs personnages dont Margault Van Tulip et de sa fille Marina dont Jean tomba jadis amoureux. Nous naviguons alors en Grèce, à Paris, en Italie, à Londres, à New York dans les années d’avant-guerre, durant la guerre, et jusqu’à la fin du 20 ème. A souligner que tous ces personnages, souvent hauts en couleurs, ne sont pas des prolos … L’histoire n’est – peut-être ? - pas d’un très grand intérêt mais elle est truffée de quelques perles, dont ce qui suit.


Extraits :


-  Tout le monde aimait Romain. Et moi aussi, j’aimais Romain. C’était la fête à Romain. Il était mort : tout le monde l’aimait. C’est la règle : on aime les morts. Ils ne vous font plus de mal. Ils ne vous font plus d’ombre. Et pour compliquer encore un peu les choses, même quand il était vivant, j’avais aimé Romain que j’ai tant détesté…

-  Nous nous tenions en silence autour du corps de Romain. Il n’y aurait pas de discours puisqu’il n’en voulait pas. Nous le laissions s’effacer, selon sa volonté. Il était parmi nous encore quelques minutes. Les uns priaient sans doute. Pour lui. Pour le salut de cette âme à laquelle il ne croyait pas. Et aussi pour eux-mêmes. Les autres essayaient de se souvenir de ses traits, de leurs rencontres avec lui, de leurs conversations. D’autres encore pensaient à n’importe quoi, à leurs amours, à leurs affaires, à leurs rendez-vous de la journée, ou à rien du tout. Beaucoup avaient du chagrin et quelques-uns s’ennuyaient.

-  Je lui glissais le mot de Cioran : «  Dieu doit beaucoup à Bach «. ( ou Bach a fait beaucoup pour Dieu)

-  Quels que soient les sentiments d’un père pour son fils, et encore plus pour sa fille – et j’en connais qui les poussent jusqu’à une espèce de folie -, l’amour d’une mère pour l’enfant qu’elle a porté en elle est quelque chose que les hommes ne peuvent pas imaginer.

-  . A chaque seconde, cent milliards de neutrinos traversent, à notre insu, chaque centimètre carré de notre peau avant de parcourir la Terre de part en part et de poursuivre leur course dans l’espace vide et pourtant surpeuplé. Le premier neutrino venu est capable de franchir, sans le moindre dommage et sans que son mouvement en soit modifié si peu que ce soit, une épaisseur de plomb de plusieurs milliers de kilomètres.

-  Aucun pays dans le monde entier ne vénère ses écrivains à l’égal de la France. Aux Etats-Unis, en Chine, dans le monde arabe, en Allemagne ou en Suisse, écrire est une profession, le plus souvent ignorée du grand nombre et parfois méprisée. En France, c’est un sacerdoce qui relève encore de la légende et de la mythologie. (…) Ce qui s’est écrit chez nous depuis un demi-siècle est souvent honorable et ne casse pas trois pattes à un canard. Le prestige du livre français s’est effondré.

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-  Une interview de Jean d’O à propos de ce livre :

-  Olivier Barrot présente le livre :

lundi 27 octobre 2014

Les neutrinos, espions de l'univers ?




Le neutrino est une particule élémentaire dont l’existence a été postulée en 1930 par Wolfgang Pauli. Sa masse est proche du zéro. A chaque seconde, cent milliards de neutrinos, ces particules fantomatiques en provenance du Soleil, traversent, à l’insu de notre plein gré, chaque centimètre carré de notre peau avant de parcourir la Terre de part en part et de poursuivre leur course dans l’espace vide et pourtant surpeuplé. Le premier neutrino venu est capable de franchir, sans le moindre dommage et sans que son mouvement en soit modifié si peu que ce soit, une épaisseur de plomb de plusieurs milliers de kilomètres. Les neutrinos, on s’en doute, sont difficiles à distinguer et leur rapports avec la matière sont extrêmement distants.
Or, il est à peu près certain que ces particules élémentaires soient de véritables petits espions de notre univers, qu’ils transmettent des informations en temps réel.

Si on peut concevoir que notre univers n’a pas de sens, on peut aussi, a contrario, concevoir et admettre que notre univers en ait un, autrement dit, une raison d’exister. (remarquez que j’emploie le  terme « notre univers » ce qui suppose qu’il en est d’autres, mais fermons la parenthèse). Si notre univers  a un sens, il doit obéir, d’une part, à certaines lois, mais également remplir certaines obligations. Par exemple : si notre univers a «  décidé » d’être en expansion, alors il faut qu’il suive le bon chemin. Les neutrinos veilleraient au grain… Sic !

Encore plus fort. Le monde scientifique admet que la vitesse impossible à dépasser dans notre univers est celle de la lumière, soit 300.000 km à la seconde (merci monsieur Einstein !). Au-delà de cette limite, les données changent : nous entrons dans … le temps négatif. Or, il vient d’être calculé que la vitesse d’un neutrino dépasse de 6 kilomètres la vitesse de la lumière (il paraît que les frères Bogdanoff n’en ont pas dormi !). Donc, on peut penser que les informations que sont capables de donner nos neutrinos le sont, non seulement en temps réel, mais également … dans le passé ! (ça vous en bouche un coin, là).

Mais à qui ou à quoi les neutrinos envoient toutes ces informations ?, me direz-vous ?  Ce sera l’objet d’un plus que probable prochain billet.


                                                         Catinus, de Liège, Belgium
                      (qui ne fait pas encore partie du monde scientifique mais, de sources bien informées, cela ne saurait tarder …)


Une courte vidéo sympa :

dimanche 26 octobre 2014

" Un jour, un destin "





Vous appréciez l’émission «  Un jour, un destin «  de Laurent Delahousse sur France 2  qui retrace la vie un peu moins connue de certaines stars ?  Savez-vous qu’il existe de nombreux épisodes visibles gratos sur ne Net ?


En voici une petite sélection, en vrac :


- Jacques Dutronc et Françoise Hardy:

- Marilyn Monroe:

- Patrick Dewaere:

- Coluche:

- Serge Gainsbourg:

- Renaud:

- Annie Girardot:

- Simone Signoret:

- Louis De Funès:

- Johnny:

- Roman Polanski:


- Brigitte Bardot:

- Mireille Darc:

Le Tout ici:




Purée ! Ya Beaucoup de tragédie là-dedans !

vendredi 24 octobre 2014

Georges Simenon : " Monsieur Gallet, décédé "




Emile Gallet a épouse, fils et maison. On croit qu’il travaille comme représentant de commerce mais voilà belle lurette que notre homme mène une double vie. On le retrouve mort dans un hôtel, flingué par deux balles sans oublier une blessure aussi mortelle que fatale, en plein cœur, faite au couteau. Maigret mène l’enquête qui s’avère difficile et passablement compliquée. Si on voulait étaler des mots-clés de ce roman, on obtiendrait ceci : achat d’un nom de noblesse, pressions familiales, maladie du foie, prescription, suicide + cette citation «  vous l’avez dit, monsieur de Saint-Hilaire ! Il n’y a pas de crime ! … Il n’y a pas d’assassin, pas de coupable ! … Il n’y a personne à jeter en prison. »

Un excellent Maigret si vous aimez une histoire assez complexe.


Extraits :


-  (à propos de Maigret) Il pesait ses cent kilos (…)

-  Ecoutez, vieux ! Je n’en peux plus ! Je vous admire, mais vous ne pesez pas vos deux cent dix livres.

-  Le commissaire eu honte de se sentir si lourd.

-  A mi-côte, Maigret du descendre de machine et pousser son vélo.

-  Un révolver automatique de précision, de modèle courant, sortant sans doute de la fabrique national d’Herstal.

mercredi 22 octobre 2014

Prostitution à Liège en 1993



Voici des extraits d’une assez longue série signée par Nicole Jacquemin dans le journal «  La Meuse » de la semaine du 11 au 15 octobre 1993.



A Liège, il y a différentes manières de se prostituer. Bars (quartier des Guillemins, ancien route de Bruxelles), salons (centre-ville), annonce, racolage. Les racoleuses (une cinquantaine identifiées à Liège) ne sont pas aimées des pros et de leurs protecteurs. Il n’est pas rare qu’elles soient chassées sans ménagement. Pour avoir fait de la concurrence à ces dames installées qui paient cher le loyer de leur salon. A Liège, les racoleuses accrochent le passant surtout place Saint-Denis et rue de la Cathédrale, au coin de la rue de la Cathédrale et de la rue Souverain-Pont. Elles se prostituent dans un hôtel de passe ou dans une voiture. Sans mesurer le danger. Ces jeunes femmes – fanées par leur choix de vie – sont principalement des héroïnomanes. Accroc, elles ne pensent qu’à se fournir l’argent qu’elles dépenseront aussitôt «  gagné «  « en montant à «  Maas « ou chez le dealer local qui leur fournira leurs drogue. Le lendemain, la recherche infernale reprendra.



* Proxénétisme hôtelier.

A Liège-ville, cent-cinquante salons sont répertoriés, deux cent cinquante filles y « tournent ». Ces salons sont surtout rue du Champion, de l’Agneau, Florimont. Loués chers par les propriétaires, souvent des bourgeois installés… l’argent n’a pas d’odeur. Les loyers varient souvent de 1.500 francs par jour et par fille. Elles font les pauses, elles paient ; parfois le propriétaire sous-loue et les filles «  s’arrangent «  entre elles. (…).
Parmi les filles travaillant en salon, un quart, estime-t-on, sont des femmes mariées. Monsieur va au boulet le matin, thermos et tartines dans la serviette, madame va au salon … Ces macs-là, on les appelle des « Julos-casse-croûte « . (…)

Dans le quartier de la gare des Guillemins, on peut trouver de nombreux salons et des bars. Rue Varin, rue du Plan Incliné et dans des rues adjacentes.

 * En privé

 La prostitution en privé a pris aujourd’hui un nouvel essor. Dans une annonce, un texte court suivi d’un numéro de téléphone. Parfois, c’est un répondeur qui parle d’une voix qui se veut envoûtante : «  Bonjour, monsieur, c’est gentil de penser à moi. J’ai hâte de vous cajoler. Je vous attends dans mon univers de parfum, d’érotisme et de sensualité. A partir de 2.000 francs. J’ai 19 ans, je vous offre ma jeunesse. «  Les annonces dans les journaux suivies d’un numéros de téléphone sont de plus en plus nombreuses. (…)
Six mille filles ont «  tourné «  à Liège depuis vingt ans. (…) La grande majorité des filles sont Belges, la majorité des étrangères sont Françaises ; il y a des Hollandaises, des Polonaises, des Ghanéennes. (…)
Les filles qui sont placées en bar à hôtesses tournent plus rapidement, après un mois en général.

* Ce que dit la loi

En Belgique, la prostitution n’est pas un crime ni un délit. La prostituée cependant tombe sous le coup de la loi si elle fait du racolage. L’article 300 bis du code pénal dit : «  Sera puni d’un emprisonnement d’un an à cinq ans et d’une amende de cent francs à cinq mille francs 1. quiconque aura embauché, entrainé en vue de débauche et de prostitution une personne majeure ou mineur ; 2. Quiconque aura tenu une maison de débauche et de prostitution ; 3. Le souteneur, soit celui qui vit en tout ou en partie aux dépens d’une personne dont il exploite la prostitution. (…)

* Huit millions par année

Les salons ne sont pas taxés. (…) A Liège, il y a 54 établissements (bars et clubs) qui sont eux taxés. La taxe communale à charge d’ l’exploitant (uniquement) est de 60.000 francs par an et par fille déclarée. Ce qui rapporte à la ville quelques huit millions de francs par an. (…)



*  Trois grandes catégories

A Liège, la prostitution sauvage de petites toxicomanes se développe (…) Mais la toxicomane est une mauvaise prostituée pour un maquereau car elle ne représente aucune stabilité.
Deuxième type de prostitution, par annonces. Souvent ces filles travaillent en indépendantes, «  statut «  qui n’existe pas à paris ou à Marseille mais qui est très fréquent à Liège. Une fille de caractère peut tenir tête, travailler seule, car le milieu est loin d’être structuré.
Troisième catégorie, celle du « Julos-casse-croûte « , des gigolos à l’état pur, beau gosse, beau parleur, fainéant.

* Des filles contraintes

« On se trompe quand on pense que ces filles venant de l’étranger sont abusées, qu’on les séquestre, qu’on leur confisque leur passeport. Elles viennent de régions pauvres où on se prostitue pour quelques dollars parce qu’il faut bien vivre, il faut manger. Et ces malheureuses filles pensent qu’ici tout le monde est riche et qu’elles vont gagner beaucoup d’argent. » (note : propos tenus par un policier)

* Les ASBL qui aident

A Liège, Espace P. (rue Souverain-Pont) et l’Asbl «  Le Nid »   (place Xavier Neujean »  travaillent en milieu professionnel ( …)

* Causes et motivations

Beaucoup de celles qui font ce métier ont connu des difficultés dans l’enfance ou l’adolescence. Une mineure fugue, c’est l’engrenage. Il y en a, parmi celles qui font le métier, qui l’exercent par amour de l’argent, un certain train de vie. D’autres parce qu’elles connaissent des difficultés financières. D’autres parce qu’elles sont tombées amoureuses d’un type sans vergogne. D’autres, enfin parce qu’elles se droguent.

* Qui sont-elles ?

Leur niveau
Les prostituées en salon : 67 p.c. des filles sont «  sans profession ». Parmi les autres : femme de ménage, commerçante, représentante de commerce, coiffeuse, fille de comptoir, puéricultrice, hôtelière, sténodactylo, garde-malade, infirmière, …
Les serveuses : le même pourcentage, 67 p.c.
Les masseuses (prostitution en salon) 42 p.c. sans profession. Les autres sont des femmes de tous niveaux, confrontées pour la plupart à des problèmes financiers (divorce, endettement).
Leur nationalité
Parmi ces dames des salons : 85 p.c. sont de nationalité belge ; 8,4 p.c. sont Françaises ; 4,9 p.c. sont Italiennes.
Parmi les serveuses poussant à la consommation :76,6 p.c. sont Belges ; 9,4 p.c. sont Françaises ; 3 p.c. sont Italiennes.

* Tarifs

En salon, le tarif est en général d’un millier de francs par quart d’heure. Ce temps passé, le client est invité à payer à nouveau ou à s’en aller. La prostitution monnaie ses charmes et son temps. La prostitution à domicile est plus chère. Parmi celles qui l’exercent, des filles qui ne sont pas de vraies professionnelles, qui ont quitté le trottoir pour s’installer en privé. Il y a à Liège 40 à 45 lieux privés. Ce type de prostitution connait beaucoup de succès auprès des clients qui recherchent la discrétion. Mais les hôtesses courent le risque de dénonciation : Onem, Office des contributions notamment. Ou le risque d’une agression. Il existe évidemment des tentatives de récupération de ces dames par des proxénètes, tentatives en général dénoncées à la police.

En bar, les filles travaillent au pourcentage et elles partagent avec le patron de l’établissement quarante-soixante (soixante au patron), ou cinquante-cinquante. En principe, on ne s’y prostitue pas.
Les clubs à hôtesses n’ont pas de vitrines. Ces établissement ouvrent en soirée, sont fréquenté notamment par des cadres d’entreprises, des politiciens ou des professions libérales, une clientèle qui dépense de l’argent pour passer une soirée dans une ambiance feutrée auprès de femmes non-farouches.
Il existe des coins d’isolement où un service personnalisé est rendu. Ces établissements sont des débits de boisson. En principe, on ne s’y prostitue pas. (…)




* A Seraing

A Seraing, il y a 150 filles en salons et en bars, établissement tous situés dans un périmètre assez étroit. Les bars, il en reste 6, rue de la Glacière. Les salons sont principalement rue Philippe de Marnix. On en trouve aussi rue Goffart, rue de la Glacière et rue Bruno. Au coin de la rue Bruno et de Marnix, une cour. Une dizaine de maisons délabrées dont l’arrière donne sur une cour. Des filles s’y relaient. Il y a plusieurs salons par maison. C’est la Cour de Miracles, dit-on à Seraing.


Merci au journal «  La Meuse «   ! ! !
Merci à Nicole Jacquemin ! ! !
Merci à la bibliothèque de l’université de Liège ! ! !

dimanche 19 octobre 2014

Amélie Nothomb : " Les Catilinaires "






Emile et Juliette Hazel sont retraités . Ils habitent depuis peu à la campagne. Chaque après-midi, de 16 h précises à 18h , leur voisin, Palamède Bernardin , médecin à la retraite, vient s’installer chez eux et, prostré dans un fauteuil,  il ne dit rien, ne fait rien, se bornant à répondre aux questions par de laconiques : oui / non. Un jour, nous faisons la connaissance de la femme de cet importun, Bernadette, une sorte de pieuvre surnommée par leurs hôtes de «  kyste «. Comment s’en débarrasser ? Et une fois que l’on s’en est débarrassé, qu’advient-il alors ?

Dans ce récit, encore une fois très cocasse , Amélie Nothomb semble vouloir nous faire passer un « message « , pareil à la moitié de la maxime de Georges Simenon, son illustre compatriote, : «  Ne pas juger « .
Du très bon Amélie !



Extraits :

-  (…) je me retournais dans mon lit, en pestant contre Bernanos qui affirmait que l’insomnie était le comble de l’aboulie (*). Evidemment, quand on a la foi qui déplace des montagnes, dormir doit être un jeu d’enfant.
                                              (*) aboulie, synonyme de manque de volonté

-  Il m’était enfin donné de comprendre le mythe de Pénélope : n’anéantissons-nous pas tous, la nuit, le personnage que nous nous composons le jour, et réciproquement.

-  Etre malheureux en juin est aussi inconvenant que d’être heureux en écoutant du Schubert. C’est ce qui rend ce mois intolérable : pendant trente jours, le moindre état d’âme convainc de sa propre impolitesse. Le bonheur forcé est un cauchemar.



En bonus :

-  La légende de la forêt de lilas :


- Le sacre du printemps :

samedi 18 octobre 2014

" En-dessous de la ceinture "









C’était fin des années ’70. Je créchais dans une chambre garnie, rue Sur-La-Fontaine, à Liège. Je ne me rappelle plus trop bien pourquoi, mais je m’étais mis en tête de « faire du théâtre ». Je fis quelques essais dans des troupes de maisons de jeunes et de la culture. Mais tout cela n’était guère brillant ; ce bide, je le mis sur le compte des metteurs en scène et des acteurs que je jugeai «  très locaux «. Mon but ultime était, comme de bien entendu, de faire du cinéma. Je tournai dans deux courtes séquences pour les films «  Jambon d’Ardenne «  et « Home Sweet Home «  mais elles n’apparurent jamais sur le grand écran. Et pour cause : elles avaient été tout simplement mises à la poubelle. Pourtant « on »  m’avait promis …

Enfin brefle ! c’est alors que je me mis en tête de devenir journaliste. Un mien camarade de bistrot m’avait fait sous-entendre qu’un grand quotidien, bien connu de la capitale, cherchait de «  jeunes » journalistes. «  Tu te taperas sans doute la rubrique des chiens écrasés mais, en compensation, on te donnera l’occasion de briller par l’un ou l’autre article de ton cru », fit mon cama. J’acceptai le challenge et Boulevard de La Saufnière, on me donna l’occasion de faire mes preuves. J’avais en tête d’écrire une rubrique – qui devrait vite devenir assez retentissante, n’en doutons pas ! - sur la vie sexuelle des écrivains. Ainsi, j’avais déjà le début. J’explique : Jean-Pierre, un mien ami, qui était monté à Paris, m’avait remis quelques lignes de son père – qui lui-même était journaliste - ainsi rédigées :
«   Francis Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway se retrouvent ensemble à Paris. Un jour, Fitzgerald invite son ami à déjeuner et lui fait part d’un problème qui le tracasse profondément : d’après son amie Zelda, son pénis est trop petit pour satisfaire les femmes. Que doit-il faire ?
-  Pas de problème, lui répond Hemingway. Suis-moi.
Ils se rendent tous les deux aux toilettes. Quelques minutes plus tard, ils sont de retour à table.
- Tu vois qu’elle est normale …
- Non, répond Scott, elle est trop petite.
-  C’est parce que tu la vois de là-haut. Si tu la regardes de profil, elle est parfaite !
Encore une fois, Hemingway ne manque pas de ressources : ils quittent le restaurant pour se rendre ensemble au Louvre afin de comparer avec les statues … « 

Un bon début donc. Mais il me fallait une suite pour un premier billet. Je téléphonai à Jean-Pierre qui me dit «  Viens à Paris, j’ai pour toi un scoop, un document unique, que dis-je : exceptionnel ! «. Impossible d’en savoir plus, il fallait que je fasse le déplacement. Je pris donc le train. A l’époque, c’était tout un voyage qui durait de plombes – pas comme dans ces Thalys qui ressemblent à des paniers à salades, qui vont vite, certes, mais dans lesquels on ne voit strictement rien et où l’on éprouve cette désagréable impression de «  non-être «. Arrivé à Paname, Jean-Pierre insista pour que nous allions d’abord faire un tour rue Sainte-Anne où nous fîmes à peu près toutes les chapelles, y compris les boites homos – Jean-Pierre (qui avait bien changé, cela dit en passant) insista beaucoup . Il me laissa payer à peu près toutes les «  consommations », ce qui équivalait  - un rapide calcul fait sur le train du retour vers Liège-  à un bon mois de mon salaire de mon nouveau job de journaliste. Purée ! De retour au petit appart de J-P., il me montra enfin ce pourquoi j’étais venu à Paname. «  Tu vas voir, c’est de l’énôôôôrme ( J.P. se prenait pour le nouveau Luchini), c’est du trèèèès lourd ! ». Il ouvrit un tiroir et sortit un billet. Sur un bordereau à l’entête d’un hôtel de la rue Saint-André-Des-Arts, je pus lire ces quelques mots : «  Sartre a une petite bite », et en signature : «  Albert Camus ». Je restai bouche bée. «  C’est tout ? », dit-je mi. «  Attends ! Tu veux rire, c’est éééénorme ! « . Il me réclama – J.P. ne perd jamais le nord ! – pour ce «  scoop «  une somme qui dépassait l’entendement. On coupa la poire en deux. J’eus cependant la très désagréable impression d’être la seule poire dans toute cette histoire parisienne.

De retour à Lîdge, j’écrivis, avec un certaine rage, le premier article «  de mon cru «. Il parut un lundi matin. Des dizaines, des centaines de lecteurs écrivirent au bureau du journal en m’injuriant. «  Quel était ce crétin congénital qui se permettait de traîner dans la boue quatre parmi les plus grands écrivains du XXème ? «. L’on menaça même de résilier des abonnements… Mon compte était bon ! Ainsi prit fin ma courte carrière d’acteur et de journaliste-essayiste…

                                                                           Catinus


En bonus, Jean-Pierre de Miles Davis :

https://www.youtube.com/watch?v=v1_nUawMfeM

De Frank Zappa, "Penis dimension " :

https://www.youtube.com/watch?v=-JgWriSw5Fg


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J'ai soumis ce texte à un site littéraire. Voici le lien :



vendredi 17 octobre 2014

Liège en 1993





                                    Place Saint-Lambert en 1993


- La Meuse, mardi 19 janvier 1993
Toute la bible en wallon ? A Harzée, le révérend Jean G. Dumont a traduit du grec l’Evangile de Saint Jean … en wallon. Il vient de publier ce texte et  a bien l’intention de traduire l’Ancien et Le Nouveau testament. (…)



-  Jeudi 4 février 1993
François Duysinx joue  tout la gamme de son talent. Il est le fils du créateur de «  Cuzin Bébert «, Joseph Duysenx. Cet homme-orchestre liégeois est monté dès son enfance sur le carrousel des artistes pour ne jamais plus en redescendre. (…)




-  Mercredi 17 février 1993
La Cathédrale Saint-Lambert : on l’immolait il y a 200 ans. Le 19 février 1793, l’Administration générale liégeoise votait, à l’unanimité, la démolition de cette «  Bastille « . (…)



-  Vendredi 9 avril
La nouvelle merveille de Liège. Double grand événement aujourd’hui dans la Cité Ardente : primo la réouverture du Musée d’Art Moderne de la Boverie qui est devenu ainsi un des plus beaux musées de Belgique. Secundo la présentation dans le même lieu d’une exposition hors du commun, celle du groupe Cobra (…)


-  Lundi 19 avril 1993
Un Danois prend de la hauteur. Pour la première fois de son histoire, Liège-Bastogne-Liège a vécu hier la victoire d’un Danois : Sorensen a battu Reminger au sprint. (…)


-   Mardi 20 avril 1993
3 ème festival international de Jazz à Liège. 5 salles, 30 concert, plus de 100 musiciens. (…)

-  Lundi 17 mai 1993
Musique, soleil et bonne humeur boulevard d’Avroy. Le dimanche «  A pied, à cheval, à vélo «  a attiré beaucoup de monde (…)



-   Mardi 25 mai 1993
Le quartier de Pierreuse fera la fête du 27 au 31 mai. Au programme le vendredi 26, Les Frères Brozeurs mettront l’ambiance. Ils joueront du rock-musette, feront leur propre revue de presse et causeront de sujets les plus divers : les nanas, l’amour, le sport, etc.



-  Samedi 5 juin 1993
 Des Pom-Pom pour les supporters du Standard






-  Lundi 7 juin 1993
Standard : le retour ! Dix ans après son dernier trophée, le Standard gagne la coupe de Belgique (2-0) devant une bonne équipe de Charleroi. (…)




-   Mardi 8 juin 1993
Place St-Lambert : l’affrontement continue. Le groupe SOS Mémoire de Liège ne désarme pas. Il lance un «  appel solennel «  aux présidents des partis francophones pour empêcher de nouvelles démolitions. (…)





                       Les frères Simenon. 
                     Marc au centre avec son épouse Mylène Demongeot, John à droite et Pierre  à gauche

-  Lundi 28 juin 1993
L’exposition «  Tout Simenon «  est accessible dès aujourd’hui et jusqu’au 31 octobre au Musée de l’Art Wallon, esplanade St-Georges, en Feronstrée n° 86 à Liège. Droit d’entrée : adultes 280 FB (…) Il vous est loisible de louer un commentaire de 45 minutes sur walk-man pour 100 FB (…)

-  Mercredi 7 juillet 1993
Première en Belgique : les chevaux pourront être enterrés dans le cimetière animalier de Liège, rue des Neuf-Journaux, juste derrière le cimetière pour humains de Ste-Walburge. (…)




-   Samedi 17 juillet 1993
L’exposition «  Tout Simenon «  plus vrai que nature. (…)




-  Dimanche 1 août 1993
Procès Softénon : le jury a répondu non à toutes les questions. Acquittement général. (…)

-  Lundi 2 août 1993
Le mort du roi Baudoin. La tristesse des Liégeois : «  J’en ai pleuré comme un gosse », nous dit Jean-Denys Boosart, le maïeur de St-Pholien. (…) l’hommage de la Province et de la Ville. (…)





-  mardi 10 août 1993

Lily Portugaels, « Prix Tchantchès-Nanesse 1993.




- Jeudi 12 août 1993
Simenon et Tchantchès cherchent Maigret. «  Li Téyate Dèl Clignète » joue ce vendredi pour les fêtes d’Outremeuse un spectacle de marionnettes «  Maigret a disparu » une création de Georges Vetters (…)


-  Samedi 28 août 1993
Hôpital de Bavière. L’entrée, la chapelle et quelques arbres : c’est à peu près tout ce qui resta de l’ancien hôpital de Bavière.




-  Lundi 11 octobre 1993
La vie secrète de Liège : descente en enfer ! La prostitution : comment elle s’exerce à Liège. Six mille filles ont tourné à Liège depuis vingt ans (…)  La grande majorité des filles sont Belges, la majorité des étrangères sont Françaises. Il y a  des Hollandaises, des Polonaises, des Ghanéennes. (…)




-  samedi 16 octobre 1993
5000.000 f pour le Balloir. Le Kiwanis Bruxelles Toison d’Or a remis un chèque pour l’œuvre de l’abbé Gerratz qui s’occupe à Liège de l’enfance défavorisée. (…)




-  Jedui 28 octobre 1993
  >  Trianon : Henriette Brenu (Titine ) joue le rôle d’Ortense dans «  Li Labeur dèl barak ».
  >  Le tour du monde en trente jours sous le chapiteau du Cirques Divers (en Roture)


-  Lundi 8 novembre 1993

Joseph Malchair, le chanteur de rues de St-Pholien-des-Prés, vient de mourir à 88 ans. (…) Il fut serveur dans de petits restaurants du Thier de Chévremont, ouvrier aux laminoirs de l’Ourthe, garçon de café à Chénée, jardinier et homme de peine à la maison de retraite des pères jésuites à Xhovémont. (…)


- Mardi 23 novembre 1993
Le parcours de la Joyeuse Entrée de nos souverains.




-  Mobilisation réussie à Liège. Des milliers de personnes se sont rassemblés Place St-Paul.                              Jeu : cherchez l’intru …

- Mardi 7 décembre 1993
Il faut sauver le parc d’Avroy. C’est l’appel lancé par Michel Foret et Nicole Anoul qui dénonce le manque d’entretien ( et même de saccage) de ce poumon vert du centre-ville. (…)



-  Mardi 7 décembre 1993
Iconoclaste, provocateur, génial Zappa. Le musicien rock est mort ce week-end d’un cancer à la prostate à l’âge de 52 ans (…)




-  Mercredi 8 décembre
Exclure les exclusions. Les exclus d’aujourd’hui, ce ne sont pas seulement les sans-abri (20.000). Ce sont tous ceux qui ont du mal à nouer les deux bouts comme ces 600.000 ménages, les jeunes qui n’arrivent pas à entrer sur le marché du travail, les plus âgés qui en sortent malgré eux. (…)




-  Mardi 14 décembre
Un écrivain liégeois à Paris. Jean-Claude Bologne (37 ans) vit dans la capitale française depuis 10 ans. Aujourd’hui, il publie un roman chez Denoël et une «  Histoire des cafés et des cafetiers » chez Larousse. (…)




-  Jeudi 16 décembre
Des grands-parents pour les petits du Balloir. L’abbé Gerratz devant sa dernière «  Maison heureuse », l’ancien Balloir de la place Ste-Barbe.




-  Mercredi 22 décembre

La crue la plus forte du siècle.





Et plus particulièrement dans le quartier Sainte-Marguerite




- la Meuse, jeudi 11 février 1993
L’exploitation de la misère à Liège. Les immeubles ghettos insalubres sont devenus un moyen facile de devenir riche. (…) 5.000 F  pour une chambre occupée par un individu ; 8.000 pour deux ; 11.000 pour trois. Et dans certains cas ; ils sont cinq ou six à s’entasser dans une pièce, à coucher sur des paillasses, c’est la triste vérité qu’a dénoncé Raphaël Miklaski (PRL) devant le conseil de Liège. (…)



-  Jeudi 18 février 1993

20 ans après, les marionnettes d’al Botroûle n’ont toujours pas la langue de bois. (…) Françoise et Jacques Ancion – seuls maîtres à bord après Tchantchès bonète – prouvèrent qu’ils sauraient mener leur barque à bon port. (…)



-  Samedi 20 février 1993
31 écoliers de l’école Agimont ( Liège) se mobilisent pour aider 31 écoliers de Croatie. (…)

- Mercredi 24 février 1993
Chasse aux immeubles ghettos. Neuf immeubles de la rue Firquet doivent être évacués pour la fin du mois. (…)

-  Samedi 27 février 1993
Liège : une quarantaine d’expulsés de la rue Firquet ont manifesté devant l’hôtel de ville. (…) Les 72 locataires ont surtout peur de ne plus pouvoir toucher d’allocations du CPAS faute d’acte de domiciliation. (…)



-  Samedi 10 avril 1993
Sainte-Marguerite : pas de terrains de jeux mais des poubelles sauvages. «  Lors de leur accueil, les candidats réfugiés devraient être informés des usages et des règles de vie en société » , dit un conseiller communal du quartier ( Raphaël Miklaski).

-  Mercredi 3 juin 1993
Basilique Saint-Martin : il faut encore 14 millions. Les travaux sont en bonne voie : un 3ème vitrail a repris se place, le chœur et l’abside seront bientôt restaurés. ( …)



-  Lundi 23 août 1993
Comme au Moyen-Age ! Depuis 10 jours, des nomades dorment à même le sol, sur le parking Goffin- Bovy de Sainte-Marguerite dans des conditions d’hygiène plutôt douteuses. (…) Des habitants du quartier, émus par cette situation, accusent les autorités communales et la police de fermer les yeux en attendant que ça passe. (…)



-  Jeudi 4 novembre 1993
Le Loup-Garou sort ses griffes aux Waroux. (…) Ce vaudeville sera à l’affiche de la salle des Waroux à Liège du 8 au 13 novembre.



-  Mercredi 17 novembre 1993
Mme Rose Dejardin, la centenaire de la rue Hullos, a fêté ses 101 ans en compagnie de ses amies. (…) Même si Rose est une célibataire endurcie, elle compte beaucoup d’hommes parmi ses amis, toujours heureuse de les retrouver pour une partie de whist. (…)



-  Jeudi 18 novembre 1993
La contestation des étudiantes en puériculture de la rue Hullos : ce n’est pas fini. Elles se plaignent notamment de l’exiguïté et du délabrement des locaux rue du Général Bertrand mais aussi d’horaires surchargés. (…)



-  Vendredi 31 décembre 1993
Sainte-Marguerite : un quartier qui meurt. Le conseiller communal liégeois, Claude Emonts, adresse une lettre ouverte au bourgmestre Schlitz. «  Il faut plus de policiers et un peu plus de répression. « 


Merci au journal «  La Meuse » et à ses journalistes anonymes ! ! !

Merci à la bibliothèque de l’Université de Liège, place du XX août ! ! !