" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

samedi 29 novembre 2014

Contre la réforme de l'orthographe



Heureusement,  il est encore des personnes qui sont contre la réforme de l’orthographe. L’un d’entre eux est François Cavanna  - que l’on peut difficilement taxer d’élitiste -. Rappelons qu’avec quelques amis, il fut le fondateur de «  Charlie-Hebdo » et de « Hara-Kiri ». Il est l’auteur de romans de tout premier ordre tels «  Les Ritals », « Les Russkoffs « etc. Il est également l’auteur de «  Mignonne, allons voir si la rose » qui, de bout en bout, est un éloge de la langue française.
 Voici des extraits concernant la réforme de l’orthographe. Pour rappel, Cavanna nous a quitté au début de cette année 2014 à l’âge de 90 ans.



«  A douze ans (de mon temps), chaque Français savait écrire correctement sa langue, même s’il butait sur quelques malicieuses vacheries (…)  En tout cas, personne ne trouvait l’orthographe injuste, tyrannique, élitiste, méprisante pour le bon peuple aux mains calleuses. On s’y montrait excellent, moyen ou médiocre, le dictionnaire était là pour un coup, et même si l’on coupait un « m » à « commode », ou si l’on collait un « r » de trop à « intéressant », on n’en faisait pas une maladie. On avait bien d’autres sujets de soucis. »
                      (…)
«  Or, à qui servira-t-elle, cette réforme ? Pour qui la fait-on ? On la fait pour des gens qui ne lisent pas, qui liront de moins en moins, qui n’écriront pas davantage. On la fait pour ceux qui ne s’en serviront pas. C’est en lisant qu’on apprend à écrire. Pas en ânonnant du «  par cœur ». En lisant, l’orthographe s’acquiert, par assimilation inconsciente. Pas seulement l’orthographe : tout l’art de convaincre et d’émouvoir en arrangeant des mots, l’art d’être clair, précis et aussi, pourquoi pas, l’art de faire beau… Pourquoi donc « simplifier » l’orthographe à l’usage des gens qui lisent  et écrivent sur un magnétophone ? Réponse : pour qu’ils puissent décrocher leur bac ! »

                      (…)

«  On réforme l’orthographe, admettons. Mais le fameux accord du participe passé conjugué avec «  avoir », qu’en fait-on ? (C’est juste un exemple.) Il ne s’agit plus là de fantaisies étymologiques, de double « n » abusifs ou de « ph » fossiles, mais bien du mécanisme même de la phrase française ! Or, il se trouve que c’est là une des plus fréquentes occasions de fauter (pour quiconque ne comprend rien de ce qu’il écrit !) »


            (…)

«  L’orthographe française ? Un raffinement d’aristocrates. Un divertissement pour «  élites «  compliqué à loisir afin de rebuter le peuple … » L’ai-je entendue, l’ai-je lue, cette thèse ingénieuse, séduisante par sa nouveauté … et pute à faire vomir ! Pour ceux que vous appelez «  le peuple », ceux qu’avec un mépris ingénu vous osez appeler «  le peuple », la lecture même est devenue une affectation d’élitisme et divertissement d’aristocrate. Ils savent à peine lire, ils ne sauront bientôt plus du tout, non parce que l’orthographe trop raffinée les rebute, mais parce qu’ILS N’AIMENT PAS CA ! » (…)

             (…)

«  Une des principales sources de désespoir pour  les étranger, et aussi pour les Français pas très doués, est l’existence des homonymes, ces mots qui sonnent à l’oreille de la même façon mais ne signifient pas du tout la même chose. Ils ont en général une orthographe différente, pas toujours cependant. Une réforme de l’orthographe qui voudrait vraiment rendre service à l’usager – après tout, c’est l’objectif proclamé, non ? – devrait, entre autres, supprimer ces ambiguïtés fâcheuses. Prenons l’exemple, tellement typique, du son « so « . Ce monosyllabe clair et sonore, efficace assemblage d’une sifflante bien aigre et d’une voyelle tout ronde, s’applique à : « seau », «  sceau », « saut », « sot » et peut-être à d’autres que j’oublie. Tous ces mots viennent du latin, certes, mais de racines différentes et nettement tranchées. En italien, frère quasi jumeau du français, les mêmes racines latines ont donné des mots actuels que l’oreille ne peut absolument pas confondre. « Sechio », « sigillo », « salto », « stolto », qui se traduisent , dans l’ordre, par «  seau », « sceau », «  saut », et « sot », ne sont pas homonymes. (…) »

                   (…)

«  Mais j’y pense : s’ils réforment l’orthographe, il faudra réimprimer tous les classiques ! Et même tous les textes importants (qui décidera de leur importance ?) parus avant la réforme ! Car les chers petits qui auront été élevés dans la nouvelle mode seront devant ces antiquités aussi perdus qu’un vendeur de Cocotte-minute d’aujourd’hui devant la chanson de Roland en version originale … Je suppose alors qu’il sera enseigné une orthographe à deux vitesses, dont une sera réservée à l’élève qui poursuivra des études universitaires au-delà de la licence ès lettres. Pour la masse, les œuvres de Molière, de Hugo, de Balzac, de Dumas, de Proust … ou de Cavanna ne seront accessibles que dans la mesure où l’éditeur estimera leur réimpression selon les nomes nouvelles d’une rentabilité prospective justifiant la mise en chantier. » (…)


(…)


«  Je vais me faire traiter de passéiste, ce qui est la façon polie de dire «  vieux con », et même, implicitement, «  vieux con de droite ». Car on ne fera pas dans le détail. Tu es contre la généreuse, égalisatrice et progressiste réforme de l’orthographe, DONC tu es aussi pour la peine de mort, pour l’école des curés, pour la reconduction des immigrés basanés à la frontière à coups de pied dans le cul, pour les vigilantes milices de citoyens armés, pour l’église intégriste, pour la femme aux casseroles, contre l’avortement, la pilule et l’accouchement dans la joie, pour l’accroissement du budget de l’armée et, vu ton âge, tu cultives la nostalgie des bons vieux temps vert-de-gris devant un portait du Maréchal . La réforme, c’est le Progrès. Qu’est-ce que le Progrès ? Ce qui est nouveau. Quel est le contraire du «  progrès » ? Réponse: « ringard ». Surtout, surtout, ne pas être ringard ! La réforme est dans le vent. Les médias vont donner à fond la caisse. Comme, bien obligée, la gauche se rangera derrière les enseignants, c’est-à-dire du côté de la réforme. (…)"

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Ma «  critique «  de « Mignonne, allons voir si la rose », c’est par ici :

http://catinus.blogspot.be/2013/11/francois-cavanna-mignonne-allons-voir.html

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J'ai proposé cet article signé Cavanna sur un site de lecture. Voici quelques réactions :



Interview de Bernard Fripiat pour son livre : " Au commencement était le verbe " :






vendredi 28 novembre 2014

André Baillon : " En sabots "




                                                                     André Baillon


André Baillon est né à Anvers en 1875 et est décédé à St-Germain-en Laye en 1932. De 1903 à 1910, il va vivre à Westmalle , dans le Limbourg belge, avec une certaine Marie ; ils deviennent éleveurs de poules. C’est en langue française que Baillon écrit ce roman initialement intitulé «  Moi quelque part ». Il nous décrit donc sa compagne Marie, les trappistes, leurs voisins les Baerkaelens trois frères et sœur, spitz leur chien, leurs 200 poules, les chats, le cochon, d’autres villageois,  etc.
Si l’histoire se déroule en Flandre, elle aurait très bien plus se passer ailleurs en Belgique, en Ardennes par exemple.

 Voici, sans aucun doute, un des plus merveilleux livres belgo-belges qui soit.

Pointons particulièrement les chapitres intitulés : la mort de la poule (les quatre dernières pages de « révolution »), agonie des poules, le cochon, l’évadé, les crêpes.
Et ces extraits :


- Prière : Ô doux Jésus, vous avez mal. Des clous percent vos paumes, votre nombril bâille comme une autre plaie, (…). Ainsi vous avez pris sur vos épaules les souffrances de la terre. Vous les avez prises toutes : c’est très bien ; faites qu’il n’en reste plus pour les autres.

-  C’est Phrasie qui ensevelit ceux qui meurent au village ; elle aussi qui emmaillote ceux qui viennent. De la naissance à la mort, on peut dire que, dans la région, chacun lui montre, au moins une fois, son derrière.


-  Le cimetière entoure l’église. C’est meilleur pour les morts. Ils entrent d’un bond dans la tombe, tout chauds encore de prières, et les bénédictions qu’on a versées sur eux n’ont pas le temps d’éventer.

jeudi 27 novembre 2014

Robert Ruwet sur les planches


Robert Ruwet dans son élément naturel. ..
 Il m'a donné l'autorisation de publier ces photos prises à main levée au départ de deux dvd.

Désolé, ces photos ne sont pas de grande qualité ...



           ...de la pièce de théâtre " Quelle santé !  " de Renaud Bruneau, mise en scène de Pierre Villers
                                                                       jouée au " Studio Théâtre "





                ... de la pièce " No man's land " de Robert Ruwet et Fabrice Ruwet


   
                                     ... Les Ruwet, fils et père : Fabrice et Robert ...


                                                              Robert


                                                            Fabrice





                                       " Je veux voir Mioussov "


                                         Robert Ruwet et Guy Villers


mardi 25 novembre 2014

Nadine, fille de joie




Une vraie fille de joie. Frisée et accorte, Nadine, 24 ans, transpire la joie. D’ailleurs, de joie, elle est fille. C’est libre qu’elle comparait devant la Chambre à Trois Juges du Tribunal correctionnel de Liège pour atteinte à la pudeur et outrage aux mœurs. En août, alors qu’elle était «  serveuse élégante » dans un bar de la rue Varin à Liège, elle reçut la visite de quatre jeunes garçons ( dans le vent) de 15, 16 et 17 ans qui, curieux comme on l’est à cet âge-là, «  désiraient voir ce qui se passait derrière cette façade ». L’un d’eux, en présence de ses copains, aurait bénéficié de caresses réciproques, le tout en échange d’un billet de mille francs.

Le Juge titulaire : Et les autres jeunes gens, que faisaient-ils, pendant ce temps là … ?

Nadine : Ils regardaient, émettaient des avis et se caressaient la quéquette.

Le second juge : Et il a duré longtemps, ce manège ?

Nadine : Je ne me rappelle plus trop bien … Attendez … Oui, une petite heure … On a rigolé, sans plus. Ils me racontaient leurs vies.

Le troisième juge : Dites donc, vous ne demandez pas cher, vous … Je veux dire par rapport à vos consœurs,… euh ! si j’ose les nommer ainsi, chers collègues …

Nadine : Pourquoi ? Ça vous intéresse ?

Le troisième juge : Dites donc ! Je ne vous permets pas !

Le juge titulaire : Revenons à nos moutons.  Qu’avez-vous comme formation, mademoiselle ?

Nadine : Vous voulez dire mes diplômes, je suppose ? J’ai juste fait mes primaires.

Le second juge : Vous n’avez jamais songé à faire autre chose que « serveuse » ?

Nadine : Quoi ? … Travailler en usine ?.. (voyant que les Trois opinent du bonnet, elle poursuit) : J’ai bien été chez « Palmolive » mais je sentais le parfum matin-midi-et soir et mon p’tit ami m’appelait «  Bébé Cadum ». Beuaarrrkk ! Puis chez « Taf » et là je sentais le tabac matin-midi-et soir. Puis à l’embouteillage à Chaudfontaine où j’ai chopé des migraines gravos. Ça suffit ! D’ailleurs, j’aime pas les cheffes ! Ici, je suis mon maître.

Le juge titulaire : Oui ! Façon de voir … Et vous comptez travailler longtemps dans les bars ?

Nadine (formelle) : Jusque 30 ans. Après, je me trouve un homme, de préférence un qui a de la galette, peu importe l’âge ou la tronche.


Monsieur l’avocat demanda pour la belle une suspension du prononcé de la peine. Accordée !

 Nadine est sortie plus rayonnante que jamais !

                                                                                          Catinus

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J'ai proposé cette histoire sur un site littéraire. En voici les commentaires :

http://www.critiqueslibres.com/i.php/forum/sujet/12098

samedi 22 novembre 2014

Guy Delhasse : " Le monde est une chanson "




Avec sa guitare à douze cordes, Guy Delhasse nous emmène de par le vaste monde. Paris, Toulouse, Montréal, New York, San Francisco, Los Angelès, Liverpool, Saint-Malo, Ostende, Bruxelles. Il les salue toutes à travers un récit de voyage et quelques extraits de chansons francophones signées : Renaud, Montand, Le Forestier, Yves Simon, Charlebois, Nougaro, Brigitte Fontaine, Patricia Kaas, Marie Warnant et tant d’autres, …
Et c’est épuisé mais ravi qu’il revient parmi nous : à Lîdge.


Extraits :

- Quand j’ai vu François Béranger pour la première fois, dans une usine occupée, j’ai compris l’importance de ses messages. Plein d’humour, il dénonçait ce que nous étions et ce que nous sommes toujours : un troupeau de moutons. Le rebelle est mort, la froideur du monde des nantis, l’arrogance silencieuse des puissants restent plus que jamais de mise. Il y a quelque chose d’inachevé chez Béranger et personne n’a eu la carrure pour transmettre son héritage aux générations suivantes.

-  Je l’ai déjà dévoilé mon secret : l’œuvre du Grand Jacques ne me touche pas … Peut-on l’exprimer dans ce pays où il faut aimer Brel, Tintin et Simenon pour être un citoyen culturel acceptable dans les salons où se raconte la Belgitude ?

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En bonus, plus que probablement, la plus belle chanson sur Paris :


vendredi 21 novembre 2014

Georges Simenon : " La femme rousse "





Voilà un Maigret avant Maigret et, il faut bien le dire, assez déroutant. Notre bon commissaire y joue un rôle, certes, mais très effacé, caché même. Il se contente surtout de râler et d’engueuler son monde. L’histoire est on ne peut plus romanticos : un bon père de famille à la retraite vole au secours de sa fille adorée qui a été enlevée par … son fiancé qu’on soupçonne d’être l’affreux criminel  « Jojo-le –tueur », rapport qu’il zigouille ses victimes de 11 coups de couteau, ni plus ni moins. Tout finira par s’arranger. Maigret fera même partie de la noce des deux tourtereaux ( cherchez l’erreur !).

Ce roman – à l’eau de rose – a été écrit en 1929. Il est agréable à lire (si vous n’avez rien de plus urgent sur le feu).


Extraits :


-   Maigret avait une cinquantaine d’années, peut-être un peu moins. Il était large d’épaules, épais de torse et de visage. Il respirait à la fois une certaine bonhomie et une assurance anormale. « - Commissaire Maigret ! laissa-t-il tomber gaiement comme il eût dit quelque chose de très drôle ».

jeudi 20 novembre 2014

Liège en 1983







                                         1983 : Standard champion  ! ! ! 


- « La Meuse »,  mercredi 9 février 1983
Le « Guide des plaisirs de Liège « : un livre de Jean Jour pour ceux qui ne savent pas mais qui désirent tout apprendre. (…)

-  Samedi 7 mars 1983
Liège encore au bord du gouffre : seul  « un crédit de soudure » permettrait de payer le personnel en avril  (…)



-  Vendredi 15 avril 1983
L’album n°9 : «  Les Machines incertaines «  de Natacha signé François Walthéry vient de paraître. (…)



-  Lundi 18 avril 1983
Quatre jours après avoir signé pour Seb-France-Loire, le jeune Hollandais Rooks (22) offre Liège-Bastogne-Liège à son patron. (…)



- Mardi 19 avril 1983
Ensemble, défendons nos villes et nos communes : plus de 10.000 manifestants dans les rues de Liège. (…)

-  Mercredi 11 mai 1983
«  Les Etonnement de Henri-Léon »   de René Henoumont et «  Paysages de la vie profonde » de Jean-Louis Jacques : deux petits livres où les mots mènent loin. (…)



-  Vendredi 13 mai 1983
Liège fête les quatre-vingts ans de Simenon (…)




- 23 mai 1983
Le Standard de Liège est champion ! ! !


 -  Vendredi 29 mai 1983
Grèves et manifestations dans le calme à Liège (…) Aux fenêtres de la cité administrative, ce calicot : « Ici, on n’est pas payé » (…)



-  Vendredi 3 juin 1983
Liège sale. Engluée depuis mai dans les immondices, que les services communaux n’évacuent que parcimonieusement, vu l’accumulation, la ville pue. (…)



- Mardi 7 juin 1983
Liège : quelle pagaille !  48 heures après l’accord de Bruxelles (…)

- Jeudi 9 juin 1983
Liège  1) les poubelles : les commerçants demandent au gouvernement la réquisition de l’armée et de la protection civile.  2) Bavière : les malades manquent de draps.



-  Vendredi 10 juin 1983
Liège-poubelles : l’armée et la protection civile interviennent sous la protection des gendarmes (…)

- Le chouette mois de juillet. Il a été le plus chaud depuis 150 ans : 21 jours à plus de 25 degrés. Et bien sec. Après le printemps qui fut l’un des plus humides du siècle. (…)




-  Mardi 16 août 1983
Le 15 août en Outremeuse. A chaleur record, foule record. (…)




-  Jeudi 1er septembre 1983
Trois jours de folie au quartier liégeois de Sainte-Walburge avec Charlier Jambe de Bois, le géant Folin, du rock, du foot, du théâtre, du basket, etc. (…)

- Samedi 3 et dimanche 4 septembre 1983
« Le Malade imaginaire » «  Topaze » et «  Les lettres de mon moulin » ce sont les trois titres les plus évocateurs du programme du théâtre Arlequin pour la prochaine saison. (…)




-  Samedi 24 et dimanche 25 septembre 1983
A la Maison de la Presse, 19, rue Haute-Sauvenière, un hommage à Marie Delcourt (1891-1979). « Marie Delcourt, philologue, humaniste, humoriste ». (…)






-  Samedi 15 et dimanche 16 octobre 1983
Des milliers de Liégeois ont acclamé le Président et Mme Mitterrand à la sortie de l’hôtel de ville. (…)




-  Mercredi 9 novembre 1983
Liège, les 5 ‘’ qui ont secoué la région.
- Une dame de 73 ans tuée dans son lit.
-  Des milliers de maisons endommagées.
- 120 familles sans abri.
- Une magnitude entre quatre et cinq sur l’échelle de Richter.
- A Saint-Nicolas, 6.000 des 9.000 maisons sont détruites ou sinistrées.
- 20 millions de dégâts dans les collections du musée du verre.
- La solidarité des sinistrés de Saint-Nicolas. Partout, on se débrouille, on colmate, on déblaye, on répare ce que l’on peut, en attendant le passage d’un expert.
-  Faudra-t-il abattre le clocher de l’église St-François-de-Sales, rue Makoy ?
- Une bombe (de faible puissance) explose la nuit du vendredi 11 novembre au cloître de Saint-Paul. Le suisse de la cathédrale croyait à une réplique de la secousse sismique.
-  La grande statue au-dessus de la basilique Saint-Martin a bougé …
- Les mesures qui viennent d’être prises pour faire indemniser au plus vite. (…)




- Mercredi 28 décembre 1983

Sur deux hectares des anciens jardins des jésuites anglais, loués par le CPAS à un fermier de Rocourt, des vaches à 800 mètres de la place St-Lambert.(…) ( + un long article et des photos)




Et tout particulièrement dans le quartier Sainte-Marguerite :




 - Mercredi 9 février 1986 ( L'Avenir du Luxembourg)
La " trouvaille " de Sainte-Marguerite

-  Mardi 15 février 1983
En dernière année de l’institut d’armurerie, rue Léon Mignon, de Liège, il y a vingt élèves français et aucun Liégeois. (…) « Nous ne faisons aucune publicité. Nous n’en avons pas besoin : ce sont nos anciens étudiants qui font la réclame » (…)





-  Samedi 23 avril 1983
Les marionnettes d’Al Botroûle fêtent leur 10 ème anniversaire. «  Al Botroûle, n’a nouke qui tchoule ». C’est vrai que la bonne humeur est toujours de mise chez Françoise et Jacques Ancion. (…)

-  Vendredi 6 mai 1983
Sous la menace, la libraire de la rue du Haut-Pré a été forcée de donner 2.000 F au jeune bandit qui en exigeait 30.000 F. (…)

- Mardi 14 juin 1983
Pour agrandir les installations et permettre de nouvelles orientations pédagogiques, le cœur de l’institut Saint-Joseph, rue Ste-Marguerite à Liège, sera démoli durant les grandes vacances. (…) ( + un assez long article sur les « Frères » à Liège de 1819 à 1983)

-  Mercredi 27 juillet 1983
Le cafetier de Sainte-Marguerite avait donné un acompte de 500.000 F pour acheter un lingot d’or de 4 kg et demi pour 1.400.000 F ( une affaire ! ). Ce n’est que du vulgaire métal. (…)




-  Jeudi 28 juillet 1983
L’église Sainte-Marguerite tombe en ruine. Des pierres se sont écrasées sur le confessionnal le démolissant, une demi-heure après le départ du curé. Il faudrait près de 20 millions pour le restaurer et les dossiers traînent depuis plus de 8 ans. Le clocher de l’église Sainte-Marguerite a été réparé il y a deux ans. Pour le reste : pas de nouvelles. Sur la gauche du bâtiment, des barrières empêchent les piétons de longer l’église. L’humidité est telle qu’à l’arrière, un arbre pousse sur le toit. (…) ( long article + photos)

- Vendredi 2 septembre 1983
Trois bandits masqués et armés raflent 1.597.00 francs au bureau de poste, 3 rue Agimont. (…)

-  Samedi 5 et dimanche 6 novembre 1983
Le salon de coiffure «  Chez Salvatore » au 47 rue Sainte-Marguerite soufflé par une explosion de gaz : 5 blessés. (…) Vendredi vers 23 h, le tronçon entre la rue Publémont et la rue St-Séverin ressemblait à un vaste chantier. Les habitants d’une quinzaine de maisons avaient dû quitter précipitamment leur maison. (…)



-  L'Avenir du Luxembourg, lundi 21 novembre 1983
Présenté par le groupement " Habiter Liège " : le quartier Sainte-Marguerite



- L'Avenir du Luxembourg , jeudi 9 décembre 1983
Suite au tremblement de terre, la statue de saint Martin risquait de s'abattre sur la chaussée


Merci aux journaux «  La Meuse » et " L'Avenir du Luxembourg"  et à tous leurs journalistes anonymes ! ! !
Merci à la bibliothèque de l’université de Liège, place du XX août et du Sart-Tilman ! ! !
Merci à la bibliothèque Albertine de Bruxelles  ! ! !





mercredi 19 novembre 2014

Pour la sauvegarde des lignes 42 et 43 de la Sncb





 Ah ! Angleur, à deux pas, le bois Saint-Jacques, le bois Saint-Laurent, la brocante de la rue Renory, …

Ah ! Tilff, ses bistrots sur la place de l’église, son illustrissime carnaval avou les Porais, son chemin paradisiaque vers l’abbaye de Brialmont, sa promenade le long de l’ Ourthe, …

Ah ! Hony et Méry, dont les noms seuls sont si poétiques, et puis quelle quiétude ! ,  …

Ah ! Esneux, les escaliers qui mène son château et à son énorme église, le chemin des roches, ses arbres plus que remarquables, sans oublier Hout-si-plou, …

Ah ! Poulseur, où ados, nous allions cueillir du gui, du houx et conter fleurette, …

Ah ! Rivage, l’embranchement des deux lignes 42 et 43, quarante minutes d’attente, le temps de grimper sur Fraiture , visiter Martinrive, ou pousser vers Comblain-au-Pont, (dont on a déjà sacrifié la gare),  …

Ah ! Comblain-la-Tour , son festival de jazz et tout ce qui va avec, …

Ah ! Hamoir, ses bistrots, son église sur la copette, ses promenades, …

Ah ! Bomal, sa petite Batte, sa fête du Beaujolais, ses balades, …

Ah ! Barvaux, ses kayaks, et à deux pas : Durbuy, la plus petite ville du monde, …

Et Melreux, Marche-en-Famenne, Marloie , Jemelle, …

Ah ! Aywaille, ses bistrots, sa promenade vers Remouchamps le long de l’Amblève, …

Ah ! Coo et sa cascade. Vous imaginez, en été, des centaines de gosses surexcités dans des bus bondés, vous, là-haut, à la Sncb ?, …

Ah ! Trois-Ponts et ses balades époustouflantes vers Wannes, Coo, Stavelot, …

Ah ! Vielsalm, sa fête des myrtilles , second pays de mon enfance, …

Ah ! Gouvy, «  cher pays de mon enfance, bercé de tendres insouciance, je t’ai gardé dans mon cœur … « ( air connu) , …

Et toutes les gares du Grand-Duché du Luxembourg, …


                              Embranchement des lignes 42 et 43 en gare de Rivage en 1917


 On n’en finirait pas de chanter les louanges  des lignes 42 et 43 de la Sncb ! ! !
On sait comment elle finit la solution de remplacer le rail par le bus : un ou deux aller et retour par jour, c’est tout.
Mesdames, messieurs, vous qui avez le pouvoir, vous qui détenez les clefs, ne supprimez pas ces deux lignes.
Ayez juste un peu de respect pour tous ceux qui n’ont pas – ou n’ont plus – de véhicules.

Merci pour la sauvegarde de nos belles contrées, de nos Ardennes !

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La pétition pour la sauvegarde de la ligne 43 de la Sncb, c'est par ici :


mardi 18 novembre 2014

Dieudonné Boverie : " Liège dans la guerre et dans la paix "



En accroche au livre, on peut noter : « Liège vivant de 1905 à 1918. Du pittoresque – de la tendresse – du folklore – des pages grises et roses – de la poésie wallonne. »
Le tout agrémenté de 60 illustrations, du récit des années de la première guerre mondiale  à Lîdge,  « coloré » par des souvenirs familiaux.
Dieudonné Boverie est né en Outremeuse en 1905 et est décédé à Liège en 1991. Journaliste professionnel, il tint sous le titre «Autour du perron» une rubrique quotidienne qui eut son temps de grande célébrité à Liège.
A noter également les premières pages (de 7 à 12) intitulées «  le décor et les gens », dans lesquelles il décrit merveilleusement les petits métiers et les petits commerces d’Outremeuse.
Cet ouvrage est disponible, par exemple, à la bibliothèque des Chiroux à Lîdge.



Extraits :


- Cours du francs en 1905 : 100 fr en 1905 équivalent à 14.000 fr en 1978, soit 350 euros de 2014 (si mes calculs sont justes…) (ne parlons pas de l’impact de l’inflation …)

-  L’Exposition de 1905 avait duré six mois. Quarante pays y furent représentés par 16.000 exposants. Sept mille cinq cents ouvriers avaient élevé les nombreux palais et attractions, tracé de nouvelles rues, rectifié les cours de la Meuse et de l’Ourthe. Cinq millions six cent mille visiteurs étaient venus, emportant avec eux aux quatre coins du monde le nom de Liège.

- Etait-on heureux en ce temps d’avant 1914 ? On a tendance à répondre oui tout de suite, rien que par cette constatation que ce fut la continuation d’une longue période de paix (de paix pour le pays ! ) (…) C’est pourquoi, le cœur sans doute en paix, on chantait dans les rues, les corons, les ateliers. Mais ne chantait-on pour oublier ? Pour oublier les misères, car elles existaient. Misère, le pain du à gagner, l’alcoolisme à vaincre et que les profiteurs du régime combattaient avec des mots. Grande misère des vieux livrés sans pension aux assistances publiques aux sociétés de St-Vincent de Paul. Souffrances et angoisses indicibles, celles causées par la tuberculose, appelée alors du doux mot de langueur par ignorance. Des milliers de jeunes mourraient à vingt ans, frappés par le mal qui choisissait ses victimes surtout parmi les humbles, les pauvres, les plus mal nourris, faute de moyens … Et l’on chantait !

-  Les écoliers des deux écoles (la communale et la catholique)  n’avaient guère de contacts entres eux. Georges Simenon n’était pas de chez nous (il était chez les Frères) ; c’est pourquoi je ne l’ai guère connu.

-  Un jour que, à trois copains, nous étions grimpés à 15 mètres de hauteur sur les poutrelles courbes du pont de Bressoux à la grande frayeur des passants, survint un agent de police. Injonctions, menace de venir nous chercher ( tu parles !). Il resta plus d’une heure à nous attendre. C’est l’impatience du policier qui nous sauva d’une remontrance au commissariat. Il s’en alla, se promettant de nous « ravoir » !


-  L’année 1912, c’est par ici :

- L’année 1917, c’est par ici :

lundi 17 novembre 2014

Liège en 1917




                                                  Café du Phare et le Grand Hôtel en 1917 
                                        ( au coin de la place Verte et de la place St-Lambert )


Dans son livre «  Liège dans la guerre et dans la paix» , Dieudonné Boverie nous raconte l’année 1917 à Liège. En voici quelques extraits.

-  La nuit du 3 au 4 janvier 1917 verra se dérouler la réédition de l’exploit de l’ « Anna », ce remorqueur qui, trompant l’attention des Allemands la nuit du 4 décembre 1916, se laissa descendre au fil de la Meuse, poussa ses moteurs à fond et accosta en Hollande avec quarante-deux passagers clandestins. L’aventure de l’ « Atlas V » fut plus périlleuse (…)   Il aborda en face d’Eysden où les passagers débarquèrent sains et saufs. Ils étaient cent sept, dont deux femmes. Plusieurs Liégeois accusés d’avoir été les complices de cette opération (…) furent condamnés à des peines sévères.

-  L’hiver en ce début de 1917 est rude. On a enregistré des températures très basses, de moins 4° à moins 16 °. Faut-il dire combien ce nouveau coup frappe les foyers pauvres. (…)


                                            Gare de Longdoz en 1917

-  On vivait d’expédients alimentaires. Ne disait-on pas que, dans certains pains d’épices, il y avait 20 % de sciure.

-  La pomme de terre avait elle-même un succédané : le rutabaga, ce navet de Suède. «  I ravisse ottant ‘ne compîre, qu’in’ crévète on homard ! » ( Autant de ressemblance entre lui et la pomme de terre qu’entre une crevette et le homard).

- En février, la ration de pain est réduite : de 350 grammes, elle tombe à 300. Les vivres se paient : farine 6,50 F le kilo, riz 4,25 F , viande 12 F, pommes de terre 1,75 F, sucre 8,50 F. Ces prix étaient en 1914, respectivement : 20 centimes – 60 cmes – 2.00 F – 15 cmes – 70 cmes.



-  Mars reste froid et enneigé ; le thermomètre indique souvent du sous-zéro. On voit des gens revenir en ville avec des charrettes à bras chargées de bois mort qu’ils ont été ramassé dans les forêts du Sart-Tilman et autres endroits boisés de la périphérie.

-  Une nouvelle circule ; on y croit pas : les Etats-Unis auraient déclarés la guerre à l’Allemagne. La nouvelle provoque la joie, mais les mamans songent tout de suite à ce contre coup : alors plus aucune aide alimentaire américaine possible. Une autre nouvelle qui nous désole : la révolution a éclaté en Russie. (…)


       Le Standard de Liège remporte le championnat liégeois 1917-1918 sans perdre un seul point


-  Les œuvres des dîners économiques et de la soupe populaire ont dû prendre des mesures afin d’éviter des abus. Elles ont créé des carnets qui empêcheront certains d’émarger à plusieurs œuvres le même jour. Les dîners sont vendus 30 centimes aux personnes qui gagnent moins de 100 F par mois, 70 cmes pour qui gagne 125 F et un franc aux autres protégés. On distribue 20.000 dîners chaque jour.

-  En juin, il faut 250 F pour un costume et 80 F pour une paire de chaussures. (…) Le pain fourni est de qualité douteuse. (…)  Place Cockerill, où avait lieu le marché, il y eut des incidents entre clients et maraîchers qui exagéraient leurs prix. (…) Quant aux produits pharmaceutiques, certains avaient vu leur prix multiplié par 400 ! Les trains étaient tellement lents qu’il fallait, de Liège, 5 heures pour atteindre Bruxelles. Le vaillant Alsacien Joseph Zillioz qui avait piloté, le 4 décembre 1916, le remorqueur «  Anna » fut fusillé le 25 juillet.

- En ce mois d’août, les Boches procédèrent au rapatriement de malheureux déportés. Ils furent 65.000 à rentrer dans les hôpitaux plutôt que dans leurs foyers … La majorité d’entre eux étaient marqués à jamais par la maladie et moururent dans les mois et les années qui suivirent …


                                 Carte de la Belgique en 1917 vue par l'occupant


-  Les chiffres des soldats tués, que publiaient les journaux venus de Hollande, ne provoquaient pas le choc que leur énormité eut dû avoir : Alliés 4 .850.00 hommes ; les Centraux 4.900.000 …

-  Septembre 1917 . On vit de nombreux Liégeois, munis d’outils hétéroclites, s’en aller en tramways vicinaux vers le Limbourg pour aller «  ramèh’ner », c’est-à-dire glaner, grapiller sur les champs de pommes de terre, après la récolte effectuée par les fermiers.


                                                  Georges Ista, écrivain liégeois

-  On joue l’opérette au Trianon. L’opérette et le drame au Pavillon de Flore. La scène wallonne au Trocadéro. La Gaïeté, en Pont d’Avroy, donne du vaudeville. L’Alacazar, en Haute-Sauvenière, joue le drame et le cinéma Le Winter, rue G. Clémenceau présente l’opérette et le café-concert, de même que le Kursaal et le Régina en Pont d’Avroy, café-concert et cinéma. Au Liège-palace, c’est le music-hall et le cinéma. Il y a enfin les cinémas Astoria, Mondain, Américain, Stella, Scala, tous disparus. L’Astoria se trouvait place du Théâtre, les trois autres rue de la Régence.

- Les spectacles existaient, mais  l’autre «  spectacle » n’avait pas cessé : obligation de livrer tout ce qui, jusqu’alors, avait échappé à la rapine, des bouillottes aux rampes d’escalier, aux quinquets et aux pendules, pourvu que cela fût du cuivre, bronze ou laiton… Ces objet étaient payés de 5 à 7 F le kg, si bien qu’une tête de Beethoven, qui avait coûté 500 F vous était payée 35 si elle pesait cinq kilos. Aussi, caves, greniers et autres coins cachés recélèrent-ils des tonnes de métal dont les Allemands avaient un impérieux besoin. Inutile de dire que le sentiment anti-allemand jouait bien plus qu’une éventuelle perte d’argent…

- Le 10 septembre, on apprend que le commissaire Jean Lejeune, impliqué dans la fuite du remorqueur  «  Anna » a été fusillé à la Chartreuse.
Un grave accident de chemin de fer a lieu le 19 sur la ligne vicinale Ans-Oreye. On compta 24 morts et 89 blessés. La majeure partie était des Liégeois partant en Hesbaye à la recherche de nourriture.

-  Un arrêté provoqua une intense émotion : la saisie des chiens âgés de 1 à 4 ans et ayant plus de 40 centimètres de hauteur à l’épaule … Une émotion telle que l’arrêté fut amendé. De toute façon, les chiens livrables furent cachés, malgré les punitions prévues de 5 ans de prison et 20.000 marks d’amende.



-  Depuis des mois, l’occultation était obligatoire sur la voie publique, dès le soir venu. Une sirène installée sur le toit du Palais de Justice retentissait pour annoncer le passage d’aéroplanes alliés. Aussitôt tout devait s’éteindre en ville, chez les particuliers et dans les cafés : les tramways devaient d’arrêter. A un nouveau signal convenu, tout pouvait reprendre vie et lumière.

-  Vers la mi-octobre, on apprit que le Liégeois Jacques Ochs, peintre sportif et aviateur avait été blessé en combat aérien et décoré de la Croix de guerre.

-  Fin du mois, des cas de fièvre typhoïde furent déclarées à Ans et à Bressoux.

- En ce qui concerne les souliers, on invente la semelle de bois, épaisse de deux centimètres. C’est d’une solidité à toute épreuve et les pieds sont au chaud même dans la neige. Place Delcour et place de Bavière, ce sont de longues files de patineurs qui s’élancent sur les « rides »  (glissoires) longs miroirs sur le champ de neige. C’est au début de ce mois de novembre que la terrible nouvelle parvient : la Russie demande la paix à l’Allemagne.


- Le 9 novembre, le Liège-Palace dut fermer huit jours sur l’ordre de l’autorité allemande : un spectateur avait protesté bruyamment parce que les commentaires d’un film étaient libellés uniquement en flamand !

-   Le 24, le vicinal Liège-Barchon- Warsage dut cesser son activité. MM les Boches s’emparaient du matériel, des rails,etc. Oncle Felix en conclut : «  Enn’ âront bin vite mèsâhe po ‘nnè raler ! » ( ils en auront bientôt besoin pour s’en retourner chez eux)

-  Décembre 1917. Ainsi en fut-il de la St-Nicolas sans jouet, Noël sans lapin et du nouvel-an avec ses gaufres de farine, amalgame de seigle, de sarrasin et autres céréales dont se régalaient d’habitude les poules .
En cette fin d’année 1917, de nouveaux martyrs ; parmi eux, une jeune fille, tombée avec deux compagnons devant le peloton d’exécution (…)


Gott mit uns !   ( en langue allemande, Dieu avec nous)