" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

vendredi 27 février 2015

Crash ferroviaire à Gouvy en 1965




«  L’avenir du Luxembourg «, jeudi avril 1965

Gouvy. Catastrophe évitée de justesse. Cinq minutes après le passage de l’express Liège- Luxembourg, le pont du chemin de fer s’effondre sur une rame de marchandises.

Gouvy, mercredi vers 17 h., au moment où un train de marchandises passait sous le pont qui enjambe la route Houffalize-Beho, l’ouvrage d’art s’écroulait dans un fracas assourdissant écrasant l’avant dernière wagon. (…) On frémit à l’idée que le pont aurait pu s’écrouler cinq minutes plus tôt lors du passage de l’express Liège-Luxembourg. L’accident se serait transformé en catastrophe. Il est heureux également qu’aucun véhicule ne passait sur ce pont au moment où celui-ci s’effondra.

Une demi-heure auparavant, une longue colonne militaire avait traversé le pont. Les camions transportaient les lourds chars dont est équipée l’unité militaire cantonnée à Bastogne. On se demande si le pont n’avait pas été ébranlé par le passage répété d’engins de 40 tonnes. (…)

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Petit poisson deviendra grand
- «  L’Avenir du Luxembourg « , samedi 3 avril 1965
De nombreux lecteurs se sont laissés prendre à notre poisson d’avril relatif à la catastrophe de Gouvy. On citait, notamment, le cas d’un habitant de Cherain qui, pour se rendre à la gare de Gouvy, emprunta le détournement de Beho. (…)

- «  L’Avenir du Luxembourg « , 5 avril 1965.
 La RTB était vendredi à Gouvy pour filmer le pont … détruit. Vendredi, la RTB toucha un de ses caméramen domicilié à Spa, François Bertrand. Celui-ci mit aussitôt le cap sur Gouvy, dans l’espoir de filmer quelques séquences de ce spectaculaire accident. C’est seulement sur place que le cinéaste apprit qu’il s’agissait d’un poisson d’avril.

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Bientôt, sur vos écrans, une rétrospective : «  Gouvy en 1965 « , avec , en bonus,  de «  vieilles-news «  des entités de Vielsalm, Houffalize et Bastogne, toujours en 1965.

Pour rappel, vous pouvez déjà trouver en ligne :
- Gouvy en 1960 :

- Gouvy en 1961 :

- Gouvy en 1962 :

- Gouvy en 1963 :



jeudi 26 février 2015

" Sainte-Marguerite, du faubourg au quartier " : le LIVRE




Mercredi 25 février 2015, une date à retenir dans notre quartier bien aimé. Car, il est apparu celui qu’on attendait depuis des lustres : le seul livre conséquent sur notre «  faubourg ».
Mensurations : 270 X 210 X 20 mm.,  1420 grammes. Pas moins de 432 pages richement illustrés  - des centaines et des centaines de photos, de plans, d’affiches- sur papier de luxe.
Vous pouvez vous le procurer dès à présent à la Coordination Socio-Culturelle n° 9 rue Sainte-Marguerite, chez Jean Schellings, au n°18 de la même rue (sonnez un fois), à la librairie Bruno Franchi au n°83 de la rue Sainte-Marguerite ( ouvert de 08 à 17h, du lundi au samedi ), au prix démocratique de 20 euros.
Le présent ouvrage est dédié à Michel Bodson, qui fut l'instigateur de ce projet, mais qui, hélas, vient de nous quitter. Dès le départ, la coordination de ce véritable opus fut confiée à l’écrivain liégeois, Robert Ruwet, qui s’est entouré de nombreux et de talentueux collaborateurs.

On peut lire, en quatrième de couverture :
«  Le faubourg Sainte-Marguerite est l’un des plus anciens de la Cité de Liège. Il est le plus ancien !
   Il s’est développé le long de la Légia – ses moulins, ses lavoirs,… et des grands axes de pénétration vers la Hesbaye et le Brabant.
   Cet ouvrage vous en présente les mille facettes passées, présentes et … à venir ! »


Nous vous en souhaitons une bonne lecture !


mardi 24 février 2015

Liège en 1995



                                           Mélissa et Julie


- « La Meuse « , lundi 3 janvier 1995
A-mi-chemin entre polar et philo, le Liégeois Francis Baudoin publie ces jours-ci aux Edition Dricot : «  La barbarie des érudits », un ouvrage dont l’action se passe en grande partie à Liège . (…)

-   «  La Meuse « , mercredi 18 janvier 1995
Start prend le départ à Liège ! Le nouveau centre de crise pour toxicomanes est ouvert depuis quelques jours rue Montagne Sainte-Walburge. Il s’agit d’une première en Belgique. (…) (Un reportage de Luc Caucheteux)

-  Lundi 23 janvier 1995
Bientôt plus un chat ni un chien en vente sur La Batte !  Déjà adopté par le  Sénat , un projet de loi veut interdire la vente d’animaux de compagnie sur les marchés publics. Sur La Batte, dimanche, les vendeurs étaient furieux. L’avis des badauds, lui, est plus partagé.(…)



-  Jeudi 2 février 1995
Jacques Lizène casse les prix. Chouette, c’est les soldes !   A «  La Galerie « , Jacques Lizène nous propose ses dessins sans importance, ses sculptures nulles, ses vidéos banals ou carrément ratées, le tout en une exposition «  Exceptionnellement prix diminués « . (…)




-  Jeudi 9 février 1995
L’orchestre de Liège avec le panache. Consacré à Mozart et enregistré au Conservatoire de Liège, le c.d. de l’Orchestre Philharmonique décroche la timbale aux Victoires de la Musique classique à Paris. (…) Ici, le chef d’orchestre heureux : Pierre Bartholomée. (…)




-  Jeudi  9 février 1995
14 belles pour le titre de Miss Province de Liège.


                                                           Georges Yu

- Lundi 20 février 1995
Retrouvez les rues de Liège en vidéo … en 1956





-  Samedi 25 février 1995
Avec la création de leur nouvelle percée, les bus sont déjà extraits de la circulation «  normale «  sur la place St-Lambert depuis près d’un mois.




- Mercredi 8 mars 1995
100, 160 et 220 ; 1995 est l’année de tous les anniversaires à l’Académie royale des  Beaux-Arts de Liège. 100 ans, l’Aca célèbre là son installation rue des Anglais. 160, l’école de dessin voulue par Velbruck. 220 l’institution créée par Velbruck, le Prince-Evêque. (…)




- Mercredi 22 mars 1995
Le Standard frappe fort !  La nouvelle tribune (5.000 places) et 11 salles de ciné (2.895 spectateurs). La tribune sera accessible en septembre pour les matches de coupe d’Europe. Les cinés ouvriront pour les fêtes de fin d’année (…)




-  Jeudi 23 mars 1995
100 commerces sur une île à partir de ce 23 mars, quai des Ardennes à Liège. Belle-Ile en Liège. (…)


- Mardi 18 avril 1995
Avec l’étiquette de superfavori sur le dos, le Français Jalabert a raté son rendez-vous dimanche, dans Liège-Bastogne-Liège. Profitant du marquage entre Jalabert et Bugno, Mario Gianetti a démarré dans la côte d’Ans pour remporter la doyenne. (…)





-  Mardi 2 mai 1995
Le premier mai à Liège. Beaucoup de monde pour assister au meeting au kiosque d’Avroy. Les élections du 21 mai étaient le commun dénominateur. (…)




-  Vendredi 5 mai 1995
Ecoutez, c’est du belge ! Au 5 è festival international «  Jazz à Liège «, ce week-end, les têtes d’affiche sont loin d’être toutes américaines. (…)




-  Jeudi 18 mai 1995
Cirques Divers. Voilà 18 ans que cette institution liégeoise cultive avec succès et pourtant sans engrais une certaine gaieté. Le Cirque Divers a touché à tout : le théâtre, la musique avec une mention spéciale pour le jazz, les arts dits plastiques, la littérature, la performance, l’édition. Une exposition rétrospective et divers animation ce week-end en Boverie. (…)




-  Lundi 26 juin 1995
Mélissa et Julie, deux petites amies (8 ans) ont disparu de Grâce-Hollogne, samedi vers 17 h. Où sont-elles ?



- Mercredi 5 juillet 1995
«  Qui que vous soyez, où que vous soyez, nous vous supplions de nous rendre nos enfants ». Emouvant appel des parents des deux fillettes disparues à Grâce-Hollogne. (…)





-  Samedi 8 et dimanche 9 juillet
A Liège, le Tour fait « boum ». La Grande Boucle passionne chaque année. Ce week-end, avec l’arrivée à Liège aujourd’hui et le contre-la-montre Huy-Seraing demain, c’est du délire. Peut-être un MILLION de personnes le long de nos routes. (…)

-  Mercredi 2 août 1995
Un quartier à vendre ? Cathédrale-Nord, marché de la drogue, est devenu un chancre. André Maréchal, président des commerçants du centre de Liège, demande aux autorités de faire preuve de fermeté.(…)



-  Jeudi 10 août 1995
Sortie de «  Tchantchès, gamin des rues «  de Dusart, Casten et Walthéry. (…)




-  Samedi 9 et dimanche 10 septembre 1995
Hommage à un maître atypique : Hubert Grooteclaes. La galerie Périscope présente une exposition en hommage au photographe liégeois pour le premier anniversaire de son décès. ( ...)





-  Lundi 11 septembre 1995
Imprudence ou acte volontaire d’un squatter ? Dimanche, en tout début de matinée, un violent incendie a ravagé l’ancien hôtel de Solières à Liège au pied de la rue Haute-Sauvenière. (…)






-  Mardi 19 septembre 1995
Jean Gol est mort.




-  Jeudi 5 octobre 1995
Les cent ans du cinéma à la sauce Troca ! (…)

- Samedi 7 octobre 1995
Tous les profs en grève lundi. Les profs dans la rue. «  Laurette, on aura ta tête ! » (…)

-  Samedi 21 octobre 1995
Volière : un tout nouvel hôpital. L’actuel building vétuste n’est plus adapté à la psychiatrie moderne. Il va faire place à quatre pavillons construits dans le parc. (…) Avec la rénovation actuelle du Pèry, la prochaine rénovation de la Licorne et la réhabilitation des Anglais, c’est tout le site qui s’apprête à prendre un coup de neuf au cours des années à venir.

-  Samedi 23 et dimanche 24 décembre 1995
Leur Noël triste mais plein d’espoir. Il y a six mois, jour pour jour, disparaissaient Julie et Mélissa. Leurs parents ont rencontré ceux d’Anne, la disparue de la côte. (…)






Et tout particulièrement dans le quartier Sainte-Marguerite

-  Vendredi  3 février 1995
Prix de l’urbanisme 94 : «  La Meuse «  vous présente les huit nominés. Aujourd’hui une maison de la rue Ste-Marguerite située au n° 137. Cet immeuble abritait auparavant un commerce au rez-de-chaussée. Les travaux ont constitué essentiellement en l’aménagement d’un appartement au rez, en la réhabilitation des appartements aux étages et en la transformation de la façade. ( …)

- Samedi 4 et dimanche 5 février 1995
Café turc, café liégeois. Saint-Joseph Liège reçoit Saint-Joseph Istambul. Sait-on qu’il n’y a pas qu’à Liège, rue Ste-Marguerite, qu’existe un institut St-Joseph ? (…) Il existe aussi un institut St-Joseph à Istambul.(…) Jumelage original. Des étudiants turcs accompagnés de professeurs ont été invités par l’institut de la rue Ste-Marguerite pendant une semaine. (…) En échange, à Pâques, une vingtaine d’élèves liégeois encadrés par quatre professeurs se rendront à leu tout en Turquie. (…)

- Lundi 20 mars 1995
 Le mercredi 29 mars sur le terrain de la rue de  Hesbaye de 13  à 18 h, 12 équipes de foot se rencontreront, circuit de VTT et match de volley-ball.




-  Mercredi 29 mars 1995
«  Voyage au pays de Picotin «  une comédie musicale réalisée par les élèves de l’école primaire de Fontainebleau, rue de Fexhe, 58. «  Il était une fois une petite souris qui s’appelait Emilie ». Cette histoire a été écrite par les élèves. (…)

-  Vendredi 7 avril 1995
« Al Botroûle « , la Passion, passionnément. C’est avec ce grand classique que le théâtre de marionnettes Al Botroûle, au 3 rue Hocheporte à Liège, nous propose de terminer la saison. (…)

-  Jeudi 20 avril 1995
Al Botroûle : le diable va «  croler ». C’est en effet par deux représentations des «  Trois croles de Lucifer «  que les marionnettes du théâtre Al Botroûle (wice qu’i-n-a-nouk qui tchoûle –  en français : où il n’y a personne qui pleure-) se préparent à vous tirer leur révérence pour cette saison 1994-1995. (…)




-  Mardi 9 mai 1995
269 millions pour St-Séverin /  Ste-Marguerite. Le quartier va bénéficier d’importantes subventions pour lui rendre meilleur aspect. En attendant, aujourd’hui la «  tornade blanche «  débarque. (…)

-  Mercredi 26 juillet 1995
Une mosquée qui suscite des questions. El Mouslimoune s’installe dans le quartier Saint-Séverin à Liège. Un conseiller communal libéral – Rapahaël Miklatzki – s’inquiète des statuts et des pratiques de cette Asbl. (…)





-  Vendredi 25 août 1995
 Sainte-Marguerite : ce mardi, la nouvelle église aura son clocher et ses cloches le lendemain.

-  Jeudi 14 septembre 1995
Fête du faubourg Sainte-Marguerite – Saint-Séverin. Vendredi, procession à Notre Dame de la place du Flot à l’église Ste-Marguerite. – Samedi à 8h30, cortège patriotique et procession,  à 11 heures messe en wallon ; à 13h, vernissage de l’expo «  Artistes et valeurs de notre quartier «  organisé par la Maison des Jeunes – place Goffin-Bovy, concert rock, jazz, rap, etc…

-  Jeudi 5 octobre 1995
Le Studio Théâtre de Liège se met au vert. Le premier spectacle 1995-1996 du Studio Théâtre de Liège : «  Ne coupez pas mes arbres » de W.D. Home, une mise en scène de Robert Ruwet, décor Paul Baugniet. (…)

- Mardi 24 octobre 1995

Des livres en cadeau pour les habitants de Ste-Marguerite. Une initiative de la régionale de liège-Huy-Waremme «  Lire et écrire « . Samedi dès dix heures à partir de l’espace Goffin-Bovy où un comptoir était installé, une vingtaine de distributeurs se sont rendus deux par deux chez les habitants pour leur proposer de choisir un livre. (…)


Merci au journal " La Meuse "  !!!
Merci à ses journalistes anonymes  !!!
Merci à la bibliothèque de l'Université de Liège  !!!

dimanche 22 février 2015

Jean-Luc Dalcq : " Poèmes érotiques " (voire pornographiques)




Pour éviter toute polémique, les noms initiaux des prétendues connaissances de l'auteur,  réelles ou fictives d'ailleurs (Françoise, Marie etc...), ont été remplacés par des noms de déesses.



VENUS

D’accord pour celle-là, oui je l’ai aimée
 Mais elle vous dira que je l’ai fait mal
C’est ce qu’elles racontent l’histoire terminée
Le match était nul car elle m’a fait mal

Tout autant que moi j’ai pu le lui faire
C’est si difficile de bien s’accorder
Quand on vient chacun d’autres stratosphères
Vivre en couple en fait, c’est un vrai métier
Sur lequel sans cesse faut remettre l’ouvrage
Etre tout à l’écoute de l’autre qui frissonne
Qui a froid, vous chaud, c’est le décalage

Ou vous rugissez quand elle ronronne
C’est comme un philtre bleu où la passion peut
Vous transfigurer au baiser du feu




APHRODITE

L’engin dressé comme l’armée des douze singes
Je l’embrassais ma foi à pleine bouche
Je sentais s’échauffer mon Gilles de Binche
Sur la rosace de sa guitare manouche

Sans résistance, d’un coup, elle me reçut
Tout au fond de sa caisse de résonance
Et connaissant la musique, elle ne put
S’empêcher d’enjoliver le silence

De longues plaintes en cadence et lascives
Douze bonnes années pour savourer l’instant
De coller à ses mamelles mes gencives

Et en sucer le suc comme un enfant
Puis la payer en liquide tout d’une fois
Car mon désir pour elle pressait le pas





CLEOPATRE

Autrement dit la cousine de Marianne
Un peu plus grande avec d’aussi gros seins
Des décolletés et de sexy roupanes
A faire  lever le chibre d’un sacristain

Elle faisait tout ce qu’on lui suggérait
Il suffisait qu’on affole son téton
Et qu’on l’embouche comme un enfantelet
Pour qu’elle se mette à mouiller son vison

Alors ses cuisses s’ouvraient pour recevoir
L’aumône et puis la dîme et le pourboire
De pauvres pélerins en mal d’elle

Trois poils sur l’aréole à peine comptés
Et ils venaient au fond de cette femelle
Saoule qui pionçait déjà à poings fermés




ERIS

Tout le monde était d’accord sur ce point
S’il y en avait une, c’était bien celle-là
Nymphomane elle était, une  vraie catin
Un peu trop fort, vu qu’on ne payait pas

Et j’en connais qui aurait allongé
Si la belle n’eût travaillé gratis
Tant son savoir-faire était encensé
Tous les gars du coin lorgnaient sur la miss

Cravates de Notaire et le Saint-Frusquin
C’était bien chez elle qu’on trouvait la foi
Pas chez le curé ni en magasin

C’est simple, dans ce bled, les femmes de l’endroit
Mariées ou maquées vivaient à l’air pur
Pour permettre aux cornes d’étendre leurs ramures





GAIA

A seize ans déjà ton corps de Madone
Faisait danser nos vits comme des serpents
Plus injectés que par la belladone
Nos yeux coulaient sur tes seins opulents

Encore je palpe leur velours en mes mains
Sous ton sous pull vert au col bien roulé
Pour donner le change à ce corps, putain
Qu’est-ce qu’on était bien dans ce vieux ciné

Nos baisers roulaient au bord du balcon
Et tu t’escrimais avec ma braguette
A gauche et à droite comme une contagion

De désirs brutaux cernait les banquettes
Plus d’un rendait l’âme sous des doigts humides
Les Beatles chantaient love is all you need





DEMETER

C’était une blondasse au corps de bombasse
Elle avait fait la criminologie
A mille lieues, tu vois, des grandes pétasses
Qui dévoilent en large leur anatomie

Et là, elle bossait au corps de police
Sorte de profiler, une fine limière
Aux  bons gros seins lourds et à la peau lisse
A qui j’apportais la nuit mes lumières

Plus d’une fois je l’ai tuée en série
D’orgasmes terrifiants qui la rendaient dingue
Je la transformais en une furie

Elle adorait ça, sentir mon gros flingue
Lui faire rendre gorge après moult efforts
Moi, agonisant dans sa petite mort





ARTEMIS

Celle-ci veillait à n’être point effeuillée
Par n’importe qui et n’importe comment
Ce qui faisait d’elle une fille très prisée
Pour laquelle fusaient  tous les compliments

 Mais ces lourds pékins lançant des sourires
Qui galbaient ses formes du bout d’un regard
Elle avait le don de tous les faire frire
Avec dans les yeux un air goguenard

Quand ce fut mon tour d’étudier son cas
Bien qu’intéressée par ma belle prestance
Elle me confirma qu’elle était un cas

Lorsque je m’enquis de connaître mes chances
-Nulles, me dit-elle, car je suis sous l’emprise
De Monsieur… Le temps, par lui je suis prise !


Agnès Dumont : " Demain, je franchis la frontière "



Onze nouvelles souvent surprenantes, - dans le bon sens du terme ! - avec pas mal l’humour – et de clignettes !-  qui se déroulent parfois à Liège.
Voici quelques mots pour certaines :

- «  Comme un grenade dégoupillée » : le grand-père de la narratrice n’est peut-être pas aussi Liégeois qu’on pourrait le croire …
-  «  Il est temps encore « : M. Meurisse, le boucher, est trouvé refroidi dans un appartement. Par qui et pourquoi ?…
- «  La cage à lapin » : quelques atmosphères rue St-Léonard à Liège …
- «  Un façon d’effacer la voix de Marthe » : Marthe, l’épouse du narrateur a été tuée par un chauffard qui a pris la fuite. Mais qui est ce chauffard et pourquoi cet accident …
-  « Une bonne mère «  qui voudrait aller seule, en catimini,  durant quelques jours, saluer sa sœur à New York …
- «  Comme au début « : c’est le grand amour entre ses baskets jaunes et lui …
-  «  De petites gloires en petites peurs » :  ou comment un doigt coupé se retrouve dans une rigole de la rue St-Léonard …
- «  Demain, je franchis la frontière « : conversation de la narratrice et de sa fille dans une voiture à travers les rues d’Herstal.


- Extrait :

Avait-il reconnu en moi une sœur cherchant l’issue d’un insipide quotidien, une désenchantée qui aurait rêvé d’aventure devant son petit écran, une compagne d’infortune qui comme lui, de petites gloires en petites peurs, serait passée à côté de sa vie ?

Excellent ! et à suivre …


Agnès Dumont est une des invitées des «  Parlantes «  à Lîdge, début mars. Vous pourrez la retrouver en compagnie d’un autre écrivain liégeois, Guy Delhasse, ce dimanche 8 mars à 10h30 , au musée d’Ansembourg. Agnès Dumont nous présentera son dernier roman : «  Le gardien d’Ansembourg ». PAF : 5 euros.

°°°°
En bonus, une interview à RTC :






vendredi 20 février 2015

Georges Simenon : " Maigret au Picratt's "




Avant de se faire assassinée chez elle, rue Notre-Dame-de-Lorette, Arlette, streaptiseuse dans un cabaret de Pigalle, se confie au commissariat de son quartier en racontant qu’elle a entendu une conversation dans la boite où elle travaille. Il y était question d’un certain Oscar et d’un vol chez une comtesse. Le lendemain, le vol fut commis mais surtout la comtesse s’est faite étranglée tout comme Arlette d’ailleurs. Maigret est sur l’affaire, secondé par l’inspecteur Lognon qui tire toujours autant la tête 24 heures sur 24 et à qui il n’arrive que des choses fâcheuses. L’occasion, pour nous lecteurs, de nous balader dans les rues malfamée de la Butte. Ce qui n’est pas triste …


Extraits :

- C’était une de ces journées mornes par lesquelles on se demande ce qu’on est venu faire sur terre et pourquoi on se donne tant de mal pour y rester.

-  Maigret aimait tous les temps. Il aimait surtout les temps extrêmes, dont on par le lendemain dans les journaux, les pluies diluviennes, les tornades, les grands froids ou les chaleurs torrides. La neige lui faisait plaisir aussi, parce qu’elle lui rappelait son enfance

-  «  -Comment vous appelle-t-on ? »
   «  Maigret. »

   «  Un nom facile à retenir. Surtout que vous êtes plutôt gros. »

Georges Simenon : " Le petit restaurant des Ternes"



« Un conte de Noël pour grandes personnes », voilà comment Simenon qualifie sa courte nouvelle d’une dizaine de pages, écrite en décembre 1948 à Tucson, Arizona, Usa . On y fait la tournée de quelques bars de Pigalle en compagnie de femmes de petites vertus. Donc une nouvelle légère - dans les deux sens du terme -  sur laquelle nous ne nous étendrons pas … Mais elle est bien agréable à lire.

lundi 16 février 2015

Jean-Mathieu Nisen , artiste peintre ( 1819-1885)



Un Tonton, un aïeul commun aux familles Nisen, Boulanger, Felten, Catin, etc… de Gouvy et d’ailleurs : Jean–Mathieu Nisen, artiste peintre (1819-1885).

Fils de Jean-Godefroid Nisen et de Marie-Jeanne Raskin, petits cultivateurs ardennais, Jean-Mathieu Nisen nait en 1819 à Ster-Francorchamps. L’enfant part chaque matin dans la campagne faire paître les quelques moutons de la famille. Il a du temps. Il dessine et sculpte des morceaux de bois. Comme son ancêtre Ruxthiel (1775-1837), fils de Lierneux et qui terminera sa carrière à l’Académie de France, Jean-Mathieu est remarqué par Joseph Body (1800-1873), peintre spadois paysagiste amateur. Et voilà l’amateur ébloui. Voilà aussi que commence une belle et désintéressée action de mécénat discrète et efficace. Body y va de son argent et celui de quelques amis spadois. Jean-Mathieu sera envoyé à l’Académie de Liège, puis à celle d’Anvers (1838) où il sera l’élève de Van Brée et de Wappers (1803-1874).

Rentré à Liège, il obtient en 1840, la bourse de la Fondation Lambert Darchis. Il séjournera six années à Rome. Quand il regagna Liège, il se spécialisa dans le portrait, genre très à la mode du temps. Il y excelle. Jules Bosmant nous apprend qu’il en peignit pas loin de 600 ! Le voilà tout naturellement nommé professeur de dessin à l’académie de sa ville. Il y restera de 1868 à 1881. De son mariage avec Octavie-Pauline de Neufmostier, il y aura un fils – Félix- qui sera peintre.

Portraitiste, Jean –Mathieu a su ajouter à l’apparat de la pose un petit quelque chose de plus qui relève de l’analyse psychologique. Il s’efforce d’aller au-delà de l’atmosphère «  réfléchie » du modèle Il décéda en 1885. Une rue reliant l’Avenue Georges Truffaut à la rue Marneffe à Droixhe porte son nom. Il habita longtemps rue Fond-Saint-Servais (*)



                                                           Extrait d'un article de Jacques Parisse
                                 paru dans le journal " La Meuse " du samedi 23 septembre 1995

(*) : note de môa : je passe plusieurs fois par jour devant sa maison.



                                                        Jeune femme à la couronne de fleurs



                                                               Portrait du procureur Jean-Joseph Raikem


                                                         Portrait d'un jeune érudit dans un salon



dimanche 15 février 2015

Pêle-Mêle mars 2015


un-gif-dans-ta-gueule: Cascade Langevin - Île de la RéunionA carte postale de l'océan Indien (je reviendrai dans deux semaines ...).



                                                  Magritte : " Le thérapeute"


                                                 

                                                       Eric Satie


                                                       Jacques Prévert


                                                                    Quatre-vingt-huit poissons - Utagawa Yoshikatsu


                                                      Charles Baudelaire


                                                    Arthur Rimbaud


                                                     Virginia Woolf



                                                  The Flatiron - New york 1904


                                           Annabel et Rattler - Lucian Freud


                                                           Egon Schele -  autoportrait


                                                           Hergé  - Tintin


                                                           Zinaïda Serebryakova


                                                    Coutelle - Sister (Prague)


                                           Gavin Calf





                                           Glaneuses et glandeuse