" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mercredi 29 avril 2015

Gouvy en vidéo





Si je suis de plus en plus liégeois et comblé de l’être, je n’en oublie pas pour autant mes racines, mon patelin natal. 12+ 25, soit 37 années à temps plein, cela nous fait plus de la moitié d’une vie, là… J’aime à voir ce qui s’y passe, comment la commune de Gouvy évolue. Et par-dessus tout revoir certaines bobines. Voici donc, ici rassemblées, quelques vidéos qui me plaisent assez, un choix subjectif. Merci à Tv Lux, à la Rtbf et à Rtl !


-  « Ca roule pour vous » : en tout bien tout honneur, voici mon ami José Frérès. Sans oublier Thérèse Noerdinger et d’autres bénévoles pour ce service sympa :

-  Myriam Hemroule et ses créations :

-  Non à la fermeture de la Fortis Banque : ravi de revoir Jean Choffray, Nelly Marx et plein d’autres Gouvions et Gouvionnes :

- Le carnaval des enfants à Gouvy, version 2015 :

-  Musique à Rogery :

- Le château et la maison Robert :

- Week-end Wallonie avec Victor, Florence, le lac de Cherapont ,etc … :

-  Les éoliennes :
- La Maison Blanche à Cherain :

- Geneviève Trembloy :

- Les pieds nus à Mont-Le-Ban :

- Signez la pétition de Valérie avec Manu, Marie, etc ... :



à suivre …

mardi 28 avril 2015

Georges Simenon : " Les volets verts "




Emile Mauguin est un acteur adulé du cinéma français. Il a épousé Alice, beaucoup plus jeune que lui, qui avait déjà une enfant. Mauguin a un fils qu’il a eu d’une de ses innombrables maîtresses, un certain Emile Cado, qu’il n’a pas reconnu, mais qu’il aide financièrement. Mauguin n’aime personne – même pas lui-même- et est le plus souvent ignoble. « Il les avait fuis tous, les uns après les autres, et, quand il ne voyait plus rien à fuir, il se mettait à boire pour les fuir encore. » 

De nouveau un roman «  dur «  de Simenon à l’ambiance particulièrement lourde. A recommander !



Extraits :


-  Il avait aussi mal parlé des femmes, prétendant que toutes, autant qu’elles sont, ne rêvent que de l’état de veuvage, pour lequel elles se sentent nées.

- Une femme qui a bu a des possibilités accrues de jouissance, tandis qu’un mâle devient lourd et impuissant.

- Elle vivait dans un monde où le péché occupait une place considérable où c’était une sorte de personnage et elle s’ingéniait à l’amadouer, à faire bon ménage avec lui.

- Comme si, de là-haut, un bon Dieu à la retraite laissait pendre des crochets invisibles avec des biftecks au bout pour attraper les humains, des bottes de foin pour attraper les vaches.




samedi 25 avril 2015

Georges Simenon : " Maigret et l'homme tout seul "




  En 1965, un gamin ( d’Paris) découvre le cadavre d’un homme dans un taudis situé entre l’impasse du Vieux Four et la rue de la Grande Truanderie ( sic !) . Renseignements pris, il s’agit de Marcel Vivien devenu clochard il y a vingt ans alors qu’il avait tout pour lui (comme on dit …) : un excellent métier, une femme, une fille qu’il adorait. Sachez également qu’en 1946, Vivien tomba follement amoureux d’une certaine Nina Lassave qui fut retrouvée étranglée dans sa chambre d’hôtel. Maigret remonte le fil du temps à la recherche du ou des meurtriers …

Un excellentissime Maigret !



Extraits :

-  Il s’offrit un verre de bière. Il avait promis au docteur Pardon de ne plus exagérer. Mais pouvait-on dire qu’il est exagéré de boire, pour toute une journée, trois verres de bière à la pression ?

- Maigret buvait sa bière. La première de la journée. Il les comptait. Quand il reverrait le docteur Pardon, il lui citerait les chiffres, non sans fierté. Il est vrai que, sur la question du tabac, c’était moins brillant et qu’il fumait toujours autant de pipes par jour.

-  Il existait dans le quartier des quantités de petits hôtels. Il faudra les visiter aussi. A cette époque-là surtout, il était presque impossible de trouver un appartement.

-  « Tu auras peut-être le temps de prendre un bain de mer, plaisanta-t-elle. » Elle faisait allusion à ce que Maigret ne savait pas nager.

- Il commanda des fruits de mer et une bouteille de muscadet, car il n’y avait pas de demi-bouteille.


-  «  Vous voulez boire un coup de muscadet » ? demanda l’homme. Maigret répondit : je sors d’en prendre. Mon médecin me recommande la sobriété.


°°°°°°°°°°°°°°

Jadis, on a tiré de ce roman un téléfilm avec Jean Richard :


jeudi 23 avril 2015

Récital de Julie Noiret à la chapelle de Cointe ( Liège) le 1er mai


Julie Noiret


Le vendredi 1er mai 2015 à 20h
Chapelle Saint-Maur de Cointe
 JULIE NOIRET
Interprétera
 La sonate pour piano N°3 Opus 5 de Brahms

Entrée : 10 euros
Gratuité pour les élèves de l’Académie Grétry

Rendez-vous au 64, rue Saint-Maur



chapelle Saint-Maur


Julie Noiret jouant Prokofiev :

mardi 21 avril 2015

Rencontre littéraire ce vendredi à 17h à la librairie Agora


                                       ... photo prise à la sauvette lors de cette rencontre ....

Ce vendredi, je sais...
         Il y a “embouteillage” littéraire à Liège...
                  Ce qui n’est pas nécessairement négatif : ça veut dire que Liège bouge. Mais bon.
                     Je ne vous dis  pas : n’allez pas à l’apéro du Curtius et venez à Agora...
                          Je vous dis : s’il vous plait, faites un petit saut chez nous(la rencontre  commence à 17H) et filez vite au Curtius  si ça vous chante. Je l’annoncerai...
                  .
                       Chez nous  venue  de Michel Lambert et ses bonnes nouvelles...
                                 Chez nous , venue de Line Alexandre et  sa Jeanne derrière sa porte...
Tous les détails  en pièce jointe!
  Merci !
Guy et l’équipe d’Agora

Après, je le jure, on ne m’y reprendra plus!

                 

lundi 20 avril 2015

Jean-Pierre Keimeul : " Regard politiquement incorrect "






L’action de ce court roman (tout juste 100 pages) se déroule à la Liège dans les toutes dernières années du XX ème siècle. Il y a Jean-Maurice, la cinquantaine, ex journaliste au « Drapeau rouge » (journal communiste) ; Pierrot, ex-linotypiste reconverti en taximan ; Marianne, amie de Jean-Maurice ; Mathilde 20 ans, Liégeoise, étudiante qui à un graduat en poche ; Aristide, étudiant burundais Tustsi. Tout ce petit monde se cherche politiquement … à gauche. Une occasion également pour Jean-Pierre Keimeul de nous parler du monde journalistique qu’il connait bien et de la vie quotidienne liégeoise.

 Se lit agréablement ! Vous pouvez trouver ce livre à bibliothèque des Chiroux.


Extraits :


-  Le bien et le mal devenait chez lui des notions relatives.

-  De dos, il était encore plus touchant. Elle avait un faible pour les quinquagénaires un peu chaloupant en maque de maternage …

-  Quartier de la Batte, là où tous les dimanches le marché fait son plein de frontaliers, hollandais et de liégeois en quête de la gouaille de maraîchers, de couleurs de tissus, de fruits débordant des caisses et d’effluves cuisinées. Un parcours d’instinct conduit aux ruelles chaudes. Elles se font petites, minuscules, tout en étant à front de fleuve. Ruelles vénales clignotants de néons rouges et bleus dès que le soir tombe. Long corridor de corps en vitrine, ce goulot prostitutionnel, irrésistiblement attire, et le jour du marché, les couples eux-mêmes, ceux que l’amour rend benêts comme ceux que le temps rend maussades, mine de rien, passent par le chemin de l’interdit. Rien de comparable aux paillettes amstellodamoises, à la promenade des dames de la gare de Milan, aux hôtels de passe parisiens. Les filles occupent un espace appelé « carrée » dans un environnement quasi moyenâgeux, désuet et sensuel. Les maisons ne vivent que par le sexe, et seule la pièce du bas est exploitée. D’emblée se respire la promiscuité des clients avec eux-mêmes. Difficile d’échapper au corps à corps, au regard, non pas de la péripatéticienne mais des autres clients. Les hommes se frôlent comme des femmes honteuses, passant du coup de tête à droite furtif, aux yeux baissés sur le pavé. A deux de front maximum, par deux entrées. L’une côté fleuve, l’autre jouxtant quasi le centre-ville. (…) Il n’est pas rare que le client passe du désir à la confession. Du phantasme de la possession à l’anesthésie de sa force. Pour devenir l’espace de quelques minutes, l’homme objet, l’homme jouet, dans les mains expertes de la femme méprisée, vilipendée, par les femmes honnêtes. On y entre la bouche sèche, on en sort avec une envie d’uriner et un spasme de rejet. Pourtant, ils reviendront, se brûler aux étals du sexe, refusant de n’y voir qu’une pratique marchande, un échange de misère du corps qui tient  de la misère de l’âme. Aller aux putes ne tient-il pas du pèlerinage et du libertinage ? (…)

   Jean-Maurice est sensible à la culture chez les femmes. Beaucoup de filles de bar ont cette boulimie du livre de poche, qui en fait des autodidactes cultivées. Jean-Maurice  aime bien discuter bouquins après l’amour. Cela leur plait aux filles. Pour un peu elles déboucheraient une bouteille et tiendrait salon. Elles lisent tout. Bazin reste une valeur sûre, avec la mort du petit cheval et Folcoche. Mais Patricia Highsmith fait un tabac. Une avait vraiment lu Sartre. (…) Il avait cette qualité propre aux putes et aux assistantes sociales, l’écoute. Super important dans l’approche du sexe féminin. Les hommes qui écoutent vraiment sont rarissimes. (…)

dimanche 19 avril 2015

Un beau dimanche ensoleillé le long de la Meuse



Pas mal de Liégeois ont découvert, en ce dimanche radieux, les quais nouvellement aménagés sur la rive gauche de la Meuse. 
Du Pont Kennedy en passant par les Guillemins, le pont de Fragnée et retour par le parc de la Boverie. 
Quelle belle ville nous avons !


video

                                             Filmé sur un escalator aux Guillemins

video

                                       Le port de plaisance

video

                                           Le Central Park ou le Hyde Park liégeois ( la Boverie)


                                          Le dernier nouveau building en date ...


                                               Môa anamorphosé ....


En bonus, le reportage de RTL  :

samedi 18 avril 2015

Jean Jour : " Simenon, romancier-nu"



C’est en 2003 que le journaliste et écrivain Jean Jour a publié cette étude. Un essai comme il en existe tant d’autres ? Que nenni, car celui-ci est nettement orienté «  liégeois ». Une couleur principautaire qui aurait, sans aucun doute, ravi Simenon s’il avait pu lire ce livre, vu que «  le père de Maigret » ne manquait jamais de rappeler qu’il était d’abord et avant tout : un Liégeois d’origine.
Une biographie bien complète qui débute quand le jeune homme de 19 ans quitte sa mère et la Cité Ardente pour Paris, puis pour les provinces françaises ; son errance sur les canaux de l’Europe à bord de petits bateaux, ses voyages au long court en Afrique, aux Amériques, dans des pays exotiques ; ses années américaines puis, enfin, son retour en Europe pour finir par sa sédentarisation en Suisse.
Tout au long de ces 232 pages, Jean Jour étudie tout spécialement les principaux romans de ce plus qu’étonnant écrivain francophone – un des tout grands du XX ème siècle ! -. Il nous conte cette vie qui a été multiple, herculéenne, menée à toute allure, peuplée de joies mais également, de tourments, d’inquiétudes.

Jean Jour est un journaliste liégeois qui a écrit de nombreux ouvrages, entre autres sur Liège. Il fut également traducteur (américain-français) de toute une série de romans américains. Il est l’auteur de romans, entre autres des trois tomes de «  Un gamin d’Outremeuse ».


Extraits :

-  On ne s’enfonce pas sans risque dans cette œuvre gigantesque. Simenon est une drogue, oui. Une drogue et un remède tout à la fois.

- «  Avec Georges Simenon, la majorité silencieuse a trouvé son Homère «    (Jean-Didier Wolfromm)

-  Voluptueuse tentation de n’être qu’un clodo sans autre responsabilité que soi-même.

°°°°°°°°°°

En bonus, une interview de Simenon par Guy Fontaine, durée 10 minutes :


mardi 14 avril 2015

Lou Reed : " Berlin 2007 "



Cela vaut un article à lui tout seul : "Berlin 2007 " de Lou Reed est disponible en entier sur le Net.

THE BIG ONE  ! ! !

C'est par ici :

dimanche 12 avril 2015

Agnès Dumont : "J'ai fait mieux depuis "



Quinze courtes nouvelles dans un style frais, aéré, avec de larges touches d’humour et même d’autodérision. La plupart d’entre elles se déroulent à Liège ou dans sa banlieue. Les thèmes : les amours perdues, les animaux, la vie quotidienne, les bons et les mauvais côté de notre époque, la féminité, etc.
Premiers prix pour : « Ne changez rien » - «  Je ne suis pas un héros » - « Une échelle, vite, une échelle » - « Grande pointure « - «  J’ai fait mieux depuis ».

On en redemande !


Extraits :

-  La littérature est un miroir, on regarde vivre les personnages et c’est nous que nous découvrons, ils évoluent et c’est nous qui changeons.

-  Notre époque rechigne devant les différences, fussent-elles minimes.


samedi 11 avril 2015

Georges Simenon : " Les 13 coupables "



 Le juge Froget passe en revue  13 personnalités qui se sont rendus coupables de différents délits : meurtre, assassinat, empoisonnement, vol, etc. Pour chacun il décrit succinctement leurs faits et gestes puis énonce, en conclusion, les preuves de leur culpabilité. Tout cela est assez froid et d’un intérêt relativement limité. Une fois n'est pas coutume ...
Ce livre est sorti en 1932.


vendredi 10 avril 2015

Photos et vidéos d'avril 2015


                                          Sur la route de Brialmont


video

                                        L'abbaye de Brialmont - à cheval sur Tilff et Esneux

video

                             ... la source dévalant de Brialmont - avec le son, c'est plus mieux ...


video
                                       
                                          ... sur le ravel, le long de l'Ourthe à Tilff ...



video

                                 la maison de campagne de Curtius, Montagne Ste-Walburge


video

                                     " quand on s'promnène au bord de l'eau  1 "

video

                                     " quand on s'promène au bord de l'eau 2 "

video

                                       ... à l'ancienne Poste ...

video


                                            une p'tite frite mayo  ?

video
 
                                            Vue d'un escalator de la gare des Guillemins


                                         le long du ravel à Tilff



video

mercredi 8 avril 2015

Pêle-Mêle avril 2015


                                                  Sa Sainteté le Dalaï Lama


                                                 Sa Sainteté le pape François 1 er


                                              Merkel


                                                  Poutine


                                                Obama


                                           Yukio Mishima

erdalinci: Stumblers, Istanbul, 2014

                                        Stumblers  - Istanbul 2014



                      Max Ernst à la maison de Peggy Guggenheim- New York 1942


                                            Vie sexuelle de Tintin


                                                    Trois pendus - collection privée



                                                    Jonquilles et céleri  - Lucian Freud



                                                      Man Ray - Reine Bangwa , 1935

lundi 6 avril 2015

Francis Lacassin : " Conversations avec Simenon "



Francis Lacassin est un journaliste et écrivain, né en 1931, décédé en 2008. Il fut l'éditeur de Simenon dès 1969.Ces premières conversations avec " le père de Maigret " débutèrent en juillet 1969. Elles furent à bâton rompues, un peu dans le même sens que les fameuses dictées que Simenon commença  à peu près à pareille époque.
Tout cela est évidemment très intéressant !

Extraits :

-  Sieste. On profite beaucoup plus de la seconde partie de la journée quand on l’a coupée par une sieste. Il y a deux façons de faire la sieste. La vraie, celle des paysans, consiste à se déshabiller et à se glisser dans les draps comme pour le sommeil nocturne.

-  Je classe les romans en deux catégories : il y a les romans écrits avec l’ intelligence, la sensibilité, la poésie, etc. ; et il y a les romans écrits par le subconscient, littéralement. On se met dans la peau d’un personnage, et on ne sait pas du tout où ce personnage va nous mener, on le suit au jour le jour, et ce n’est qu’au dernier chapitre qu’on sait quel est l’aboutissement de sa crise.

-  Lorsque j’avais dix-sept ans et que j’étais jeune journaliste, j’ai appris l’arrivée à Liège du poète Paul Fort dont j’étais tellement imprégné qu’il m’arrivait d’écrire en vers blancs (ou assonancés) en essayant, gauchement, bien entendu, d’imiter sa merveilleuse cadence. Je me suis précipité  à la gare. C’est moi qui ai eu la joie, ce jour-là, de le piloter dans les rues. C’est probablement un des souvenirs les plus glorieux de mon adolescence.

-  (vers la septantaine) Simenon souffrait d’une maladie désagréable, la maladie de Ménière, provoquée par un trouble de l’oreille interne. Cela se traduit par des vertiges suivis de chutes.

- J’ai toujours eu cette théorie des petites joies : depuis que j’avais treize ou quatorze ans. Une journée dans laquelle on a dix petites joies – celle de renifler une tasse de café le matin et la boire, celle de marcher le long d’un trottoir un jour où il y a un peu de soleil, (…), j’appelle ça une journée heureuse. (…) La vie est pleine de petites joies ; elles ont un avantage, c’est qu’on peut les avoir à tous les âges. Voilà.

°°°°°°°°°°°°

En bonus, « Le compotier tiède », « écrit par Georges à la veille de quitter Liège et sa mère, en 1922. :




                             1952. Georges Simenon saluant son ancien patron de la Gazette de Liège
                                                          Joseph Demarteau

dimanche 5 avril 2015

Octave Mirbeau : " Journal d'une femme de chambre "




L’action se passe en France à la fin du 19 ème siècle. Célestine est issue d’une famille archi-pauvre. Elle est abandonnée, puis recueillie par des religieuses qui lui donnent une éducation assez appréciable. Tout un temps, elle est engagée comme servante à Paris, et, quand le roman débute, elle sert une famille, monsieur et madame Lanlaire à Ménil-Roy, en Normandie. A la cuisine, Marianne et Joseph, le jardinier-cocher.

Célestine tient un journal et raconte sa vie chez les Lanlaire, les voisins, les gens du village, les autres servantes. Tout au long du récit, comme en flash-back, elle  nous conte ses souvenirs : monsieur Georges, un grand jeune-homme gravement malade qu’elle soigne, avec un grand dévouement, mais qui finira par succomber ;  la petite gamine,  Claire, violée et assassinée par son bourreau (c’est peut-être Joseph…) ; monsieur Xavier et  l’auteur de ses jours, menteur, volage et escroc sur les bords ; la placeuse madame Paulhat-Durand, une sorte d’esclavagiste, et quantité d’autres anecdotes délicieuses, horribles ou croustillantes. Rassurez-vous : tout se terminera bien pour Célestine : elle fera bistrot avec Joseph. Bien … enfin, on peut l’espérer …

Le regard que pose Célestine sur les êtres humains et particulièrement sur les mâles est assez saisissant …Signalons encore que nous sommes loin du misérabilisme pur et dur car toutes ces pages sont sensuelles, pleines d’humour. On lit tout cela avec un sourire perpétuel affiché sur les lèvres …

Bref, un grand bouquin ! Un chef d’œuvre dans le genre !



Extraits :

-  Et que sont donc les bureaux de placement et les maisons publiques, sinon des foires à esclaves, des étals de viande humaine ?

-  A douze ans, j’étais femme, tout à fait … et plus vierge … violée ? Non, pas absolument … Consentante ? Oui, à peu près … Du moins dans la mesure où le permettaient l’ingénuité de mon vice et la candeur de ma dépravation …  Un dimanche, après la grand-messe, le contremaître d’une sardinerie, un vieux, aussi velu, aussi malodorant qu’un bouc, et dont le visage n’était qu’une broussaille sordide de barbe et de cheveux, m’entraîna sur la grève, du côté de Saint-Jean. Et là, dans une cachette de la falaise, dans un trou sombre du rocher, où les mouettes venaient faire leur nid … où les matelots cachaient quelques fois les épaves trouvés en mer … là, sur le fil du goémon fermenté, sans que je mes sois refusée, ni débattue …il me posséda … pour une orange !

- Parce que moi, dans la même journée , quand j’ai couché avec Monsieur, avec le fils de Monsieur, avec le concierge … avec le valet de chambre du premier … avec le garçon boucher … avec le garçon épicier … avec le facteur du chemin de fer … avec le gaz … avec l’électricité … et puis avec d’autres encore … eh bien, vous savez … j’en ai mon lot !


- Ah oui ! les hommes ! … Qu’ils soient cochers, valet de chambre gommeux, curés ou poètes, ils sont tous les mêmes … Des crapules !

samedi 4 avril 2015

" L'habitat-Dudu ", un concert véritablement exceptionnel au Centre culturel de S'raing



"L’habitat-Dudu" Concert de soutien

Une "crémation" originale du Centre culturel de Seraing

• Vendredi 3 avril à 20h

Suite à l’incendie qui a ravagé la maison de Jacques-Ivan Duchesne, la "Bande à Dudu" se mobilise pour organiser un concert de soutien au Centre culturel de Seraing.

On vous y attend nombreux !

Avec entre autres, sur scène ou sous forme de coups de main : 

Patrick Dewez et Jacky Evrard
Substitute
Claude Semal (Frank Wuyts)
Philippe Anciaux- Line Adam
Didier Odieu
Pierre Léonard
JF Maljean
Thierry Weise et JL Maréchal
Michel Feilner
Bernard Massuir
Albert Delchambre
Hervé pottier
Max Vandervorst
Froidebise-Willem
Marc Lelangue
Michel Azaïs
Veronique Kappler-Ph.Libois
Teicher-Martini
Stefanski-Teicher-Martini
Teicher-Humblet
Jacky Evrard-Jacques Braispon
Thierry et Teo Crommen
Yves Baibay-François Monseur





Un concert véritablement exceptionnel a eu lieu ce vendredi soir au Centre Culturel de Seraing : «  L’habitat à Dudu « ( ya aussi un jeu de mot qui va avec, vous l’avez sans doute deviné, malins comme vous êtes …). C’était suite à l’incendie de la maison de Jacques-Ivan Duchesne survenu voici quelques jours. Des vî camas ce sont réunis pour un « bœuf » énorme. Au menu, un peu de tout : chansons françaises,  wallonnes, liégeoises, rythm ‘n blues, tango, humoristiques, rock, slam, … Une salle comble, un public vibrant et à l’écoute. Oufti ! Chapeau tout particulier à l’organisation car il n’y eu aucun temps mort entres les dizaines de mini-concerts, tout s’est enchaîné comme sur des roulettes.
En souvenir de ce concert - à nul autre pareil ! -, quelques photos signées : Fernando del Peso, que je remercie tout plein.


                                 Philippe Anciaux









 Claude Semal






Michel Feilner



Albert Delchambre













Yves Teicher et Stéphane Martini





Thierry et Téo Crommen


Christiane Stéfanski





Jacques-Ivan Duchesne


et ces quelques mots de Dudu, captés en plein vol, en toute fin de concert " aux environs de minuit"


video

°°°°°°°°°°°°°°°°°°

En bonus : " Pré-pension "

https://myspace.com/jacquesivanduchesne/video/pr-pension/107347335


°°°°°°°°°°°°°°°°°


Espérons que le concert a été enregistré en vidéo et que nous pourrons trouver cette performance sur le Net ou en DVD  ! ! !

°°°°°°°°°°°°°°°°

Après les excellents mini-concerts de ce 3 avril 2015, voici une mini-revue de presse de l’artisss’ :

-  La Meuse, vendredi 6 février 1976
Une soirée consacrée à la chanson française, voici ce que propose ce samedi 7 février «  Le petit Seigneur «, rue Tête-de-bœuf, 13. Avec Jacques-Ivan Duchesne, Charles Morell, Colette Nicolas, Jean-Claude Pierrot, Christiane Stéfanski et Jean-Claude Raskin.

- La Meuse, mercredi 27 juillet 1977

Jacques-Ivan Duchesne sera incontestablement la vedette (même s’il n’aime pas du tout ce mot) des cinq soirées d’animation organisées à bord de la péniche «  Action «  (à l’ancre près de la passerelle Saucy à Liège) entre les 27 et le 31 juillet 1977, sous l’égide de la Culture française (…)



-  Mercredi 7 mai 80
Jacques-Ivan Duchesne, seul sélectionné belge, cette années, pour le festival de la chanson à Spa (…)

Originaire de Wanze, il a 28 ans. Il est entré dans la musique à l’âge de 5 ans, en apprenant le piano et le solfège. En 1972, il devient artiste professionnel dans des cabarets. En 1973, premières parties de François Béranger et Gilles Vigneault – Tournée en Bretagne. Chante avec Philippe Anciaux – En 1977, il enregistre son premier disque avec Philippe Anciaux et Colette Nicolas . En 1979, enregistre un 33 tours avec Jean-Claude Pierrot. (…)