" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mardi 30 juin 2015

Bruno Lafourcade : " Sur le suicide "




Voici un livre qui fait le point actuel sur ce sujet délicat et encore souvent tabou. Il se divise en plusieurs chapitres. Les mobiles, soit pourquoi on se « sui-cide »= on se « tue soi-même » ; les modèles soit différentes catégories d’individus qui passent à l’acte , leurs noms et leur modus operandi  : cinéastes, savants, soldats, psychiatres et psychanalystes, acteurs, chanteurs et musiciens populaires, dessinateurs, peintres, plasticiens, hommes politiques, philosophes, écrivains ; les apologies antiques , chrétiennes, antichrétiennes , et enfin un abécédaire des suicides célèbres.

Sans aucun doute un incontournable !


Extraits :


- (…) Avec ce genre d’état d’esprit, on fabrique des bénévoles pour la Croix-Rouge, pas des désespérés. Cet humanisme est le meilleur ennemi du propagandisme de la mort volontaire.

-  Parmi les raisons que l’on a de se tuer, la famille est encore ce que l’on a fait de plus sûr ; car rien n’est plus névrosant que d’être un fils ou un frère, une fille ou une sœur. La famille est la première des sociétés, c’est-à-dire la première gangrène ; le premier crachoir où chacun médit de tous et déteste tout le monde, ou il faut attendre que l’un de ses membres meure qu’on envisage de lui pardonner enfin ; mais aussi le premier cachot qui vous aura étouffé, diminué, humilié, abêti. – Un avant-goût de l’asile d’aliénés.

-  L’enfant est l’autre nom de l’ingratitude. Plaignant compulsif, il passera le principal de votre vie à vous reprocher le bien que vous avez fait pour lui.

-  Faites le compte : vos amis, quand avez-vous pu compter sur eux ? Vous leur avez demandé mille fois de vous donner leur recette du civet de langouste ; d’installer Photoshop sur votre ordinateur ; de vous aider à repeindre votre salle de bain. Bernique ! Où étaient-ils quand votre ulcère à l’estomac s’est réveillé ; quand votre chauffe-eau s’est mis à fuir ; quand votre automobile a rendu l’âme ? Ailleurs, avec d’autres, sans doute, qui sont vraiment leurs amis et avec qui ils partent en vacances. (…)

-  Il n’y a pas plus d’amis autour de vous qu’il n’y a de travers de porc dans le couscous.

-  Vous saviez en effet que nul n’est devenu écrivain, musicien, peintre, cinéaste – pas plus qu’écuyer, joueur d’échec, mathématicien – sans un long apprentissage ; qu’il faut posséder les techniques avant d’espérer un style ; que la foi moderne dans l’éclosion spontanée du talent est une imposture ; qu’aucune pousse, si visible qu’elle soit, ne se développe si elle n’est irriguée.

- (…) des peintres qui n’ont jamais copié de Rubens, des cinéastes qui n’ont jamais rien vu de Dreyer, des romanciers qui ne peuvent construire une phrase complexe sans que leur concordance des temps faille ; des plasticiens, des metteurs en scène, des écrivains qui ne mettent jamais les yeux dans un tableau, dans une pièce, dans un livre.

-  Eustache manifesta un sens intéressant de l’à-propos en punaisant sur la porte de la chambre où il se suicida : «  Frappez fort. Comme pour réveiller un mort. »

- Essayez, si vous le pouvez, d’arrêter un homme qui voyage avec son suicide à la boutonnière.

-  Voilà ce qui reste essentiellement de Jacques Rigaut. «  Mon livre de chevet, c’est le révolver ». «  Quand je me réveille, c’est malgré moi «. Et celle-ci, où va notre préférence : «  Le jour se lève, ça vous apprendra ».

-  Quand Georges Hyvernaud écrit ces lignes, il revient d’un oflag de Poméranie.

«  On s’imaginait avoir une âme ou quelque chose d’approchant. On était fier. Ça nous permettait de regarder de haut les singes et les laitues. On n’a pas d’âme. On n’a que des tripes. On s’emplit tant bien que mal, et puis on va se vider. C’est tout notre existence. On parlait de dignité. On se figurait qu’on était à part, qu’on était soi. Mais maintenant on est les autres « .


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En bonus :

  - « Technique du suicide «  de Paul Robin :

- «  Suicide, mode d’emploi «  Claude Guillon , Yves Le Bonniec :

-  Bréviaire du chaos « Albert Caraco :



vendredi 26 juin 2015

Georges Simenon : " Le port des brumes "





Un certain Joris, capitaine de bateau, erre dans les rues Ouistreham (  Calvados). Il présente une blessure à la tête, semble avoir perdu la parole et la raison. Peu de temps après son arrivée chez lui, il meurt, empoisonné à la strychnine. Le commissaire Maigret mène l’enquête dans ce milieu portuaire …


Assez touffu … (confus ?). Est-ce une impression mais, ici, Georges Simenon n’aurait-il pas un peu moins bien campé ses personnages ? Toujours est-il , qu’exceptionnellement !, une fois n’est pas coutume ! - , il me semble que ce n’est pas le meilleur des Maigret …

jeudi 25 juin 2015

Méga concert ce dimanche 28 juin à la Saufnière



Waoouwouwaaww ! Oufti ! Quel programme !

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Quelques vidéos prises sur le vif. Veuillez-en pardonner la mauvaise qualité ...


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                                                            Michel Feilner

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                                                         Yves Teicher et Stéphane Martini

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Jacques Stotzem


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mercredi 24 juin 2015

Pierre Daninos : " Les carnets du major Thompson "




Le major Thompson, officier britannique aux Indes, est amené à séjourner en France – à l’insu de son plein gré, dirons-nous-. Il est éberlué et le plus souvent « shocking » devant les Français et leurs comportements. Mais rendons lui justice, il n’épargnera pas ses compatriotes dans ces illustres carnets, qui connurent, jadis (dès 1954) ,un succès considérable. Pour résumer voici ce premier extrait : « Dans son insondable caprice, le Créateur nous ( les Anglais) aura faits à l’opposé  de nos voisins (les Français) jusqu’à la dernière seconde du septième jour. »

Hilarant !


Extraits :

-  Vous me le paierai, mon cher, ami ! Vous aurez de mes nouvelles, mon ami … J’ai le bras long ! ( note du Major : quand un Français dit « mon ami » à un autre Français de cette façon, c’est qu’il le considère déjà comme son ennemi)

-  Au bout d’une heure, parfois avant, un Français vous a expliqué comme et pourquoi il a été amené à délaisser de temps en temps sa femme qui est, vous fait-il remarquer en passant, très gentille, un ange, mais voilà … vous savez ce que c’est … (comment me permettrai-je de savoir ?)

-  Comme on discutait un jour de la tour Eiffel, j’ai entendu une dame s’écrier : «  Moi, qu’est-ce que vous voulez, je la trouve trop chou ! »

-  Il y a, au pays de Descartes, une petite intelligentzia  qui ne trouve la lumière que dans l’obscurité.

- ( à propos de l’art, d’une peinture par exemple) «  Mais pourquoi, lui dit ma voisine, voulez-vous à toute force comprendre quelque chose ? Vous êtes d’un bourgeois ! »

-  La France ? Une nation de bourgeois qui se défend de l’être en attaquant les autres parce qu’ils le sont.

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Bonus
Voici la version en audio :

lundi 22 juin 2015

" Cavanna : jusqu'à l'ultime seconde, j'écrirai ", le film



Oufti ! Ca a l'air d'être vachement bien  ! ! !
Donc ce lundi 6 juillet à 20h à la Saufnière.  >>>>>>>>>>>>>>>>


Bande-annonce :







samedi 20 juin 2015

Hélène Delhamende : " Ma mère ... quand ça l'arrange "





                                          Une autre facette d'Hélène Delhamende

La narratrice de ce récit est une enfant adoptée. Elle ne connait pas sa « vraie » mère, sa mère biologique. Elle cherche à savoir…  Alors qu’elle est encore étudiante, elle trouve … Un document lui est délivré par l’administration communale. Cette fois, Hélène a un nom : Grandville, un prénom : Marie, et une adresse. Oui, elle va faire la connaissance de sa mère mais ce sera loin d’être un conte de fée …
Voilà ce que nous raconte, par petites doses, Hélène Delhamende, dans ce remarquable (digne d’être remarqué) ouvrage de 290 pages. Un cri !
Le sujet est délicat, hautement périlleux ;  elle nous entraîne dans son histoire, avec brio. Les phrases sont courtes, pas de prises de tête, pas de littérature alambiquée. Juste un cri. Des cris.

 D’autres auteurs se sont également frottés à cet exercice de haute voltige. Georges Simenon dans son célébrissime «  Lettre à ma mère » ; le non moins célèbre Albert Cohen dans : «  Le livre de ma mère » ; plus récemment et également chez nous, André-Joseph Dubois : « Ma mère, par exemple ». L’on pourra désormais ajouter à la liste ce «  Ma mère ... quand ça l’arrange «  d’Hélène Delhamende.



Extraits :


-  A vingt ans, mon physique était particulier : j’étais la fille cachée d’Henri Salvador et de Sabine Paturel.

-  Je suis née artiste et je le suis restée en grandissant. C’est ainsi qu’à côté de mes études plutôt sombres, je peins, je joue du piano et j’écris. Je ne peux pas rester sans créer ou inventer. (…) je marche sur un fil, à côté du monde, et j’ai peur de tomber.

- ( Marie Grandville à sa fille Hélène) «  Tu ne m’as pas retrouvée. Tu m’as trouvée. Je ne t’ai jamais cherchée, alors que toi, tu as passé ta vie à ça ».

- Je n’étais tolérée chez elle qu’un dimanche sur deux, à partir de dix-sept heures, comme dans les funérariums.

- Les filles, après s’être épuisées à la corde à sauter, se lançaient dans le jeu le plus tendre du monde : la marelle. Sur les pavés ensoleillés, il fallait apprendre à garder son équilibre en avançant à cloche-pied, entre la terre et le ciel. J’adorais piétiner le sol chaud, couvert de craie. A présent, c’était un peu comme ça avec ma mère : on est vite au ciel, mais la chute est longue, et l’arrivée sur terre douloureuse.

- Nous l’appellerons Hélène, l’éclat du soleil.

- (Marie Grandville à propos de sa fille Hélène) : «  Qu’elle s’estime heureuse ! Normalement, elle aurait dû être avortée ».

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- Sabine Paturelle :

- «  La marelle » :



jeudi 18 juin 2015

J'ai 64 ans !




Quand, durant l’été 1967, j’ai entendu pour la première fois la chanson des Beatles : «  When I’m sixty-four », je me suis bien marré. " Quand j’aurai 64 ans " … Oufti ! c’était vachement loin tout cela…   Statistiquement, il était plus que probable que j’en n’existerais même plus pour la simple raison qu’à l’époque, nous étions toujours ( plus ou moins) en pleine guerre froide, qu’il faisait peu de doute qu’avant l’an 2000, nous connaîtrions une troisième guerre mondiale ou en tout cas qu’une bombe atomique nous tomberait sur la tronche  … Cela ne s’est pas passé ainsi … Ou encore autre projection : je comptais bien brûler ma vie par les deux bouts, c’est-à-dire, par exemple, mener une vie dissolue, avec le mot d’ordre de l’époque, l’ « up to date »  : «  sexe, drogue et alcool » (mission partiellement accomplie !).  Et si, à 64 ans, je survivais toujours, je serais sans doute, si pas grabataire, en tout cas dans un état physique et psychologique … lamentable. A ce jour, mission non-accomplie (du moins j’ose le croire …).
Mais ne nous leurrons pas ! Pour les jeunes d’aujourd’hui, à 64 balais, tu n’es qu’une sorte de zombie,  nostalgique de l’époque paléontologique – et un tantinet ridicule-  des « babas «. Soit des mecs qui fumaient des pétards, portaient les cheveux longs comme des « Jésus »,  des chemises à fleurs, une plume dans le cul et des bâtonnets d’encens dans les tifs … A c’t’heure, ces « enfants du baby boom « , heureusement, sont moins ch*** que leurs ainés qui ont connu la guerre et qui te la raconte à longueur de journée ; par contre,  ils ont connu «  mais 68 « (c’est guère mieux, mec !) .Purée ! J’hallucine !
Aujourd’hui,  j’ai 64 ans et je me souhaite un chouette anniversaire ! Je vais me faire une balade dans la nature pas loin de Lîdge, manger tout plein de sushis, boire  deux ou trois bières, et m’offrir un p’tit plaisir cool et sympa ( j’vous dis pas lequel, rapport que ça ne vous regarde pas du tout, non mais !).
I’m sixty-four ! Yea-a-a-hhh !


The song, en question. C’est par ici :


Post-scriptum :
Tableau paléontologique (science des fossiles) :
A 60 ans, on devient un « trois fois vingt », déjà un « vieux croûton » , un «  vioque »,  un « vieux con », une « vielle baderne », un obsolète » , un «  croulant » ;
A 65 ans, on est un « pensionné » ou un «  retraité », comprenez un « doryphore », un «  défraîchi », un « inutile », ;
A 64 ans donc, je suis entre les deux : un « vieux croûton », un « vrai con », un « obsolète », etc.. :
A 70 ans, on est un «  son et lumière », déjà un «ancêtre », un «  vétéran », un « périmé », un «  gâteux », un « sénile » ;
A 75 balais, un « dinosaure »,  un « aïeul », une « vétusté » un « invertébré », un « patriarche »,
A 80 balais, un «  fossile », un « ancien Belge », une « vieille chaussette », un «  vieux tromblon », une « antiquité » ;
A 85 et au-delà : un « vieux débris », un « ramolli de la cervelle », une « antiquité », un «  poussiéreux », un « trou noir », etc …
A 100 ans : un centenaire.


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Bonus
- Joyeux anniversaire ( décalé)


https://www.youtube.com/watch?v=bH8p52fqmo4


- Un joyeux non-anniversaire, mon cher !  :






mardi 16 juin 2015

Liège en 1958


                                             Place du théâtre




*  Quelques prix de 1958
     - Le journal «  La Meuse » : 2 francs
     - Téléviseur Philips 53 cm prix social : 17.500 francs
     - Rasoir Philips : 525 francs
     - La nouvelle Vespa 1958 : 16.200 frs
     -  2cv Citroën : à partir de 49.950 frs
     - La Dauphine Renault : 65.000 frs

*  Quelques films en 1958
     - « Le pont de la rivière Kwaï »
     - « Maigret tend un piège »
     - « La famille Trapp en Amérique »
     - « Ascenseur pour l’échafaud »
     - « Les misérables » avec Jean Gabin
     - « Le bal des maudits »
     - « Le Dictateur » de et avec Charlie Chaplin
     -  « Mon Oncle », de Jacques Tati
     -  « Le tour du monde en 80 jours »
     - «  En cas de malheur », avec Gabin et B.B.

-  Mardi 14 janvier 1958
En 1957, 12.893.000 litres de lait ont été distribués dans les écoles de Liège.




-  Vendredi 24 janvier 1958
Guillemins : en deux jours, le vitrail (24m2) de la façade-est a été installé.








-  Vendredi 31 janvier 1958
«  Courez à la Bourse ! »







-  Samedi 8 février 1958
L’école Saint-Luc ravagée par un incendie. Un feu a pris dans une friteuse et a gagné rapidement les toits. Un étudiant a été blessé en sautant par une fenêtre (….)




-  Mercredi 12 février 1958
Plus de barreaux ni de grillages au nouveau bâtiment du sana de Volière. Le gros œuvre est terminé. (…) Le nouveau bâtiment ne comprendra que 120 lits répartis dans des chambres conçues pour quatre personnes.(…)

-  Jeudi 20 février 1958
Dernier spectacle au Trocadéro fermé définitivement le 3 mars (…)




-  Lundi 27 février 1958
Le nouveau quartier du Champs de Manœuvre (1.800 logements pour 7.000 personnes) a été inauguré officiellement par le ministre de la Santé Publique. (…)




-  Samedi 1 mars 1958
La grippe rode encore

-  Vendredi 7 mars 1958
Mille étudiants (assoiffés) à la dixième «  Saint-Toré ». Engins nouveaux : bombes à la farine et ballonnets pleins d’eau (….)




-  Jeudi 28 avril 1958
Pour préparer le sprint de Liège-Bastogne-Liège, De Bruyne parvint à liquider une à une les vedettes mais les « deuxièmes plans restèrent dans sa roue. (…)



                                              Place du Maréchal Foch



                                                   Place du Roi Albert

- Vendredi 2 mai 1958
Sous un soleil particulièrement généreux, le cortège du premier mai s’est déroulé, jeudi matin, à Liège (…)




- Samedi 10 et dimanche 11 mai 1958
Tout le Standard est sur cette page. Pour ces 298 joueurs et pour leurs supporters, voici le jour J . (…)




-  Mercredi 14 mai 1958
48 camions chargés (1.280 tonnes) ont éprouvé la résistance du nouveau pont du Commerce.




- Lundi 2 juin 1958
Electeurs au soleil. Pour ne pas rater le premier beau dimanche de l’année, les citadins sont allés aux urnes très tôt. 106.000 Liégeois ont déposé 4 tonnes de bulletins dans 555 urnes. (…) Photo, rue Pierreuse.




- Jeudi 7 août 1958
Les «  Floralies Liégeoises «  auront lieu en septembre. Notre photo : au boulevard Piercot




-  Lundi 18 août 1958
Clôture du 15 août en Outremeuse : précédé par les Joyeuses Botteresses de Roture ; « Mathy l’Ohé » a été porté à sa dernière demeure au son des marches funèbres et des cramignons.




-  Jeudi 28 août 1958
98 voitures ont pris le départ mercredi soir au Marathon de la route : 5.230 km en une étape. (…)




-  Vendredi 19 septembre 1958
Exposition. Cent Liégeois vu par Jacques Ochs. L’esprit vif, aigu, pénétrant, souvent moqueur mais toujours profondément humain, le trait souple, nerveux, précis, chaque portrait de Jacques Ochs est à la fois témoignage et œuvre d’art. (…)




-  Samedi 27 septembre 1958
Les Liégeois fêtent leur «  ONU «  en dansant. Trois bals et un feu d’artifice couronneront ce soir l’inauguration officielle du Palais des Congrès. (…)




-  Jeudi 9 octobre 1958
Imitant les acteurs, Georges Simenon, conférencier, « prend le pouls » du public avant le lever de rideau à l’Emulation. (…) Simenon porte allégrement ses 55 ans. Peut-être va-t-il maigri un peu. Mais ses yeux s’animent toujours derrière de grosses lunettes d’écaille. (…)




-  Lundi 13 octobre 1958
Elections communales. Liège : 14 PSC (+3), 17 PSB (-1), 7 libéraux (-1), 1 comm. (-1)




-  Vendredi 21 novembre 1958
Louise Dalhausen, 10 ans, 70 tours minute – spécialiste du maniement du «  hula hoop «  autour cou.




-  Samedi 20 novembre 1958
En plus, lui, il jour de la trompette. Il se déhanche pour faire tourner son hula hoop, puis embouche sa trompette (une vraie) et joue «  Si tu veux faire mon bonheur, Marguerite, Marguerite, etc …). Ce petit Liégeois de 8 ans s’appelle Emile Duckers. Il arrive facilement aux 140 tours sans désemparer.




-  Mercredi 24 décembre 1958
Prélude au réveillon de Noël : Edith Piaf est venue chanter pour les Liégeois au Palace devant une salle comble.




Et tout particulièrement dans le quartier Sainte-Marguerite


-  Jeudi 9 janvier 1958
Reportage. Ce que lisent les Liégeois. Chaque bibliothèque de quartier a son public. Si à Fétinne (bourgeoise), on lit surtout des ouvrages sur les beaux-arts et les sciences, à Sainte-Marguerite (populaire), gros succès pour l’histoire et la géographie. (…)

-  Mercredi 15 janvier 1958
Mgr Van Zuylen, évêque coadjuteur, a béni les nouveaux locaux de l’institut ophtalmologique de la rue Sainte-Marguerite. Les nouvelles installations comprennent des services d’audiométrie, d’orthoptique et de pédiatrie. (…)




- Jeudi 16 janvier 1958
Vernissage à l’hôtel-restaurant « Le Clou Doré », 33 rue Mont-Saint-Martin. Il s’agit d’un agrandissement du célèbre restaurant. (…)




-  Mardi 29 avril 1958
Rénovation du café du « Cadran » à Liège au coin des rues des Bons-Enfants et de l’Académie. (…) Ce charmant estaminet mettra à la disposition de ses clients un choix de boissons qui en satisfera plus d’un. La célèbre et réputée «  Stella Artois, par exemple (…)

-  Samedi 24 mai 1958
Les degrés des Tisserands vont être restaurés. Les travaux sont évalués à 200 mille francs. (…)

-  Samedi 28 et dimanche 29 juin 1958
    * L’école supérieure de couture de l’Institut Saint-Sépulcre a clôturé l’année scolaire par un défilé. (…)
    * Pour célébrer la fin des travaux des rues Ste-Marguerite et St-Séverin, les commerçants du quartier organisent une fête (travaux : nouvelles canalisations de gaz, d’électricité et d’eau). Au programme notamment : exhibition de danses folklorique place de l’église, séance de marionnettes à l’institut St-Joseph. (…)




-  Jeudi 24 juillet 1958
Le quartier Sainte-Marguerite a célébré dignement les fêtes du 21 juillet. Sur la place de l’église quelques baraques de foire et un magnifique galopant. (…) A l’école des filles, cabaret franco-wallon avec comiques troupiers, danseurs apaches et imitateur : en vedette, se présentait Jean Kine, un «  Bourvil liégeois ».




-  Samedi 26 juillet 1958
Les corps de dix victimes du nazisme ont été rapatriés. Le Home des Invalides, rue Mont-Saint-Martin a servi de chapelle ardente.(…)




-  Mercredi 30 juillet
Les rues Ste-Marguerite et St-Séverin font partie de la nationale n°3. Elles ne sont guère adaptées aux exigences du trafic. Malgré son sens unique, la rue St-Séverin est trop étroite et de plus, comme elle traverse un quartier populeux, il n’est pas rare de voir des gosses jouer en pleine circulation.

-  Lundi 29 septembre 1958
A Saint-Séverin, un motocycliste est renversé par un camion et tombe grièvement blessé. Un autre motocycliste roule sur la victime étendue, puis prend la fuite .(…)




- Samedi 22 novembre 1958
En plus, lui, il joue de la trompette. Il se déhanche pour faire tourner son hula hoop, puis embouche sa trompette (une vraie) et joue «  Si tu veux faire mon bonheur, Marguerite, Marguerite, etc… ». Ce petit Liégeois de 8 ans s’appelle Emile Duckers. Il arrive facilement aux 140 tours sans désemparer.




-  Lundi 8 décembre 1958
Les lauréats du Travail 1958 des charbonnages Bonne-Fin et Violette ont été mis à l’honneur au cours d’une manifestation de sympathie qui s’est déroulée dimanche matin dans les salons de l’Hôtel des Contes de Méan, rue Mont-Saint-Martin. (…)




-  Lundi 24 novembre 1958

Pensez à votre robe de soirée. Voyez les étalages Goffin-Bovy !



Merci au journal " La Meuse "   ! ! !
Merci à ses journalistes anonymes   ! ! !
Merci à la bibliothèque de l'Université de Liège   ! ! !
Merci à l'Albertine de Bruxelles   ! ! !

dimanche 14 juin 2015

Huruki Murakami ; " L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage "




Ils étaient cinq amis dans un lycée à Nagoya, Japon.
« Les deux garçons s’appelaient Akamatsu – Pin rouge -, Ômi –Mer bleue -, et les deux filles, respectivement Shirane – Racine blanche- et Kurono- Champ noir. » Et le troisième garçon était Tazaki qui n’avait absolument aucun rapport avec une couleur.
Bleu, le sportif qui ne se prend pas la tête ; Rouge, l’intellectuel, le penseur ; Blanche, la mignonne jeune fille ; Noire, la comédienne plein d’esprit ; Tsukuru Tazaki, le beau garçon bien éduqué.
Un jour, Tsukuru apprend que ses amis ne veulent plus le voir, qu’il ne fait plus partie du groupe.
Pourquoi ? Pas de réponse.
Tzukuru tombe dans une profonde dépression, pense au suicide. Tout au long de ces plus de 360 pages, il va tenter de connaître la raison de cette décision brutale en rencontrant un par un ses anciens amis, sauf Blanche, décédée tragiquement.

Un récit tout en finesse, presque ouaté, signé par une de nos plus fameux écrivains contemporains.


Extraits :


-  Vois-tu, je ne suis pas Dieu, je ne domine pas le temps.

-  Ce sont les parents qui apprennent à gazouiller leurs petits, avait expliqué Eri. Puis elle avait souri. Avant d’arriver ici, je ne savais pas que les oiseaux devaient apprendre à chanter.


-  Il est propriétaire d’un petit appartement de deux pièces dans une jolie résidence, bien située, proche du centre –ville. Il n’a contacté aucun prêt. Il ne boit pour ainsi dire pas, ne fume pas, n’a aucun passe-temps coûteux. A vrai dire, il ne dépense presque pas. Non qu’il cherche à épargner ou même à mener une vie d’ascète, simplement, il ne voit pas très bien comment dépenser son argent. Il achète parfois des CD ou des livres, mais il ne s’agit pas de grosses dépenses. Il préfère manger chez lui plutôt qu’à l’extérieur, il lave et repasse lui-même ses draps.  Il n’est en général guère bavard, il est extrêmement timide et, en présence de plus de trois personnes, il préfère qu’on fasse comme s’il n’existait pas,  il est assez peu sociable mais pas complètement solitaire non plus. Dans une certaine mesure, il s’adopte à son environnement. S’il ne cherche pas à rencontrer des femmes de sa propre initiative, il n’a jusqu’à présent pas manqué de partenaire. Il est célibataire, il a un visage plutôt agréable, est discret, il s’habille correctement.

mardi 9 juin 2015

Pêle-Mêle juin 2015


24hoursinthelifeofawoman: Band of Outsiders1964

... Amélie Nothomb ...


                                                  New York , fifth avenue


                                                         Isabelle Adjani


                                                       Torse


                                                       René Magritte, rue des Mimosas


                                                  20 pieds de haut par Horst


                                         Napoléon Bonaparte - Musée des beaux-arts de Liège (B.A.L.)



                                               René Magritte - " Des nouvelles formidables " ,1926


                                              Chagall : " Le peintre de la lune " ,1917


                                              Thunder cloud sur Butte


                                                 Brigitte Bardot


                                             William Turner


                                                                Logan Mc Cree


                                             Helmut Newton


                                                Kiki de Montparnasse


                                              Edith Piaf - 1936


                                              Lucian Freud


                                               Thérèse Dreaming - Balthus 1938