" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

lundi 31 octobre 2016

Gouvy en 1939




                                              Les élèves de l'école de Mont-le-Ban en 1939


                                                    Billets de banque belge de 1939





«  L’Avenir du Luxembourg » en 1939
Et tout d’abord, quelques réclames



*  Dentogène



* Pour combattre le chômage, achetez Belge



*  Bonbons de Vosges( réclame en wallon)



*  Aspro



*  Akkerette



* Vin de table



* Café Cafca



- «  L’Avenir du Luxembourg », mardi 17 janvier 1939
Nouveau conseil communal à Cherain



- «  L’Avenir du Luxembourg », mardi 19 janvier 1939
Question scolaire à Limerlé-Gouvy



- «  L’Avenir du Luxembourg », samedi 22 janvier 1939
Beho. Le conseil communal et décès du curé Theis



- Mardi 14 février 1939
Limerlé. Notre bourgmestre est-il le plus jeune du pays ?



-  Jeudi 2 mars 1939
Gouvy. La maison de la famille Labarbe détruite par le feu



- Samedi 19 mars 1939
Limerlé fête Jos. Felten, le plus jeune maïeur du pays



- Mercredi 29 mars 1939
Limerlé, inauguration du maïeur




-Le 27 avril 1939
Les prénoms des taureaux et des vaches
(…) Négus de Louis Nisen à Gouvy, Cadet de Célestin Nisen à Gouvy, Baron de Nisen Alphonse de Gouvy, (…)




- Samedi 21 mai 1939
La Croisade Eucharistique de Beho




- Jeudi 1 er juin 1939
Beho, noces d’or : Deiffelt , croisade eucharistique




-  24 septembre 1939
Attention ! On vous écoute …




- Octobre 1939
Les élèves de l’école de Mont-le-Ban




- 7 décembre 1939
Etude de Maître Urbain-Choffray. Vente d’un  bâtiment et de terrains à Gouvy




-  Dimanche 24 décembre 1939
Bovigny. Gants pour nos mobilisés


Merci au journal «  L’Avenir du Luxembourg » !
Merci à ses journalistes anonymes !
Merci à la bibliothèque Albertine de Bruxelles !


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Et dans l’ « Annonce de Vielsalm » :



- Annonce de Vielsalm, dimanche 19 janvier 1939
Entreprise H. Henri-Simair à Gouvy



-  Annonce de Vielsalm, dimanche 29 janvier 1939
Au Luxembourg, la maison Jamotton-Premont



- 12 février 1939
Les Galeries Claren-Nelys en face de la gare de Gouvy



- 12 février 1939
Briques de Gouvy



- 12 mars 1939
Maison Briol rue de la gare, 139 à Gouvy



- 19 mars 1939
Achille Lekeux, géomètre, reçoit les jours de marché au café Boulanger à Gouvy



-  23 avril 1939
Tout pour les communiants



-  17 septembre 1939
Cours de coupe Yvonne Belhomme



-  19 novembre 1939
Souscription au «  Sou du Chasseur Ardennais » à Gouvy

Merci au journal l’ « Annonce de Vielsalm » !
Merci à la bibliothèque Albertine de Bruxelles !


dimanche 30 octobre 2016

Jean d'Ormesson : " Guide des égarés "



«  Nous ignorons d’où nous venons, nous ignorons où nous allons. Nous sommes tous des égarés ».
Le dernier livre – en date – de Jean d’O. Comme presqu’à chaque fois, l’on ressort de la lecture de ces 120 pages, un peu plus éclairé  …
J’aurais sacrément bien voulu lire ce genre de bouquin du temps où j’étais ado ou même il y a 20 ans à peine … Heureusement, il n’est jamais trop tard …
Un petit bijou dans le genre, en 29 chapitres !

Extraits :

-  ( à propos du temps)
De Boileau : «  Le moment où je parle est déjà loin de moi ».
Et Ronsard : «  Le temps s’en va, le temps s’en va, ma dame. Las ! Le temps non, mais nous nous en allons.

-  La souffrance, qui est le prix à payer pour la vie, introduit dans le monde l’inquiétude et l’effroi.

- «  Si Dieu existe, nous dit Woody Allen, j’espère qu’il a une bonne excuse. »

- Mais, au lieu de considérer le mal comme la rupture scandaleuse d’un ordre universel dominé pour le bien, peut-être devrions-nous inverser la perspective. Et voir le bien comme une exception lumineuse dans un monde où règne le mal.

-  Toute vie est guettée par deux malédictions. L’une est souvent tournée par des malins, par des chanceux, des escrocs, des génies ou des idiots : le travail. L’autre est universel, catégorique et implacable : la mort.

- Il y a pire encore que les imbéciles qui croient au progrès : ce sont les imbéciles qui n’y croient pas.

- Dieu est invraisemblable. Mais il n’est pas plus invraisemblable que cet univers qui nous paraît si évident et qui n’en finit pas de me remplir de stupeur et d’admiration. Tout est mystérieux autour de nous, à commencer par cet espace (…)

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En bonus, deux interviews :
Ici :


et là :


samedi 29 octobre 2016

Georges Simenon : " La fenêtre des Rouet "



Mademoiselle Dominique (40 ans) est la fille d’un général. Jadis, son fiancé, un certain Jacques, militaire également, a reçu une balle mortelle en plein front, sur le front d’un champ de bataille ( gag !). Elle habite la maison familiale, rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris VIII ème. Elle vit chichement, loue un deux pièces à un couple de jeunes, Lina, 22 ans, et Albert. En face de sa fenêtre habitent les Rouet : Antoinette et son mari monsieur Rouet, qui est en mauvaise santé ; à l’étage, les beaux-parents d’Antoinette (on ne s’aime guère, pour rester pudique). Dans la mansarde, la vieille Augustine. Le roman raconte la vie de tout ce petit monde, pleine de drames, de mesquineries, de méchancetés… C’est aussi un de ces romans qui décrit, avec excellence, la grande solitude …

A signaler les cinq dernières pages qui racontent le long suicide d’Antoinette.

Si vous êtes également voyeurs, ce livre du prodigieux Simenon devrait vous plaire …


Extraits :


- (…) Dominique, qui marchait à pas pressés le long des étalages, comme n’importe quelle femme qui va n’importe où, en remuant les lèvres, dans la solitude de la foule.

- Elle s’était habituée à n’avoir pas faim. On assure que l’estomac s’accoutume, devient tout petit : elle doit avoir un estomac minuscule, un rien lui suffit.

- « - On n’aime réellement les enfants que quand on en a soi-même. Le reste, croyez-moi, ce sont des simagrées. «

- Sous n’importe quelle robe on la sentait nue, la chair dardée.

- Etait-ce cela la vie ? Un peu d’enfance inconsciente, une brève adolescence, puis le vide, un enchevêtrement de soucis, de tracas, de menus soins et déjà, à quarante ans, le sentiment de la vieillesse, d’une pente à descendre sans joie ?

jeudi 27 octobre 2016

L'écrivain et journaliste Jean Jour nous a quittés







Dans la " D.H." de ce vendredi 28 octobre
 + une trois quarts de page

                                                Le journalisme perd Jean Jour

  Actif notamment à la Gazette de Liége, il fut une grande figure de la presse.
On ne verra plus sa petite silhouette de cow-boy égaré dans les rues de Liège et surtout d’Outremeuse. Jean Jour n’est plus. Il s’est éteint, ce jeudi à 5h du matin à l‘hôpital de la Citadelle où il avait été admis il y a quelques jours pour une leucémie galopante.
Né le 9 avril 1937, dans la paroisse Saint-Pholien au cœur du quartier d’Outremeuse auquel il est toujours resté viscéralement attaché on peut dire de Jean Jour qu’il était un véritable personnage de la presse liégeoise.
Après des études gréco-latines à l’Athénée de Liège et deux années en romane à l’Université de Liège, il est engagé au journal La Wallonie où il apprend le métier sur le tas tout en collaborant à plusieurs revues françaises. Toute sa vie il partagera son amour entre Liège et surtout Outremeuse et les Etats-Unis où il était parti en 1968 et avait parcouru une trentaine d’Etats. C’est depuis lors qu’il ne quittait pratiquement plus jeans, chemise à carreaux, gilet sans manche et foulard autour du cou. Il était revenu en Belgique depuis 1970, lorsque je l’ai rencontré en 1971, lors des événements qui ont abouti à la fermeture des cristalleries du Val-St-Lambert.
Depuis lors j’ai pu apprécier son caractère bien liégeois, toujours prêt à s’enflammer pour une cause qu’il croyait juste, fidèle à ses amitiés, perfectionniste lorsqu’il écrivait, laissant éclater sa colère pour le travail bâclé qu’il découvrait parfois chez de jeunes collègues. Il avait une admiration sans bornes pour Georges Simenon en qui il retrouvait le gamin d’Outremeuse, le journaliste et le romancier que, toutes proportions gardées, il était lui aussi. A la Gazette de Liège, il se chargea longtemps des faits divers, des expositions dans les galeries d’art. C’est aussi la Gazette qui l’envoya en Suisse lors de la mort de Georges Simenon. Mais il collaborait aussi à plusieurs journaux dont La Dernière Heure et des quotidiens comme notamment, pendant vingt années, Liège, Province d’Europe sans compter ses très nombreux ouvrages parmi lesquels plusieurs consacrés à Simenon.
Liège vient de perdre un grand ami.

                               Lily Portugaels in «  La Libre Belgique » du jeudi 27 octobre 2016


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Jean Jour était non seulement journaliste mais également essayiste et romancier.
J’ai eu l’occasion de le rencontrer plusieurs fois à la taverne « Tchantchès et Nanesse » rue Grande Bêche en Outremeuse pour causer littérature, de Liège, de ses souvenirs, devant un bon verre de vin ou une bière.
Perso, j’ai adoré les trois tomes de «  Un gamin d’Outremeuse ».
Voici un lien qui reprend toute une série de ses ouvrages, liste non exhaustive bien sûr, il y en a tant :


Et encore ceci :


Salut, Baptême et merci pour tout ce que tu nous laisses !

Le Valeureux Liégeois :


mercredi 26 octobre 2016

Liège en 1942


                                           Liège en 1942, la Batte


- «  La Légia », jeudi 26 février 1942


Tout d’abord quelques réclames



     * Soirée au «  Veau qui tette »



     * Mirifique, un produit d’avant-guerre qui revient à son heure



     * Si vous voulez gagner la paix, assurez-vous bien contre les risques de guerre   



      * « Au pis à lait », rue de l’Official n°2



- «  La Légia » , lundi 2 mars 1942
Apprenez un beau métier en touchant un bon salaire



- «  La Légia », samedi 30 mars 1942
Bains et thermes liégeois au boulevard de  la Sauvenière


                                               ( cliquez sur l'image)

- «  La Légia », samedi 30 mai 1942.
      Pour rappel, le journal «  La Légia » était pro-allemand (et c’est le moins qu’on puisse dire)
«  Venez avec nous travailler en Allemagne ! « 



- Jeudi 4 juin 1942
Le dîner des enfants de prisonniers




- Jeudi 4 juin 1942
Le grand bassin de la Sauvenière



- Jeudi 11 juin 1942
La veuve Becker est morte





-  Mardi 21 juillet 1942
La lutte contre le commerce noir place de la République française





- Samedi 12 septembre 1942
La terrible catastrophe d’Herstal a fait 19 morts et 125 blessés



-  Septembre 1942
Le film «  Les inconnus dans la maison » d’après un roman de Georges Simenon , au Forum



-  Lundi 28 septembre 1942
Le Grand-Liège comptera 450.000 habitants




Et tout particulièrement au quartier Sainte-Marguerite :



- «  La Légia », samedi 10 janvier 1942
Four à pain Beaumont, 128 rue Sainte-Marguerite



-  «  La Légia »,  mercredi 7 janvier 1942
Accident mortel au charbonnage de Bonne-Fin



-  «  La Légia », samedi 31 janvier 1942
Machines à écrire et à calculer chez Portelange, 7 rue de l’Académie




- Jeudi 23 juillet 1942
Trois personnes meurent après avoir absorbé, dans un café au quartier Sainte-Marguerite, de l’alcool fabriqué clandestinement





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Le journal «  La Légia » s’interrompt le 3 octobre 1942 ( en tout cas à la bibliothèque Albertine de Bruxelles)


Merci à la bibliothèque Albertine de Bruxelles  !