" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

dimanche 26 février 2017

1926 à Liège en compagnie du journal satirico-sulfureux " Nanesse "


                                       Adresse et correspondance : M. René Dupont,
                                                 11 rue du Mouton Blanc à Liège






                                       " Nanesse ", mercredi 21 avril 1926


                                       " Nanesse ", mercredi 12 mai 1926


                                       " Nanesse ", mercredi 26 mai 1926
                        Notre Reine préside aux fêtes du centenaire de notre Conservatoire


                                                           Mercredi 16 juin 1926
                                                              Noms de rues


                                       " Nanesse ", mercredi 14 juillet 1926
                                        Hyacinthe Danse condamné à 2 ans de prison
                                                 et à 1.200 francs d'amende


                                              " Nanesse ", mercredi 14 juillet 1926
                                         Dans son éditorial, René Dupont, le nouveau directeur de " Nanesse " déclare : " Nanesse, nouvelle direction, ne se fait plus le dépotoir public, (....) "


                                            Mercredi 4 août 1926 : manque d'urinoirs


                                         Mercredi 4 août 1926
                                         Véritable épidémie de suicide


                                        Mercredi 8 septembre 1926
                                         Lisez-vous Nanesse ?


                                        Mercredi 13 octobre 1926
                                           Melchior, l'As du rire, le bout-en-train liégeois


                                                    Mercredi 3 novembre 1926
                                                    Le Grand Concours de " Nanesse "



                                                    Mercredi 10 novembre 1926
                                                   Joséphine Backer en tenue d'Eve ?

samedi 25 février 2017

René Swennen : " Belgique requiem "



René Swennen, écrivain et avocat liégeois, est né à Liège en 1942. Il vient de décéder à l’âge de 75 ans. Il était un fervent rattachiste  ( rattachement de la Wallonie à la France en cas de scission de la Belgique). Ce livre se présent sous forme d’abécédaire où sont évoqués, entre autres, les aspects suivants : belgicisme, belgitude, charbonnage, colonie, démographie, la guerre, Liège et la Principauté, révolution, religion, etc.

Agréable et instructif à lire, certes, mais l’homme pèche parfois par des a priori, des préjugés qui font … sursauter comme, par exemple, «  passé soixante ans, un homme croit tout savoir sur la vie et sur lui-même ».


Extraits :

-  Prostitution. Liège, en 1950, n’était pas seulement célèbre par ses cinémas, ses théâtres, ses écoles. Elle l’était aussi pas ses églises et ses bordels. A la sortie de l’école primaire, mon parrain, qui était plein d’ambition pour moi, choisit, en l’absence de mes parents qui se trouvaient au Congo, de m’inscrire au collège épiscopal Saint-Barthélemy à Liège plutôt qu’à celui de Seraing. Chaque jour ouvrable, y compris le samedi, je prenais un omnibus à la petite gare de Jemeppe et je descendais à la gare du Palais à Liège d’où je gagnais le collège à pied.

     On tombait d’abord sur l’église Saint-Antoine, qui était pour peu de temps encore une paroisse. Le vicaire, disait-on, était un ivrogne. On le voyait tôt le matin sortir des cafés en soutane et col romain. Il devait avoir du mérite à s’en tenir là, car face à Saint-Antoine, à l’angle du Palais et de la rue des Mineurs, on rencontrait les premiers bordels, qui étaient désignés à Liège sous le nom de «  salons ». Il nous était strictement interdit de fréquenter les «  petites rues », venelles d’emprise médiévale entièrement vouées à la prostitution. La rue des Airs qui formait un coude entre la rue Hors-Château et la rue  des Mineurs était de celles-là. Des prostituées y offraient leurs charmes rancis pour une croûte de pain derrière des vitrines séparées de la rue par un rideau ouvert ou fermé selon le cas.

     Entre le collège Saint-Barthélemy et la collégiale du même nom, face à l’entrée de l’institut des Filles de la Croix, la rue de la Poule était, elle aussi entièrement vouée à la prostitution. Des grands-mères s’y exhibaient en vitrine. On voyait fumer des bouilloires sur des poêles à charbon en vue des soins intimes.

     Plutôt que de prendre le train, il m’arrivait parfois de venir à Liège par le tramway et de descendre à la grand-poste. Coupant au plus court par les quais de la Meuse, je tombais alors sur le vaste secteur de l’amour vénal. Toutes les rues latérales aux quais offraient des  « salons » à l’avidité d’une population male clairsemée le matin, mais serrée comme à la sortie d’un stade de football l’après-midi. Les rues Cheravoie, du Champion, de l’Agneau, du Rèwe et Nagelmackers abritaient les plus belles filles, les plus recherchées. La prostitution enjambait la rue Cathédrale et débordait sur les rues Souverain-Pont et Sainte-Aldegonde.

     Plus loin, on retrouvait la prostitution de bas étage dans un îlot aujourd’hui en grande partie détruit composé des rues Saint-Georges, Pécluse, Barbe-d’or, Sur-les-Foulons. L’immense tapis se prolongeait jusqu’à la rue du Mont-de-Piété et de la rue des Aveugles. Il y avait également des «  bars » rue Varin près de la gare des Guillemins et rue de Bruxelles près de la gare du Palais, et quelques-uns aussi quai  Saint-Léonard à l’usage des bateliers. Deux ou trois vitrines subsistaient au centre de Liège, rue du Pot-d’Or et Saint-Jean-en-Isle, rescapées des fastes décrits par Simenon. Enfin la rue Sur-la –Fontaine, près du boulevard de la Sauvenière, était peuplée de filles d’un niveau plus relevé. Minces et provocantes, elles défiaient la clientèle des cinémas tout proches.


-  Il n’est pas présomptueux de supposer que la stratégie allemande aurait triomphé si la Belgique n’avait pas fait respecter sa neutralité les armes à la main et si l’Allemagne avait pu tout de suite déployer son armée entre Metz et Lille.

- Les Wallons en revanche sont demeurés des Romains, surtout à Liège où le mythe du Saint Empire romain germanique a survécu ; notre culture demeure romaine sous trois aspects majeurs : en premier lieu nous croyons en la supériorité de la langue romane, ensuite  nous pratiquons l’indifférence vis-à-vis des idées nationales et enfin nous avons foi dans l’Europe. (…) De telle sorte que les Flamands, quand ils parlent de leur sol, de leur ethnie, de leur langue, de leur nation, tiennent aux Wallons un vocabulaire qui est aussi désagréable à ceux-ci qu’une épaisse soupe paysanne lorsqu’on a fait son ordinaire d’un léger potage de légumes.


-Le charbonnage manquait de main d’œuvre, d’où une importante immigration italienne. Je me souviens d’un frère et d’une sœur venus des Abruzzes avec leurs parents. Par la force des choses, ils ne connaissaient pas un mot de français, ce qui nous semblait louche. Peut-être étaient-ils muets ou simple d’esprit ? Mais quand nous vîmes l’usage que le garçonnet faisait du ballon de football sous les marronniers dans le square le plus proche, nous comprîmes que nous allions recevoir une leçon. La sœur, qui était jolie, rêvait de devenir actrice, comme Gina Lollobrigida. Pour s’entraîner, elle nous embrassait sur la bouche et nous montrait ses mamelons naissants.

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Un article du Soir :







Jean Giono : " L'homme qui plantait des arbres "


Lors d’une promenade en Haute-Provence, Jean Giono rencontre un berger, Elzéard Bouffier, 55ans, qui plante des milliers de glands sur cette terre aride et désolée. Au cours des années, ces fruits plantés sont devenus de grands chênes, une forêt.

Une splendeur de lecture ! Et un bel exemple d’écologie avant la lettre !


Vous pouvez lire ce texte en pdf, ici :
http://permaculteur.free.fr/ressources/Giono-arbres.pdf


Extraits :

- Les plus solides qualités craquent sous cette perpétuelle douche écossaise. Les femmes mijotent des rancoeurs. Il y a concurrence sur tout, aussi bien dans la vente du charbon que pour le banc à l’église, pour les vertus qui se combattent entre elles, pour les vices qui se combattent entre eux et pour la mêlée générale des vices et des vertus, sans repos. Par là-dessus, le vent également sans repos irrite les nerfs. Il y a des épidémies de suicides et  de nombreux cas de folies, presque toujours meurtrières.

-  Depuis trois ans il plantait des arbres dans cette solitude. Il en avait planté cent mille. Sur les cent mille, vingt mille étaient sortis. Sur les vingt mille, il comptait encore en perdre la moitié, du fait des rongeurs ou de tout ce qu’il y a de possible à prévoir dans les desseins de la Providence. Restaient dix mille chênes qui allaient pousser dans cet endroit où il n’y avait rien auparavant.

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Une petite anecdote à propos de ce livre. Je regardais ce jeudi un débat politique dont la vedette était Jean-Luc Mélanchon. Un invité surprise parla de cette nouvelle de Giono. Mélanchon répondit : «  Beau texte, en effet, et je le connais. Cependant, ce berger a planté tous ces arbres durant les deux guerres, celle de 14 et celle de 40. .Or j’estime qu’il y a autre chose à faire que de planter des arbres quand les Allemands occupent le pays. Il convient de prendre les armes et de tuer l’ennemi. »

Voici un raisonnement assez odieux et imbécile, monsieur Mélanchon. ( et comme dirait Georges Brassens : «  Sauf le respect que je vous dois … »).

lundi 20 février 2017

Liège en 1933


                                           La " Gazette de Liège " en 1933





- «  Gazette de Liège « , lundi 2 janvier 1933
Le train exposition de Visé à Liège-Longdoz



- «  Gazette de Liège « , samedi 7 janvier 1933
Du savon gratuit à la pharmacie universelle,  44 rue Léopold



- «  Gazette de Liège », vendredi 20 janvier 1933
Théodore Gobert a succombé cette nuit à une longue maladie



- Samedi 4 février 1933
Léon Jamin , artiste



- Samedi 11 mars 1933
 Achetez belge, diminuez le chômage. Achetez F.N.



-  Mardi 28 mars 1933
Radio-Wallonie



- Samedi 8 juillet 1933
Pour apprendre aux civils comment se protéger d’attaques aériennes




- Mardi 11 juillet 1933
Les fêtes du millénaire de l’église St-Servais




-  Jeudi 17 août 1933
Les nouveaux magasins Sarma se sont ouverts en présence de l’échevin Fraigneux



- Lundi, 25 septembre 1933
Journée de Propagande Aéronautique




- Samedi 21 octobre 1933
Les grands travaux à Liège






-  Jeudi 9 novembre 1933
Les travaux de la Basilique de Cointe avancent rapidement



- Vendredi 15 décembre 1933
Les amateurs de patinage s’en donnent à cœur joie à l’étang d’Avroy




-  Samedi 23 décembre 1933
Le Standard Club Liégeois champion de Wallonie



Et particulièrement au quartier Saint-Marguerite :



- «  Gazette de Liège « , samedi 28 janvier 1933
Mise en vent de blanc chez J. Goffin-Bovy



- «  Gazette de Liège « , mercredi 1 er février 1933
Notre-Dame des Arzis





- «  Gazette de Liège « , lundi 1 er mai 1933
Les fêtes mariales en l’honneur de Notre-Dame de Mai



- Samedi 13 mai 1933
Un terrible drame à la Maison de Retraite de Xhovémont. Le R.P. Haut abattu à coups de révolvers par Hyacinthe Danse, l’ancien directeur de «  Nanesse »



- Lundi 15 mai 1933
Les trois crimes d’Hyacinthe Danse. Avant de tuer le R.P. Jean Haut, Danse aurait tué sa mère et son amie





-  Samedi 23 septembre 1933
A l’Ouest, du nouveau ! Grande braderie


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Merci à tous ses journalistes anonymes  !
Merci à la bibliothèque Albertine de Bruxelles !


mercredi 15 février 2017

Gouvy et Vielsalm en 1977






- «  L’Avenir du Luxembourg », jeudi 17 février 1977
Le plan d’eau à Vielsalm



- «  L’Avenir du Luxembourg », jeudi 24 février 1977
Papa Andrianne, président de Beho et ses 3 fils



- «  L’Avenir du Luxembourg », vendredi 4 mars 1977
La formation de Beho



- Vendredi 11 mars 1977
L’équipe de Gouvy



- Jeudi 21 avril 1977
La formation de Gouvy



- Jeudi 28 avril 1977
Raymond Laloux, président d’ L’Union Sportive de Gouvy compte cinquante-deux de présence au sein du comité de son club



- Jeudi 5 mai 1977
Les «  Cri-Cri » de Vielsalm



- Jeudi 2 juin 1977
Plus de 2.000 personnes au motocross de Cherain




- Jeudi 23 mai 1977
Robin, le chien fidèle de l’institut de Wibrin







-  Vendredi 15 juillet 1977
Cascade de travaux et de projets à Gouvy




- Samedi 3 septembre 1977
Unique en Belgique. L’église de Montleban possède trois orgues construits par deux prêtres différends



- Jeudi, 3 novembre 1977
Les cadets de Gouvy



- Mardi 15 novembre 1977
Gouvy 10 – Nadrin 1




- Vendredi 18 novembre 1977
Le foyer culturel Houffalize-Gouvy : un nouvel envol



-  Jeudi 8 décembre 1977
La formation de Gouvy qui totalise trente goals en six matches



-  Mardi 13 décembre 1977
Le «  Village qui chante » de Limerlé




-  Jeudi 22 décembre 1977
L’équipe de Bovigny avec en prime les dernière nouvelles de l’équipe de Gouvy



                                             Réouverture de la Forêt des Carnutes

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