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Ma nouvelle vie à Lîdge

samedi 13 mai 2017

Les octogénaires en 2017, une enquête de la mutuelle Solidaris. Articles parus dans " Le Soir "



3 octogénaires sur 4 vivent encore à domicile

E.BL.
Mis en ligne jeudi 11 mai 2017, 18h15
Solidaris
Le thermomètre Solidaris-RTL-Le Soir, qui s’intéresse aux plus de 80 ans, démonte de nombreux clichés sur cette population. Tous déprimés, isolés et placés en institution ? Faux !


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Seul un senior de plus de 80 ans sur cinq vit en maison de repos. Tel est l’un des résultats du 10e Thermomètre Solidaris-RTL-Le Soir portant, cette fois, sur les octogénaires. Une enquête qui a démonté de nombreux clichés. Les 80 ans et plus semblent en effet avoir plutôt le moral et la santé. Focus, à présent, sur la question du logement.

1
Vivre chez soi et sans aide extérieure : une réalité pour 40 % des plus de 80 ans
A plus de 80 ans, trois quarts des seniors vivent encore à domicile. 40 % se passent même encore d’une quelconque aide extérieure. Pour ceux qui nécessitent une aide (35 %), elle concerne d’abord des besoins d’ordre domestique, et ensuite des besoins liés à la personne elle-même. La crainte de perdre ses capacités est cependant importante. Sur le podium de leurs principales inquiétudes, on trouve en première place la peur de devenir dépendant, ensuite celle d’être une charge pour les proches et, enfin, la hantise de souffrir d’Alzheimer, de perdre la tête.

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2
La hantise de la maison de repos…
Mais en cas de dégradation, la maison de repos n’est une solution « réaliste et souhaitable » que pour 15 % des personnes interrogées. Les autres balancent entre le réalisme et le rejet complet. La grande majorité d’entre eux (63 %) souhaite donc rester à domicile le plus longtemps possible, en bénéficiant d’aides ou en aménageant son logement.

3
… Mais sans se préparer
Paradoxe : alors qu’ils sont majoritaires à privilégier la perspective de rester à domicile en cas de dégradation ou de dépendance, ils sont peu nombreux à avoir pris leurs dispositions. Ainsi, seuls 15 % des plus de 80 ans vivant toujours chez eux ont procédé à des aménagements afin d’adapter leur intérieur. Ils sont 9 % à y avoir « déjà réfléchi », mais tous les autres n’y ont jamais songé. En réalité, une forme de tabou subsiste : une personne interrogée sur deux n’a pas encore évoqué avec ses proches la possibilité d’une perte d’autonomie. Par peur de déranger, d’être une charge, les personnes n’appellent qu’en cas d’extrême nécessité.

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86% des octogénaires sont satisfaits de leur vie actuelle
Eric Burgraff
Mis en ligne mercredi 10 mai 2017, 19h41
Solidaris
Pour la première fois, une enquête - diligentée par Solidaris - s’intéresse de très près à cette population. L’image qu’elle nous renvoie ressemble à une leçon de vie.


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Ils ne pèsent qu’un bon 5 % de la population mais… sont 50 % de plus qu’il y a un quart de siècle. Pourtant, ils font partie de ces citoyens qui, à l’instar des très jeunes, passent sous le radar des enquêtes d’opinion. Parce qu’à partir de 75 ans, mon bon monsieur, l’administration d’une enquête d’opinion ne colle plus avec la rentabilité. À 80 ans alors… C’est précisément cette part de la population – les octogénaires et au-delà – que Solidaris a mis au cœur de son thermomètre sociétal, dixième du nom. Comment vont les 80 et plus ? Bien, merci. Bien mieux d’ailleurs que ce qu’en disent la plupart des préjugés par les jeunes bien-pensants. Explications.

1
Qui sont-ils ?
Alors que la population totale se partage quasiment fifty-fifty entre les deux genres (avec un léger avantage au sexe féminin), chez les plus âgés les femmes forment deux tiers de cette tranche d’âge. C’est la conséquence directe des aléas de la vie sur la population masculine. Fort logiquement, ils ne sont plus qu’un quart à vivre en couple à cet âge.

2
Ils ont la pêche.
Pour sonder le moral de cette population, les enquêteurs tentent de percer les sentiments négatifs. Avec des questions du genre « Vous arrive-t-il de vous sentir anxieux, angoissé voire en dépression ? ». « Jamais ! », répondent quatre aînés sur dix. Et ils ne sont que 12 % à avouer un vague à l’âme fréquent ou très fréquent. Comparées avec le reste de la population (de 18 ans et plus), ces données prennent tout leur intérêt : ils ne sont que 14 % (trois fois moins que les aînés) à ne jamais traverser une période de blues ; à l’inverse 28 % (contre 12 % des aînés) sont souvent ou très souvent angoissés, stressés, déprimés… Confirmation avec l’échelle de Cantril (une échelle mesure du bien-être) : 86 % des sondés sont satisfaits ou très satisfaits de leur vie actuelle alors que chez les ados et les jeunes adultes ils sont respectivement 81 % et 74 % à faire la même déclaration.

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3
L’âge de leurs artères ?
Avoir le moral c’est bien, ne pas faire son âge c’est mieux… Sus aux idées reçues ! En large majorité des 80 ans et plus – 67 % très précisément – se dit en assez bonne ou en très bonne santé. C’est trois points de mieux qu’un échantillon représentatif de la population totale testé en 2016 ! De plus, ils ont une jolie tendance à se sentir plus jeunes que ce qu’affichent réellement leurs artères. À 82 ans, ils ont l’impression d’en avoir physiquement 74, à 87 ans leur compteur physique en affiche 80, et à 90 ans ils assurent se porter aussi bien qu’à 83. Et mentalement ? La différence est encore plus importante : il y a en moyenne 13 ans d’écart entre l’âge réel et les capacités mentales affichées. Pour couronner le tout, la toute grande majorité des aînés (90 %) assure faire attention à sa santé, à son alimentation…

4
Hyperactif.
Le bien-être est intimement lié au sentiment d’utilité. Est-ce qu’on se sent encore utile à la société quand l’âge avance à grands pas ? Près de six aînés sur dix répondent positivement à cette question. Utiles, ils le sont aussi pour leur conjoint (quand ils sont encore en couple évidemment) et pour leurs enfants ou petits-enfants.

Quand la retraite fait place à la vie active, le sentiment d’utilité à la société change évidemment de camp. La grande majorité passe régulièrement du temps avec ses enfants et petits-enfants. Ils aiment les rassemblements familiaux mais n’en sont plus toujours les organisateurs (seul un tiers en prend encore l’initiative). « Ce n’est pas grave, assure le psychologue Stéphane Adam à l’intention des générations qui suivent. Le plus important est qu’ils passent du temps avec leurs proches. C’est prouvé, si vous continuez à inviter vos parents ou grands-parents, ils vivront en moyenne plus longtemps ! »

Quand ils ne sont pas en famille les plus de 80 ans sortent toujours volontiers de chez eux : un sur deux apprécie – souvent ou fréquemment – se promener, aller au resto, rendre visite à une connaissance… Dans cette tranche d’âge, la moitié cuisine régulièrement mais un tiers ne met plus jamais la main à la pâte. Par contre, les vacances se font plus rares (seuls deux sur dix partent encore une semaine par an en dehors de chez eux) au même titre d’ailleurs qu’une participation active dans la vie associative.

5
Connexion.

Avec 81 % des plus de 80 ans non connectés à internet, on ne peut pas vraiment parler de génération branchée. Par contre, les optimistes – et les concepteurs de l’étude en sont – relèvent comme une bonne nouvelle le fait que près d’un aîné sur cinq utilise un ordinateur, une tablette ou un smartphone connecté. Parmi eux, la moitié y passe au moins une heure par jour. Pour y faire quoi ? À peu près ce qu’y font les plus jeunes : surfer sur internet, envoyer un e-mail, skyper avec la famille ou les amis et prendre la température du monde sur Facebook.

In le journal " Le Soir " mai 2017

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