" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

jeudi 29 juin 2017

Henry Carton de Wiart : " La Cité Ardente "


Que voilà un sacrée épopée ! Qui ravira ceux qui aiment les épiques romans historiques. Ce n’est pas l’action qui manque, mazette : on s’y étripe à tout va, on s’y égorge, on s’y pourfend avec joyeuseté, pour sauver l’Honneur, le sien propre et celui de son clan…

L’histoire débute, en 1466, avec la mise à sac de la ville de Dinant par Philippe le Bon, duc de Bourgogne (père du « Téméraire »). Elle se termine, en 1468, par l’assaut des Liégeois (dont les plus qu’illustres 600 Franchimontois) du camp de Charles le Téméraire. Et c’est là que le romancier, Henry Carton De Wiart, intervient puisque, pour la première fois dans l’Histoire, on y parle de la « Cité Ardente ». Euh ! Pas vraiment car il emploie, à la toute dernière page et une seule et unique fois, le terme : « ardente Cité ». Dont acte !

Si le roman est quelque peu désuet, il faut reconnaître que monsieur Carton De Wiart excelle dans la description de termes techniques quand il décrit, par exemple, une armée, l’équipement du soldat, les armes employées. Un précieux glossaire se trouve d’ailleurs à la fin d’ouvrage afin d’éclairer notre lanterne.

A noter, dans le chapitre «  Nocturne » , quelques lignes que l’auteur a piqué dans – la plus qu’admirable !- « Légende de Saint Julien l’hospitalier » de Gustave Flaubert. Scandale ! Mais comme le paragraphe est assez court, il lui sera pardonné.

Véritable mytho liégeoise !

Henry Carton de Wiart ( Bruxelles 1869-1951) étudie le droit puis parachève ses études à Paris où il entre en contact avec les milieux littéraires. Il mena également une vie politique à Bruxelles.



Extraits :

- Ce sera le tour de Liège, dans son entonnoir de montagnes.

- C’est ainsi que ceux qui périrent à Brusthem périrent les armes à la main. On compte que huit à neuf mille hommes de Liège, soit à peu près la moitié de l’armée de la Cité, demeurèrent sur le champ de bataille.

-  Toutefois, pour le bon exemple, il  ( «  Le Téméraire ») fit couper la tête à dix hommes de Saint-Trond et à dix hommes de Tongres, et il exigea que trois cents bourgeois de Liège, dix de chaque métier, vinssent à sa rencontre, en chemise, à genoux dans la boue, lui offrir les clefs de la ville en criant merci.

-  Le jeudi, ayant appris que le roi et le duc de Bourgogne avec leurs trente-cinq mille hommes prenaient position sur les hauteurs de Sainte-Walburge, ils ( les soldats rebelles liégeois ) mirent le feu au faubourg Sainte-Marguerite. Le vendredi, ce fut le tour du quartier Saint-Laurent. Ils se proposaient de brûler la ville entière plutôt que de laisser cette satisfaction à leurs vainqueurs.

-  Ayant vite atteint les murs à demi ruinés, ils sortent les uns par Hocheporte, les autres par la porte Sainte-Marguerite. Puis au risque de se rompre le col, ils se laissent glisser dans le profond ravin de Fauconpire qu’on appelle aussi Fond-Pirette. De là, il s’agit de gravir, à travers les roches ou les « vigneries », le versant qui grimpe à Sainte-Walburge.

- Jamais tant de sang ne coula sur une surface aussi étroite. On ne réfléchit plus : on tue ou on est tué. Chacun des Liégeois fait face désormais à dix ou vingt ennemis. Quelques-uns résistent longtemps.

- Ainsi se dévoua, pour cette ardente Cité qui n’avait plus qu’à mourir, après avoir poussé à la mort les meilleurs de ses enfants, un chevalier dont l’âme voluptueuse fut reconquise au devoir par la douleur. Et seule une vierge le pleura au fond d‘un monastère (…)


                                                     La brochure de Guy Delhasse (2017)

mardi 27 juin 2017

Liège en 1810


Liège vers 1800


                                          Pont d'Avroy en 1815


                                             La Meuse au boulevard de la Sauvenière

                                                                  Liège en 1810

Au lieu de ses 177.000 habitants d’aujourd’hui (en 1910), Liége ne compte alors qu’un bon quart, près de 48.000. Et l’espace bien moins couvert d’habitations.
La ville reste dans ses vieilles murailles ; en dehors de ces murs, de-ci de de-là, une rue ou une rangée de maisons se profile le long du fleuve ou, à travers champs et jardins, l’immédiate banlieue. Ainsi sont les faubourgs de Ste-Marguerite, Ste-Walburge, St-Laurent, St-Gilles, d’Amercoeur, de St-Léonard et de Vivegnis : ils semblent autant de rais partis du noyau central qu’aucune jante ne relie l’un à l’autre.
Un bras de Meuse coule encore là où plus tard s’étalera le boulevard de la Sauvenière. Le pont d’Avroy est encore un pont, Vinâve d’Ile le centre d’une île, et le quartier d’Outremeuse un archipel d’îlots.
Au sud, à l’endroit où s’étend de nos jours la rue Darchis, commence la campagne : tout ce terrain des futurs quartiers du jardin Botanique, Ste-Véronique, Guillemins, Ste-Marie, Laveu, tout ce vaste espace de St-Gilles, ne sont toujours que champs, jardins, prairies, émaillés de quelques habitations champêtres.
Devant l’église des Augustins d’Avroy, la Meuse et son rivage se déploient largement, sans que rien ne permette de penser que le plus luxueux quartier de Liége sortira de ce rivage et de ces flots.
De l’autre côté du fleuve, à peine distingue-t-on, ça et là, une maisonnette de ce qui sera Longdoz, St-Vincent, Vennes et Fétinne. Point d’apparence d’une rue Grétry ni d’un Pont Neuf. Juste le vieux et imposant pont de Arches.
Du côté de Gravioule, derrière l’hôpital de Bavière et de l’église St-Nicolas, ce ne sont que languettes de terrains coupés de petits cours d’eau, puis la campagne.
(…)
Les ruines de l’antique cathédrale Saint-Lambert continuent de donner un spectacle de désolation. Ces ruines restent une carrière où l’on vient se procurer des pierres pour les casernes, la prison St-Léonard, etc.
( …)


                     Extrait d’un article de la «Gazette de Liége » du 9 janvier 1910

vendredi 23 juin 2017

Gouvy en 1933


                                              Cette photo date de 1907

En mars 1933, dans le journal « L’Organe de Vielsalm », Eugène Grognard annonce qu’il vient de louer le moulin et la scierie Kieffer



- « L’Avenir du Luxembourg », 1 er octobre 1933
Nouvelles de Gouvy



- « L’Avenir du Luxembourg » 24 octobre 1933
Tragique fin d’un fou



- Novembre 1933
Le flambeau sacré à Bovigny



-  15 novembre 1933
Gouvy. Le rail ensanglanté



- 24 décembre 1933
Gouvy. La foire de jeunesse



-  28 décembre 1933
Gouvy. Funérailles de Joseph Antoine, instituteur retraité





-  1 er avril 1933
Bovigny. Récit champêtre d’un poète nommé «  Roûwa »



- 16 avril 1933
Ourthe. Décès de Jean-Pierre Reuland



- 23 avril 1933
Lundi de Pâques mouvementé à Mont-Le-Ban



- 14 mai 1933
L’église de Steinbach



- 12 octobre 1933
Limerlé. Bénédiction des nouvelles orgues



-  9 novembre 1933
Chute à vélo de l’instituteur J. Schmitz



- 3 décembre 1933
Réclame de l’Avenir du Luxembourg


Merci au journal «  L’Avenir du Luxembourg » !
Merci à ses journalistes anonymes !
Merci à la bibliothèque Albertine de Bruxelles !

jeudi 22 juin 2017

Liège en 1911






" Tatène " journal satirique de 1911 à 1914


- «  Gazette de Liège », janvier 1911
Réclame des machines à coudre et lessiveuses Van Platents



- «  Gazette de Liège », jeudi 12 janvier 1911
La grève dans notre bassin houiller. La situation s’aggrave encore



- «  Gazette de Liège « , janvier 1911
Réclame pour les Bains Saint-Michel



- Dimanche 19 février 1911
Le carnaval à l’Innovation





- Mardi 22 mars 1911
Les vicissitudes de la jupe-culotte



- Dimanche 14 mai 1911
Le nouveau projet scolaire



- Vendredi 26 mai 1911
Bains permanents Grétry



- Samedi 18 juin 1911
Le circuit européen d’aviation du 18 au 30 juin





- Mardi 5 septembre 1911
Les apaches de la Citadelle




- Décembre 1911
Réclame pour la margarine Axa




Et particulièrement au quartier Sainte-Marguerite :


                                          Ecole communale de la rue Hocheporte. 1911-1912

- « Gazette de Liège », mardi 3 janvier 1911
Nos houilleurs en grève. A L’Aumônier et à Sainte-Marguerite, la situation s’est aggravée. Ainsi à l’Aumônier 85 sur 350 et à Sainte-Marguerite 176 sur 400 ont bien voulu descendre



-«  Gazette de Liège » , mardi 14 février 1911
Les chauffoirs, celui du Pèry pour les femmes, celui de Saint-Séverin pour les hommes



-«  Gazette de Liège », mardi 8 avril 1911
A la « Vierge Noire », 132 rue St-Séverin




- Mardi 9 mai 1911
Maison Gustave Hardy, 29 rue St-Séverin



- Samedi 27 mai 1911
La Petite Jeunesse de Sainte-Marguerite




- Mardi 22 avril 1911
L’eau au quartier de l’Ouest




- Samedi 9 septembre 1911
Elisabeth Huberty, la doyenne de Sainte-Marguerite, vient de mourir à l’âge de 95 ans




- Mercredi 12 septembre 1911
Fête à l’Ouest. Avec concert de musique et séance cinématographique en plein air. Et c’est gratuit !




- Dimanche 17 septembre 1911
Drame du révolver pour deux houilleurs de Sainte-Marguerite




- Mardi 13 décembre 1911
Trois ouvriers asphyxiés au charbonnage de Sainte-Marguerite


Merci au journal la «  Gazette de Liège » !
Merci à tous ses journalistes anonymes !
Merci à la bibliothèque Albertine de Bruxelles !

lundi 19 juin 2017

Un haïku en wallon pour mes 66 étés




                                                      Haïku wallon ( pour mes 66 ans)


On ognê n’est nin
on agneûs ; çi chal soukî,
i pite, treûs cint côps :
 c’est’on vrêy savadje !

Un agneau n’est pas
un ardennais ; celui-ci donne des coups de tête,
il donne des coups de pied, trois cents fois :
c’est un vrai sauvage !

                                                                                  Jean Catin

samedi 17 juin 2017

Gouvy en 1934


                                           La chapelle de Saint-Martin (Bovigny)



                                             Les confirmandes de Limerlé en 1934


- « l’Avenir du Luxembourg », le 27 mai 1934
La circulation a été particulièrement intense pendant les fêtes de la Pentecôte. Parmi les autos qui stoppaient mardi soir devant la succursale des accises de Deiffelt se trouvait celle de Son Eminence Monseigneur Kerkhofs, évêque de Liège qui avait assisté ce jour à la procession d’Echternach



- « L’Avenir du Luxembourg », 14 décembre 1934
Le gros lot de l’exposition de Bruxelles a été gagné à Gouvy





- «  L’Avenir du Luxembourg », 14 et 18 janvier 1934
Ourthe. Décès de Jean Bourgraff et Nick Bourgraff



- 8 avril 1934
A Limerlé, décès tragique de Joseph Lengler



- 6 mai 1934
Les dernières nouvelles d’Ourthe

- 13 mai 1934


1. Beho, une importante fraude d’alcool


2. Wathermal, le culte de Saint-Donat



-  5 août 1934
Les journées de presse



- 14 septembre 1934
Ourthe. Décès prématuré de Anna Treinen

- 23 décembre 1934


1. Beho. Encore des travaux défensifs et la douane grand-ducale


2. Gouvy. Journée jaciste




 - 30 décembre 1934
Deiffelt. Une auto arrêtée à la douane par des hérissons


Merci au journal «  L’Avenir du Luxembourg » !
Merci à ses journalistes anonymes !
Merci à la bibliothèque Albertine de Bruxelles