" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mercredi 14 juin 2017

Armel Job : " Baigneuse nue sur un rocher "




L’action se déroule en 1944 et en 1957 dans un village de l’Ardenne belge. La jeune Thérèse est la fille de Emma et Léopold. Ils tiennent la boucherie-charcuterie du village. José, le peintre du coin, persuade Thérèse de fixer son portait sur une toile : « Le chemisier blanc ». Ensuite, José propose à son modèle de poser nue pour la prochaine œuvre : « Baigneuse nue sur un rocher ». La toile est exposée dans une galerie à Liège. Mais, c’est bien connu, on finit par tout savoir dans un village et pour le coup, c’est le scandale. Surtout pour José qui devient fou de rage. Viennent se greffer d’autres personnages qui tiennent, chacun, un rôle bien précis dans cette histoire comme le curé Duchevet, Meina la femme de José, Libert Lemaire l’amoureux de Thérèse, Teddy, … Le déroulement et le drame de 1957 s’imbriquent parfaitement dans les évènements de la guerre 40-45 et tout particulièrement dans ceux du milieu de la résistance.

La toute fin provoquera peut-être - sans doute ! -, tout comme chez bibi, un éclat de rire tonitruant. Mais surtout, ne vous précipitez pas sur la dernière page avant d’avoir lu les 287 précédentes qui valent, comme on dit, le déplacement …

Un tout-tout bon roman du tout-tout bon Armel Job   !



Extraits :

-  On croirait que Teddy a passé toutes ces années à fouiller le bric-à-brac de l’existence pour en extraire les raretés. Par exemple, il ne lit pas de romans, mais des poèmes ; il ne fait pas du sport mais du yoga ; il ne va jamais au cinéma mais à l’opéra.

-  Le mariage est un champ d’orties, comme on dit.

- Il paraît qu’une simple bulle d’air dans une artère est bien capable de nous envoyer ad patres, sans laisser la moindre trace.

- Aujourd’hui en chair, demain en bière, comme on dit !

- Femme et almanach ne valent que pour un an, comme on dit !

- Qui a la chance, son coq pondrait, comme on dit !


-  La vie est faite d’une multitude de jours et d’heures identiques dont l’indifférence est crevée çà et là par quelques éblouissements. Ces moments sont rarement ceux que l’on prépare.

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